Traces de Super Bowl
En entrant dans l’appartement au retour de l’université, j’ai été accueillie par un restant d’aile de poulet qui gisait au milieu du couloir.
La poubelle et mes chats : une histoire d’amour.
En entrant dans l’appartement au retour de l’université, j’ai été accueillie par un restant d’aile de poulet qui gisait au milieu du couloir.
La poubelle et mes chats : une histoire d’amour.
Ça doit vraiment être ingrat d’être Mick Mars.
Tu sais que tu t’en vas voir un show rock quand tu arrives sur place et que, pendant que tu attends plus ou moins patiemment en file à l’extérieur pour entrer (je me demande d’ailleurs si les fouilles corporelles sont aussi poussées et méthodiques quand il s’agit d’un concert pop), tu vois plusieurs personnes qui sirotent une grosse canette de bière camouflée dans un sac de papier.
Tu sais que tu t’en vas voir un show de Mötley Crüe quand tu croises dans le centre Bell:
Vendredi soir, c’était un moment que j’attendais depuis des mois, billets achetés en pré-vente oblige. Je n’ai pas été déçue.
Airbourne a ouvert la soirée en force avec 30 minutes de riffs intenses. J’ai toujours critiqué la formation à l’effet qu’elle faisait plus que s’inspirer d’AC/DC pour leurs morceaux mais il faut croire qu’ils ont du talent parce que j’ai quand même acheté leur album il y a un an de ça et je n’ai pas pu m’empêcher de me tortiller comme une folle pendant leur performance. Pour citer une vieille connaissance : « Le chanteur, c’t'un malade mentaaaaaaaaaaaaaaaaal. » Effectivement. C’était définitivement un cas de « spring dans l’cul ».
Je ne saurais trop vous parler du Joe Perry Project qui a suivi parce que ça ne m’intéressait pas outre mesure et c’est le moment que j’avais prévu pour aller m’acheter un t-shirt officiel de tournée, boire une bière diluée à 10$ et aller visiter les salles de bains du centre Bell. J’ai quand même entendu à partir du couloir quelques chansons et ce n’était rien pour m’impressionner. Ils ont terminé leur show avec une toune quelconque d’Aerosmith.
Ayant fait le plein de bière et d’énergie, j’étais prête pour mon groupe fétiche. Ils ont entamé leur prestation avec « Live Wire », une de mes favorites. Bah, ils ont joué toutes mes favorites en réalité. Dr Feelgood, Saints of Los Angeles, Looks that kill, Wild side, Shout at the devil, Don’t go away mad, Primal Scream, etc.
Ils ont fait aussi « Motherfucker of the year », tirée du dernier album. Le dude à côté de moi ne la connaissait visiblement pas et pendant un moment, j’ai été fâchée de constater que je n’étais pas à côté d’un vrai fan. Ce commentaire à part, je n’ai pas trouvé que c’était un choix très judicieux car il y a des pièces plus fortes que celle-là sur le dernier album.
Girls, girls, girls, je ne comprendrai jamais l’engouement… mais j’y ai pris tout de même plaisir.
Il y a eu un rappel de deux chansons. La première était « Home Sweet Home ». Je n’ai pas trop compris non plus mais j’imagine que ça devait être concept étant donné qu’ils terminaient la tournée à Montréal. À part pour le concept, je trouvais ça moyen comme choix de toune de rappel.
Autres observations en vrac :
- Tommy Lee qui sort de son drum pour aller parler à la foule, c’est toujours un succès instantané. Les cris de fillettes étaient au rendez-vous (et je passe par-dessus mon orgueil pour vous avouer que j’en étais aussi) et pendant son cabotinage, il a passé une bouteille de Jagermeister pour les gens au parterre. Classique. J’ai noté l’absence de la traditionnelle « titty cam ». C’était bien correct comme ça aussi.
- Nikki Sixx n’a vraiment pas besoin de faire grand chose pour nous faire crier comme des fillettes. Il n’avait qu’à lever les bras dans les airs pour que le public féminin soit conquis. J’étais d’ailleurs très heureuse de l’avoir pendant presque toute la durée du spectacle sur mon côté de la scène.
