Catégorie : Commentaire

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Observation en bref sur la mode 14+

Par Noisette Sociale, 3 février 2010 11:55

Nous, femmes qui portons une taille 14+, nous avons grosso modo deux ou trois choix d’endroits où aller magasiner. Il y a Addition-Elle, Penningtons et j’ai ajouté récemment Winners à ma liste où je fais de très belles trouvailles, notamment au niveau des jeans. (Parenthèse à ce sujet : Les jeans qui me font les plus belles fesses ont toutes été trouvées chez Winners au coût approximatif de 20$ la paire, comparativement à 80$ chez Addition-Elle… et le pays de fabrication est malheureusement le même aux deux endroits.)

Ceci étant dit, j’ai remarqué dernièrement que la tendance semble être aux chandails/vestes/t-shirts rayés à l’horizontale à deux tons, soit l’argent et le noir. J’ai croisé un minimum de 4 femmes taille plus aujourd’hui qui en portait un.

Personnellement, je trouve ça plutôt ordinaire alors j’ai évité d’en ajouter un à ma garde-robe.

Tout ça pour dire que j’ai souvent l’impression qu’on est toutes habillées pareilles (quoique moi, j’ai l’air à m’en sortir pas si mal en général) mais que c’est encore pire depuis les dernières semaines.

À celles qui n’ont pas encore le chandail rayé en question, je vous suggère de faire comme moi et de vous abstenir. Ça commence à devenir franchement trop caricatural cette histoire de chandails rayés.

C’était un de mes trop rares commentaires mode.

La programmation principale reviendra sous peu. ;)

Le rapport à la lecture

Par Noisette Sociale, 26 novembre 2009 20:01

Je suis tombée sur deux excellents articles aujourd’hui qui m’ont vivement interpellée.

Ça a commencé avec Steve Proulx avec « Tout le monde le lit » qui faisait écho à un vieux billet du blogue de la librairie Monet, intitulé « L’économie du consensus« . Allez y jeter un oeil, ça vaut la peine!

Par rapport au livre, Steve Proulx s’interroge :

Le public a sous les yeux des milliers de titres, sur tous les sujets. Des ouvrages d’hier, d’aujourd’hui, des pas chers, des hors de prix. Tout est là. Il n’y a qu’à choisir.

Or, tout le monde lit à peu près la même chose. Le dernier Denis Monette pour les femmes de plus de 50 ans. Le journal d’Aurélie Laflamme pour les adolescentes.

[...]

L’engouement démesuré pour un livre en particulier camoufle quelque chose.Quoi, au juste? Je l’ignore. Peut-être une sorte d’insécurité face à l’objet? Au lieu de risquer d’être surpris (ou déçu), parce que nous ne sommes pas tous des boulimiques de lecture, on préfère s’en remettre au verdict populaire.

Le point soulevé à la fin de la citation est franchement pertinent.

La problématique doit à mon avis être étudiée sous plusieurs angles mais j’ai envie d’en voir deux : celui de la pantouflardise et celui de la rentabilité. Et comme par hasard, les deux sont souvent complémentaires.

livresDe nos jour, malheureusement, j’ai souvent l’impression que tout est calculé en terme de rentabilité. On dirait que les gens ont peur de perdre du temps ou de l’argent sur un livre qui n’en « vaudrait pas la peine ». Pour eux, c’est donc plus simple de se fier au verdict populaire. L’investissement apparaît alors moins « risqué ».

La pantouflardise reflète à mon avis le concept de manque de curiosité et de s’en tenir à ce que l’on connaît déjà. Les valeurs sûres.

C’est déplorable. Jusqu’à un certain point.

Tout le monde a le droit d’avoir des auteurs préférés et de vouloir lire le dernier ouvrage de chacun.Tout le monde a le droit aussi de vouloir lire la saveur du mois… Moi-même, j’ai succombé à Harry Potter et à Millenium – pas à Twilight par contre… je l’ai eu sous la main mais la première page était tellement mal écrite que j’ai laissé tomber – et je ne pense pas que ça fait de moi une lectrice infréquentable pour autant. Le problème, c’est quand on se limite uniquement à ça.

Ça devrait être un plaisir pour tout le monde d’entrer dans une bibliothèque ou dans une librairie et de piger un bouquin au hasard, justement pour se sortir de nos habitudes.

Je me rappelle d’une période de ma vie, plus précisément à la fin de l’adolescence, où je lisais uniquement des romans prétendument historiques mais qui étaient souvent plus romancés qu’autre chose. C’était abrutissant à la fin… À un moment donné, j’ai eu envie de découvrir autre chose et c’est là que j’ai senti que j’élargissais vraiment mes horizons.

