Vrac estival
Mine de rien, j’ai effectué un retour au travail hier pour une durée indéterminée sur mon ancien poste.
Par contre, il faudrait que je vous raconte un peu ce qui s’est passé dans mes deux dernières semaines de vacances forcées.
Premièrement, ça m’a fait énormément de bien de passer autant de temps avec moi-même. Seule. À la maison. À faire ce que j’appelle… mes affaires de chat. C’était zen. Tellement zen que je me retenais pour ne pas me coucher en petite boule avec mes deux chats sur le lit et faire tranquillement ma toilette en me léchant soigneusement et amoureusement, question de m’intégrer à leur race.
Bon, trève de niaisage. Je vous fais un top 5.
1 – Je m’attendais à voir moins de monde, de jour, à l’épicerie et dans l’autobus. C’était un peu vrai pour l’épicerie mais la légende urbaine de la madame qui fouille pendant des années dans sa bourse pour vider son petit change s’est confirmée et par conséquent, j’ai perdu autant de temps à l’épicerie qu’à l’habitude.
2 – J’ai ri en masse de mes voisins qui devaient être en vacances aussi et qui se sont faits pendant deux ou trois après-midi de suite ce qu’on pourrait appeler des « party de fumage de joints » dans leur cour arrière. Je trouvais ça drôle de les entendre s’étouffer comme des pré-ados mais la troisième journée, un vieil ami s’était ajouté au lot et il toussait sans arrêt à s’en cracher les poumons. Je me suis retenue à plusieurs reprises pour ne pas me sortir le haut du corps par la fenêtre et leur crier : « Si vous êtes pas capables de fumer comme du monde, laissez faire, là ! » Parce qu’un moment donné, je ne m’entendais plus penser.
3. Visiblement, il y a plus d’enfants et d’ados qu’on pense qui sèchent les cours si je me fie à tous ceux que j’ai croisés lors de mes après-midis de marche.
4. Je voulais amorcer l’écriture d’un roman. J’avais d’ailleurs plein de notes de bons débuts et d’idées d’histoires puis finalement, j’ai manqué de confiance en moi et j’ai lâchement joué aux Sims.
5. Avec le Détracteur, je suis allée aux États-Unis sur un coup de tête et j’ai rencontré le plus beau douanier américain ever. Malheureusement, nous avions visiblement mal choisi nos destinations (Burlington et Plattsburgh) et sommes revenus à la maison le soir même en se demandant pourquoi tout le monde allait là -bas alors que c’était profondément merdique et crasseux. (Plattsburgh en particulier.) Par contre, ça m’a permis de dérouiller mon anglais qui était pas mal du tout, exception faite de mon accent.
Anecdote : Nous avons mangé dans un restaurant à Burlington pour dîner et je voulais avoir de la mayonnaise avec mes frites. Il paraît qu’un Québécois qui commande de la mayo pour ça, c’est un cliché gros comme le bras là -bas mais je me suis quand même fait plaisir.
Anecdote 2 : Je parle malheureusement moins bien que je n’écris et j’ai depuis longtemps intégré à mon vocabulaire l’expression « Fuck that » quand je change d’idée. J’ai changé d’idée souvent en étant aux États-Unis et j’ai pu réaliser que de dire « Fuck that » là -bas en public a beaucoup plus d’impact qu’ici. Mais c’était très drôle.
Observation boni : Le douanier canadien était tout le contraire du douanier américain, autant au niveau physique qu’au niveau de l’attitude générale. Triste.
——- Fin du vrac estival ——–






