Catégorie : Médias et communications

Le phénomène du junket

Par Noisette Sociale, 9 février 2010 12:23

Pourquoi les navets cinématographiques sont-ils encensés par la critique?

Pourquoi un album de reprises insipide reçoit-il de bons commentaires?

Pourquoi les blogueurs invités à une certaine soirée ont tous trouvé que la Molson M était une grande bière?

La réponse est bien simple :  C’est le phénomène du junket.

Mon cours de journalisme d’hier soir devait porter sur la rédaction de critique culturelle mais finalement, on a eu droit à un exposé fort intéressant, vindicatif et drôle où on nous a dit que les critiques culturels étaient tous une bande de vendus.

Je savais que le phénomène existait mais de pouvoir mettre un mot ou une expression dessus est toujours un réel plaisir pour moi et je me devais de partager ça avec vous.

Qu’est-ce que le junket?

Je n’ai pas trouvé de définition exacte donc je vais y aller avec ma propre interprétation. Un junket, c’est lorsqu’on invite un critique culturel à un événement et qu’on s’assure de bien le gâter. Pour une première de film à l’étranger, par exemple, on lui offrira le billet d’avion, l’hôtel, les repas et des soirées mondaines à profusion où il sera traité aux petits oignons. Le critique, pas plus fou qu’un autre, rédigera donc une chronique positive question de continuer à être invité dans ce type d’événement.

Un critique qui rédigerait une chronique négative suite à un junket sera mis sur une liste noire, ce qui rendra son métier beaucoup plus difficile et moins mondain.

Et moi, dans tout ça?

Il est clair que je crèverais de faim comme chroniqueuse culturelle. J’aurais de la difficulté à apposer ma signature au bas d’un article où j’aurais encensé quelque chose que j’ai trouvé foncièrement mauvais.

Je pense que le junket est à l’origine de la perte de crédibilité grandissante qui touche les critiques en général. C’est normal quand on sait que ceux qui donnent vraiment leur opinion sont ceux qui se font tasser.

Sur ce blogue, j’ai fait des tentatives de critiques sur des pièces de théâtre ou des spectacles de danse où j’ai été conviée. (Je dis tentative parce que je sais que ce n’est pas parfait.) On m’offre parfois des billets gratuitement en échange d’un texte ici. Je pense je sais que j’ai toujours été intègre. Quand je n’ai pas apprécié, je l’ai dit. Je trouve simplement que ce n’est pas nécessaire non plus d’utiliser des qualificatifs trop négatifs pour rien. Le « public » est capable de se faire une opinion par lui-même.

Ceci étant dit, ça me fera tout de même plaisir si vous voulez m’inviter dans un junket. J’aime bien les crudités, les sandwiches pas de croûte, les petites bouchées et l’alcool gratuit. Votre produit est mieux d’être intéressant, par exemple. ;)

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Ces jeunes recrues qui manquent de jugement

Par Noisette Sociale, 17 mars 2009 11:38

Hier soir, comme à mon habitude, je regardais mon cher Téléjournal.

À un certain moment dans le bulletin, mon beau Patrice Roy annonce pompeusement que Radio-Canada a appris que « des corps policiers sont insatisfaits des recrues qu’ils embauchent. »

On retrouve la nouvelle ici et je vous soumets le meilleur extrait:

Malgré cette formation, plusieurs corps de police de la province notent que certaines recrues éprouvent des problèmes d’attitude et de jugement et qu’elles ont de la difficulté à gérer leur stress. Certains services de police déplorent également que leurs nouveaux employés discutent les ordres qui leur sont donnés.

Devant ce constat, l’École nationale de police a décidé de réviser l’ensemble de ses critères de sélection, qui se basent principalement sur la qualité du dossier académique.

C’est le genre de nouvelle qui m’enrage et dont je me délecte tout à la fois.

Ça fait assez longtemps que je le dis!

Avez-vous idée du nombre de fois où j’ai eu des débats à ce sujet-là avec des gens qui m’obstinaient que le système de sélection des nouvelles recrues était sans faille?

Et du nombre de fois où j’ai dit qu’il fallait vraiment être sans-dessin pour croire que le fait d’avoir des bonnes notes et une bonne forme physique était suffisant pour être considéré comme une bonne recrue?

