Catégorie : Commentaire

Un mot sur Shell… et plusieurs autres sur mes principes

Par Noisette Sociale, 21 juillet 2010 11:33

Merci à mon vieil ami Richard pour l’inspiration.

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Je n’adhère pas au vieil adage qui encourage la paresse intellectuelle, le manque de réflexion et ce que j’appellerais le syndrome Eichmann (dans les cas extrêmes) qui dit : « Une job, c’t'une job. »

Je suis une jeune femme de principes et je pourrais vous énumérer une longue liste d’entreprises ou de types d’entreprises pour lesquelles je ne travaillerais jamais, question d’être en parfaite cohésion avec moi-même.

Par exemple, on ne me verra jamais faire du lobbyisme pour le pétrole, les marchands de cigarettes ou les armes à feu. Je ne travaillerais pas chez Wal-Mart (comme je n’y mets pas les pieds, jamais) même si j’étais dans la misère et que c’était ma seule porte de sortie. Et même si on m’offrait une fortune pour travailler pour une centrale nucléaire ou pour une raffinerie de pétrole, je passerais mon tour sans hésiter un seul instant.

Je pourrais continuer longtemps comme ça.

Tout ça pour en arriver avec l’annonce de la fermeture de la raffinerie Shell à Montréal-Est et les remous que cette annonce a créé où les répercussions se sont faites sentir jusqu’à la Chambre des Communes.

La FTQ avait lancé un appel au boycott de Shell et c’est dans cette optique que ma mère m’avait demandé, en bonne syndicaliste, il y a deux ou trois semaines:

« Puis, est-ce que vous boycottez les stations Shell? »

Et moi de répondre que non seulement je ne boycottais pas mais qu’en plus, je me réjouissais de cette annonce de fermeture.

Évidemment, il a fallu que je m’explique car je me faisais déjà passer un savon par rapport aux nombreux emplois qui allaient être perdus suite à cette annonce.

Je suis moi-même syndicaliste et je comprends tout à fait la FTQ, car c’est son mandat, de se battre pour préserver ces emplois. Je suis consciente que l’on parle de beaucoup de personnes qui font généralement de bons salaires et qu’une situation de perte d’emploi n’est souvent pas chose facile.

Par contre, je pense qu’il faut voir le problème sous un angle un peu moins émotif et se questionner sur l’impact qu’ont les raffineries de pétrole pour la qualité de vie des citoyens.

Je ne sais pas si vous êtes déjà passés à Montréal-Est où il y a ces raffineries mais sachez que l’air y est irrespirable. Tout est contaminé et le taux des asthmatiques dans l’est de la ville a augmenté de façon alarmante.

Montréal-Est est probablement la ville la plus laide qui puisse exister au Québec en raison de ces raffineries qui enlaidissent le paysage de la rue Sherbrooke à la rue Notre-Dame.

Cette fermeture est, à mon avis, un premier pas dans la bonne direction si on se soucie le moindrement des impacts environnementaux.

La vague de voitures électriques va se déverser bientôt sur le Québec et ailleurs et je suis très heureuse de vous annoncer, pour ceux qui ne le savaient pas déjà, qu’Hydro-Québec prévoit, dès 2011, commencer à installer des bornes électriques dans la province en prévision de ces nouvelles automobiles.

L’avenir est aux voitures électriques et aux énergies alternatives alors on devrait en profiter pour amorcer la mise à jour dès maintenant. La fermeture de la raffinerie aura certainement des impacts économiques mais on sera certainement capables de les contrer avec un peu d’imagination, de créativité et de modernité.

Vivement que l’on démolisse ces horribles installations et je souhaite de tout coeur que les employés mis à pied puissent se replacer ailleurs, de préférence au sein d’une industrie plus propre.

Merci, Alain Lefèvre

Par Noisette Sociale, 30 juin 2010 12:39

Ce matin, une copine a posté un lien sur Facebook qui menait au plus récent article de Richard Martineau intitulé « La deuxième mort d’André Mathieu« .

Extrait (en parlant d’Alain Lefèvre) :

« Mais il y a deux semaines, quand je l’ai rencontré chez des amis communs, Alain avait l’air abattu.

