Catégorie : Anecdotes

Tic tic tac

Par Noisette Sociale, 9 mars 2010 06:00

Il y a de ces choses qui nous collent à la peau longtemps.

À l’école primaire, à chaque fin d’année, un gala Méritas était organisé. Les élèves qui le voulaient pouvaient faire un numéro et en première année, j’avais eu envie de participer et de faire un truc en solo.

Je ne me rappelle pas de l’émission en question mais j’écoutais une émission X à cet âge-là et une petite comptine était récitée. Je n’ai jamais su le titre mais grâce à moi, ça a été renommé « Tic tic tac » à la grandeur de l’école.

Je savais que je voulais faire un numéro au gala mais je n’avais pas d’idée. L’idée de la comptine était venue de ma mère, en toute bonne foi, je n’en doute point.

Ce gala Méritas a changé ma vie. Parce que c’est à partir de ce moment-là que ma vie scolaire est devenue un enfer. Littéralement.

On me battait, on me singeait, on m’écoeurait. Suffisait qu’un enfant dise « Tic tic tac » dans la cour d’école pour que tous se mettent à me pointer du doigt en riant méchamment.

Quand j’ai changé d’école en 6e année, on m’interpellait encore dans la rue avec « Tic tic tac ». Au secondaire, je recroisais des gens de l’école primaire parfois et on me disait avec un sourire en coin : « Ah ouais, c’était toi han, tic tic tac? »

Encore récemment, sur Facebook, une ancienne de mon primaire m’a contactée en me demandant si je me rappelais de « Tic tic tac. » Misère…

La semaine dernière, ma mère m’a remise une autre boîte de vieux cossins et là-dedans, il y avait l’enregistrement vidéo de ma performance au gala Méritas où je faisais « Tic tic tac ». Je me suis dit qu’il serait temps que je tourne la page et que je regarde ça pour en rire.

J’ai fait sacrer le Détracteur dimanche après-midi en lui demandant d’aller jouer dans le paquet de fils emmêlés derrière la télé pour brancher le VHS. J’ai inséré la cassette dans le lecteur et j’ai appuyé sur « Play ». Comble de bonheur, le ruban avait été mis juste avant que je ne monte sur la scène.

Je n’avais aucune appréhension (étrangement) avant de regarder le vidéo et je n’avais pas raconté au Détracteur à quel point cet épisode de ma vie avait constitué une épine dans le pied.

Quand je me suis vue, mon sang s’est glacé. L’accoutrement était horrible, mes lunettes me faisaient paraître pour une trisomique (je ne me moque pas, je constate) et la petite chorégraphie inventée par le directeur (ou la professeure, je ne me rappelle plus) me donnait un air vraiment débile. Ajoutez à cela que j’étais visiblement mal à l’aise. Tous les ingrédients nécessaires pour un désastre y étaient. Surtout que la comptine en question était ridicule.

Sur l’enregistrement, on entendait déjà les enfants se moquer de moi. Et même quelques parents. Ainsi que mon amoureux dans le salon qui ne pensait pas mal faire.

J’ai senti ma poitrine se serrer. Une chance que je voulais garder une contenance parce que je crois que j’aurais pleuré toutes les larmes de mon corps.

Putain, à quoi tout ce beau monde-là avait pensé? Le directeur, qui faisait les auditions, il ne se doutait pas que ce numéro-là signifierait ma mort dans la cour d’école?

On ne le saura jamais.

Et comme quoi il y a des souvenirs parfois qui sont mieux de rester dans des vieilles boîtes.

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N’empêche que parfois, quand je songe que j’ai mieux réussi que la grande majorité de ces p’tits !@#%?…

Je vais laisser les points de suspension, finalement.

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Traces de Super Bowl

Par Noisette Sociale, 8 février 2010 21:29

En entrant dans l’appartement au retour de l’université, j’ai été accueillie par un restant d’aile de poulet qui gisait au milieu du couloir.

La poubelle et mes chats : une histoire d’amour.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

L’humour et moi… plus un mot ou deux sur les taches… et sur l’implication des parents en éducation

Par Noisette Sociale, 15 janvier 2010 13:00

Je pense que j’ai la chance d’être dotée de plusieurs talents mais définitivement, il semblerait que lorsqu’on parle d’humour, je ne l’ai pas du tout.