Puis dans la police, ils viennent d’allumer… Bravo, je vous félicite.

J’écoutais l’entrevue hier avec un des représentants d’un corps policier quelconque où il avançait qu’il serait peut-être pertinent de faire passer des tests psychologiques aux aspirants policiers.

Laissez-moi vous parler de quelques jeunes recrues avec qui j’ai été en contact.

Tout d’abord, je suis allée dans un cégep où on offrait le programme de techniques policières.

C’était si beau de voir ces jeunes coqs se pavaner avec leur manteau de la technique, monopoliser une table à la cafétéria et organiser des courses de téléavertisseurs. Oui oui, dans le sens d’enligner des téléavertisseurs en mode vibration et de s’appeler soi-même le plus souvent possible jusqu’à ce que son bidule se rende à la ligne d’arrivée. Avec le temps, les téléavertisseurs ont été remplacés par des téléphones cellulaires.

À ma connaissance, seuls les étudiants de cette technique étaient adeptes de telles conneries. Évidemment, il ne faut pas tous les mettre dans le même panier. Il y en avait d’autres qui avaient un profil plus bas ou, je l’espère pour eux, des intérêts plus édifiants. J’aurais bien aimé les remarquer.

Et puis, par le biais d’un ex, j’ai un jour fait la connaissance d’un étudiant qui était dans le programme de techniques policières. Il est policier aujourd’hui.

Le genre de gars que je méprise. Un trou de cul. Un vrai player avec de l’attitude. Il sentait tellement le player à des kilomètres à la ronde que je trouve décourageant qu’il ait été capable de briser des coeurs. (Message aux filles concernées : Come on!!!)

Un jour, en essayant de masquer mon mépris, je lui demande pour quelles raisons il avait envie de devenir policier.

Voilà ce qu’il m’avait répondu le plus sérieusement et sincèrement du monde :

  1. Pour pouvoir se pogner plus de chicks… parce que les chicks aiment ça les gars en uniforme
  2. Parce que c’est hot d’être en uniforme
  3. Pour faire de l’attitude
  4. Pour faire chier les osties de manifestants à marde
  5. Pour pogner les osties de « potteux » au métro Berri-UQÀM
  6. Ainsi que les osties d’hippies qui vont au dimanche des tams tams au pied du Mont-Royal
  7. Ainsi que pour éventuellement venir me faire chier

Comme quoi être en forme et avoir des bonnes notes n’empêche pas d’être un pas pire moron.

J’aurais le goût aussi de vous raconter la fois où j’étais vraiment en tabarnak alors que je sortais avec un autre ex (décidément) qui avait un ami jeune policier… et où ce même ami avait apporté un bon lot de speed et d’ecstacy dans un party… stock qu’il avait pris au sein des saisies. Et il s’en vantait.

Bon.

Encore une fois, j’insiste sur le fait que je ne veux pas mettre tous les policiers dans le même panier. Mais à mon avis, ceci démontre bien la lacune dans la formation et le recrutement des jeunes policiers.

Les deux cas particuliers dont je vous parle, ça se voyait au premier coup d’oeil, pour n’importe qui ayant un peu de jugement, que ces gens-là n’avaient pas leur place au sein d’un corps de police. Mais quand tu te fies uniquement au dossier académique pour recruter, ce n’est pas étonnant qu’ils aient été sélectionnés.

J’espère sincèrement qu’on va s’atteler rapidement à modifier les critères de sélection. Parce que moi, ça m’inquiète de savoir que des jeunes cons comme les exmples que j’ai illustrés plus hauts ont un tel pouvoir sur les concitoyens.

D’après moi, y’en a là-dedans qui ont eu pas mal de fun dimanche après-midi

J’ai parlé trop vite

Par Noisette Sociale, 2 mars 2009 13:48

Je me rappelle la dernière journée de ma dernière session de cégep.

Je m’éloignai à pied de la bâtisse… Il n’y avait personne à des mètres à la ronde.

Et je m’exclamai telle une Homer Simpson : « Salut, bande de caves! »

C’est avec un sourire quasi-épais que je m’en allai gaiement en me disant que plus jamais, je ne remettrais les pieds dans un de ces cégeps de merde où je m’étais tant fait chier.

Erreur!

