Catégorie : blogosphère

Vie de meuf

Par Noisette Sociale, 5 août 2010 11:06

On connaissait déjà Vie de Merde.

Aujourd’hui, je vous présente Vie de Meuf qui est une initiative du réseau Osez le féminisme. J’ai découvert ça il y a une semaine ou deux et je suis estomaquée depuis, à raison de plusieurs fois par jour, par les anecdotes que je peux y lire.

Voici un échantillon pour vous donner une petite idée :

Petite mais très sportive, j’ ai 17 ans quand je décide de postuler au job d’été de rêve : balader des touristes dans des barques. J’arrive à l’Office du tourisme avec ma lettre de motivation. On me rit au nez  » Mais attendez, nous on veut de solides gaillards  » Mon frère, véritable loque de canapé toujours scotché devant son PC a quant à lui décroché le même poste cette année, sans même avoir besoin de se déplacer.#viedemeuf

Aujourd’hui, dernier jour de stage en traduction. Je fais donc le bilan avec mon boss. Nous discutons de mon projet professionnel. Et là il me dit : « C’est mieux d’être traducteur free lance avant d’être chef de projet pour se lancer. Et puis bon, pour vous, en tant que femme, je veux dire, c’est plus simple, on travaille chez soi, on s’occupe de ses enfants, En attendant que votre mari rentre à la maison le soir, vous pouvez s’occuper en faisant des traductions ! »
Je ne vais pas trop regretter ma boîte… #viedemeuf

J’apprends durant mon stage que je dois participer à une réunion importante et je passe 2 jours à étudier le dossier à fond. Confiante, je m’y rends accompagnée d’un autre stagiaire à qui j’ai proposé de venir pour écouter. Sauf que pendant une heure, ce n’est pas à moi mais à lui que tout le monde s’adresse, malgré son embarras et son insistance pour dire qu’il n’y connaissait rien! #viedemeuf

Je suis médecin, je remplace un confrère en cabinet médical.
Appel d’un patient : « Quoi ? Le Docteur F. est parti en vacances !
Sans attendre le résultat de mes examens ! Et en plus, sa remplaçante est une femme ! »
Je jette un Å“il à son dossier : il est élu municipal sur la liste socialiste… #viedemeuf

Ayant fini première commerciale le mois dernier, loin devant mes collègues en majorité masculins, je reçois un appel d’un d’entre eux :  » Mais comment t’as fait ? J’veux dire, t’es qu’une fille! #viedemeuf

Le jour de ma soutenance de mémoire de master, je portais une chemise et un pantalon. La première phrase d’un des professeur qui composait mon jury a été « Vous auriez quand même pu vous habiller plus sexy! » #viedemeuf

Je pourrais continuer longtemps comme ça. Il m’a été difficile de faire une sélection car toutes les anecdotes sont plus scandaleuses les unes que les autres.

Mon premier commentaire sur le site était un peu naïf. Je ne me rappelle plus sur quel billet je l’ai fait et puis il y a dû en avoir au moins 200 autres depuis mais en gros, je m’étonnais de la grosse disparité qu’il semblait y avoir entre la France et le Québec. Parce que c’est bien connu que le machisme est encore mieux toléré là-bas qu’ici.

N’empêche, je serais curieuse de faire l’expérience ici. Si on ouvrait un site de ce genre, je me demande si on récolterait autant de témoignages par jour. Parce que bien que je crois personnellement (sans preuve empirique, remarquez) que le problème est moins présent ici, force est d’admettre que la misogynie est loin d’être enrayée sur notre territoire. D’ailleurs, il ne faut pas chercher bien loin la raison première qui me motive à poursuivre des études au sein du certificat en études féministes : J’ai moi-même été élevée en partie par un misogyne alpha qui mériterait un doctorat honorifique dans ce domaine.

Pensez-vous que le phénomène est aussi présent ici?

Peut-être est-il plus sectorisé?

Suis-je naïve?

[Cette réflexion sera appelée à être poursuivie plus tard.]

Constat éclair (31)

Par Noisette Sociale, 5 juillet 2010 11:16

J’adore les blogues collectifs.