Ce n’est pas la première fois que j’écris des phrases un peu baveuses sur cet espace et que des gens se sentent visés négativement. C’est dommage parce qu’il faudrait me voir quand j’écris ces lignes, je ris comme une fillette en tapant des mains. (Je tape des mains par après, évidemment, sinon, je ne pourrais pas écrire.) Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas me trouver drôle mais je dois admettre que ça me déstabilise toujours un peu. ;)

Hier, en disant que si les parents arrêtaient de payer les études à leurs enfants, qu’il y aurait moins de taches de marde dans nos cégeps et nos universités, je me trouvais très drôle.  Pour certains, je n’ai pas suscité l’ombre d’un sourire et c’est bien correct.

C’est un peu comme la fois où j’avais écrit qu’en réalité, les agnostiques étaient des athées paresseux. Moi je me trouvais très drôle (encore)  mais j’ai réalisé par la suite que ça pouvait être insultant. (Ok, malgré tout, je me trouve encore drôle.)

Bon, le but de ce billet n’est pas de vous faire pleurer sur mon pauvre talent d’humoriste mais je tenais quand même à vous partager ma réflexion par rapport aux taches de marde dans les cours et le lien que ça peut avoir avec les parents qui paient les études aux enfants parce que finalement, c’était plus délicat que je le pensais à prime abord.

Premièrement, il faut savoir que je ne suis pas de droite. (D’un coup que quelqu’un aurait des doutes.) Je suis plutôt assez à gauche et pas loin du stéréotype de la gogauche arborant un foulard palestinien. (Plus dans ma mentalité que dans mon style vestimentaire, remarquez.) Cependant, je me considère assez lucide et il y a quelque chose qui m’a dérangé dans certains (peu de) commentaires.

Au Québec, je ne crois pas que l’aide des parents soit absolument indispensable pour faire des études post-secondaires. Évidemment, je ne condamne pas les parents qui s’impliquent dans les études de leurs enfants. Au niveau post-secondaire, je n’ai pas eu cette « chance » mais en même temps, j’ai toujours été d’accord avec la décision de mes parents de ne pas s’impliquer à ce niveau-là. De toute manière, ils n’en avaient pas les moyens et puis j’ai toujours jugé que c’était mon choix personnel de poursuivre des études post-secondaires et que par conséquent, ce n’était pas à eux de payer pour ça. Là-dessus, je ne force d’ailleurs personne à suivre mon raisonnement.

Je mets en doute les propos de ceux qui prétendent que sans l’aide de leurs parents, ils n’auraient pas pu étudier ici.

On s’entend que le cégep coûte en moyenne 108$ par session et que l’université, autour de 1500$ si je ne me trompe pas.

money_treeOn est loin des dizaines de milliers de dollars que ça peut coûter dans les établissements américains. Si vous étiez Américains, je pourrais vous croire. D’ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me permettre ça non plus. (En fait, j’en suis convaincue.)

Dans un monde idéal, l’éducation au Québec serait encore plus accessible. Je pense qu’à 1500$, c’est encore un montant qu’on peut amasser à condition d’avoir un peu de motivation. Ce qui ne veut pas dire que je trouve que 1500$ est un montant qui me ravit.

Tout ça pour en arriver à vous glisser un mot sur le phénomène que j’ai comme étudiante dans mon cours d’études littéraires. Amélie, qui est dans le même cours que moi, en a déjà glissé un mot sur son blogue.

1er cours : Elle est arrivée visiblement intoxiquée… Je crois que la cocaïne était en cause mais je n’ai évidemment pas pu confirmer. Elle était bruyante… Elle a répondu plusieurs fois à son téléphone cellulaire, elle parlait fort et elle se vantait à ses amis qu’à la session passée, elle dormait dans tous ses cours. Elle tournait frénétiquement les pages de son cahier, griffonnait un peu et effaçait par la suite en faisant le plus de bruit possible. Elle se tortillait sur sa chaise en murmurant (plutôt fort en fait) sans arrêt qu’elle avait envie de pisser. Quand elle ne faisait pas ça, elle fouillait agressivement dans un sac de chips, mâchait bruyamment et lâchait un rot de temps à autres. Sincèrement, ce personnage-là, je n’aurais pas pu l’inventer.