À ce moment-là, je me disais que mon avenir était assuré. J’avais été engagée par un employeur qui m’inspirait beaucoup de respect. (C’est encore le cas.) Je faisais un pas pire salaire pour la scolarité que j’avais et je voyais les possibilités d’avancement miroiter…

Et arriva la récession.

Et arriva également le constat que je stagnerais rapidement. J’ai bien eu un peu d’avancement depuis mon embauche mais j’ai bien vu que sans spécialisation, je n’irais pas bien loin.

Il y a eu ce billet en novembre. Ensuite les vacances de Noël. Ensuite le retour au travail qui était rendu un peu moins pénible par la pause qui m’avait été accordée. Et de nouveau le constat.

J’en ai plein le cul de faire ce que je fais. Je m’emmerde comme c’est pas possible.

Ce n’est pas l’employeur, le problème… mais bien le poste que j’occupe.

J’ai commencé à réfléchir… Puis à m’en faire, puis à capoter, puis à revenir à l’éternelle question: « Mais que vais-je donc faire de ma vie? »

Ceux qui me connaissent savent que j’ai dû changer d’idée sur mon plan de carrière au moins 25 fois.

Il y a quelques semaines, la campagne « Tout pour réussir » a repris d’assaut nos écrans de télévision.

Je faisais partie du public cible.

Dans une des pubs, on nous pose la question: « As-tu pensé à être technicien ou technicienne web? »

Et là, j’ai senti qu’on s’adressait à moi. Je ne savais pas ce que ce titre impliquait exactement mais ça me parlait. J’en également parlé toute la journée à ce pauvre Détracteur qui n’en revenait pas de me voir aussi enthousiaste pour quelque chose qui ne me disait rien encore la veille.

J’ai lu sur le sujet et j’ai d’abord voulu m’inscrire au DEP en soutien informatique. Le programme était plus que pertinent et pourrait m’amener vers ça. Mais en lisant plus en profondeur, je me suis rendue compte que le DEP en soutien informatique à lui tout seul ne me mènerait pas bien loin… qu’il faudrait que je fasse ensuite la technique en informatique pour avoir quelque chose de solide.

C’est ainsi que la semaine passée, j’ai rempli, pour la deuxième fois de ma vie, une demande d’admission au SRAM mais cette fois-ci, pour le programme « Techniques de l’informatique, profil gestion de réseaux informatiques. »

Je m’étais dit que j’attendrais ma réponse avant de vous en parler mais je suis trop énervée! J’ai pensé qu’en l’écrivant ici, je me calmerais peut-être un peu.

Je n’ai jamais été aussi certaine de mon choix.

J’espère vivement être acceptée. (Ma petite voix intérieure me dit que mon admission est pas mal assurée mais on ne sait jamais…)

J’ai fait ma demande pour la session d’automne alors je n’aurai pas le choix de me calmer d’ici là. Pour le moment, j’attends des nouvelles de mon employeur à savoir si mon contrat sera reconduit ou non en date du 31 mars… Et tout dépendant de la réponse, il faudra que je commence à magasiner les « jobs de survie ».

Je me croise les doigts…

Puis en conclusion, juste de même…

Je me demandais…

Selon vous, à partir de quel âge on est trop vieux pour travailler dans un Couche-Tard? :-P

Les vraies affaires

Par Noisette Sociale, 6 février 2009 11:28

Je suis tombée sur quelque chose aujourd’hui qui m’a menée à une réflexion…

C’est moi ou…

Plus quelqu’un prétend qu’il va parler des « vraies affaires », plus ce quelqu’un a tendance à se vautrer dans des gros préjugés sales?

Qu’on parle d’animateurs de radio-poubelle, d’un simili-journal à vocation contestataire ou de blogues trash, disons que la rigueur intellectuelle est rarement au rendez-vous. (En disant « rarement », je me trouve généreuse par ailleurs.)

Pour ceux qui me dirons d’écouter, de voir ou de lire ailleurs… Je vous répondrai que pour critiquer avec le moindrement de rigueur intellectuelle, il faut d’abord savoir de quoi l’on parle.

Le chef de l’abstention officielle

Par Noisette Sociale, 28 février 2008 19:33

Entendu à Infoman en parlant de Stéphane Dion : Le chef de l’abstention officielle du Canada, Stéphane Dion….

