Catégorie : Médias et communications

Quand on fait tout à l’envers…

Par Noisette Sociale, 8 juillet 2010 11:33

À 24 ans, je peux déjà dire que j’ai un CV respectable.

À 19 ans, j’étais déjà entrée dans le cycle du travail à temps plein à essayer tant bien que mal à continuer d’étudier. Bon, ça a donné plus de mauvais résultats que de bons, comme on pourrait s’y attendre.

À 21 ans, je me magasinais un emploi étudiant et je suis tombée sur une offre d’emploi à temps plein dans la grande tour qui me semblait fort prometteur et j’ai sauté dessus sans hésiter même si je n’avais pas les qualifications demandées. J’ai passé les tests haut la main et j’ai eu l’emploi tant convoité. Depuis, j’ai fait mes classes et j’ai eu quelques promotions.

Puis je me suis ramassée dans le secteur des communications sans faire quoi que ce soit réellement lié au domaine et je me suis mise à rêver. Je convoitais des postes et on me disait que j’avais le talent et toutes les chances du monde de mon bord mais dans les faits, j’avais un handicap certain.

diplome_universitaire1Le domaine des communications est un peu élitiste et ne vous méprenez pas, je l’écris sur le ton du constat. Sans diplôme universitaire dans cette discipline ou dans un autre champ connexe semble insécuriser les recruteurs potentiels même si votre expérience professionnelle ou personnelle pourrait démontrer une capacité à relever le défi.

Une partie de moi regrettait déjà de ne pas avoir connu l’université comme j’en ai tant entendu parler. Parce que c’est vrai qu’il existe les cours du soir mais le concept de vie étudiante est complètement abstrait quand on choisit cette option et moi, c’est quelque chose qui me dérange. J’aimerais moi aussi pouvoir dire que j’ai des amis fantastiques que j’ai rencontré à l’université avec qui j’ai fait les 400 coups.

J’ai aussi l’impression que je ne suis pas à un âge où il est normal de cogner des clous dès 21h30. Je me sens trop adulte quand je n’ai plus envie de faire quoi que ce soit le vendredi soir car j’ai ma semaine dans le corps et que je somnole devant ma télé à partir de 20h.

Je mène une bonne vie mais j’ai l’impression que c’est trop tôt. Que je suis en train de passer à côté de quelque chose.

Je retourne sérieusement à l’école à l’automne et c’est là que ça se complique. J’avais toujours cru que de tout avoir fait à l’envers pouvait être une force et un avantage certain.

Je suis non-négociable en ce qui concerne mes horaires de cours. J’ai un cours de soir et deux cours de jour qui sont prévus à mon horaire d’automne et j’y tiens. Ça ne bougera pas. Parce que si je commence à faire des concessions là-dessus, c’est complètement foutu. Si je continue pendant une année de plus à avoir un salaire régulier à temps plein, je ne voudrai jamais retourner à l’école. Car on s’habitue vite au confort matériel, mental et financier que cela procure.

J’ai postulé sur une typique job étudiante à l’interne qui me branchait au plus haut point. Je savais que c’était à temps partiel et c’est en plein ce qu’il me fallait. Un horaire à temps partiel sur mesure pour l’étudiante que j’étais et tout en flexibilité.

J’ai eu des nouvelles hier et pour résumer, ma candidature n’a pas été retenue car j’étais trop qualifiée pour le poste.

Je respecte entièrement la décision mais je dois dire que ça m’a ébranlée.

Je suis tout à fait prête psychologiquement à gagner moins cher, à avoir des horaires moins intéressants et à occuper un typique emploi d’étudiante universitaire. Si je peux avoir quelque chose de stimulant, dans mes cordes avec un horaire sur mesure, ça serait génial mais je suis prête à faire énormément de concessions.

J’ai envie de vivre une vraie vie d’étudiante typique avec tout ce qui vient avec. Je le répète : Je suis prête à faire face à la musique.

Mais là j’ai peur de recevoir d’autres réponses comme celle-là : « Désolée mais nous avons jugé que tu étais trop qualifiée pour ce poste. »

C’est flatteur mais je ne pensais pas que j’en étais déjà rendue là.