2e cours : Elle dormait et se réveillait par intermittences. À chaque réveil, elle interrompait la prof pour lui demander de répéter ce qu’elle venait d’expliquer. C’était vraiment pas croyable.

Je racontais ça à mes collègues de travail et nous avons tous conclu que ce qui était sûr, c’est que lorsque tu paies toi-même pour tes études, il y a plus de chances que tu prennes le tout au sérieux et que par conséquent, tu n’agisses pas comme l’exemple décrit ci-haut.

D’où mon petit constat baveux d’hier après-midi. Mais je ne voulais surtout pas dire que tous ceux qui se font payer leurs études sont nécessairement des taches de marde!

N’empêche que je peux me permettre de dire que je trouve généralement qu’on développe plus rapidement une certaine forme de maturité quand on a à se débrouiller par soi-même dans la vie que lorsqu’on habite longtemps chez ses parents. Vous pourrez m’obstiner longtemps là-dessus et je ne dérogerai pas.

C’est pour ça que je crois que, d’une certaine façon, les parents moins impliqués rendent autant service que les autres sauf que c’est à un niveau différent.  Je ne suis donc pas d’accord avec la mentalité populaire qui consiste à croire que les parents qui paient les études sont des « bons » et les autres, des « pas bons ».

Voilà pour les clarifications.

Si vous trouvez qu’il y a encore matière à débattre, ne vous gênez surtout pas dans les commentaires.

p.s. : Sinon, j’adore vraiment l’université. Je vous en reparle bientôt! :D

Passage

Par Noisette Sociale, 1 janvier 2010 13:51

Hier soir, j’ai fait le passage dans la nouvelle année en compagnie de 3 personnes que j’apprécie beaucoup, soit l’Amoureux, l’Ami et un autre sympathique comparse.

J’ai terminé 2009 en me trouvant plus belle que jamais. J’aimerais bien vous expliquer pourquoi mais je pense que la raison va rester encore plus magique si je la laisse là où elle est.

J’ai fait le décompte vers 2010 en retard, avec tout le monde qu’il y avait dans le bar, supervisée par Snake de Voivod, ce que je trouve toujours très épique.

Puis j’ai commencé l’année en me faisant renverser de la bière dessus, ce qui est également épique à mon avis.

Je n’ai pas fêté bien tard, probablement par peur de me brûler mais ça ne change rien. J’affronte la nouvelle année avec énormément de confiance en mes moyens.

Au plaisir!

Constat éclair (11)

Par Noisette Sociale, 1 décembre 2009 10:46

Je me suis rendue compte ce matin que lorsque j’effectue une tâche que je n’aime pas au travail et que je prends beaucoup d’avance, je me mets dans la peau de « Noisette du passé ».

Puis je me plais à imaginer « Noisette du futur » qui, dans une semaine, sera vraiment contente.

Le pire, c’est que dans ce temps-là, j’y crois vraiment.

La curiosité qui tue

Par Noisette Sociale, 23 novembre 2009 14:35

J’étais toute petite et à chaque fois qu’on croisait ce casse-croûte, sur le bord de la 25, à quelque part entre les Galleries d’Anjou et la place Versailles, je suppliais mon père de s’arrêter.

Il n’a jamais voulu, sous le prétexte que « c’était pas mangeable ».

La petite fille en moi ne s’est jamais satisfaite de cette excuse.

Nous avons souvent roulé devant, moi et le Détracteur… Les supplications de fillettes se sont transformées en : « Ã‡a fait tellement longtemps que je suis curieuse d’y entrer… faudrait y aller un moment donné. »

Hier, le grand jour était arrivé.

On revenait de faire des courses et j’avais envie d’un hamburger.

J’avais lu Montréal Kitsch et il était écrit que la place était réputée pour faire de très bons hambourgeois.

Nous avons fait un virage serré pour s’engouffrer dans la petite entrée qui menait à notre espace de stationnement.

Nous sommes entrés et il y avait quelques clients. Des habitués.

J’ai commandé un hamburger et une poutine. Les deux venaient avec « la sauce spéciale » qui a fait la renommée de l’endroit.

C’était pas mangeable. OSTI QUE C’ÉTAIT PAS MANGEABLE!