Il n’a jamais si bien dit!

C’en est pathétique…

À propos de la fourrure…

Par Noisette Sociale, 17 février 2008 11:03

Paris Hilton en fourrureCitation tirée d’une revue de fifilles que j’achète de temps à autres et qui m’a reconfirmée que ce qui se dit là-dedans, c’est vraiment n’importe quoi…

« La fourrure, c’est beaucoup plus écologique que je ne le pensais.  C’est 100% biodégradable et, si tu l’enterres, il n’y aura plus rien après six mois… »

Ça bat des records en terme de quelqu’un qui ne veut pas pousser son raisonnement plus qu’il ne le faut et qui veut voir obstinément un seul côté de la médaille pour ne pas se culpabiliser.

Je ne sais pas pourquoi mais je ne peux m’empêcher de faire un lien avec les fameuses assiettes de carton recyclables…

C’est une honte que la nunucherie soit aussi bêtement exploitée et encouragée.

Revoir le rôle du législateur pour ne plus être comme à la garderie

Par Noisette Sociale, 12 février 2008 12:41

En vrac…

protege-cou.jpg1. Le protège-cou au hockey : Hier soir, je regarde les nouvelles. Y’a un joueur dont j’oublie le nom (et le hockey, ça m’intéresse tellement pas que je n’ai pas envie d’aller vérifier pour vous mais y’a sûrement un amateur qui se chargera de le faire dans les commentaires) qui a reçu malencontreusement un coup de lame de patin au cou, lui sectionnant une partie de l’artère carotide. Ça pissait le sang, mes amis! Quand ils ont dit « artère carotide », j’ai tout de suite dit: « Ã‡a y est, il est mort. » MÊME PAS!!!

Alors immédiatement après le topo, on nous offre un mini-reportage sur l’importance du protège-cou et bien sûr, y’en a eu quelques uns pour dire que son port devait devenir obligatoire.

Noisette : (levant les yeux au ciel) « Je suis contre.

Fiancé : – Ben voyons! Pourquoi?

Noisette : – Parce que là, ça va faire! Si après tous les accidents dans le genre qu’il y a eu, les joueurs sont encore trop caves pour comprendre que le port serait nécessaire, bien qu’ils continuent à se faire sectionner l’artère carotide. De toute façon, y’est même pas mort alors oubliez ça pour ce qui est de la possibilité qu’on rende ça obligatoire.  »

Et là, Fiancé se met à m’expliquer que dans le temps, quand des Québécois ont commencé à porter un casque avec visière, ils se faisaient traiter de tapettes et c’est pour ça qu’on a fini par rendre ça obligatoire parce que le reste de la ligue hésitait à suivre.

Comme quoi l’argument à l’effet que « tu vas avoir l’air d’une tapette » a encore beaucoup de poids de nos jours. Misère…

Un exemple de plus comme quoi la règlementation se sent obligée d’intervenir pour palier au manque de jugement de ses congénères. On nous infantilise mais parfois, c’est à se demander si on a vraiment le choix.

casino.jpg2. Des suicides au Casino. Bon, là y’en a qui sont contents. Loto-Québec a été forcée de rendre public ses rapports de sécurité. On apprend que quelques 200 suicides (approx.) ont eu lieu dans ses établissements de jeu, commis probablement par des joueurs pathologiques endettés au possible et désespérés au maximum.

Maintenant, nous avons des dates exactes et des chiffres exacts. Puis après? Est-ce quelqu’un a réellement été surpris en apprenant ça? Est-ce que quelqu’un s’est réellement écrié hier soir, dans le confort de son fauteuil : « HEIN??? Y’a du monde qui se sont déjà suicidés au Casino??? »

goetia-hail-satan.jpgLà où je décroche, c’est quand on nous sort le discours suivant: « Le jeu, c’est épouvantable. Ça détruit des familles. Y’a du monde qui se suicide. Il faut absolument interdire les salles de loterie-vidéo. Il faut fermer le Casino. Loto-Québec, c’est le mal. Il faut fermer Loto-Québec. »

Et là, comprenez-moi bien. Je ne prêche pas pour ma paroisse. Je suis coupable d’acheter un gratteux grosso-modo une fois par mois. (Pas le premier du mois, quand même. HA HA HA) Peut-être moins. Parce que des fois, quand je vais chercher ma pinte de lait au dépanneur, y’a comme une envie de gratter qui me prend. Ni plus ni moins. Bon.