J’adore quand des blogueurs font des billets comme « Et si je n’avais qu’un livre à lire » parce que souvent, les lecteurs sont très généreux et ils suggèrent toujours un bon bassin de bouquins ou d’auteurs que je ne connaissais pas. Je conserve toujours ces liens à quelque part (Delicious par les temps qui courent) et je m’y réfère à l’occasion pour me donner des idées.

Piquer une jasette avec un libraire, ça peut être vachement enrichissant aussi… à condition de tomber sur quelqu’un qui respecte vraiment sa fonction.

Je ne sais pas pourquoi autant de gens restent aussi hésitants. Mais je suis cependant convaincue qu’il n’existe aucune bonne raison pour justifier un manque d’audace ou de curiosité.

J’aime lire.

Rarement, j’ai été déçue par les livres… (À l’exception de l’époque où j’ai été abonnée à Québec Loisirs. Le choix est vraiment limité et mauvais…) Alors pourquoi avoir peur?

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J’invite les commentateurs potentiels à partager une suggestion de lecture s’ils le désirent. C’est toujours bienvenu.

Pour ma part… le livre que j’ai lu le plus souvent dans ma vie, c’est « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb. Je sais que c’est loin d’être obscur mais c’est quand même ça. ;)

*EDIT 27 novembre 8h18* : J’allais oublier ma nouvelle bible! « Ã‰loge de la lenteur » de Carl Honoré. Merci à une lectrice de me l’avoir rappelé.

*EDIT 30 novembre 17h01* : Je m’en veux de ne pas vous avoir parlé de Guy de Maupassant qui a été pour moi une révélation au secondaire et qui restera probablement toujours parmi mes auteurs français préférés. Je vous suggère l’ensemble de son oeuvre.

Également, comme Lutopium le mentionnait, « Le petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon est aussi un incontournable.

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Ginette Reno à TLMEP

Par Noisette Sociale, 9 novembre 2009 09:42

De la grande classe.

Beaucoup de retenue, de pudeur.

Très secrète.

Un exemple d’engagement social.

Un esprit critique à me rendre jalouse.

Mais surtout, de la très grande classe.

NOT!

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Commentaire boni : Je fus tout de même étonnée qu’elle ne mentionne pas durant son entrevue un mot appartenant au champ lexical du verbe « pisser ». Parce qu’à chaque fois que la vois en entrevue, normalement, elle en sort un.

Ça a dû être coupé au montage…

Les abris Tempo

Par Noisette Sociale, 1 novembre 2009 14:42

Peut-on s’entendre que, d’abord et avant tout, il s’agit d’un crime d’urbanisme?

Message aux jeunes libéraux

Par Noisette Sociale, 29 septembre 2009 11:39

C’est assez rare que je m’adresse à vous mais hier soir, en regardant Les grands reportages, à RDI, j’ai ressenti l’urgence de vous écrire.

Vous m’accuserez de tous les maux, de démagogue même, peut-être le pire d’entre tous… mais je n’en ai cure.

C’est qu’hier, le grand reportage en question parlait des enfants sorciers, en Afrique subsaharienne. Je ne connaissais pas le phénomène mais une partie de mon moi désabusé n’était pas surprise. C’est que là-bas, la sorcellerie a été remise au goût du jour. Sauf que maintenant, au lieu d’accuser les vieillards, on s’en prend aux enfants. (Remarquez que ce n’était pas vraiment plus intelligent de s’en prendre aux vieillards, comprenez-moi bien.)

Dans les familles qui sont touchées par la maladie ou par un malheur quelconque, on accuse maintenant un enfant d’être à l’origine de ce malheur. Il y a des cas où, dans l’espoir de guérir un aîné, on va maltraiter un jeune. Je n’ai pas envie de faire l’étalage de tous les sévices qui peuvent être faits à ces enfants, c’est que j’ai le coeur sensible et vous aussi, je n’en doute point. D’ailleurs, je n’ai pas eu le courage de visionner le reportage jusqu’à la fin, ma poitrine me faisait mal à force de se resserrer.

On a vu qu’en République Démocratique du Congo (vous ai-je déjà dit à quel point ça me faisait pleurer, ces pays qui osaient inscrire « démocratique » dans leur nom?), il y avait une sorte de village où plus de 40 000 enfants étaient laissés à eux-mêmes, tous accusés de sorcellerie. La rue était leur nouvelle maison.