- Ça n’aurait pas été un show de Mötley s’il n’y avait pas eu toutes ces explosions et ce feu pendant les chansons. C’était complètement malade mental. Même si je sursautais à chaque souffle d’explosion.
- Je ne peux pas parler pour l’ensemble des fans mais personnellement, j’ai un rapport très mitigé avec le chanteur Vince Neil. Je le trouve bon sur les albums mais je trouve qu’autrement, le personnage est pathétique. Il a fait chanter la foule trop souvent à mon goût, n’a plus de voix, n’est pas capable de faire les aigües, a un look ridicule… mais en même temps, ça ne serait tellement pas pareil si on le remplaçait. Sa performance n’a pourtant pas entaché le reste parce que j’ai toujours eu l’impression que sa fonction principale était qu’on se foute de sa gueule. (C’est pas très gentil mais c’est ça quand même.)
- Mick Mars a toujours un rôle aussi ingrat. Il a beau faire des solos de guitare de la mort, ce n’est pas lui que les gens viennent voir en majorité.
- Mention spéciale à la prière de Nikki Sixx pour souhaiter que les membres ne s’entretuent pas d’ici à la prochaine tournée parce que ça serait dont plaisant qu’ils puissent faire une tournée l’an prochain pour fêter les 30 ans du groupe.
En conclusion, j’ai passé une excellente soirée et je plane encore sur l’adrénaline de vendredi soir. Juste à raconter ça à mes collègues de travail, je me sens en feu. Il faudra par contre que j’apprenne à ne pas répéter dix fois d’affilée, droguée par l’enthousiasme : « C’était ben trop écoeurant… Je te jure, c’était é-coeu-rant. »
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Il y avait aussi le Super Bowl hier soir et je ne me suis pas permis de manquer ça, même si je ne connaissais aucune des équipes en compétition. J’ai décidé de prendre pour les Saints, me disant que le Médiateur Farceur avait probablement une bonne raison de prendre pour eux… et j’ai été bien contente de gagner. HA HA HA
Là , ce sont les vrais fans de football qui doivent me faire de gros yeux mais que voulez-vous, c’est comme ça.
Le Super Bowl, c’est quelque chose de sacré pour moi parce que ça réfère à mon enfance où j’en profitais pour passer toute une journée de complicité avec mon paternel, entourée de bols de chips, d’ailes de poulet, de sous-marins, de chocolat, de bonbons, de boissons gazeuses et de pop corn. (Oh non, mon père, même seul, ne prenait pas ça à la légère!)
Le football est d’ailleurs le seul sport qui ne m’emmerde pas (à l’exception du kin-ball mais ça, je préfère y jouer) et que je pourrais regarder religieusement si seulement je suivais le calendrier de la saison et les horaires des matches télévisés.
Mention spéciale à l’échappée spectaculaire du joueur des Saints (dont j’ignore le nom, évidemment) qui avait le champ libre pour traverser tout le terrain et faire un touché hier soir… J’en avais encore des frissons en prenant ma douche ce matin.
Nous, femmes qui portons une taille 14+, nous avons grosso modo deux ou trois choix d’endroits où aller magasiner. Il y a Addition-Elle, Penningtons et j’ai ajouté récemment Winners à ma liste où je fais de très belles trouvailles, notamment au niveau des jeans. (Parenthèse à ce sujet : Les jeans qui me font les plus belles fesses ont toutes été trouvées chez Winners au coût approximatif de 20$ la paire, comparativement à 80$ chez Addition-Elle… et le pays de fabrication est malheureusement le même aux deux endroits.)
Ceci étant dit, j’ai remarqué dernièrement que la tendance semble être aux chandails/vestes/t-shirts rayés à l’horizontale à deux tons, soit l’argent et le noir. J’ai croisé un minimum de 4 femmes taille plus aujourd’hui qui en portait un.
Personnellement, je trouve ça plutôt ordinaire alors j’ai évité d’en ajouter un à ma garde-robe.
Tout ça pour dire que j’ai souvent l’impression qu’on est toutes habillées pareilles (quoique moi, j’ai l’air à m’en sortir pas si mal en général) mais que c’est encore pire depuis les dernières semaines.