Il y a de la prévention qui est faite. Il y a des lignes d’aide. De la publicité. Du monde conscient qui essaient de faire comprendre aux inconscients que c’est pas sain d’être joueur compulsif comme mode de vie.

Le vice est partout et est généralement consommé avec modération. Mais comme dans tous les domaines, y’en a qui abusent. Il y a un paquet de ressources de disponibles.

Doit-on priver l’ensemble de la collectivité d’un plaisir coupable sous le prétexte qu’il y en a qui ne savent pas se contrôler?

On peut changer des façons de faire, d’accord. Arrêter d’offrir un paquet de cadeaux aux joueurs compulsifs qui jouent bien au-delà de leurs moyens. Je suis d’accord. Je n’ai rien contre le fait de réinsérer un peu plus d’éthique au Casino.

Mais bannir Loto-Québec? Franchement. Est-ce qu’on peut laisser vivre les gens, juste un petit peu, hein?

Ça me ramène à un autre débat…

Logo alcool au volant3. L’alcool au volant : Ceux qui me lisent depuis un certain temps ou qui me connaissent dans la vraie vie savent à quel point l’alcool au volant est une chose qui me rend excessivement émotive. C’est un peu bizarre parce que je ne connais même pas quelqu’un qui a été personnellement impliqué, d’un côté ou de l’autre, dans un accident tragique relié à la problématique de l’alcool au volant. Comme quoi on n’est pas obligé d’attendre que quelqu’un de notre entourage meure ou soit lourdement handicapé pour se sensibiliser à une cause.

Je me considère pratiquement comme une extrémiste des anti alcool au volant mais il y a quand même des limites. Mon extrémisme se situe surtout au niveau de la prévention qui devrait être plus poussée et des peines qui devraient être beaucoup plus sévères.

Par contre, je suis contre les folles (ce sont surtout des femmes, c’est pas ma faute) qui prônent le retour à la prohibition.

Encore une fois…

Faut-il empêcher tout le monde de boire parce qu’il y a des criminels qui conduisent quand ils sont saoûl?

Ou parce que certains développent des problèmes d’alcoolisme?

J’ai beaucoup de difficulté avec l’État qui jouerait un rôle de moralisateur.

war-on-drugs2.jpg4. La guerre aux drogues. Premièrement, on va défaire un mythe tout de suite. Les premières lois anti-drogues au Canada n’ont pas été votées pour la vertu, contrairement à ce que la majorité pense.

Non, c’est qu’il y eu un temps où l’immigration chinoise était très forte et à l’époque, pour une raison qui m’échappe au moment où j’écris ces lignes, les Canadiens n’aimaient pas trop les Chinois. Puis les travailleurs chinois avaient souvent une vieille habitude ancestrale qui était de fumer de l’opium après une grosse journée d’ouvrage.

Quelqu’un, quelque part, eût donc une idée de génie pour nous débarrasser des méchants Jaunes : « Rendons l’opium illégal! Comme ça, on pourra arrêter plein de Chinois et ça nous donnera une bonne raison pour les renvoyer chez eux. »

Évidemment, je fais de la vulgarisation mais n’empêche que c’est ça pareil. Faites vos recherches, vous verrez par vous-même. (Il faut bien vous faire travailler votre petit hamster par vous-même un peu, hein!)

Je n’ai pas fait de recherches précises pour le reste mais au départ, ces lois avaient une connotation raciste plus que vertueuse.

Maintenant… dans la nourriture, dans les produits domestiques, dans à peu près toutes les autres sphères que le loisir, il est tout à fait normal qu’il y ait un contrôle de qualité qui soit fait et qu’on interdise certaines composantes.

Mais pour le reste… les gens qui consomment savent que ce n’est pas bon pour eux. Et ceux qui ne consomment pas ne le font pas justement car ils savent également que ce n’est pas bon pour eux.

Maintenant, peut-on laisser les gens décider par eux-même ce qui est bon pour eux ?