Je ne veux pas avoir l’air de me plaindre parce que je suis tout à fait consciente qu’il y a des situations pires que la mienne. Ne vous méprenez pas.

N’empêche, j’aimerais bien être capable de me trouver un emploi d’étudiante pendant l’université.

______________________________________

Évidemment, c’est toujours quand je prends des grosses décisions comme celles-là que toutes les jobs de ma vie décident d’apparaître dans mon écran-radar. Je postule quand même en espérant qu’on accommodera mon horaire. Sait-on jamais! :)

_____________________________________

Ceci étant dit, je ne peux pas dire que je regrette mon parcours car c’est seulement cette année que je commence à avoir une idée plus précise de ce en quoi j’ai envie d’étudier et ce en quoi j’ai envie de travailler. À suivre…

C’est pas pour être parano mais…

Par Noisette Sociale, 14 juin 2010 11:00

La plupart du temps, j’aime vivre à mon époque. J’aime mon MacBook, les nouvelles technologies et toutes les nouvelles façons de communiquer. Le web 2.0. Puis le blogue qui m’a fait découvrir un monde infini de possibilités.

Mais il y a certains petits détails qui me font détester mon époque. Je ne sais pas si ça va s’estomper ou empirer avec le temps.

Anecdote : Hier, en fin d’après-midi, j’étais à la maison. Dans mon salon plus précisément. J’avais enfilé de magnifiques shorts en coton ouaté (pas gris par contre parce qu’il y a quand même des limites!) et une camisole à la coupe qui laissait à désirer. L’Amoureux, me trouvant probablement belle en toutes circonstances, m’offre gentiment d’aller lire sur le balcon qui a pignon sur rue.

Extrait de conversation:

Moi : Ah non, si on va sur le balcon, je vais aller me changer.

Lui : Tu vas quand même pas aller te changer juste pour aller lire sur le balcon??? T’es bien correcte comme ça!

Moi : Je n’ai pas envie de prendre de chance d’être prise en photo par le biais d’un téléphone cellulaire et de me ramasser sur un des trop nombreux sites où tu peux rire du monde mal habillé.

Lui : Ouin…

Je hais notre époque parce qu’elle encourage, peut-être malgré elle, l’imbécilité. Les gens prennent tout en photo avec leur téléphone cellulaire sans penser plus loin que le bout de leur nez. On commercialise la méchanceté.

Je pense entre autres à un blogue qu’on a probablement tous visité un jour ou un autre qui s’appelle « People of Wal-Mart ». (Je ne mets pas le lien parce que.) On y trouve des photos de gens qui ont été prises à leur insu dans un Wal-Mart où ils affichent un look vestimentaire qu’on pourrait qualifier de douteux. Mais de quel droit ?

Je hais notre époque car elle encourage la délation à outrance.

Les populistes de droite (pléonasme!) nous ont tellement entré dans la tête que tous les travailleurs du secteur public sont des paresseux qu’on se lance dans une espèce de chasse à l’homme. On essaie de trouver ceux qui dorment, ceux qui ont l’air de se tourner les pouces et ceux qui jasent un peu trop longtemps près de la machine à café et on les prend en photo à leur insu. Il semblerait qu’il existe un site dédié à ce genre de photographies à Toronto.

Ah oui, vous allez me dire que lorsqu’on est irréprochable en tout temps et en toutes circonstances, on ne devrait rien craindre. Jusqu’à ce que vous sortiez les poubelles en catimini un vendredi matin avec un pyjama aux couleurs discutables.

Je hais notre époque car la notion de respect devient de plus en plus floue.

Je me rappelle d’une époque pas si lointaine où quand je voyais un bonhomme en train d’arroser son asphalte avec des bas dans ses sandales, je me contentais de lever les yeux au ciel. Je ne le prenais pas en photo cachée derrière un arbre.

Je me rappelle d’une époque où quand je voyais des gens se battre en pleine rue, j’appelais les secours. Je ne les filmais pas pour aller mettre le vidéo sur YouTube.

Je me rappelle d’une époque où quand je voyais le changeur du métro somnoler un peu, j’esquissais un sourire et je me mêlais de mes affaires. Je n’envoyais pas sa photo à la STM.