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Exemples :

- Belles et blogue

- Les non-blogueurs

- Mon petit bobo

- Je suis féministe

Constat éclair (30)

Par Noisette Sociale, 25 juin 2010 13:32

Ça fait longtemps que je n’ai pas vu une tague se promener sur « ma » blogosphère.

… Et ça fait tellement du bien! :-P

Entrevue chez Urbania

Par Noisette Sociale, 3 juin 2010 13:02

C’est moi qui répondais aux gentilles questions d’Urbania cette semaine.

L’entrevue est ici.

:)

Je suis assez contente du résultat et je me sens plutôt choyée parce que c’est un magazine que j’apprécie énormément!

Féministe

Par Noisette Sociale, 3 mai 2010 11:47

C’était il y a un an ou deux, je ne le sais plus exactement. Je suis très mauvaise avec les indices de temps.

Il y avait Laurence qui me passait en entrevue en tant que blogueuse pour son doctorat qui porte sur les blogues personnels féminins québécois.  Elle m’a demandé depuis combien de temps je bloguais, quelles étaient mes motivations, quels étaient mes thèmes centraux, etc. On a couvert un large éventail de sujets dans lesquels je me sentais à l’aise… Arrive alors vers la toute fin une question. Je ne me rappelle plus de la formulation exacte mais c’était quelque chose comme :

« Quelle place occupe le féminisme pour toi en [année]? »

Ou c’était peut-être plus simple encore : « Te considères-tu féministe? Pourquoi? »

Je me souviens que j’ai figé. Littéralement. J’ai dû cafouiller une niaiserie légendaire. Je ne sais pas ce que j’ai répondu exactement mais je me rappelle très bien qu’au fur et à mesure que je répondais, j’avais honte de moi-même, honte de ne m’être jamais posé la question, honte de ne pas avoir développé d’opinion sur le sujet. J’ai eu honte au point de ne pas avoir osé lire cette partie de la transcription d’entrevue qu’elle m’a envoyé par la suite.

Pour une fille qui se prétendait conscientisée, c’était vraiment pas fort.

Heureusement, je ne me suis pas arrêtée au simple fait d’avoir honte et j’ai décidé d’en parler avec des gens autour de moi. Ça n’a pas été long que je me suis rendue compte que j’étais féministe convaincue avant même de le savoir. Que dans le fond, pour moi, ça allait de soi.

jsf_badge_125Je me suis abonnée à l’excellent blogue collectif « Je suis féministe » et je suis une fan finie. Ces filles-là abordent à peu près tous les sujets avec une plume sensible et intelligente.  J’aime particulièrement les billets qui portent sur des anecdotes du quotidien qui nous démontrent à quel point, mine de rien, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour les femmes dans notre société.

J’ai commencé à affirmer haut et fort que j’étais féministe. Je n’ai pas honte du terme, d’ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi ce mot avait trop souvent une connotation négative dans l’imaginaire collectif.

Mon coming-out (un autre!) a bien sûr amené à mon moulin quelques autres sources de découragement. Comme par exemple, quand j’affirme que je suis féministe devant une autre femme et que celle-ci me répond la fameuse phrase toute faite entendue trop souvent et dont je cherche encore l’origine :

« Ouin ben le mouvement féministe a du bon mais il a nui pas mal, aussi, des fois. »

Là, je réponds : « Ah oui? As-tu un exemple de la façon dont ça a nui? »

Silence radio. Parfois, elle tente de se rattraper en disant : « Je n’ai pas d’exemple là, là… mais il me semble que. »

D’accord.

Il y a aussi un type de discours qui m’indifférait alors et que je trouve franchement insignifiant aujourd’hui. Comme par exemple, quand un commentateur sportif est invité à l’émission « Tout le monde en parle » et qu’il dit de façon quasi-larmoyante que les pauvres hommes québécoise ont été castrés par le mouvement féministe et qu’à cause de ça, ils sont complètement perdus aujourd’hui.

Ou plus aberrant encore : Quand on sous-entend que si les garçons ont plus de difficulté à l’école aujourd’hui, c’est à cause des féministes.

Je ne sais pas pourquoi mais au Québec, on a souvent tendance à croire que tous les combats sont contre quelque chose plutôt que pour une chose. Que les souverainistes se battent contre les Anglais plutôt que pour la cause. Ou que les féministes se battent contre les hommes plutôt que pour le droit des femmes à l’égalité.

