Catégorie : Citations

Vie de meuf

Par Noisette Sociale, 5 août 2010 11:06

On connaissait déjà Vie de Merde.

Aujourd’hui, je vous présente Vie de Meuf qui est une initiative du réseau Osez le féminisme. J’ai découvert ça il y a une semaine ou deux et je suis estomaquée depuis, à raison de plusieurs fois par jour, par les anecdotes que je peux y lire.

Voici un échantillon pour vous donner une petite idée :

Petite mais très sportive, j’ ai 17 ans quand je décide de postuler au job d’été de rêve : balader des touristes dans des barques. J’arrive à l’Office du tourisme avec ma lettre de motivation. On me rit au nez  » Mais attendez, nous on veut de solides gaillards  » Mon frère, véritable loque de canapé toujours scotché devant son PC a quant à lui décroché le même poste cette année, sans même avoir besoin de se déplacer.#viedemeuf

Aujourd’hui, dernier jour de stage en traduction. Je fais donc le bilan avec mon boss. Nous discutons de mon projet professionnel. Et là il me dit : « C’est mieux d’être traducteur free lance avant d’être chef de projet pour se lancer. Et puis bon, pour vous, en tant que femme, je veux dire, c’est plus simple, on travaille chez soi, on s’occupe de ses enfants, En attendant que votre mari rentre à la maison le soir, vous pouvez s’occuper en faisant des traductions ! »
Je ne vais pas trop regretter ma boîte… #viedemeuf

J’apprends durant mon stage que je dois participer à une réunion importante et je passe 2 jours à étudier le dossier à fond. Confiante, je m’y rends accompagnée d’un autre stagiaire à qui j’ai proposé de venir pour écouter. Sauf que pendant une heure, ce n’est pas à moi mais à lui que tout le monde s’adresse, malgré son embarras et son insistance pour dire qu’il n’y connaissait rien! #viedemeuf

Je suis médecin, je remplace un confrère en cabinet médical.
Appel d’un patient : « Quoi ? Le Docteur F. est parti en vacances !
Sans attendre le résultat de mes examens ! Et en plus, sa remplaçante est une femme ! »
Je jette un Å“il à son dossier : il est élu municipal sur la liste socialiste… #viedemeuf

Ayant fini première commerciale le mois dernier, loin devant mes collègues en majorité masculins, je reçois un appel d’un d’entre eux :  » Mais comment t’as fait ? J’veux dire, t’es qu’une fille! #viedemeuf

Le jour de ma soutenance de mémoire de master, je portais une chemise et un pantalon. La première phrase d’un des professeur qui composait mon jury a été « Vous auriez quand même pu vous habiller plus sexy! » #viedemeuf

Je pourrais continuer longtemps comme ça. Il m’a été difficile de faire une sélection car toutes les anecdotes sont plus scandaleuses les unes que les autres.

Mon premier commentaire sur le site était un peu naïf. Je ne me rappelle plus sur quel billet je l’ai fait et puis il y a dû en avoir au moins 200 autres depuis mais en gros, je m’étonnais de la grosse disparité qu’il semblait y avoir entre la France et le Québec. Parce que c’est bien connu que le machisme est encore mieux toléré là-bas qu’ici.

N’empêche, je serais curieuse de faire l’expérience ici. Si on ouvrait un site de ce genre, je me demande si on récolterait autant de témoignages par jour. Parce que bien que je crois personnellement (sans preuve empirique, remarquez) que le problème est moins présent ici, force est d’admettre que la misogynie est loin d’être enrayée sur notre territoire. D’ailleurs, il ne faut pas chercher bien loin la raison première qui me motive à poursuivre des études au sein du certificat en études féministes : J’ai moi-même été élevée en partie par un misogyne alpha qui mériterait un doctorat honorifique dans ce domaine.

Pensez-vous que le phénomène est aussi présent ici?

Peut-être est-il plus sectorisé?

Suis-je naïve?

[Cette réflexion sera appelée à être poursuivie plus tard.]

Quelques citations de circonstance

Par Noisette Sociale, 1 juillet 2010 10:32

Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps!