Nous avons des outils absolument fantastiques à notre disposition. Il suffit simplement de réapprendre à les utiliser à bon escient.

————————————————————

Il se pourrait que vous ayez trouvé un peu de mauvaise foi dans ce texte. ;)

Entrevue chez Urbania

Par Noisette Sociale, 3 juin 2010 13:02

C’est moi qui répondais aux gentilles questions d’Urbania cette semaine.

L’entrevue est ici.

:)

Je suis assez contente du résultat et je me sens plutôt choyée parce que c’est un magazine que j’apprécie énormément!

La critique

Par Noisette Sociale, 24 avril 2010 21:51

Vous savez, il arrive qu’on m’invite à des spectacles en tant que blogueuse et il me fait toujours plaisir de faire un compte-rendu en échange de l’invitation.

Hier, j’assistais à la première d’un spectacle que je ne nommerai pas et pour vous donner une idée, j’ai quitté à l’entracte tellement j’en avais assez. Je trouvais que la personne derrière le spectacle (et non celle qui s’occupait du lieu) avait très mal vendu son idée. Il y avait de la fausse représentation. Je m’attendais à une chose X et j’ai eu quelque chose Y que j’ai trouvé bien ordinaire. Je me sentais dans un spectacle de cégep… et encore.

Par contre, la personne qui portait son spectacle à bout de bras me semblait sympathique. Dans un autre contexte, on aurait probablement un tas de choses en commun.

En sortant de la salle, je me suis dit que je serais incapable de faire un billet pour descendre ce qu’elle avait fait, même en essayant de mal référencer le billet. Je n’en avais pas le courage, ni la volonté. Je me disais qu’il valait mieux ne pas en parler plutôt que de faire de la mauvaise publicité inutile.

Je sais que je n’ai pas autant de poids qu’une grande critique du milieu mais ça ne m’empêche pas de me questionner sur l’impact que peuvent avoir des critiques incendiaires, à long terme, pour un artiste.

J’ai commencé à me dire qu’un premier spectacle mauvais n’est pas nécessairement garant de la suite.

Puis je me suis demandé candidement quel devrait être le premier rôle d’un critique. Pas que je prétende en être une moi-même mais juste en général.

Dans un monde idéal et utopique – soit là où j’aime souvent me retrouver dans ma tête – un critique porterait un autre nom. Le critique aurait comme rôle premier de faire découvrir ce qui se fait de bon dans le domaine culturel. Sa mission consisterait à couvrir des événements de la culture émergente et de partager ses coups de coeur.

Dans mon monde idéal, toujours, le critique ne serait plus complaisant envers les artistes déjà établis. Si le dernier album d’un chanteur X était mauvais, il n’en parlerait tout simplement pas. Dans le cas contraire, il partagerait le plaisir qu’il a eu à l’écouter.

À mon avis, la critique négative sert d’abord et avant tout à une chose : À faire sourire et parfois jubiler le lecteur lorsqu’il est d’accord avec la critique, particulièrement si elle est incendiaire. Je ne le dis pas sur un ton moralisateur ; j’énonce uniquement ce qui me semble être une réalité humaine.

J’ai envie de faire un parallèle avec un blogue qui est revenu à la vie récemment, soit « Les blogs québécois« . Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’un blogue où l’auteur – Christian – se propose pour analyser des blogues qui ont une bonne visibilité sur la blogosphère québécoise. Il leur donne une note et indique à la fin s’il juge que le blogue est recommandable ou non. Quand un blogue lui plaît, c’est assez intéressant et ça donne le goût de le découvrir. Par contre, lorsque ça lui déplaît, la critique est souvent acerbe et l’auteur a  tendance à sombrer gratuitement dans l’attaque personnelle.

Comme on peut s’y attendre, les commentaires sont plus nombreux sur les billets qui font des critiques plus acerbes. Ils sont faits le plus souvent aussi sous le couvert de l’anonymat et on pourrait supposer qu’il s’agit de blogueurs qui sont trop peureux pour s’afficher sous leur pseudonyme habituel. L’exercice pourrait être intéressant et noble sans ces aspects. Je prends Christian comme exemple car il a frappé assez fort récemment mais ce n’est pas le premier qui se lance dans la critique de blogues et ça ne sera probablement pas le dernier non plus. On ne changera pas la nature humaine.