Quand on dit que les femmes gagnent encore souvent moins cher que les hommes, c’est une réalité.

Quand on dit qu’il y a des employeurs qui hésitent à engager des femmes dans une certaine tranche d’âge de peur qu’elles tombent enceintes, c’est une réalité.

Quand on dit qu’il n’y a aucun droit d’acquis, c’est une réalité. Il n’y a qu’à suivre l’actualité pour voir que le droit à l’avortement est loin d’être quelque chose d’acquis par le temps qui courent pour s’en rendre compte.

Peu de femmes à qui j’ai parlé dernièrement savent que le Québec a été la dernière province canadienne à accorder le droit de vote aux femmes. C’était en 1940…

Je vous annonce fièrement, pendant que nous y sommes, que je débuterai à l’automne un certificat en études féministes. Je pense qu’on aura l’occasion de s’en reparler. J’ai tellement hâte qu’en écrivant ces lignes, j’en ai des frissons. Je sens que c’est le plus beau cadeau que je pouvais m’offrir à cette période de ma vie.

À suivre… ;)

La critique

Par Noisette Sociale, 24 avril 2010 21:51

Vous savez, il arrive qu’on m’invite à des spectacles en tant que blogueuse et il me fait toujours plaisir de faire un compte-rendu en échange de l’invitation.

Hier, j’assistais à la première d’un spectacle que je ne nommerai pas et pour vous donner une idée, j’ai quitté à l’entracte tellement j’en avais assez. Je trouvais que la personne derrière le spectacle (et non celle qui s’occupait du lieu) avait très mal vendu son idée. Il y avait de la fausse représentation. Je m’attendais à une chose X et j’ai eu quelque chose Y que j’ai trouvé bien ordinaire. Je me sentais dans un spectacle de cégep… et encore.

Par contre, la personne qui portait son spectacle à bout de bras me semblait sympathique. Dans un autre contexte, on aurait probablement un tas de choses en commun.

En sortant de la salle, je me suis dit que je serais incapable de faire un billet pour descendre ce qu’elle avait fait, même en essayant de mal référencer le billet. Je n’en avais pas le courage, ni la volonté. Je me disais qu’il valait mieux ne pas en parler plutôt que de faire de la mauvaise publicité inutile.

Je sais que je n’ai pas autant de poids qu’une grande critique du milieu mais ça ne m’empêche pas de me questionner sur l’impact que peuvent avoir des critiques incendiaires, à long terme, pour un artiste.

J’ai commencé à me dire qu’un premier spectacle mauvais n’est pas nécessairement garant de la suite.

Puis je me suis demandé candidement quel devrait être le premier rôle d’un critique. Pas que je prétende en être une moi-même mais juste en général.

Dans un monde idéal et utopique – soit là où j’aime souvent me retrouver dans ma tête – un critique porterait un autre nom. Le critique aurait comme rôle premier de faire découvrir ce qui se fait de bon dans le domaine culturel. Sa mission consisterait à couvrir des événements de la culture émergente et de partager ses coups de coeur.

Dans mon monde idéal, toujours, le critique ne serait plus complaisant envers les artistes déjà établis. Si le dernier album d’un chanteur X était mauvais, il n’en parlerait tout simplement pas. Dans le cas contraire, il partagerait le plaisir qu’il a eu à l’écouter.

À mon avis, la critique négative sert d’abord et avant tout à une chose : À faire sourire et parfois jubiler le lecteur lorsqu’il est d’accord avec la critique, particulièrement si elle est incendiaire. Je ne le dis pas sur un ton moralisateur ; j’énonce uniquement ce qui me semble être une réalité humaine.

J’ai envie de faire un parallèle avec un blogue qui est revenu à la vie récemment, soit « Les blogs québécois« . Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’un blogue où l’auteur – Christian – se propose pour analyser des blogues qui ont une bonne visibilité sur la blogosphère québécoise. Il leur donne une note et indique à la fin s’il juge que le blogue est recommandable ou non. Quand un blogue lui plaît, c’est assez intéressant et ça donne le goût de le découvrir. Par contre, lorsque ça lui déplaît, la critique est souvent acerbe et l’auteur a  tendance à sombrer gratuitement dans l’attaque personnelle.