Je sens que ça va crier car oui, je suis pour la légalisation de TOUTES les drogues. Oui oui, y compris le crystal meth. (Même si c’est selon moi la pire drogue disponible sur le marché noir si on se fie aux ravages que ça fait chez ceux qui en consomment.)

J’ai toujours eu pour mon dire que la guerre au drogues est aux drogues ce que la prohibition a été pour l’alcool dans le temps : Une industrie florissante qui a enrichit au max les pires crapules que vous ne pourriez imaginer.

L’État doit légiférer en terme de sécurité collective. Quand ça dérape et que ça vient à légiférer sur la sécurité individuelle, ça me tue. Il faut punir les comportements qui affectent d’autres personnes sans leur consentement. L’alcool au volant est un exemple. Battre ta mère parce qu’elle ne veut pas te donner de l’argent pour ton crystal meth devrait être puni sévèrement également.

Mais être puni pour avoir simplement consommé? Non, je ne crois pas.

Ce qui nous ramène à mon dernier point qui permettra peut-être à certains de relativiser…

non_fumeur.jpg5. Tous les débats entourant l’industrie du tabac. À savoir :

  1. L’interdiction de fumer dans les endroits fermés en général (édifices publics, bars, restos, etc)
  2. L’interdiction de fumer à moins de X mètres d’une porte d’entrée d’un établissement public
  3. La nouvelle règlementation à l’effet de ne plus mettre en évidence les cartons de cigarette dans les présentoirs de dépanneurs
  4. La loi qui interdit de faire des publicités en faveur de la cigarette
  5. Les images d’horreur sur les cartons de cigarette
  6. La nouvelle législation qui sera en vigueur dans une province des Maritimes interdisant du fumer dans une voiture en présence de mineurs
  7. etc.

Je trouve que ces débats et ces mesures sont toutes pertinentes. On le sait tous que la cigarette n’est pas bonne pour la santé mais ça ne fait pas de tort de le rappeler quand même. Qu’on essaie de rendre peu à peu à la publicité responsable en s’attaquant à la cigarette en premier, je n’y vois pas de mal. Qu’on arrête d’en faire la promotion, c’est correct aussi. Il est inadéquat, en ce qui me concerne, de promouvoir un mode de vie qui est malsain.

L’interdire? Jamais.

Encore une fois, il faut laisser vivre les gens. J’ai eu beau avoir en horreur la fumée de cigarette toute mon enfance jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas parce que je n’aime pas cette odeur que ça me donne le droit de prôner l’interdiction de fumer.

Les caprices ne devraient pas faire office de loi.

Par contre, je ne comprends pas que l’interdiction de fumer dans les endroits publics (intérieurs, on s’entend) ne soit pas arrivée plus tôt. Pour moi, toute l’époque qui a précédé cette application du projet de loi était un flagrant manque de respect envers ceux qui avaient fait le choix santé de ne pas fumer.

Je suis non-fumeuse. Je ne veux pas que les fumeurs m’écoeurent mais je n’ai pas à écoeurer les fumeurs non plus.

Ça revient à ce que je disais un peu plus haut par rapport au bien-être collectif versus le bien-être individuel. Si tes mauvaises habitudes n’affectent que toi-même, c’est à toi de gérer ça comme tu l’entends.

Par contre, quand tes mauvaises habitudes affectent d’autres personnes qui n’ont pas fait le même choix que toi, c’est une autre paire de manche. Ça inclut la fumée secondaire. Tout comme ça inclut : se faire tuer par quelqu’un qui a bu et qui a pris son char. (Doit-on bannir l’alcool? Ou encore l’automobile? NON.)

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Donc, je vous pose également la question :

Le rôle du législateur devrait-il être également celui de moralisateur, tel que c’est le cas actuellement?

Ou devrait-il plutôt se concentrer à prévenir et/ou interdire et/ou à punir les comportements qui nuisent ou qui affectent réellement et ce, à différents niveaux, à d’autres personnes innocentes qui n’ont pas à subir ces comportements?

(Si vous me trouvez biaisée, c’est pas ma faute, j’ai fait mon possible. Ça me tient réellement à coeur cette question…)

Posologie, médicaments et maladies

Par Noisette Sociale, 30 janvier 2008 16:47

PilulesUn article du Devoir :

Titre : Médicaments en vente libre : prudence

Analyse : Ça y est, un décès malheureux a dû survenir suite à un mélange de médicaments qui n’était pas recommandé ou un abus quelconque.