- Marcel Tessier

Quand une société cherche pendant aussi longtemps le moyen de se réaliser et le trouve finalement au-dedans d’elle même, il m’apparaît bien peu probable qu’on puisse la détourner de son but.

- Jacques Parizeau

Pour entrer en relation avec l’autre, il faut d’abord être soi-même.

- Boutros Boutros Ghali

L’indépendance ne nous rendra pas meilleurs ou pires que les autres, elle nous permettra simplement d’être comme les autres peuples et de témoigner de nos valeurs à l’échelle universelle.

- Denis Monière

Tous les colonisés du monde et de l’Histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social.

- André Langevin

Nous, indépendantistes, nous aspirons à l’internationalisme mais nos adversaires annoncent qu’ils veulent nous provincialiser de plus en plus.

- Pierre Bourgault

Le Québec fait partie du Monde, et le Monde est à l’heure des choix.

- Christian Maltais

Une langue qui ne s’appuie pas sur une base politique territoriale solide est appelée à se folkloriser et à se marginaliser en tant qu’instrument social commun de communication. Il serait peut-être temps que les Québécois francophones décident une fois pour toutes s’ils forment un peuple normal et décident d’agir en tant que tel.

- Rodrigue Tremblay

Dans notre pays, mettre les deux langues sur le même pied équivaut à mettre les deux pieds sur la même langue.

- Joseph Hanse

L’histoire de la Confédération canadienne, c’est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation.

- Henri Bourassa

On ne peut pas être vingt-cinq pour cent de quelqu’un d’autre.

- Gaston Miron

De tous les peuples colonisés, le pire est celui qui achète volontairement les chaînes de sa propre servitude.

- Jean-Louis Pérez

Il est préférable d’être des amis séparés que des conjoints ennemis. Car le fond du problème canado-québécois, c’est bien ça. Ça a toujours été ça. Et ce sera toujours ça. La cohabitation forcée, ce n’est pas la solution, c’est le problème.

- Doris Lussier

Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire.

- Gaston Miron

L’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité.

- Pierre Bourgault

Justement, la souveraineté du Québec est, de toutes les options, la seule qui n’a pas encore été essayée.

- Joseph Facal

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Vous pourrez retrouver ces citations et bien plus encore dans le livre « Le petit livre des citations indépendantistes » d’Erick Frappier, aux éditions Trois-Pistoles.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

Citation absurde de la soirée

Par Noisette Sociale, 10 novembre 2009 20:09

Agacée d’entendre l’Amoureux sacrer sans arrêt, je lui lance :

« Coudonc, veux-tu bien me dire ce que t’as à sacrer de même? »

Il me répond, exaspéré :

« Ben là, c’est parce que j’essaie de l’assassiner depuis tantôt pis il se laisse pas faire! »

Le Détracteur, jouant à Assassin’s Creed sur Playstation3

Ça ne pouvait pas mieux refléter mes préoccupations du moment…

Par Noisette Sociale, 11 octobre 2009 14:39

Dans la Grèce des dieux, on était plus cruel avec ses amis qu’avec ses ennemis, et peut-être était-ce justice. Un ami trahit; un ennemi s’oppose. La trahison d’un ami bouleverse l’ordre des choses tandis que l’opposition d’un ennemi l’entretient.

Jean Barbe
« Les soupers de fête », Boréal, 1991, p.38

Passe-temps de rockstar

Par Noisette Sociale, 3 octobre 2009 16:30

AVERTISSEMENT : Ce billet pourrait choquer certains lecteurs. Il contient des exemples d’actes répréhensibles à ne pas reproduire à la maison.

Bon, aujourd’hui, c’est nuageux et j’avais envie de rire un peu.

J’ai lancé tout un tas de boutades absurdes au Détracteur depuis le début de la journée et je pense qu’il est tanné de m’entendre dire mes niaiseries alors voici mes suggestions d’activités à faire pour se changer les idées en ces temps sombres.