À celles qui n’ont pas encore le chandail rayé en question, je vous suggère de faire comme moi et de vous abstenir. Ça commence à devenir franchement trop caricatural cette histoire de chandails rayés.
C’était un de mes trop rares commentaires mode.
La programmation principale reviendra sous peu.
Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.
Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.
Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.
Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.
Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.
Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.
« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!
- Hum, non, pas vraiment. Mais… »
Le débat était lancé.
Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?
Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.
(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.
Nous étions d’accord là -dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à -dire dans un État francophone.)
Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!
On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici. J’espère que j’ai bien rendu l’événement.
Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.
Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.
Merci Karim.
Je peux déjà vous dire que d’avoir Alain Ulysse Tremblay comme prof d’écriture journalistique fera partie de mes bons coups pour l’année 2010.
Il faudra que je me trouve un trou pour lire quelques uns de ses romans, dont « La valse des bâtards » en priorité.
Il fallait que j’en parle.
Hier soir, je revenais d’un souper gargantuesque chez un ami et je me préparais déjà à sauter dans mon lit. (Je ferais un très bon vieux mononc’ typique qui s’endort après les repas.) Bon, c’est un peu faux parce que la maniaque de télé que je suis devait absolument vérifier ce qu’il y avait de bon avant d’aller me coucher.
Surprise! TV5 diffusait un petit documentaire qui traitait de la bisexualité. Étant donné que le sujet me touche de près, je ne pouvais pas passer à côté.
C’était extrêmement intéressant… et un peu triste à la fois. On faisait mention de quelques artistes qui se sont affichés ouvertement comme bisexuels, on montrait des entrevues avec des bisexuels « ordinaires » qui nous racontaient comment ils s’étaient rendus compte qu’ils l’étaient et il y avait une section du documentaire où on demandait à des hétéros et à des homosexuels ce qu’ils pensaient des bisexuels. Vous vous doutez bien (ou peut-être pas) que ça ouvrait la porte à un buffet de préjugés les plus gros les uns que les autres.
On relatait également à quel point la bisexualité est quelque chose d’encore tabou dans nos sociétés. Si on commence à accepter assez bien l’homosexualité, il n’en est pas de même pour la bisexualité.
Dans le documentaire et dans la vie en général, j’ai souvent été peinée de voir que les réactions les plus virulentes contre la bisexualité proviennent surtout, et étrangement, des milieux gais.
On nous accuse de ne pas être « branchés », de ne pas s’assumer, d’être sorti du placard à moitié, de ne pas être « fiables », d’être plus « dangereux » parce qu’on avait un éventail de choix trop large pour commettre l’adultère, etc. … Finalement, on s’attire plus de méfiance que de curiosité et/ou de compréhension.
Je me souviens, à la fin de l’adolescence, j’avais envie d’explorer cette partie de moi. Je sentais que j’avais besoin de soutien. J’étais extrêmement mêlée. Je m’étais jointe à un groupe de discussion dans le Village (groupe que je ne nommerai pas car les choses ont peut-être changé) et je me souviens d’un soir en particulier où le sujet de discussion était la bisexualité. J’étais entourée de gais et lesbiennes et ça se défoulait furieusement contre le sujet plutôt que d’en discuter. Inondée de « arf, les maudits bisexuels », je n’ai rien dit de la soirée, à l’exception peut-être d’un rire timide échappé malgré moi.
Je vous en parle aujourd’hui parce que justement, je trouve qu’on n’en parle pas assez et que j’en ai un peu marre de toute cette méfiance et de ces préjugés.
On nous imagine souvent comme des êtres pratiquement sans âme (ça doit venir de notre « bon » fond judéo-chrétien) et qui ne pensent qu’à faire des trips à trois. D’ailleurs, si vous voulez connaître les péripéties d’une bisexuelle sur les sites de rencontre, je vous suggère vivement de cliquer ici.
Dans le cadre de la journée internationale contre l’homophobie, j’avais écrit un texte sur l’Allemande, une fille qui avait fait battre mon coeur et m’avait fait pleurer toutes les larmes de mon corps bien involontairement, à la fin de mon parcours à l’école secondaire.