On a vu aussi des espèces d’églises qui prétendaient administrer des cures miracles pour guérir ces enfants de la sorcellerie. On exigeait plus du double, parfois même du triple, du salaire mensuel d’une famille pour guérir un enfant de ce mal imaginaire. Je pense que vous pouvez deviner comme moi que ces traitements prennent souvent la forme de récits d’horreur, plus souvent qu’autrement.

Vous devez vous demander où je veux en venir avec mes histoires d’enfants sorciers.

Je vous le donne en mille : Les ravages du manque d’éducation à travers le monde.

C’est sûr que je pourrais vous parler de pauvreté, aussi. Mais vous ne trouvez pas que c’est toujours un peu inter-relié?

J’étais fâchée contre vous en fin de semaine. Je regardais tranquillement mon bulletin de nouvelles et j’ai appris que vous militiez farouchement au sein de votre parti pour imposer des nouveaux droits de scolarité au collégial.

Mais pourquoi? Pour rehausser les finances du Québec?

Si on laisse de côté à peu près tous les éléments relatifs à une hausse frais reliés à la scolarité, ça pourrait peut-être faire un peu de sens. Du moins temporairement.

Sauf que voyez-vous, pour moi l’éducation n’est pas quelque chose avec laquelle on peut jongler au gré du vent.

J’aimerais tellement ça pouvoir vous convaincre de l’importance de l’éducation pour une société. J’aimerais ça vous faire voir à quel point une population plus éduquée, ça peut être stimulant pour l’économie d’un État. (Puisque vous aimez beaucoup l’économie.) J’aimerais vous faire un discours sur les bienfaits d’une éducation accessible à tous, peu importe la grosseur du porte-feuille.

Peut-être même qu’on pourrait parler un peu des problèmes, par contre, avec notre système d’éducation. On pourrait peut-être parler du niveau de notre système, de notre peur de faire de la peine à ceux qui échouent. On pourrait aussi parler de notre manie de vouloir diplômer tout le monde. Ça, on pourrait, ça me ferait plaisir.

Sauf que pour l’accessibilité, je resterai intraitable. Je vois les ravages partout dans le monde de la non-accessibilité à une éducation de qualité. Je suis certaine que votre but n’est pas qu’on se retrouve comme en Afrique, avec les problèmes que l’on connaît. J’aurais de la difficulté moi-même à imaginer ça au Québec. N’empêche qu’il faut se rappeler que si on pousse une certaine logique à l’extrême, c’est ça qui pourrait peut-être se produire.

Je ne sais pas comment conclure tout ceci. J’en aurais tellement à dire encore. Mais j’ai envie de vous rappeler, pas juste à vous mais à tous mes concitoyens en général, que l’éducation et l’intellectualisme, ce n’est pas une maladie. C’est plutôt bénéfique pour une société.

Au plaisir.

Sortir de la torpeur… ou l’importance des études

Par Noisette Sociale, 5 septembre 2009 23:35

Je pense que je peux officiellement dire que je me sors d’une torpeur de plus ou moins deux ans… Comme par hasard, ça faisait plus ou moins deux ans que je n’étais plus aux études, que ce soit à temps plein ou à temps partiel.

Je marche beaucoup ces temps-ci, entre autre du cégep à la maison et vice-versa. (Je suis à dix rues de mon institution d’enseignement, je serais folle de prendre l’autobus.) Non seulement ces marches me font beaucoup de bien mais elles me permettent de réfléchir lentement et efficacement. En voici un échantillon…

Un peu avant mon retour aux études, je déclarais à gauche et à droite, à quiconque voulait bien m’écouter, que c’était maintenant clair dans ma tête : J’allais probablement étudier jusqu’à la fin de mes jours. Mon entourage proche a compris (surtout ces deux-là) mais la majeure partie des autres, beaucoup moins. Je n’ai pas assez de doigts et d’orteils pour comptabiliser toutes les réactions d’incompréhension, de découragement et du type : « Pfffft, tu vas voir, tu vas te tanner. »

diplomePuis j’ai fait quelques lectures et vu quelques reportages/documentaires/enquêtes et j’ai vu que mon « Ã©trangeté » était bien relative. J’en suis arrivée à la conclusion suivante : Au Québec, mon intention de m’instruire toute ma vie est vu comme quelque chose de généralement bizarre… Par contre, dans un pays comme la Suède, j’entre plutôt dans la normalité. Du coup, je me sens moins tiraillée… du moins, pour ce qui a trait à cet aspect-là. ;)

Je pense que ces deux dernières années, j’ai vécu beaucoup de frustrations. Des frustrations de fille qui avait plein d’ambition mais qui ne savait pas quoi faire avec. Je me suis laissée arrêter par certains concepts qui entraient en contradiction avec mon mode de pensée.Voyons un exemple.