Extraits choisis du légendaire livre Heroin Diaries de Nikki Sixx, un classique dans ma bibliothèque.

nikki« One of the early things Nikki used to do was set himself on fire during interviews. I remember he dit it in Mötley’s first ever TV appearance. I was always terrified the flames would ignite his hair spray and he’d totally go up, but Nikki never seemed bothered by that : he thought he was invincible. »

Traduction libre : « Une des premières choses que Nikki avait l’habitude de faire était de mettre le feu à lui-même pendant les entrevues. Je me rappelle, il l’a fait pendant la toute première apparition télé de Mötley. J’avais toujours peur que les flammes incrustent son fixatif et s’enflamment complètement mais ça n’avait jamais l’air d’inquiéter Nikki : il se croyait invincible. »

Bryn Bridenthal, p.138

« The was never a July Fourth that I didn’t think of Nikki after one particular year – I think it was 1984. I went over to his house and he was stoned, and he fired a huge bottle rocket out of his garden. It set a forty-foot palm tree on fire and it fell onto a 1965 Mustang convertible that went up in flames. Nikki thought the whole thing was just absolutely hilarious. »

Traduction libre : « Il n’y avait jamais un 4 juillet sans que je pense à Nikki après une année en particulier, je pense que c’était 1984. J’étais allé chez lui et il était gelé, et il avait mis le feu à une énorme bouteille et l’avait lancé dans le jardin. Ça a mis un palmier de 40 pieds de haut en feu et il est tombé sur une Mustang convertible 1965 qui a pris feu. Nikki trouvait tout ça profondément hilarant. »

Bob Michaels p.208

Dans un hôtel…

« Now that was fun! I just went and broke into housekeeping and picked up 20 or so garbage pails. Then I collected loads of chairs. Everybody was asleep or doing stuff in their rooms. I balanced the chairs against the room doors all along my corridor, filled the buckets with all kinds of shit-piss, water, beer, basically anything I could find and put them on the chairs…

I sprayed hairspray on every one’s door, set it on fire, knocked the door and ran. I had my system down pat… hairspray, light, knock, hairspray, light, knock, etc., etc. So then when everybody opened their door, their door was on fire and then this bucket fell on them and soaked them!… ha ha ha… »

Traduction libre : « Ã‡a c’était amusant! Je me suis introduit dans l’entretien ménager et j’ai piqué 20 poubelles ou à peu près. Ensuite, j’ai ramassé un paquet de chaises. Tout le monde dormait ou faisait des trucs dans leur chambre. J’ai balancé les chaises contre les portes de chambre tout le long du corridor, rempli les poubelles avec toutes sortes de pisse, de merde, d’eau, de bière, d’à peu près n’importe quoi que je pouvais trouver et j’ai mis ça sur les chaises…

J’ai aspergé du fixatif sur les portes de tout le monde, ai mis le feu, ai cogné la porte et j’ai couru. J’avais mon petit manège… fixatif, allumage, cogne, fixatif, allumage, cogne, etc., etc. Donc quand les gens ouvraient leur porte, leur porte était en feu et ensuite, il y avait la poubelle qui leur tombait dessus et les inondait… ha ha ha… »

Nikki, p.258

« Doc told me we all had our dicks out on the bar and poured Jack on them and lit them on fire too. What the fuck, I have no pubes left. »

Traduction libre : « Doc m’a dit qu’on avait tous mis nos queues sur le bar et versé du Jack dessus et leur avons mis le feu également. Quossé ça, il ne me reste plus de poils pubiens. »

Nikki, p. 346

« Nikki and Tommy cut my bed in half with a knife so that when I got in it, it collapsed. »

Traduction libre : « Nikki et Tommy ont coupé mon lit en deux avec un couteau donc quand j’ai embarqué dedans, il s’est effondré. »

Doc McGhee p.346

Excusez-la.

Sixx_AM_-_The_Heroin_Diaries_coverNote aux intéressés : Heroin Diaries est en réalité le journal intime que Nikki Sixx tenait en 1986 et 1987. Il est ponctué de commentaires d’amis et connaissances qui côtoyaient Nikki à cette époque et qui faisaient partie des anecdotes racontées. C’est un livre extrêmement bien fait, esthétiquement très intéressant mais dont le contenu écrit est dérangeant par moment. On voit le combat que Nikki menait contre la drogue, contre la cocaïne, l’héroïne et la freebase en particulier. Une partie des profits du livres est versée à un organisme qui s’implique auprès des jeunes sans-abris dans le but de les sortir de la rue.