«Ils m’ont eu, m’a-t-il lancé, la voix éteinte. J’arrête de parler d’André Mathieu, je tourne la page, ils ont gagné…»

Quelques jours plus tard, il répétait la même chose à Michelle Coudé-Lord : «C’est fini, je ne suis plus capable…»

Après des années à porter l’oeuvre d’André Mathieu à bout de bras, des années à travailler d’arrache-pied pour tirer ce compositeur de l’oubli et lui redonner la place qu’il mérite, nous le redonner À NOUS, Lefèvre déclare forfait.

Il est écoeuré de se faire dire qu’il se fait du capital sur le dos de Mathieu, qu’il radote, qu’il nage en plein délire, qu’il tente de faire passer un pianiste mineur (pour ne pas dire minable) pour un génie incompris… »

Inutile de vous dire que j’ai eu le coeur serré en lisant ce passage en particulier et que la révolte s’est installée tranquillement dans tout mon être.

escalier-piano-66J’ai déjà mentionné (ici et ici) tout l’amour que j’éprouve envers le compositeur André Mathieu et j’aimerais redire ici que cet amour, je le dois tout d’abord à Alain Lefèvre qui s’est battu pendant très longtemps pour nous le faire connaître à sa juste valeur.

Sans le combat d’Alain Lefèvre, l’oeuvre d’André Mathieu ne se promènerait pas un peu partout à travers le monde actuellement, je n’aurais jamais pris connaissance de son existence et probablement que plusieurs d’entre vous non plus.

Vous savez ce qui joue en boucle dans mon iPod ces jours-ci? La bande sonore du film l’Enfant prodige qui porte justement sur la vie d’André Mathieu.

Je prends la peine de le répéter encore aujourd’hui parce que c’est important. Parce que je suis extrêmement reconnaissante. Parce que je pense que c’est plus que pertinent de nous rappeler que la musique classique, ça fait aussi partie de notre culture et de notre Histoire.

Je suis fâchée aujourd’hui parce que le traitement qu’on réserve actuellement à Alain Lefèvre, tel que rapporté par Richard Martineau, c’est non seulement ingrat mais c’est méprisable au plus haut point.

J’ose espérer qu’un jour, nous aurons du respect pour ceux qui se battent quotidiennement pour nous rendre moins ignorants.

Merci Alain Lefèvre. Je souhaite sincèrement que ce découragement sera passager et que la cause triomphera des mauvais esprits.

p.s. : Sur une note plus joyeuse, Alain, si vous tombez sur ce billet par la magie de Google, sachez que ce serait un grand honneur de pouvoir vous dire un « merci » des plus sincères en personne pour tout ce que vous avez fait. L’impact est plus grand que vous ne pourriez le croire.

p.s.2 : Ben quoi? Une fille s’essaie. ;)

La critique

Par Noisette Sociale, 24 avril 2010 21:51

Vous savez, il arrive qu’on m’invite à des spectacles en tant que blogueuse et il me fait toujours plaisir de faire un compte-rendu en échange de l’invitation.

Hier, j’assistais à la première d’un spectacle que je ne nommerai pas et pour vous donner une idée, j’ai quitté à l’entracte tellement j’en avais assez. Je trouvais que la personne derrière le spectacle (et non celle qui s’occupait du lieu) avait très mal vendu son idée. Il y avait de la fausse représentation. Je m’attendais à une chose X et j’ai eu quelque chose Y que j’ai trouvé bien ordinaire. Je me sentais dans un spectacle de cégep… et encore.

Par contre, la personne qui portait son spectacle à bout de bras me semblait sympathique. Dans un autre contexte, on aurait probablement un tas de choses en commun.

En sortant de la salle, je me suis dit que je serais incapable de faire un billet pour descendre ce qu’elle avait fait, même en essayant de mal référencer le billet. Je n’en avais pas le courage, ni la volonté. Je me disais qu’il valait mieux ne pas en parler plutôt que de faire de la mauvaise publicité inutile.

Je sais que je n’ai pas autant de poids qu’une grande critique du milieu mais ça ne m’empêche pas de me questionner sur l’impact que peuvent avoir des critiques incendiaires, à long terme, pour un artiste.

J’ai commencé à me dire qu’un premier spectacle mauvais n’est pas nécessairement garant de la suite.