Au Québec, je pense qu’on a une vision erronée de ce que devraient être les études. Nous considérons généralement les études comme quelque chose de strictement utilitaire. Je n’ai pas envie ce soir de faire une recherche approfondie sur le sujet mais je crois que je peux affirmer sans me tromper que plus de 50% des gens qui font des études post-secondaires le font strictement dans le but de pouvoir exercer une fonction X qui exige le diplôme Y. La curiosité, la volonté d’apprendre de nouvelles choses ou de faire de soi un meilleur citoyen est franchement secondaire et parfois inexistant. On le fait parce que c’est nécessaire, point. À mon avis, la formation offerte dans nos institutions d’enseignement reflète bien cette réalité.

Oh, bien sûr, au cégep, les cours de formation générale survivent tant bien que mal… et ils sont généralement vus comme des indésirables, une corvée emmerdante qui n’a pour but que de nous ralentir dans notre parcours. Bref, des cours qui ne servent à rien.

Je ne dis pas que j’ai apprécié faire tous mes cours de formation générale mais même dans les cas où ils m’ont fait pédaler plus que je ne l’aurais souhaité, je trouvais quand même le moyen de leur voir une utilité sincère… et je trouve encore que nous n’en avons pas assez.

homer-doh-squareAu début de ce blogue, j’ai déjà mentionné que j’avais suivi un cours de politique qui était obligatoire dans le cadre du programme de sciences humaines. On parle donc d’un cours de formation spécifique. Je n’exagère pas en affirmant qu’au moins la moitié de la classe ne pouvait pas nommer le premier-ministre en place au niveau fédéral comme au niveau provincial. Même qu’il y en avait certains qui croyaient que le Sénat avait été démantelé il y a longtemps au Parlement du Canada. (Il y en a même un qui croyait que l’opposition officielle avait été abolie également.) On parle tout de même d’étudiants qui ont choisi le programme de sciences humaines. Je n’ose pas imaginer ce à quoi ça peut ressembler dans d’autres programmes. Au niveau de la citoyenneté, c’est carrément désolant et même inquiétant… Je me demande comment ces gens-là vont faire leur choix quand viendra le moment de voter et ce, s’ils utilisent leur droit de vote, bien entendu.

Pour revenir à mon cas, il est évident que je me suis inscrite dans le programme d’informatique avec l’intention de pouvoir pratiquer un métier intéressant dans ce domaine quand j’aurai terminé. Mais je ne vois pas l’obtention de mon DEC comme une finalité, bien au contraire!

Non seulement il faudra que je me tienne sans cesse au courant des dernières pratiques dans mon domaine mais il faudra que je prenne des cours pour me perfectionner. Ce n’est pas obligatoire à proprement dit mais à mon avis, c’est préférable. Par contre, je ne me limiterai pas au seul domaine de l’informatique car ça serait carrément contre-nature en ce qui me concerne. J’ai d’ailleurs fait sourciller beaucoup de mes confrères estudiantins quand j’ai évoqué le souhait d’étudier entre autres en littérature à ma sortie du collège…

Je sais que je vous bombarde un peu ce soir, de manière plus ou moins structurée mais je ressentais tellement le besoin de partager tout ça avec vous!

Étudier, ça fait en sorte que je me sens plus vivante, plus alerte, plus enthousiaste, plus motivée en général. J’ai même recommencé à me ré-intéresser à ce qui était mon premier amour, soit la politique. J’ai l’impression qu’on m’a implanté un moteur encore plus puissant et efficace que jamais auparavant. Je me suis réabonnée à mon journal fétiche, Le Devoir. Et je compte bien prendre le temps de le lire attentivement, quitte à me lever plus tôt le matin pour le faire.

Ma présence ici se fera probablement plus rare en raison de mes diverses occupations. Mais au moins, durant mes silences, vous saurez que je suis maintenant plus heureuse que jamais. Et j’ai déjà hâte de venir vous reparler de mon bonheur.

La morosité a un petit quelque chose de romantique parfois… mais le bonheur est plutôt vivifiant. J’espère que vous apprécierez autant.

Au plaisir!