La misère de l’hypocrite

Par Noisette Sociale, 14 août 2009 12:29

Hier, un peu avant midi, dans l’ascenseur…

Poupoune 1 : (larmoyante) « Ahhhh, ça me tente tellement pas, là.

Poupoune 2 : – Han? De quoi?

Poupoune 1 : – C’est parce que là, une fille m’a demandé pour dîner avec aujourd’hui pis t’sais, tu sais comment que c’est… Si je lui avais dit non, ben elle se serait réessayée pour demain, ou pour lundi, ou pour à quelque part la semaine prochaine. Mais elle me tape tellement sur les nerfs, là!

Poupoune 2 :  – Ah ouin, ha ha.

Poupoune 1 : – Tk. (soupirs) Au moins ça va être fait. Après, je devrais avoir la paix pour au moins un mois. (sourire contrit)

Poupoune 2 : – Ha ha, ouin. »

ratPas facile d’être hypocrite, hein?

Moi, ça me fascine à quel point ces personnes-là trouvent toujours le moyen en plus de se justifier (en manquant généralement de crédibilité) pour leurs actions.

Je ne sais pas pourquoi mais moi, ça ne m’arrive jamais, des affaires comme ça.

Oh bien sûr, il arrive qu’il y ait des dîners de groupe qui sont organisés et souvent, ça ne me tente pas d’y aller parce que j’angoisse quand je suis en groupe ou parce que je ne suis pas trop en moyens… mais je finis toujours par y aller parce que j’apprécie ces personnes. Si je ne les aimais pas, je n’irais tout simplement pas.

Je ne dîne jamais (ou soupe ou déjeune) en tête-à-tête avec quelqu’un qui me tape sur les nerfs ou que je n’apprécie pas vraiment.

Par contre, à chaque fois que j’entends des bouts de conversation dans le genre de ce que j’ai mis un peu plus haut, je deviens insécure.

Systématiquement, je commence à repasser dans ma tête la liste des gens qui composent mon cercle social et à chaque nom, je m’arrête pour me demander si je ne serais pas une tache de marde pour la personne. Je finis toujours par conclure que je pense que je me tiens essentiellement avec des gens authentiques mais… comment en être certaine à 100% ?

Il me semble que ce n’est pas difficile d’être authentique. C’est bien moins de trouble en plus. Comment peut-on se mêler dans ses mensonges quand on n’en commet pas?

J’ai fait exprès aussi de mentionner que c’était des poupounes. Pas que toutes les poupounes soient comme ça mais souvent, les pires hypocrites sont des poupounes. (Jugement de valeur, ici et j’assume.) Ce n’est pas pour rien que je méfie des poupounes, j’ai toujours peur de me faire avoir.

Enfin, des exemples comme celui ci-haut, j’en suis témoin trop souvent et à chaque fois, je suis de plus en plus dégoûtée. Ça m’affecte à un niveau que vous ne pouvez même pas vous imaginer.

Pauvre fille inconnue qui ne se doutait de rien.

J’espère que je ne suis pas une de ces filles-là… qui ne se doutent de rien…

J’ai honte à ma féminité

Par Noisette Sociale, 27 juillet 2009 08:26

Avez-vous vu la dernière pub pour l’insipide émission Le Banquier, à TVA?

Je l’ai vue à plusieurs reprises hier soir alors qu’exceptionnellement, je regardais la télévision généraliste de ce cher Pierre-Karl, dans le cadre du téléthon Juste pour Aider. (C’était quand même pour une bonne cause.)

La pub va comme suit.

*Jingle d’une des pires émissions à être présentée sur nos ondes télévisuelles*

« Avez-vous toujours rêvé…

… d’être une beauté?

… de tenir une valise?

… de répondre  « Bonjour Julie »

… »

Suivi d’une formulation quelconque pour dire que le temps était venu de soumettre sa candidature si on voulait devenir une potiche du Banquier.

In-cro-ya-ble.

Si on prend la première proposition dans son sens général, ça va encore. Je n’ai rien contre les filles qui se soucient de leur apparence.