Comme on peut s’y attendre, les commentaires sont plus nombreux sur les billets qui font des critiques plus acerbes. Ils sont faits le plus souvent aussi sous le couvert de l’anonymat et on pourrait supposer qu’il s’agit de blogueurs qui sont trop peureux pour s’afficher sous leur pseudonyme habituel. L’exercice pourrait être intéressant et noble sans ces aspects. Je prends Christian comme exemple car il a frappé assez fort récemment mais ce n’est pas le premier qui se lance dans la critique de blogues et ça ne sera probablement pas le dernier non plus. On ne changera pas la nature humaine.

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Je ne sais pas trop comment conclure ce billet. Je voulais simplement dire que personnellement, je préfère offrir du contenu constructif. Certains pourront dire que je n’ai pas donné ma place à une certaine époque – et ils auront raison – mais les mentalités évoluent en même temps que les personnes et j’avais simplement envie de dire que dans un monde idéal, on passerait plus de temps à faire découvrir ce qui se fait de bien plutôt que de s’amuser à détruire des oeuvres ou des personnes.

Je me permettrai tout de même de mettre la politique dans une classe à part. ;)

Incompréhension 2.0

Par Noisette Sociale, 12 avril 2010 11:43

Je commence à peine à rédiger ce billet que je sens que je marche sur des oeufs mais des fois, il faut bien faire sortir le méchant!

Au cas où vous ne le sauriez pas, je ne suis aucunement en mode 2.0 la fin de semaine. Je juge que je suis assise devant un ordinateur à la semaine longue alors je m’accorde un congé bien mérité à partir de 17h le vendredi soir. C’est pareil du côté de mon amoureux. La « règle » est instaurée depuis plusieurs mois maintenant et je ne voudrais rien changer.

Quand je replonge dans l’univers web le lundi matin, j’ai parfois des bonnes et des mauvaises surprises.

C’est ainsi que j’ai appris que tout le monde s’est enflammé autour d’un article de Nathalie Petrowski. En lisant certaines réactions, je me pensais de retour à l’époque des gladiateurs. Non mais tant que ça?

Les réactions étaient tellement vives et outrées que j’ai pris la peine de relire son article 2 fois, puis 3 et puis 4… et même 5 pour être certaine que j’avais bien compris toutes les subtilités de sa prose et ma foi… je ne comprends pas.

Quelqu’un peut m’expliquer en quoi son article est choquant?

Si j’ai bien compris, il ne faut jamais insérer l’expression « auto-promotion » quand on parle du 2.0… sauf si on est un expert du 2.0.

Et là, je suis tombée sur la réaction de Michelle Blanc qui avait été accusée, en gros, d’être la reine de l’auto-promotion, réaction que j’ai trouvé excessivement excessive (et là je me trouve drôle) et en lisant les commentaires du type « Bravo, tu as tellement raison », j’ai eu  un malaise. Son billet fielleux n’était pas, à mon avis, justifié et même justifiable. Et de vouloir faire un mauvais nom sur le web à Nathalie Petrowski en faisant du référencement abusif, j’ai trouvé ça pas mal trop fort pour une simple mention dans un article de journal qui lui, ne sera pas référencé longtemps et ne risque pas d’entacher sérieusement la réputation de Michelle Blanc.

C’est ici que je sens que je ne me ferai pas aimer mais c’est mon point de vue et ça vaut ce que ça vaut :

On sait que beaucoup de gens qui sont très actifs sur les médias sociaux ont souvent un passé de « rejet » à l’école primaire ou secondaire (dont je suis, soit dit en passant).

J’ai remarqué que dès qu’un journaliste traditionnel ose critiquer un tant soit peu les réseaux sociaux, les façons de faire 2.0 ou tout ce qui tourne autour de ça, il y a un mouvement général d’auto-ostracisation et je pense que c’est lié à cet espèce de traumatisme du passé.

Je n’ose pas en parler normalement car il y a des gens que j’aime beaucoup qui font souvent partie de ce bal de victimisation et dans ce temps-là, j’ai un pincement au coeur.

