Catégorie : humour

L’humour et moi… plus un mot ou deux sur les taches… et sur l’implication des parents en éducation

Par Noisette Sociale, 15 janvier 2010 13:00

Je pense que j’ai la chance d’être dotée de plusieurs talents mais définitivement, il semblerait que lorsqu’on parle d’humour, je ne l’ai pas du tout.

Ce n’est pas la première fois que j’écris des phrases un peu baveuses sur cet espace et que des gens se sentent visés négativement. C’est dommage parce qu’il faudrait me voir quand j’écris ces lignes, je ris comme une fillette en tapant des mains. (Je tape des mains par après, évidemment, sinon, je ne pourrais pas écrire.) Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas me trouver drôle mais je dois admettre que ça me déstabilise toujours un peu. ;)

Hier, en disant que si les parents arrêtaient de payer les études à leurs enfants, qu’il y aurait moins de taches de marde dans nos cégeps et nos universités, je me trouvais très drôle.  Pour certains, je n’ai pas suscité l’ombre d’un sourire et c’est bien correct.

C’est un peu comme la fois où j’avais écrit qu’en réalité, les agnostiques étaient des athées paresseux. Moi je me trouvais très drôle (encore)  mais j’ai réalisé par la suite que ça pouvait être insultant. (Ok, malgré tout, je me trouve encore drôle.)

Bon, le but de ce billet n’est pas de vous faire pleurer sur mon pauvre talent d’humoriste mais je tenais quand même à vous partager ma réflexion par rapport aux taches de marde dans les cours et le lien que ça peut avoir avec les parents qui paient les études aux enfants parce que finalement, c’était plus délicat que je le pensais à prime abord.

Premièrement, il faut savoir que je ne suis pas de droite. (D’un coup que quelqu’un aurait des doutes.) Je suis plutôt assez à gauche et pas loin du stéréotype de la gogauche arborant un foulard palestinien. (Plus dans ma mentalité que dans mon style vestimentaire, remarquez.) Cependant, je me considère assez lucide et il y a quelque chose qui m’a dérangé dans certains (peu de) commentaires.

Au Québec, je ne crois pas que l’aide des parents soit absolument indispensable pour faire des études post-secondaires. Évidemment, je ne condamne pas les parents qui s’impliquent dans les études de leurs enfants. Au niveau post-secondaire, je n’ai pas eu cette « chance » mais en même temps, j’ai toujours été d’accord avec la décision de mes parents de ne pas s’impliquer à ce niveau-là. De toute manière, ils n’en avaient pas les moyens et puis j’ai toujours jugé que c’était mon choix personnel de poursuivre des études post-secondaires et que par conséquent, ce n’était pas à eux de payer pour ça. Là-dessus, je ne force d’ailleurs personne à suivre mon raisonnement.

Je mets en doute les propos de ceux qui prétendent que sans l’aide de leurs parents, ils n’auraient pas pu étudier ici.

On s’entend que le cégep coûte en moyenne 108$ par session et que l’université, autour de 1500$ si je ne me trompe pas.

money_treeOn est loin des dizaines de milliers de dollars que ça peut coûter dans les établissements américains. Si vous étiez Américains, je pourrais vous croire. D’ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me permettre ça non plus. (En fait, j’en suis convaincue.)

Dans un monde idéal, l’éducation au Québec serait encore plus accessible. Je pense qu’à 1500$, c’est encore un montant qu’on peut amasser à condition d’avoir un peu de motivation. Ce qui ne veut pas dire que je trouve que 1500$ est un montant qui me ravit.

Tout ça pour en arriver à vous glisser un mot sur le phénomène que j’ai comme étudiante dans mon cours d’études littéraires. Amélie, qui est dans le même cours que moi, en a déjà glissé un mot sur son blogue.

1er cours : Elle est arrivée visiblement intoxiquée… Je crois que la cocaïne était en cause mais je n’ai évidemment pas pu confirmer. Elle était bruyante… Elle a répondu plusieurs fois à son téléphone cellulaire, elle parlait fort et elle se vantait à ses amis qu’à la session passée, elle dormait dans tous ses cours. Elle tournait frénétiquement les pages de son cahier, griffonnait un peu et effaçait par la suite en faisant le plus de bruit possible. Elle se tortillait sur sa chaise en murmurant (plutôt fort en fait) sans arrêt qu’elle avait envie de pisser. Quand elle ne faisait pas ça, elle fouillait agressivement dans un sac de chips, mâchait bruyamment et lâchait un rot de temps à autres. Sincèrement, ce personnage-là, je n’aurais pas pu l’inventer.

2e cours : Elle dormait et se réveillait par intermittences. À chaque réveil, elle interrompait la prof pour lui demander de répéter ce qu’elle venait d’expliquer. C’était vraiment pas croyable.

Je racontais ça à mes collègues de travail et nous avons tous conclu que ce qui était sûr, c’est que lorsque tu paies toi-même pour tes études, il y a plus de chances que tu prennes le tout au sérieux et que par conséquent, tu n’agisses pas comme l’exemple décrit ci-haut.