Puis je me suis demandé candidement quel devrait être le premier rôle d’un critique. Pas que je prétende en être une moi-même mais juste en général.

Dans un monde idéal et utopique – soit là où j’aime souvent me retrouver dans ma tête – un critique porterait un autre nom. Le critique aurait comme rôle premier de faire découvrir ce qui se fait de bon dans le domaine culturel. Sa mission consisterait à couvrir des événements de la culture émergente et de partager ses coups de coeur.

Dans mon monde idéal, toujours, le critique ne serait plus complaisant envers les artistes déjà établis. Si le dernier album d’un chanteur X était mauvais, il n’en parlerait tout simplement pas. Dans le cas contraire, il partagerait le plaisir qu’il a eu à l’écouter.

À mon avis, la critique négative sert d’abord et avant tout à une chose : À faire sourire et parfois jubiler le lecteur lorsqu’il est d’accord avec la critique, particulièrement si elle est incendiaire. Je ne le dis pas sur un ton moralisateur ; j’énonce uniquement ce qui me semble être une réalité humaine.

J’ai envie de faire un parallèle avec un blogue qui est revenu à la vie récemment, soit « Les blogs québécois« . Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’un blogue où l’auteur – Christian – se propose pour analyser des blogues qui ont une bonne visibilité sur la blogosphère québécoise. Il leur donne une note et indique à la fin s’il juge que le blogue est recommandable ou non. Quand un blogue lui plaît, c’est assez intéressant et ça donne le goût de le découvrir. Par contre, lorsque ça lui déplaît, la critique est souvent acerbe et l’auteur a  tendance à sombrer gratuitement dans l’attaque personnelle.

Comme on peut s’y attendre, les commentaires sont plus nombreux sur les billets qui font des critiques plus acerbes. Ils sont faits le plus souvent aussi sous le couvert de l’anonymat et on pourrait supposer qu’il s’agit de blogueurs qui sont trop peureux pour s’afficher sous leur pseudonyme habituel. L’exercice pourrait être intéressant et noble sans ces aspects. Je prends Christian comme exemple car il a frappé assez fort récemment mais ce n’est pas le premier qui se lance dans la critique de blogues et ça ne sera probablement pas le dernier non plus. On ne changera pas la nature humaine.

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Je ne sais pas trop comment conclure ce billet. Je voulais simplement dire que personnellement, je préfère offrir du contenu constructif. Certains pourront dire que je n’ai pas donné ma place à une certaine époque – et ils auront raison – mais les mentalités évoluent en même temps que les personnes et j’avais simplement envie de dire que dans un monde idéal, on passerait plus de temps à faire découvrir ce qui se fait de bien plutôt que de s’amuser à détruire des oeuvres ou des personnes.

Je me permettrai tout de même de mettre la politique dans une classe à part. ;)

La petite coche au-dessus

Par Noisette Sociale, 19 avril 2010 12:04

Aujourd’hui, nous allons parler de ces êtres qui deviennent exécrables parce qu’on les nomme « chef d’équipe », « chef de section » ou tout autre appellation semblable.

Ils sont une toute petite coche au-dessus des employés dits « normaux » et c’est à partir de ce moment que leur côté sombre fait surface.

J’en ai croisé un récemment dans un contexte où plusieurs personnes travaillant au même endroit étaient réunies pour festoyer. Au départ, il m’avait fait bonne impression.

Il était donc avec ses ex-semblables et il a commencé à s’emballer lorsque le sujet du boulot est venu sur la table.

La phrase fétiche de ces plaies de société est toujours enrobée d’un air faussement mystérieux avec le ton de celui qui est dans le secret des dieux :

« En tout cas, moi je connais des choses… »

Et là, les curieux, de s’empresser : « Quoi, quoi, quoi? »

« Hum… Je ne peux rien vous dire… mais croyez-moi, au boulot, les choses vont changer drastiquement. »

Il suffit de voir les airs blasés autour de lui pour que cet être faible craque et révèle tout.

C’est ainsi qu’il a dévoilé fièrement que, suite à son initiative personnelle, des mesures drastiques de répression seraient bientôt mises sur pied au boulot.