Dans ce texte-là , je racontais que je ne m’étais pas vraiment posé de question sur mon orientation sexuelle avant de rencontrer l’Allemande. J’y repensais hier et je me suis rendue compte que ce n’était pas tout à fait vrai.
Je repensais entre autres au film de Batman avec le personnage de Mr Freeze (je sais, je sais, je vous vois d’ici lever les yeux au ciel) que mon frère avait reçu, version VHS, en cadeau. À tous les samedis matins (et les premiers temps, les dimanches aussi), il regardait son film et, plus souvent qu’autrement, j’allais le rejoindre. Je pense que lui aussi savait que ce n’était pas un excellent film. En réalité, il était plutôt hypnotisé par les apparitions à l’écran d’Alicia Silverstone. Il avait même un poster d’elle dans sa chambre et il n’arrêtait pas d’en parler.
Je l’écoutais en riant mais il y a une partie de moi qui était complètement perturbée. Parce que moi aussi, j’écoutais le film surtout pour Alicia Silverstone… et Chris O’Donnell… et Uma Thurman. Je n’y comprenais plus rien.
Pendant longtemps, je n’ai rien dit, sauf à des gens de confiance. Parce que… J’avais vécu une expérience un peu traumatisante en essayant d’en parler à celle que je considérais comme ma meilleure amie à l’âge de 15 ans. J’ai longtemps pris pour acquis qu’on ne parlait pas de ce genre de chose parce que visiblement, ça dérangeait.
Je sais que ce texte-ci est un peu brouillon mais c’est que j’ai la plume sensible et éparpillée quand je parle de ça. Parce que même aujourd’hui, ce n’est pas facile.
Pourtant, aimer des humains, ça ne devrait pas être trop difficile à comprendre. À accepter.
…
Je suis Noisette. Je suis bisexuelle. Et je m’accepte.
C’est déjà un bon début, non?
Je pense que j’ai la chance d’être dotée de plusieurs talents mais définitivement, il semblerait que lorsqu’on parle d’humour, je ne l’ai pas du tout.
Ce n’est pas la première fois que j’écris des phrases un peu baveuses sur cet espace et que des gens se sentent visés négativement. C’est dommage parce qu’il faudrait me voir quand j’écris ces lignes, je ris comme une fillette en tapant des mains. (Je tape des mains par après, évidemment, sinon, je ne pourrais pas écrire.) Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas me trouver drôle mais je dois admettre que ça me déstabilise toujours un peu.
Hier, en disant que si les parents arrêtaient de payer les études à leurs enfants, qu’il y aurait moins de taches de marde dans nos cégeps et nos universités, je me trouvais très drôle. Pour certains, je n’ai pas suscité l’ombre d’un sourire et c’est bien correct.
C’est un peu comme la fois où j’avais écrit qu’en réalité, les agnostiques étaient des athées paresseux. Moi je me trouvais très drôle (encore) mais j’ai réalisé par la suite que ça pouvait être insultant. (Ok, malgré tout, je me trouve encore drôle.)
Bon, le but de ce billet n’est pas de vous faire pleurer sur mon pauvre talent d’humoriste mais je tenais quand même à vous partager ma réflexion par rapport aux taches de marde dans les cours et le lien que ça peut avoir avec les parents qui paient les études aux enfants parce que finalement, c’était plus délicat que je le pensais à prime abord.
Premièrement, il faut savoir que je ne suis pas de droite. (D’un coup que quelqu’un aurait des doutes.) Je suis plutôt assez à gauche et pas loin du stéréotype de la gogauche arborant un foulard palestinien. (Plus dans ma mentalité que dans mon style vestimentaire, remarquez.) Cependant, je me considère assez lucide et il y a quelque chose qui m’a dérangé dans certains (peu de) commentaires.