—————————————–

Je ne sais pas trop comment conclure ce billet. Je voulais simplement dire que personnellement, je préfère offrir du contenu constructif. Certains pourront dire que je n’ai pas donné ma place à une certaine époque – et ils auront raison – mais les mentalités évoluent en même temps que les personnes et j’avais simplement envie de dire que dans un monde idéal, on passerait plus de temps à faire découvrir ce qui se fait de bien plutôt que de s’amuser à détruire des oeuvres ou des personnes.

Je me permettrai tout de même de mettre la politique dans une classe à part. ;)

Incompréhension 2.0

Par Noisette Sociale, 12 avril 2010 11:43

Je commence à peine à rédiger ce billet que je sens que je marche sur des oeufs mais des fois, il faut bien faire sortir le méchant!

Au cas où vous ne le sauriez pas, je ne suis aucunement en mode 2.0 la fin de semaine. Je juge que je suis assise devant un ordinateur à la semaine longue alors je m’accorde un congé bien mérité à partir de 17h le vendredi soir. C’est pareil du côté de mon amoureux. La « règle » est instaurée depuis plusieurs mois maintenant et je ne voudrais rien changer.

Quand je replonge dans l’univers web le lundi matin, j’ai parfois des bonnes et des mauvaises surprises.

C’est ainsi que j’ai appris que tout le monde s’est enflammé autour d’un article de Nathalie Petrowski. En lisant certaines réactions, je me pensais de retour à l’époque des gladiateurs. Non mais tant que ça?

Les réactions étaient tellement vives et outrées que j’ai pris la peine de relire son article 2 fois, puis 3 et puis 4… et même 5 pour être certaine que j’avais bien compris toutes les subtilités de sa prose et ma foi… je ne comprends pas.

Quelqu’un peut m’expliquer en quoi son article est choquant?

Si j’ai bien compris, il ne faut jamais insérer l’expression « auto-promotion » quand on parle du 2.0… sauf si on est un expert du 2.0.

Et là, je suis tombée sur la réaction de Michelle Blanc qui avait été accusée, en gros, d’être la reine de l’auto-promotion, réaction que j’ai trouvé excessivement excessive (et là je me trouve drôle) et en lisant les commentaires du type « Bravo, tu as tellement raison », j’ai eu  un malaise. Son billet fielleux n’était pas, à mon avis, justifié et même justifiable. Et de vouloir faire un mauvais nom sur le web à Nathalie Petrowski en faisant du référencement abusif, j’ai trouvé ça pas mal trop fort pour une simple mention dans un article de journal qui lui, ne sera pas référencé longtemps et ne risque pas d’entacher sérieusement la réputation de Michelle Blanc.

C’est ici que je sens que je ne me ferai pas aimer mais c’est mon point de vue et ça vaut ce que ça vaut :

On sait que beaucoup de gens qui sont très actifs sur les médias sociaux ont souvent un passé de « rejet » à l’école primaire ou secondaire (dont je suis, soit dit en passant).

J’ai remarqué que dès qu’un journaliste traditionnel ose critiquer un tant soit peu les réseaux sociaux, les façons de faire 2.0 ou tout ce qui tourne autour de ça, il y a un mouvement général d’auto-ostracisation et je pense que c’est lié à cet espèce de traumatisme du passé.

Je n’ose pas en parler normalement car il y a des gens que j’aime beaucoup qui font souvent partie de ce bal de victimisation et dans ce temps-là, j’ai un pincement au coeur.

Les blogueurs disent souvent qu’ils sont ouverts au débat, qu’ils aiment la discussion et tout ça et dès qu’on remet le moindrement en question leur médium, ça joue aux vierges effarouchées.

Je trouve ça d’une futilité sans nom.

Voilà, c’est dit.

La raison pour laquelle je sors du placard aujourd’hui, c’est que je trouve indécent de voir que c’est ça qui a retenu l’attention dernièrement sur ma sphère de prédilection… parce que franchement, il y a des enjeux bien plus importants que ça dans notre écran radar à l’heure actuelle.