S’ensuit alors un discours sur « l’excellente philosophie de l’entreprise », l’importance de la productivité absolue, que les Québécois  « c’est juste une gang de BS qu’il faut mettre au pas », etc, etc.

Vous comprendrez que ce n’est pas avec lui que j’avais envie d’entamer une relation amicale.

J’ai bien eu envie d’en débattre avec lui mais je me faisais toujours couper par la même réplique : « Ouin mais tsé, c’parce que y’a de l’abus. »

J’ai toujours dit que les cadres étaient rarement ceux qui étaient à craindre le plus. Il faut surtout se méfier de ces petits chefs de pacotille qui vont, de leur propre chef, dénoncer chaque employé qui ne semble pas entrer exactement dans les rangs, chaque petite habitude qui lui déplaît et chaque attitude qui pourrait « nuire à l’excellente philosophie de l’entreprise ».

Puis moi je dis que le premier qui a tenté de vendre un humain sur eBay, c’était probablement un chef d’équipe.

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Note : Évidemment qu’ils ne sont pas tous comme ça. Je dis juste que pour certains types de personnalité, la dérape est trop facile…

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Observation en bref sur la mode 14+

Par Noisette Sociale, 3 février 2010 11:55

Nous, femmes qui portons une taille 14+, nous avons grosso modo deux ou trois choix d’endroits où aller magasiner. Il y a Addition-Elle, Penningtons et j’ai ajouté récemment Winners à ma liste où je fais de très belles trouvailles, notamment au niveau des jeans. (Parenthèse à ce sujet : Les jeans qui me font les plus belles fesses ont toutes été trouvées chez Winners au coût approximatif de 20$ la paire, comparativement à 80$ chez Addition-Elle… et le pays de fabrication est malheureusement le même aux deux endroits.)

Ceci étant dit, j’ai remarqué dernièrement que la tendance semble être aux chandails/vestes/t-shirts rayés à l’horizontale à deux tons, soit l’argent et le noir. J’ai croisé un minimum de 4 femmes taille plus aujourd’hui qui en portait un.

Personnellement, je trouve ça plutôt ordinaire alors j’ai évité d’en ajouter un à ma garde-robe.

Tout ça pour dire que j’ai souvent l’impression qu’on est toutes habillées pareilles (quoique moi, j’ai l’air à m’en sortir pas si mal en général) mais que c’est encore pire depuis les dernières semaines.

À celles qui n’ont pas encore le chandail rayé en question, je vous suggère de faire comme moi et de vous abstenir. Ça commence à devenir franchement trop caricatural cette histoire de chandails rayés.

C’était un de mes trop rares commentaires mode.

La programmation principale reviendra sous peu. ;)

Le rapport à la lecture

Par Noisette Sociale, 26 novembre 2009 20:01

Je suis tombée sur deux excellents articles aujourd’hui qui m’ont vivement interpellée.

Ça a commencé avec Steve Proulx avec « Tout le monde le lit » qui faisait écho à un vieux billet du blogue de la librairie Monet, intitulé « L’économie du consensus« . Allez y jeter un oeil, ça vaut la peine!

Par rapport au livre, Steve Proulx s’interroge :

Le public a sous les yeux des milliers de titres, sur tous les sujets. Des ouvrages d’hier, d’aujourd’hui, des pas chers, des hors de prix. Tout est là. Il n’y a qu’à choisir.

Or, tout le monde lit à peu près la même chose. Le dernier Denis Monette pour les femmes de plus de 50 ans. Le journal d’Aurélie Laflamme pour les adolescentes.

[...]

L’engouement démesuré pour un livre en particulier camoufle quelque chose.Quoi, au juste? Je l’ignore. Peut-être une sorte d’insécurité face à l’objet? Au lieu de risquer d’être surpris (ou déçu), parce que nous ne sommes pas tous des boulimiques de lecture, on préfère s’en remettre au verdict populaire.

Le point soulevé à la fin de la citation est franchement pertinent.