Au Québec, je ne crois pas que l’aide des parents soit absolument indispensable pour faire des études post-secondaires. Évidemment, je ne condamne pas les parents qui s’impliquent dans les études de leurs enfants. Au niveau post-secondaire, je n’ai pas eu cette « chance » mais en même temps, j’ai toujours été d’accord avec la décision de mes parents de ne pas s’impliquer à ce niveau-là . De toute manière, ils n’en avaient pas les moyens et puis j’ai toujours jugé que c’était mon choix personnel de poursuivre des études post-secondaires et que par conséquent, ce n’était pas à eux de payer pour ça. Là -dessus, je ne force d’ailleurs personne à suivre mon raisonnement.
Je mets en doute les propos de ceux qui prétendent que sans l’aide de leurs parents, ils n’auraient pas pu étudier ici.
On s’entend que le cégep coûte en moyenne 108$ par session et que l’université, autour de 1500$ si je ne me trompe pas.
On est loin des dizaines de milliers de dollars que ça peut coûter dans les établissements américains. Si vous étiez Américains, je pourrais vous croire. D’ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me permettre ça non plus. (En fait, j’en suis convaincue.)
Dans un monde idéal, l’éducation au Québec serait encore plus accessible. Je pense qu’à 1500$, c’est encore un montant qu’on peut amasser à condition d’avoir un peu de motivation. Ce qui ne veut pas dire que je trouve que 1500$ est un montant qui me ravit.
Tout ça pour en arriver à vous glisser un mot sur le phénomène que j’ai comme étudiante dans mon cours d’études littéraires. Amélie, qui est dans le même cours que moi, en a déjà glissé un mot sur son blogue.
1er cours : Elle est arrivée visiblement intoxiquée… Je crois que la cocaïne était en cause mais je n’ai évidemment pas pu confirmer. Elle était bruyante… Elle a répondu plusieurs fois à son téléphone cellulaire, elle parlait fort et elle se vantait à ses amis qu’à la session passée, elle dormait dans tous ses cours. Elle tournait frénétiquement les pages de son cahier, griffonnait un peu et effaçait par la suite en faisant le plus de bruit possible. Elle se tortillait sur sa chaise en murmurant (plutôt fort en fait) sans arrêt qu’elle avait envie de pisser. Quand elle ne faisait pas ça, elle fouillait agressivement dans un sac de chips, mâchait bruyamment et lâchait un rot de temps à autres. Sincèrement, ce personnage-là , je n’aurais pas pu l’inventer.
2e cours : Elle dormait et se réveillait par intermittences. À chaque réveil, elle interrompait la prof pour lui demander de répéter ce qu’elle venait d’expliquer. C’était vraiment pas croyable.
Je racontais ça à mes collègues de travail et nous avons tous conclu que ce qui était sûr, c’est que lorsque tu paies toi-même pour tes études, il y a plus de chances que tu prennes le tout au sérieux et que par conséquent, tu n’agisses pas comme l’exemple décrit ci-haut.
D’où mon petit constat baveux d’hier après-midi. Mais je ne voulais surtout pas dire que tous ceux qui se font payer leurs études sont nécessairement des taches de marde!
N’empêche que je peux me permettre de dire que je trouve généralement qu’on développe plus rapidement une certaine forme de maturité quand on a à se débrouiller par soi-même dans la vie que lorsqu’on habite longtemps chez ses parents. Vous pourrez m’obstiner longtemps là -dessus et je ne dérogerai pas.
C’est pour ça que je crois que, d’une certaine façon, les parents moins impliqués rendent autant service que les autres sauf que c’est à un niveau différent. Je ne suis donc pas d’accord avec la mentalité populaire qui consiste à croire que les parents qui paient les études sont des « bons » et les autres, des « pas bons ».
Voilà pour les clarifications.
Si vous trouvez qu’il y a encore matière à débattre, ne vous gênez surtout pas dans les commentaires.
p.s. : Sinon, j’adore vraiment l’université. Je vous en reparle bientôt!
Si les parents arrêtaient de payer les études post-secondaires à leurs enfants, peut-être qu’on aurait beaucoup moins de taches de marde dans nos cégeps et universités…
(Un raisonnement plus détaillé suivra peut-être, éventuellement, à ce sujet. Quand j’aurai un peu de temps libre…)
Thème Panorama par Themocracy