Vérification de l’hypothèse : Confirmée.

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Sous-titre :  Le dépassement de la posologie peut être mortelampoule.jpg

Réaction :  J’ose espérer que personne n’a fait : « Ah ben mozus, on vient de m’apprendre quelque chose! » ou encore « Ahhhhh, c’est pour ça qu’il y a autant de personnes suicidaires qui essaient de mourir d’une surdose de médicaments! » (avec l’ampoule qui allume dans leur tête, là)

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Une citation : « Il y a une tendance à la surconsommation de ces médicaments pour se débarrasser immédiatement d’une mauvaise grippe car les gens n’ont plus le temps d’être malades. »

Ça veut dire quoi, ça, « les gens n’ont plus le temps d’être malades »?

Non non, j’insiste…

Est-ce qu’il y a quelqu’un, dans la salle, qui veut venir m’annoncer fièrement que lui, il a en masse de temps pour ça?

Oh misère.

Suis-je la seule à faire un lien entre le concept cité plus haut et le néo-libéralisme qui rattrape du terrain ? Après tout, pas le temps d’être malade quand le temps, c’est de l’argent!

Pourquoi je me surprends soudainement à penser à Lucien Bouchard ?

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Quand MON journal commence à ressentir le besoin de m’informer de ce genre de choses, ça commence à être grave.

Alors on va résumer très brièvement ce qu’il fallait retenir de cet article :

  • Lisez les étiquettes sur vos contenants de médicaments en vente libre
  • Si ça indique de NE PAS dépasser X quantité par jour, dites-vous que si c’est écrit, c’est sûrement parce que c’est vrai. (Ici, ce n’est pas grave d’appliquer cette logique débile parce qu’ici, c’est pertinent.)
  • S’il y a des contre-indications, respectez-les.
  • En cas de doute, consultez donc votre pharmacien, il est là pour ça et en plus, il sait de quoi il parle! (Non non, il va pas vous manger.)
  • Prendre trop de médicaments dans l’espoir de guérir plus vite car vous n’avez supposément « pas le temps d’être malade », c’est insensé et le plus efficace que vous pourriez obtenir, c’est la mort. (La mort n’est pas considérée comme une guérisonhibou-1.jpg rapide et efficace, ici.)

Non, ne me remerciez pas, je vous assure que ce n’est vraiment pas nécessaire.

*cri primal*

Comment identifier un courriel indésirable /pourriel (ou spam)

Par Noisette Sociale, 23 janvier 2008 18:04

spam.jpgLe dernier billet de Y-man m’a donné l’idée de vous pondre un petit billet qui se veut un peu humoristique sur la façon d’identifier un pourriel dans vos boîtes de courrier électronique. Pour les non-initiés, je définirais le pourriel comme étant un courriel qui mérite d’aller immédiatement à la corbeille sans même prendre la peine de l’ouvrir au préalable. Il provient généralement de personnes qui vous sont inconnues mais pas exclusivement. Personne n’est à l’abri de courriels indésirables en provenance de son propre entourage!

Allons-y.

Comment identifier un spam ?

En tenant compte des éléments suivants :

1. Le nom de l’expéditeur : À moins d’avoir un entourage culturellement très diversifié, vous ne connaissez probablement pas d’individu qui s’appelle, par exemple, Abdou. Ou encore : xXxViagraxXx. Si l’expéditeur porte le nom d’une compagnie qui vous semble suspecte ou encore le nom d’une supposée loterie d’un pays étranger alors que vous n’avez jamais touché à un casino en ligne de votre vie, c’est pas bon. Si ce n’est pas un nom et c’est une adresse du type : x40esuoey2085462@donnemoitoncash.com, c’est aussi du spam.

Bref, utilisez votre jugement, si disponible.