Par contre, je ne savais pas qu’on pouvait rêver de tenir une valise et de saluer en choeur Julie Snyder. Ça non.

J’ai le goût de pleurer juste à penser qu’il y a des filles qui ont vu ça et qui se sont dit : « Ah ouais, tellement! »

Je ne sais pas quoi dire de plus, c’est tellement gros… et c’est tellement dégradant, moi ça me laisse sans voix.

Et je pleure déjà à l’idée qu’en ayant écrit ce billet, il y a en aura au moins une ou deux pour se dire : « Ah, je ne savais pas que c’était le temps de s’inscrire pour devenir une beauté. Je vais y aller de ce pas. »

*Grmbl grmbl*

Relation privilégiée

Par Noisette Sociale, 19 mai 2009 10:20

Au secondaire, il y a un enseignant qui m’a marquée.

Mes proches le savent. J’ai souvent dit que mon prof d’Histoire de secondaire 2, je lui devais pratiquement tout. Il mériterait un billet à lui seul, d’ailleurs. Ou plutôt un roman.

J’ai développé une complicité comme il s’en voit rarement avec lui. Depuis que je suis sortie du secondaire, j’essaie de lui donner des nouvelles au moins une fois par année. Je le ferais plus souvent mais je ne sais pas… on dirait que même pour moi, cette relation est trop étrange pour être vraie.

Quoiqu’il en soit, il y a environ 3 semaines, j’ai reçu un courriel d’une ancienne camarade de classe qui m’informait qu’il y aurait une soirée spéciale à l’école secondaire dans le cadre du 50e anniversaire. Les élèves de toutes les graduations étaient donc conviées (car il s’agit d’une école de filles) à d’immenses retrouvailles.

Je pense que j’ai mentionné assez souvent ici que j’étais « rejet » alors ce genre d’événement m’émeut très peu. Malgré tout, j’ai fait suivre l’information à une copine et mon courriel est resté sans réponse. Bon.

J’avais donc un bon prétexte pour appeler mon prof de secondaire 2, question de savoir s’il allait être présent. Je suis tombée sur sa boîte vocale et je lui ai laissé un message qui ressemblait à ceci :

« Salut Prof. C’est Noisette. J’espère que tu vas bien. Je t’appelle parce que j’ai reçu un courriel de Camarade X concernant une soirée spéciale à l’école au mois de juin. Je me demandais si tu allais être présent. En fait, ta présence constituerait à peu près la seule et unique motivation pour que je me pointe à un tel événement. J’attends de tes nouvelles. Bonne fin de journée. »

Quelques jours plus tard, je prends à mon tour mes messages sur ma boîte vocale et j’avais un message de Prof.

« Salut Noisette. C’est Prof. Écoute, je n’avais pas prévu aller à la soirée en question… En fait, pour moi aussi, ta présence à cette soirée serait pas mal la seule et unique motivation d’y aller en ce qui me concerne. Rappelle-moi quand tu peux! »

Quand on a enfin réussi à se parler de vive voix, on a débattu quelque peu à savoir si on allait à cette soirée ou non… pour en arriver à la conclusion que ça ne lui tentait pas et moi non plus. Il m’a plutôt proposé qu’on aille souper ensemble cette semaine. Quelle joyeuse bonne idée!

Je me sens vraiment privilégiée d’avoir une telle relation avec Prof. Il faudra bien que je vous raconte bientôt le pourquoi du comment. Après tout, c’est vraiment une belle histoire.

En attendant, disons simplement que j’ai très hâte à mon souper.

Et vous, avez-vous gardé contact avec des profs qui vont ont marqué positivement?

Pensée du jour

Par Noisette Sociale, 29 janvier 2009 12:41

Rien n’est plus méprisable que le respect fondé sur la peur.

Je ne sais pas de qui provient la citation à l’origine mais c’est une femme qui m’est très chère qui me l’a sortie l’autre jour alors que je lui racontais mes rapports assez inégaux avec mon ancien patron.

Ça m’a fait réfléchir… et j »y réfléchis encore…

Je trouve ça très puissant comme phrase.

À classer également dans ma catégorie mentale des « Ã©vidences pas toujours si évidentes que ça ».

Thème Panorama par Themocracy