À bon entendeur… ;)

——————————————————————-

Ajout du 13/04/1010 : La réplique de Michelle Blanc

Le phénomène du junket

Par Noisette Sociale, 9 février 2010 12:23

Pourquoi les navets cinématographiques sont-ils encensés par la critique?

Pourquoi un album de reprises insipide reçoit-il de bons commentaires?

Pourquoi les blogueurs invités à une certaine soirée ont tous trouvé que la Molson M était une grande bière?

La réponse est bien simple :  C’est le phénomène du junket.

Mon cours de journalisme d’hier soir devait porter sur la rédaction de critique culturelle mais finalement, on a eu droit à un exposé fort intéressant, vindicatif et drôle où on nous a dit que les critiques culturels étaient tous une bande de vendus.

Je savais que le phénomène existait mais de pouvoir mettre un mot ou une expression dessus est toujours un réel plaisir pour moi et je me devais de partager ça avec vous.

Qu’est-ce que le junket?

Je n’ai pas trouvé de définition exacte donc je vais y aller avec ma propre interprétation. Un junket, c’est lorsqu’on invite un critique culturel à un événement et qu’on s’assure de bien le gâter. Pour une première de film à l’étranger, par exemple, on lui offrira le billet d’avion, l’hôtel, les repas et des soirées mondaines à profusion où il sera traité aux petits oignons. Le critique, pas plus fou qu’un autre, rédigera donc une chronique positive question de continuer à être invité dans ce type d’événement.

Un critique qui rédigerait une chronique négative suite à un junket sera mis sur une liste noire, ce qui rendra son métier beaucoup plus difficile et moins mondain.

Et moi, dans tout ça?

Il est clair que je crèverais de faim comme chroniqueuse culturelle. J’aurais de la difficulté à apposer ma signature au bas d’un article où j’aurais encensé quelque chose que j’ai trouvé foncièrement mauvais.

Je pense que le junket est à l’origine de la perte de crédibilité grandissante qui touche les critiques en général. C’est normal quand on sait que ceux qui donnent vraiment leur opinion sont ceux qui se font tasser.

Sur ce blogue, j’ai fait des tentatives de critiques sur des pièces de théâtre ou des spectacles de danse où j’ai été conviée. (Je dis tentative parce que je sais que ce n’est pas parfait.) On m’offre parfois des billets gratuitement en échange d’un texte ici. Je pense je sais que j’ai toujours été intègre. Quand je n’ai pas apprécié, je l’ai dit. Je trouve simplement que ce n’est pas nécessaire non plus d’utiliser des qualificatifs trop négatifs pour rien. Le « public » est capable de se faire une opinion par lui-même.

Ceci étant dit, ça me fera tout de même plaisir si vous voulez m’inviter dans un junket. J’aime bien les crudités, les sandwiches pas de croûte, les petites bouchées et l’alcool gratuit. Votre produit est mieux d’être intéressant, par exemple. ;)

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Ces jeunes recrues qui manquent de jugement

Par Noisette Sociale, 17 mars 2009 11:38

Hier soir, comme à mon habitude, je regardais mon cher Téléjournal.

À un certain moment dans le bulletin, mon beau Patrice Roy annonce pompeusement que Radio-Canada a appris que « des corps policiers sont insatisfaits des recrues qu’ils embauchent. »

On retrouve la nouvelle ici et je vous soumets le meilleur extrait:

Malgré cette formation, plusieurs corps de police de la province notent que certaines recrues éprouvent des problèmes d’attitude et de jugement et qu’elles ont de la difficulté à gérer leur stress. Certains services de police déplorent également que leurs nouveaux employés discutent les ordres qui leur sont donnés.

Devant ce constat, l’École nationale de police a décidé de réviser l’ensemble de ses critères de sélection, qui se basent principalement sur la qualité du dossier académique.

C’est le genre de nouvelle qui m’enrage et dont je me délecte tout à la fois.

Ça fait assez longtemps que je le dis!

Avez-vous idée du nombre de fois où j’ai eu des débats à ce sujet-là avec des gens qui m’obstinaient que le système de sélection des nouvelles recrues était sans faille?

Et du nombre de fois où j’ai dit qu’il fallait vraiment être sans-dessin pour croire que le fait d’avoir des bonnes notes et une bonne forme physique était suffisant pour être considéré comme une bonne recrue?