La problématique doit à mon avis être étudiée sous plusieurs angles mais j’ai envie d’en voir deux : celui de la pantouflardise et celui de la rentabilité. Et comme par hasard, les deux sont souvent complémentaires.

livresDe nos jour, malheureusement, j’ai souvent l’impression que tout est calculé en terme de rentabilité. On dirait que les gens ont peur de perdre du temps ou de l’argent sur un livre qui n’en « vaudrait pas la peine ». Pour eux, c’est donc plus simple de se fier au verdict populaire. L’investissement apparaît alors moins « risqué ».

La pantouflardise reflète à mon avis le concept de manque de curiosité et de s’en tenir à ce que l’on connaît déjà. Les valeurs sûres.

C’est déplorable. Jusqu’à un certain point.

Tout le monde a le droit d’avoir des auteurs préférés et de vouloir lire le dernier ouvrage de chacun.Tout le monde a le droit aussi de vouloir lire la saveur du mois… Moi-même, j’ai succombé à Harry Potter et à Millenium – pas à Twilight par contre… je l’ai eu sous la main mais la première page était tellement mal écrite que j’ai laissé tomber – et je ne pense pas que ça fait de moi une lectrice infréquentable pour autant. Le problème, c’est quand on se limite uniquement à ça.

Ça devrait être un plaisir pour tout le monde d’entrer dans une bibliothèque ou dans une librairie et de piger un bouquin au hasard, justement pour se sortir de nos habitudes.

Je me rappelle d’une période de ma vie, plus précisément à la fin de l’adolescence, où je lisais uniquement des romans prétendument historiques mais qui étaient souvent plus romancés qu’autre chose. C’était abrutissant à la fin… À un moment donné, j’ai eu envie de découvrir autre chose et c’est là que j’ai senti que j’élargissais vraiment mes horizons.

J’adore quand des blogueurs font des billets comme « Et si je n’avais qu’un livre à lire » parce que souvent, les lecteurs sont très généreux et ils suggèrent toujours un bon bassin de bouquins ou d’auteurs que je ne connaissais pas. Je conserve toujours ces liens à quelque part (Delicious par les temps qui courent) et je m’y réfère à l’occasion pour me donner des idées.

Piquer une jasette avec un libraire, ça peut être vachement enrichissant aussi… à condition de tomber sur quelqu’un qui respecte vraiment sa fonction.

Je ne sais pas pourquoi autant de gens restent aussi hésitants. Mais je suis cependant convaincue qu’il n’existe aucune bonne raison pour justifier un manque d’audace ou de curiosité.

J’aime lire.

Rarement, j’ai été déçue par les livres… (À l’exception de l’époque où j’ai été abonnée à Québec Loisirs. Le choix est vraiment limité et mauvais…) Alors pourquoi avoir peur?

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J’invite les commentateurs potentiels à partager une suggestion de lecture s’ils le désirent. C’est toujours bienvenu.

Pour ma part… le livre que j’ai lu le plus souvent dans ma vie, c’est « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb. Je sais que c’est loin d’être obscur mais c’est quand même ça. ;)

*EDIT 27 novembre 8h18* : J’allais oublier ma nouvelle bible! « Ã‰loge de la lenteur » de Carl Honoré. Merci à une lectrice de me l’avoir rappelé.

*EDIT 30 novembre 17h01* : Je m’en veux de ne pas vous avoir parlé de Guy de Maupassant qui a été pour moi une révélation au secondaire et qui restera probablement toujours parmi mes auteurs français préférés. Je vous suggère l’ensemble de son oeuvre.

Également, comme Lutopium le mentionnait, « Le petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon est aussi un incontournable.

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Ginette Reno à TLMEP

Par Noisette Sociale, 9 novembre 2009 09:42

De la grande classe.

Beaucoup de retenue, de pudeur.

Très secrète.

Un exemple d’engagement social.

Un esprit critique à me rendre jalouse.

Mais surtout, de la très grande classe.

NOT!

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Commentaire boni : Je fus tout de même étonnée qu’elle ne mentionne pas durant son entrevue un mot appartenant au champ lexical du verbe « pisser ». Parce qu’à chaque fois que la vois en entrevue, normalement, elle en sort un.

Ça a dû être coupé au montage…

Les abris Tempo

Par Noisette Sociale, 1 novembre 2009 14:42

Peut-on s’entendre que, d’abord et avant tout, il s’agit d’un crime d’urbanisme?

Thème Panorama par Themocracy