Les blogueurs disent souvent qu’ils sont ouverts au débat, qu’ils aiment la discussion et tout ça et dès qu’on remet le moindrement en question leur médium, ça joue aux vierges effarouchées.

Je trouve ça d’une futilité sans nom.

Voilà, c’est dit.

La raison pour laquelle je sors du placard aujourd’hui, c’est que je trouve indécent de voir que c’est ça qui a retenu l’attention dernièrement sur ma sphère de prédilection… parce que franchement, il y a des enjeux bien plus importants que ça dans notre écran radar à l’heure actuelle.

À bon entendeur… ;)

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Ajout du 13/04/1010 : La réplique de Michelle Blanc

Le rapport à la lecture

Par Noisette Sociale, 26 novembre 2009 20:01

Je suis tombée sur deux excellents articles aujourd’hui qui m’ont vivement interpellée.

Ça a commencé avec Steve Proulx avec « Tout le monde le lit » qui faisait écho à un vieux billet du blogue de la librairie Monet, intitulé « L’économie du consensus« . Allez y jeter un oeil, ça vaut la peine!

Par rapport au livre, Steve Proulx s’interroge :

Le public a sous les yeux des milliers de titres, sur tous les sujets. Des ouvrages d’hier, d’aujourd’hui, des pas chers, des hors de prix. Tout est là. Il n’y a qu’à choisir.

Or, tout le monde lit à peu près la même chose. Le dernier Denis Monette pour les femmes de plus de 50 ans. Le journal d’Aurélie Laflamme pour les adolescentes.

[...]

L’engouement démesuré pour un livre en particulier camoufle quelque chose.Quoi, au juste? Je l’ignore. Peut-être une sorte d’insécurité face à l’objet? Au lieu de risquer d’être surpris (ou déçu), parce que nous ne sommes pas tous des boulimiques de lecture, on préfère s’en remettre au verdict populaire.

Le point soulevé à la fin de la citation est franchement pertinent.

La problématique doit à mon avis être étudiée sous plusieurs angles mais j’ai envie d’en voir deux : celui de la pantouflardise et celui de la rentabilité. Et comme par hasard, les deux sont souvent complémentaires.

livresDe nos jour, malheureusement, j’ai souvent l’impression que tout est calculé en terme de rentabilité. On dirait que les gens ont peur de perdre du temps ou de l’argent sur un livre qui n’en « vaudrait pas la peine ». Pour eux, c’est donc plus simple de se fier au verdict populaire. L’investissement apparaît alors moins « risqué ».

La pantouflardise reflète à mon avis le concept de manque de curiosité et de s’en tenir à ce que l’on connaît déjà. Les valeurs sûres.

C’est déplorable. Jusqu’à un certain point.

Tout le monde a le droit d’avoir des auteurs préférés et de vouloir lire le dernier ouvrage de chacun.Tout le monde a le droit aussi de vouloir lire la saveur du mois… Moi-même, j’ai succombé à Harry Potter et à Millenium – pas à Twilight par contre… je l’ai eu sous la main mais la première page était tellement mal écrite que j’ai laissé tomber – et je ne pense pas que ça fait de moi une lectrice infréquentable pour autant. Le problème, c’est quand on se limite uniquement à ça.

Ça devrait être un plaisir pour tout le monde d’entrer dans une bibliothèque ou dans une librairie et de piger un bouquin au hasard, justement pour se sortir de nos habitudes.

Je me rappelle d’une période de ma vie, plus précisément à la fin de l’adolescence, où je lisais uniquement des romans prétendument historiques mais qui étaient souvent plus romancés qu’autre chose. C’était abrutissant à la fin… À un moment donné, j’ai eu envie de découvrir autre chose et c’est là que j’ai senti que j’élargissais vraiment mes horizons.

J’adore quand des blogueurs font des billets comme « Et si je n’avais qu’un livre à lire » parce que souvent, les lecteurs sont très généreux et ils suggèrent toujours un bon bassin de bouquins ou d’auteurs que je ne connaissais pas. Je conserve toujours ces liens à quelque part (Delicious par les temps qui courent) et je m’y réfère à l’occasion pour me donner des idées.

Piquer une jasette avec un libraire, ça peut être vachement enrichissant aussi… à condition de tomber sur quelqu’un qui respecte vraiment sa fonction.