D’où mon petit constat baveux d’hier après-midi. Mais je ne voulais surtout pas dire que tous ceux qui se font payer leurs études sont nécessairement des taches de marde!

N’empêche que je peux me permettre de dire que je trouve généralement qu’on développe plus rapidement une certaine forme de maturité quand on a à se débrouiller par soi-même dans la vie que lorsqu’on habite longtemps chez ses parents. Vous pourrez m’obstiner longtemps là-dessus et je ne dérogerai pas.

C’est pour ça que je crois que, d’une certaine façon, les parents moins impliqués rendent autant service que les autres sauf que c’est à un niveau différent.  Je ne suis donc pas d’accord avec la mentalité populaire qui consiste à croire que les parents qui paient les études sont des « bons » et les autres, des « pas bons ».

Voilà pour les clarifications.

Si vous trouvez qu’il y a encore matière à débattre, ne vous gênez surtout pas dans les commentaires.

p.s. : Sinon, j’adore vraiment l’université. Je vous en reparle bientôt! :D

Critique éclair (3)

Par Noisette Sociale, 11 octobre 2009 19:53

Jean-Marie Corbeil, là…

Il n’est pas drôle. Point.

J’ai l’impression que les producteurs de spectacles d’humour lui ont donné de faux espoirs pendant trop longtemps. Si ça n’avait pas été de ces derniers, probablement qu’il aurait fini par se réorienter dans quelque chose où il aurait vraiment été bon.

Producteurs de spectacles d’humour, vous êtes cruels… autant avec lui qu’avec moi qui aurait aimé rire un bon coup tout à l’heure en syntonisant ma télé à Canal D.

Passe-temps de rockstar

Par Noisette Sociale, 3 octobre 2009 16:30

AVERTISSEMENT : Ce billet pourrait choquer certains lecteurs. Il contient des exemples d’actes répréhensibles à ne pas reproduire à la maison.

Bon, aujourd’hui, c’est nuageux et j’avais envie de rire un peu.

J’ai lancé tout un tas de boutades absurdes au Détracteur depuis le début de la journée et je pense qu’il est tanné de m’entendre dire mes niaiseries alors voici mes suggestions d’activités à faire pour se changer les idées en ces temps sombres.

Extraits choisis du légendaire livre Heroin Diaries de Nikki Sixx, un classique dans ma bibliothèque.

nikki« One of the early things Nikki used to do was set himself on fire during interviews. I remember he dit it in Mötley’s first ever TV appearance. I was always terrified the flames would ignite his hair spray and he’d totally go up, but Nikki never seemed bothered by that : he thought he was invincible. »

Traduction libre : « Une des premières choses que Nikki avait l’habitude de faire était de mettre le feu à lui-même pendant les entrevues. Je me rappelle, il l’a fait pendant la toute première apparition télé de Mötley. J’avais toujours peur que les flammes incrustent son fixatif et s’enflamment complètement mais ça n’avait jamais l’air d’inquiéter Nikki : il se croyait invincible. »

Bryn Bridenthal, p.138

« The was never a July Fourth that I didn’t think of Nikki after one particular year – I think it was 1984. I went over to his house and he was stoned, and he fired a huge bottle rocket out of his garden. It set a forty-foot palm tree on fire and it fell onto a 1965 Mustang convertible that went up in flames. Nikki thought the whole thing was just absolutely hilarious. »

Traduction libre : « Il n’y avait jamais un 4 juillet sans que je pense à Nikki après une année en particulier, je pense que c’était 1984. J’étais allé chez lui et il était gelé, et il avait mis le feu à une énorme bouteille et l’avait lancé dans le jardin. Ça a mis un palmier de 40 pieds de haut en feu et il est tombé sur une Mustang convertible 1965 qui a pris feu. Nikki trouvait tout ça profondément hilarant. »

Bob Michaels p.208

Dans un hôtel…

« Now that was fun! I just went and broke into housekeeping and picked up 20 or so garbage pails. Then I collected loads of chairs. Everybody was asleep or doing stuff in their rooms. I balanced the chairs against the room doors all along my corridor, filled the buckets with all kinds of shit-piss, water, beer, basically anything I could find and put them on the chairs…

I sprayed hairspray on every one’s door, set it on fire, knocked the door and ran. I had my system down pat… hairspray, light, knock, hairspray, light, knock, etc., etc. So then when everybody opened their door, their door was on fire and then this bucket fell on them and soaked them!… ha ha ha… »

Traduction libre : « Ã‡a c’était amusant! Je me suis introduit dans l’entretien ménager et j’ai piqué 20 poubelles ou à peu près. Ensuite, j’ai ramassé un paquet de chaises. Tout le monde dormait ou faisait des trucs dans leur chambre. J’ai balancé les chaises contre les portes de chambre tout le long du corridor, rempli les poubelles avec toutes sortes de pisse, de merde, d’eau, de bière, d’à peu près n’importe quoi que je pouvais trouver et j’ai mis ça sur les chaises…

