Un mot sur Shell… et plusieurs autres sur mes principes
Merci à mon vieil ami Richard pour l’inspiration.
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Je n’adhère pas au vieil adage qui encourage la paresse intellectuelle, le manque de réflexion et ce que j’appellerais le syndrome Eichmann (dans les cas extrêmes) qui dit : « Une job, c’t'une job. »
Je suis une jeune femme de principes et je pourrais vous énumérer une longue liste d’entreprises ou de types d’entreprises pour lesquelles je ne travaillerais jamais, question d’être en parfaite cohésion avec moi-même.
Par exemple, on ne me verra jamais faire du lobbyisme pour le pétrole, les marchands de cigarettes ou les armes à feu. Je ne travaillerais pas chez Wal-Mart (comme je n’y mets pas les pieds, jamais) même si j’étais dans la misère et que c’était ma seule porte de sortie. Et même si on m’offrait une fortune pour travailler pour une centrale nucléaire ou pour une raffinerie de pétrole, je passerais mon tour sans hésiter un seul instant.
Je pourrais continuer longtemps comme ça.
Tout ça pour en arriver avec l’annonce de la fermeture de la raffinerie Shell à Montréal-Est et les remous que cette annonce a créé où les répercussions se sont faites sentir jusqu’à la Chambre des Communes.
La FTQ avait lancé un appel au boycott de Shell et c’est dans cette optique que ma mère m’avait demandé, en bonne syndicaliste, il y a deux ou trois semaines:
« Puis, est-ce que vous boycottez les stations Shell? »
Et moi de répondre que non seulement je ne boycottais pas mais qu’en plus, je me réjouissais de cette annonce de fermeture.
Évidemment, il a fallu que je m’explique car je me faisais déjà passer un savon par rapport aux nombreux emplois qui allaient être perdus suite à cette annonce.
Je suis moi-même syndicaliste et je comprends tout à fait la FTQ, car c’est son mandat, de se battre pour préserver ces emplois. Je suis consciente que l’on parle de beaucoup de personnes qui font généralement de bons salaires et qu’une situation de perte d’emploi n’est souvent pas chose facile.
Par contre, je pense qu’il faut voir le problème sous un angle un peu moins émotif et se questionner sur l’impact qu’ont les raffineries de pétrole pour la qualité de vie des citoyens.
Je ne sais pas si vous êtes déjà passés à Montréal-Est où il y a ces raffineries mais sachez que l’air y est irrespirable. Tout est contaminé et le taux des asthmatiques dans l’est de la ville a augmenté de façon alarmante.
Montréal-Est est probablement la ville la plus laide qui puisse exister au Québec en raison de ces raffineries qui enlaidissent le paysage de la rue Sherbrooke à la rue Notre-Dame.
Cette fermeture est, Ã mon avis, un premier pas dans la bonne direction si on se soucie le moindrement des impacts environnementaux.
La vague de voitures électriques va se déverser bientôt sur le Québec et ailleurs et je suis très heureuse de vous annoncer, pour ceux qui ne le savaient pas déjà , qu’Hydro-Québec prévoit, dès 2011, commencer à installer des bornes électriques dans la province en prévision de ces nouvelles automobiles.
L’avenir est aux voitures électriques et aux énergies alternatives alors on devrait en profiter pour amorcer la mise à jour dès maintenant. La fermeture de la raffinerie aura certainement des impacts économiques mais on sera certainement capables de les contrer avec un peu d’imagination, de créativité et de modernité.
Vivement que l’on démolisse ces horribles installations et je souhaite de tout coeur que les employés mis à pied puissent se replacer ailleurs, de préférence au sein d’une industrie plus propre.

De nos jour, malheureusement, j’ai souvent l’impression que tout est calculé en terme de rentabilité. On dirait que les gens ont peur de perdre du temps ou de l’argent sur un livre qui n’en « vaudrait pas la peine ». Pour eux, c’est donc plus simple de se fier au verdict populaire. L’investissement apparaît alors moins « risqué ».
Il m’arrive de regarder l’émission 