Je ne sais pas pourquoi autant de gens restent aussi hésitants. Mais je suis cependant convaincue qu’il n’existe aucune bonne raison pour justifier un manque d’audace ou de curiosité.

J’aime lire.

Rarement, j’ai été déçue par les livres… (À l’exception de l’époque où j’ai été abonnée à Québec Loisirs. Le choix est vraiment limité et mauvais…) Alors pourquoi avoir peur?

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J’invite les commentateurs potentiels à partager une suggestion de lecture s’ils le désirent. C’est toujours bienvenu.

Pour ma part… le livre que j’ai lu le plus souvent dans ma vie, c’est « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb. Je sais que c’est loin d’être obscur mais c’est quand même ça. ;)

*EDIT 27 novembre 8h18* : J’allais oublier ma nouvelle bible! « Ã‰loge de la lenteur » de Carl Honoré. Merci à une lectrice de me l’avoir rappelé.

*EDIT 30 novembre 17h01* : Je m’en veux de ne pas vous avoir parlé de Guy de Maupassant qui a été pour moi une révélation au secondaire et qui restera probablement toujours parmi mes auteurs français préférés. Je vous suggère l’ensemble de son oeuvre.

Également, comme Lutopium le mentionnait, « Le petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon est aussi un incontournable.

Le coming-out

Par Noisette Sociale, 23 octobre 2009 13:14

Voilà, c’est fait.

Dans un beau petit widget, à droite, j’ai affiché un « badge » qui mène vers mon profil Facebook.

Vous pouvez voir ma photo, mon vrai nom, mon adresse courriel personnelle.

(Par contre, ça ne veut pas dire que je vais accepter tout le monde.  Ça risque d’être plutôt le contraire et j’ai des raisons bien personnelles qui expliquent ça.)

J’ai décidé que j’allais assumer entièrement tout ce qui était publié ici. J’avais envie de court-circuiter en même temps les quelques personnes obscures qui sous-entendaient par moment qu’elles allaient peut-être un jour dévoiler ma véritable identité.

Je n’ai plus peur que mon employeur tombe sur cette page.

Je n’ai plus peur que ma supérieure non plus tombe sur cette page. Je songe même à lui donner l’adresse de ce blogue, dont je lui ai déjà parlé à quelques reprises sans lui donner l’adresse. Si d’autres employeurs potentiels ont trouvé que j’avais un beau style qui pourrait cadrer dans un emploi au sein de leur entreprise, je ne vois pas pourquoi je me priverais de faire connaître ce style au sein de la boîte où je travaille présentement, d’un coup que ça pourrait m’ouvrir de nouvelles portes.

Je pense que j’ai la maturité nécessaire pour assumer tout ça.

J’aimerais quand même qu’on continue à m’appeler Noisette Sociale. Je pense que sur mon blogue, j’ai le droit de me permettre ce caprice. Encore là, j’ai toutes sortes de raisons pour ça mais je pense que je ne suis pas obligée de m’expliquer.

Au plaisir!

Le retour de Mía

Par Noisette Sociale, 31 juillet 2009 11:45

Une petite note rapide en passant. (Parce que j’essaie de profiter de ma période de lunch pour déguster le dernier né de Ken Follett.)

Hier après-midi, une belle surprise est apparue dans mon Google Reader… Une jeune blogueuse que j’adorais qui avait arrêté de bloguer depuis environ un an. Quand j’ai revu « Le pays des paradoxes » avec un petit (1) à côté, j’étais ravie.

En la relisant, j’ai revécu le même coup de coeur que j’avais eu la première fois.

Je ne saurais comment vous la décrire… d’ailleurs, elle le fait fort bien elle-même.  Il paraît qu’elle s’est départie de son cher foulard du Che et qu’elle est devenue un peu plus nuancée mais je sens qu’elle n’a pas perdu sa verve légendaire.

Je pense en connaître quelques uns des réguliers d’ici qui seront ravis également de son retour, d’où la raison de ce billet.

Suivez le lien pour lire les nouveaux écrits de la petite Mía dans son pays des paradoxes… en espérant qu’elle restera plus longtemps avec nous que la dernière fois. :)

Thème Panorama par Themocracy