Oser pour certains, faire ce qu’on a à faire pour d’autres

Par Noisette Sociale, 19 août 2009 15:25

C’est fou comme le temps passe vite!

cahiersAu début du mois d’avril, je recevais la confirmation que j’avais été acceptée dans mon programme au cégep.  Je ne me pouvais plus. J’avais tellement hâte de recommencer l’école que j’étais devenue momentanément une petite fillette insupportable. Je suis passée par toutes les gammes d’émotions allant de l’euphorie à la déprime… J’avais besoin de ça dans ma vie. J’y avais assez réfléchi, j’étais sûre de mon choix…

Et voilà que la session commence lundi, le 24 août. Déjà!

Depuis cette fameuse journée d’avril où j’ai reçu une enveloppe brune du collège où j’avais postulé, il y a eu plusieurs réactions face à cette nouvelle dans mon entourage. Je les diviserais en deux grandes catégories : la catégorie « ENFIN! Y’était temps que tu te décides! » et la catégorie « Wow, j’admire vraiment ton courage. »

Évidemment, dans les deux cas, il s’agissait de réactions positives mais je vous avouerai que les réactions de la deuxième catégorie m’ont quelque peu interloquée. Et je le dis en tout respect.

J’ai toujours été une fille fonceuse. Je ne sais pas toujours ce que je veux mais les fois où je le sais, je m’arrange pour obtenir des résultats.

Le jour où j’ai décidé qu’il était temps pour moi de retourner à l’école, j’ai entrepris les démarches pour le faire. C’était aussi simple que ça. J’étais consciente que ça chamboulerait ma vie, principalement au niveau budgétaire mais je savais parfaitement que je l’aurais regretté plus tard si je m’étais laissée freiner par ça.

J’ai toujours eu pour mon dire qu’on n’a aucune raison de s’empêcher de faire ce qu’on a à faire dans la vie, surtout quand on a 23 ans, qu’on a un amoureux extraordinaire, qu’on n’a pas d’hypothèque et qu’on n’a pas d’enfants à charge.

Dans la vie, je suis celle qui bouscule. Celle qui dès qu’elle entend « Ah, j’aurais tellement aimé ça faire ça/Je rêve de faire ça/J’aimerais tellement ça faire comme toi » réplique subito-presto : « Ben pourquoi tu le fais pas? »Et qui se fait toujours répondre des affaires plates.

J’explique souvent à ceux qui veulent bien m’écouter que dans la vie, il faut faire ce qu’on a à faire. Je ne suis pas nécessairement du genre à faire des discours qui incitent les gens à vivre constamment comme si c’était leur dernière journée… parce que je ne serais pas crédible de toute manière. Je trouve ça important de m’accorder du temps pour faire la couch potatoe, je ne prétends pas être une super woman.

Par contre, au niveau des rêves, des ambitions, des projets d’étude et des projets de vie, je suis intraitable. Je pense que quelqu’un qui souhaite vraiment faire quelque chose en particulier devrait le faire. J’ai rencontré beaucoup trop de gens dans ma vie qui étaient amers, qui regrettaient leurs choix, qui s’étaient trompés et qui jugeaient qu’il était trop tard pour tout recommencer que ça m’a confortée dans mon idée.

C’est certain que c’est toujours flatteur de se faire dire par quelqu’un qu’il « admire » notre démarche mais après coup, ça me rend toujours un peu triste.

Je ne vois absolument rien de courageux dans mon retour aux études. C’est simplement que c’est ça que je devais faire à ce moment-ci de ma vie.

… et j’ai tellement hâte!

En espérant en avoir inspiré quelques un(e)s à se sortir de leur torpeur. :)

Critique éclair (1)

Par Noisette Sociale, 15 août 2009 08:57

Dédé à travers les brumes… DedeATraversLesBrumesG

C’était interminable.

Oh que je me retiens pour ne pas écrire PLATITUDE en lettres majuscules.

On a dû prendre 4 ou 5 pauses pendant le film. À chaque fois qu’on reprenait le visionnement, un ou l’autre de nous deux nous justifiait ainsi : « Ben là, on a payé pour… ça serait bien de le voir jusqu’à la fin. »

Avoir vu ça au cinéma, je serais morte.

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Non mais sans farce, je suis déçue et quelque peu interloquée. Tout le monde s’entend tellement pour dire que ce film est un chef d’oeuvre grandiose que je me demande si c’est sincère. D’un coup que tout le monde dirait pareil de peur de mal paraître…

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Mention spéciale tout de même à Sébastien Ricard pour ses talents d’acteur… mais entre vous et moi, je l’apprécie bien plus quand il chante avec ses copains de Loco Locass.

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