Le coeur m’a levé. Celui du Détracteur a tenu de peine et de misère également.

Nous n’avons pas fini notre « repas ».

C’était tellement dégueulasse qu’on ne pouvait pas s’empêcher de regarder les « habitués » autour de nous avec un regard éperdu.

D’après moi, nous étions entourés de trolls. C’est la seule explication qui me vient à l’esprit.

Je vous en parle, là et le coeur me lève encore.

TA-BA-RRRR-NAK que c’était dégueulasse!

Argh!

*frissons d’horreur*

Fiez-vous sur moi. Si un jour, l’envie vous prend d’arrêter chez Dic Ann’s, retenez-vous.

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Puis en plus, y’avait une Porshe Carrera rouge dans le stationnement.

À n’y rien comprendre!

J’ai retrouvé mon sourire

Par Noisette Sociale, 4 novembre 2009 19:33

Tout à l’heure, mon prof de « Fonctions de travail » m’a kidnappée pour m’amener dans le corridor pour me dire que ce que j’avais accompli pour le projet portes ouvertes avait été le meilleur travail qu’il avait eu la chance de corriger en 15 ans d’enseignement.

Il m’a aussi dit que j’avais une très belle plume et que ma place était dans une université. Le bien que ça m’a fait d’entendre ça…

Je ne reproduirai pas ici la conversation que nous avons eu car il s’agit de quelque chose de trop beau pour que j’aie envie de le partager.

La conclusion de l’entretien par contre fût émouvante et je l’écris ici pour être sûre de ne jamais l’oublier.

Lui :  « Madame, je me sens très choyé de vous avoir eu comme étudiante dans ma classe.

Moi : – Monsieur, sachez que je me sens aussi très choyée de vous avoir eu comme professeur. »

Je pense que j’ai fait le plein de tapes dans le dos pour cette année.

Il me reste maintenant à agir.

Beaux-frères et belles-soeurs, le complot

Par Noisette Sociale, 24 octobre 2009 14:01

Prenez garde!

J’ai fait un constat foudroyant cette semaine…

Je pense qu’à partir du moment où on devient le beau-frère ou la belle-soeur de quelqu’un, il se passe quelque chose d’inexplicable dans notre corps. Il y a une réaction chimique. À moins que ce ne soit un dérèglement hormonal?

Allez savoir.

Si vous êtes dans cette situation, je vous invite à redoubler d’attention non seulement sur vos faits et gestes quotidiens mais sur vos décisions, particulièrement quand il s’agit de faire des achats sur un coup de tête.

Pourquoi je vous raconte tout ça?

Parce que cette semaine, on était un groupe d’employés à déconner dans un département quelconque à propos des achats stupides et de la naïveté de trop de consommateurs.

Les classiques y sont passés :

  • Le ShamWow!
  • Slap Chop
  • Magic Bullet
  • Ab King Pro
  • L’ensemble de 2000 couteaux qui peuvent même scier du métal
  • et j’en passe…

Tous et toutes s’entendaient pour dire que c’était vraiment de la marde, tout ça… et j’ai bien sûr trouvé le moyen de glisser le concept d’esprit critique au sein de la conversation.

Bizarrement, tous ceux et celles qui connaissaient quelqu’un qui avait acheté une des cochonneries ci-haut prétendaient que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui avait acheté ça.

Hum.

Vous remarquerez aussi, si on pousse plus loin, que c’est toujours un beau-frère ou une belle-soeur également qui s’est déjà embarqué dans Amway, Avon, Quixtar ou, dans des cas extrêmes, dans les Mormons.

Vous ne trouvez pas ça étrange?

Je pense qu’il s’agit d’un complot.

Et quand je parle de complots, oh là là, Jean-Jacques Crèvecoeur peut aller se rhabiller. (Il fallait bien que je finisse par ploguer cet hurluberlu dans un de mes textes, la tentation était trop forte.)

Maintenant que je vous ai allumé sur une réalité indiscutable, surveillez-vous. On n’est jamais trop critiques.

p.s. : Méfiez-vous aussi de certaines personnes qui prétendent toujours qu’ils connaissent l’efficacité de telle ou telle cochonnerie parce que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui l’a achetée. La belle-famille peut avoir le dos très large quand on ne s’assume pas ;)

Thème Panorama par Themocracy