2. La langue du message : Les pourriels rédigés en français existent, bien sûr, mais dans une proportion bien moins importante que ceux qui le sont en anglais. Si vous ne faites pas d’achats en ligne sur des sites anglophones et/ou vous n’avez pas d’amis anglophones et/ou vous ne parlez pas anglais, il y a de bonnes chances que vous soyez en présence d’un pourriel. Je ne dis pas de supprimer le message sans ne rien prendre d’autre en considération mais c’est quand même un élément à observer. Soyez vigilant.

clippy.png3 . Présence d’une pièce jointe : Si vous ne connaissez ni l’expéditeur du message, ni la langue dans laquelle le sujet du message est rédigé ou encore, pour tout autre raison, vous jugez que ce courriel est louche… S’il est muni d’une pièce jointe, n’ouvrez pas le message! Et si vous n’avez pas pu résister à l’envie d’ouvrir le message, de grâce, n’ouvrez pas la pièce jointe! Il y a toutes les chances pour que ce soit un virus ou une autre cochonnerie informatique quelconque qui a pour but de vous pourrir l’existence.

4. Les MAJUSCULES : Un sujet de message qui est écrit tout en majuscule, s’il ne provient pas de votre amie qui vous annonce qu’elle est enceinte, vous pouvez certainement le jeter à la poubelle. C’est fait pour attirer votre attention mais aucune compagnie sérieuse ne vous enverrais un courriel ayant pour objet : « PLEASE READ. NEED VERY URGENT RESPONSE. »

5. Surutilisation du symbole $ : Ça vaut autant pour les petites annonces dans le journal, les publicités sur internet, les infopubs, les encarts, etc. que pour les courriels. Un énoncé entouré d’un paquet de $$$$$ et de !!!!! = Arnaque

6. Sujet du message : Il est recommandé de ne pas ouvrir les messages n’ayant aucun objet. Entre personnes qui se connaissent, il arrive qu’on ne mette pas de sujet pour un courriel. En dehors de votre cercle d’amis et de connaissances, si l’expéditeur ne vous dit abolument rien, le message ne vous dira probablement rien non plus.

J’en profite en même temps pour vous informer, si vous ne le saviez pas déjà, qu’il y a beaucoup de gens qui sont très prudents avec les courriels qu’ils reçoivent et suppriment automatiquement tout message ne contenant aucun objet, par mesure de sécurité. C’est pourquoi je vous conseille fortement de mettre un sujet pertinent à votre message si c’est la première fois que vous contactez une personne en particulier par courriel si vous ne voulez pas que ce dernier se retrouve automatiquement dans la corbeille.

7. Fwd et Re : Ici, ça concerne surtout les courriels en provenance de votre entourage qui vous transmettent des cochonneries dont vous n’avez absolument pas besoin : chaînes de lettre, fausses histoires pathétiques, diaporamas quétaines, pétitions n’ayant aucune valeur car on ajoute son nom à une liste qui est dupliquée un peu partout, etc. Pour les intéressés, je supprime ces courriels sans même prendre le temps de les ouvrir. Tant pis si le message était important, ça ne fait pas sérieux de recevoir un courriel ayant comme sujet : « Fwd : Re : [Insérez un sujet de message de votre choix que vous n'avez pas déjà rédigé vous-même ou auquel vous n'avez pas déjà répondu au préalable] » !

Pour les petits futés qui ont compris le principe et qui enlèvent les « Fwd » et « Re » qui s’étaient placés devant le sujet original, quand je prend connaissance d’un message dans le genre qui a été énuméré plus haut, je le supprime également mais je prends le temps au préalable d’envoyer un courriel au responsable de ma perte de temps pour lui indiquer que je désire ne plus recevoir de messages de cette nature. Si le courriel contenait une de ces fameuses « histoires vraies », je le réfère du même coup au site web de Hoaxbuster qui pourra probablement lui confirmer que son histoire relevait du domaine de la foutaise.

8. Demande des informations personnelles : On ne le dira jamais assez mais y’en a qui ne sont toujours pas au courant : Une institution sérieuse comme une banque, une caisse populaire, une compagnie émettrice de carte de crédit, un palier quelconque de gouvernement, etc. ne communiquera JAMAIS avec vous par courriel pour vous dire qu’ils ont « oublié » ou « perdu » des données importantes dans votre dossier et vous demander de répondre à un courriel pour leur « re »transmettre ces informations. Jamais. Sans exception.

Je pense que j’ai fait le tour.

N’oubliez pas : vigilance constante. Jugement critique.

N’attendez pas que quelqu’un vous lance au visage un : « Ben oui mais à quoi t’as pensé? On t’avait pourtant averti! »

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