Puis dans la police, ils viennent d’allumer… Bravo, je vous félicite.

J’écoutais l’entrevue hier avec un des représentants d’un corps policier quelconque où il avançait qu’il serait peut-être pertinent de faire passer des tests psychologiques aux aspirants policiers.

Laissez-moi vous parler de quelques jeunes recrues avec qui j’ai été en contact.

Tout d’abord, je suis allée dans un cégep où on offrait le programme de techniques policières.

C’était si beau de voir ces jeunes coqs se pavaner avec leur manteau de la technique, monopoliser une table à la cafétéria et organiser des courses de téléavertisseurs. Oui oui, dans le sens d’enligner des téléavertisseurs en mode vibration et de s’appeler soi-même le plus souvent possible jusqu’à ce que son bidule se rende à la ligne d’arrivée. Avec le temps, les téléavertisseurs ont été remplacés par des téléphones cellulaires.

À ma connaissance, seuls les étudiants de cette technique étaient adeptes de telles conneries. Évidemment, il ne faut pas tous les mettre dans le même panier. Il y en avait d’autres qui avaient un profil plus bas ou, je l’espère pour eux, des intérêts plus édifiants. J’aurais bien aimé les remarquer.

Et puis, par le biais d’un ex, j’ai un jour fait la connaissance d’un étudiant qui était dans le programme de techniques policières. Il est policier aujourd’hui.

Le genre de gars que je méprise. Un trou de cul. Un vrai player avec de l’attitude. Il sentait tellement le player à des kilomètres à la ronde que je trouve décourageant qu’il ait été capable de briser des coeurs. (Message aux filles concernées : Come on!!!)

Un jour, en essayant de masquer mon mépris, je lui demande pour quelles raisons il avait envie de devenir policier.

Voilà ce qu’il m’avait répondu le plus sérieusement et sincèrement du monde :

  1. Pour pouvoir se pogner plus de chicks… parce que les chicks aiment ça les gars en uniforme
  2. Parce que c’est hot d’être en uniforme
  3. Pour faire de l’attitude
  4. Pour faire chier les osties de manifestants à marde
  5. Pour pogner les osties de « potteux » au métro Berri-UQÀM
  6. Ainsi que les osties d’hippies qui vont au dimanche des tams tams au pied du Mont-Royal
  7. Ainsi que pour éventuellement venir me faire chier

Comme quoi être en forme et avoir des bonnes notes n’empêche pas d’être un pas pire moron.

J’aurais le goût aussi de vous raconter la fois où j’étais vraiment en tabarnak alors que je sortais avec un autre ex (décidément) qui avait un ami jeune policier… et où ce même ami avait apporté un bon lot de speed et d’ecstacy dans un party… stock qu’il avait pris au sein des saisies. Et il s’en vantait.

Bon.

Encore une fois, j’insiste sur le fait que je ne veux pas mettre tous les policiers dans le même panier. Mais à mon avis, ceci démontre bien la lacune dans la formation et le recrutement des jeunes policiers.

Les deux cas particuliers dont je vous parle, ça se voyait au premier coup d’oeil, pour n’importe qui ayant un peu de jugement, que ces gens-là n’avaient pas leur place au sein d’un corps de police. Mais quand tu te fies uniquement au dossier académique pour recruter, ce n’est pas étonnant qu’ils aient été sélectionnés.

J’espère sincèrement qu’on va s’atteler rapidement à modifier les critères de sélection. Parce que moi, ça m’inquiète de savoir que des jeunes cons comme les exmples que j’ai illustrés plus hauts ont un tel pouvoir sur les concitoyens.

D’après moi, y’en a là-dedans qui ont eu pas mal de fun dimanche après-midi

J’ai parlé trop vite

Par Noisette Sociale, 2 mars 2009 13:48

Je me rappelle la dernière journée de ma dernière session de cégep.

Je m’éloignai à pied de la bâtisse… Il n’y avait personne à des mètres à la ronde.

Et je m’exclamai telle une Homer Simpson : « Salut, bande de caves! »

C’est avec un sourire quasi-épais que je m’en allai gaiement en me disant que plus jamais, je ne remettrais les pieds dans un de ces cégeps de merde où je m’étais tant fait chier.