J’ai aspergé du fixatif sur les portes de tout le monde, ai mis le feu, ai cogné la porte et j’ai couru. J’avais mon petit manège… fixatif, allumage, cogne, fixatif, allumage, cogne, etc., etc. Donc quand les gens ouvraient leur porte, leur porte était en feu et ensuite, il y avait la poubelle qui leur tombait dessus et les inondait… ha ha ha… »

Nikki, p.258

« Doc told me we all had our dicks out on the bar and poured Jack on them and lit them on fire too. What the fuck, I have no pubes left. »

Traduction libre : « Doc m’a dit qu’on avait tous mis nos queues sur le bar et versé du Jack dessus et leur avons mis le feu également. Quossé ça, il ne me reste plus de poils pubiens. »

Nikki, p. 346

« Nikki and Tommy cut my bed in half with a knife so that when I got in it, it collapsed. »

Traduction libre : « Nikki et Tommy ont coupé mon lit en deux avec un couteau donc quand j’ai embarqué dedans, il s’est effondré. »

Doc McGhee p.346

Excusez-la.

Sixx_AM_-_The_Heroin_Diaries_coverNote aux intéressés : Heroin Diaries est en réalité le journal intime que Nikki Sixx tenait en 1986 et 1987. Il est ponctué de commentaires d’amis et connaissances qui côtoyaient Nikki à cette époque et qui faisaient partie des anecdotes racontées. C’est un livre extrêmement bien fait, esthétiquement très intéressant mais dont le contenu écrit est dérangeant par moment. On voit le combat que Nikki menait contre la drogue, contre la cocaïne, l’héroïne et la freebase en particulier. Une partie des profits du livres est versée à un organisme qui s’implique auprès des jeunes sans-abris dans le but de les sortir de la rue.

Ah, hilarité, quand tu nous tiens!

Par Noisette Sociale, 23 avril 2009 14:44

Mon fiancé s’est enfin décidé à publier un nouveau texte.

Cette fois-ci, il expose son courroux contre la cravate.

Je vous encourage fortement à aller lire. Personnellement, ça m’a fait rire pendant plusieurs minutes!

:D

Deux concepts éculés en humour que je ne suis plus capable de voir

Par Noisette Sociale, 22 avril 2009 10:26

Tout d’abord, en général, j’ai passé une excellente soirée au Saint-Ciboire hier soir. Ça faisait longtemps que je n’y étais pas allée et ça m’a donné le goût d’y retourner plus souvent.

Guillaume Wagner est franchement solide comme animateur. Il m’a fait rire à chacune de ses interventions!

Je me suis trouvée choyée hier parce que le dernier humoriste invité était un de mes préférés dans mes découvertes récentes et j’ai nommé Étienne Dano. On ne rit pas nécessairement aux éclats mais c’est un gars tellement articulé et intéressant à écouter que rendu là, je m’en balance pas mal. La finale de son numéro sur la poutine était quand même hilarante!

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Depuis la fin de la soirée hier que j’ai envie de crier à la face du monde mon écoeurantite aigüe face à deux concepts en humour qui sont éculés depuis longtemps. J’espère que mon message sera entendu par tous les futurs aspirants humoristes parce que là, franchement, ce n’est plus drôle du tout.

clown-triste1. Les personnages de clowns un peu dépressifs qui se plaignent de leur sort de clown. Il y en avait un hier comme ça dont j’oublie le nom et franchement, ce n’est pas vraiment important. Question d’être un peu objective, il était quand même moins pire que d’autres que j’ai vus mais n’empêche, son numéro et ses variantes, ça a été fait tellement de fois… Et la joke du clown qui vient d’une famille où on était clown de père en fils… que le maquillage de sa face, c’était pas du maquillage mais bien un tatouage ou encore, qu’il est né comme ça. Même Krusty le clown dans lse Simpsons a déjà sorti cette réplique-là. Que dire également du gag où le clown se plaint que ce n’est pas facile de se trouver des souliers de grandeur 19 dans les magasins. Arrrrrrgh.

2. Le pire du pire : Un numéro où Dieu intervient et vient dire à la face du monde quel était le supposé vrai message qu’il voulait transmettre à l’humanité. C’est encore pire si Dieu est joué par une marionnette cheap qui représente une espèce de pitoune qui est ultra-vulgaire, qui ne pense qu’au sexe et qui se touche. Imaginez en plus si la marionnette est manipulée par une fille vraiment pas convaincante qui n’est même pas un peu ventriloque. C’était tellement mauvais comme numéro et en plus, c’était interminable. J’ose espérer que plus jamais je ne vais voir quelque chose comme ça.

Ça, c’est pour les mochetés que j’ai vu hier. Heureusement que les autres humoristes ont su compenser.

Ah pis rendue là… y’a une autre affaire qui m’énerve franchement.

3. Les personnages qui prennent une petite voix niaiseuse et qui sont juste insupportables. Je pense que j’ai tout dit. Non mais voulez-vous bien arrêter ça???

Si vous en avez d’autres, ne vous gênez pas pour le dire en commentaire, ça défoule tellement!

Avec un peu de chance, y’a quelqu’un à l‘École nationale de l’humour qui va prendre des notes ;)

Thème Panorama par Themocracy