Erreur!

À ce moment-là, je me disais que mon avenir était assuré. J’avais été engagée par un employeur qui m’inspirait beaucoup de respect. (C’est encore le cas.) Je faisais un pas pire salaire pour la scolarité que j’avais et je voyais les possibilités d’avancement miroiter…

Et arriva la récession.

Et arriva également le constat que je stagnerais rapidement. J’ai bien eu un peu d’avancement depuis mon embauche mais j’ai bien vu que sans spécialisation, je n’irais pas bien loin.

Il y a eu ce billet en novembre. Ensuite les vacances de Noël. Ensuite le retour au travail qui était rendu un peu moins pénible par la pause qui m’avait été accordée. Et de nouveau le constat.

J’en ai plein le cul de faire ce que je fais. Je m’emmerde comme c’est pas possible.

Ce n’est pas l’employeur, le problème… mais bien le poste que j’occupe.

J’ai commencé à réfléchir… Puis à m’en faire, puis à capoter, puis à revenir à l’éternelle question: « Mais que vais-je donc faire de ma vie? »

Ceux qui me connaissent savent que j’ai dû changer d’idée sur mon plan de carrière au moins 25 fois.

Il y a quelques semaines, la campagne « Tout pour réussir » a repris d’assaut nos écrans de télévision.

Je faisais partie du public cible.

Dans une des pubs, on nous pose la question: « As-tu pensé à être technicien ou technicienne web? »

Et là, j’ai senti qu’on s’adressait à moi. Je ne savais pas ce que ce titre impliquait exactement mais ça me parlait. J’en également parlé toute la journée à ce pauvre Détracteur qui n’en revenait pas de me voir aussi enthousiaste pour quelque chose qui ne me disait rien encore la veille.

J’ai lu sur le sujet et j’ai d’abord voulu m’inscrire au DEP en soutien informatique. Le programme était plus que pertinent et pourrait m’amener vers ça. Mais en lisant plus en profondeur, je me suis rendue compte que le DEP en soutien informatique à lui tout seul ne me mènerait pas bien loin… qu’il faudrait que je fasse ensuite la technique en informatique pour avoir quelque chose de solide.

C’est ainsi que la semaine passée, j’ai rempli, pour la deuxième fois de ma vie, une demande d’admission au SRAM mais cette fois-ci, pour le programme « Techniques de l’informatique, profil gestion de réseaux informatiques. »

Je m’étais dit que j’attendrais ma réponse avant de vous en parler mais je suis trop énervée! J’ai pensé qu’en l’écrivant ici, je me calmerais peut-être un peu.

Je n’ai jamais été aussi certaine de mon choix.

J’espère vivement être acceptée. (Ma petite voix intérieure me dit que mon admission est pas mal assurée mais on ne sait jamais…)

J’ai fait ma demande pour la session d’automne alors je n’aurai pas le choix de me calmer d’ici là. Pour le moment, j’attends des nouvelles de mon employeur à savoir si mon contrat sera reconduit ou non en date du 31 mars… Et tout dépendant de la réponse, il faudra que je commence à magasiner les « jobs de survie ».

Je me croise les doigts…

Puis en conclusion, juste de même…

Je me demandais…

Selon vous, à partir de quel âge on est trop vieux pour travailler dans un Couche-Tard? :-P

Les vraies affaires

Par Noisette Sociale, 6 février 2009 11:28

Je suis tombée sur quelque chose aujourd’hui qui m’a menée à une réflexion…

C’est moi ou…

Plus quelqu’un prétend qu’il va parler des « vraies affaires », plus ce quelqu’un a tendance à se vautrer dans des gros préjugés sales?

Qu’on parle d’animateurs de radio-poubelle, d’un simili-journal à vocation contestataire ou de blogues trash, disons que la rigueur intellectuelle est rarement au rendez-vous. (En disant « rarement », je me trouve généreuse par ailleurs.)

Pour ceux qui me dirons d’écouter, de voir ou de lire ailleurs… Je vous répondrai que pour critiquer avec le moindrement de rigueur intellectuelle, il faut d’abord savoir de quoi l’on parle.

Thème Panorama par Themocracy