Catégorie : Musique

Brève de bonheur (2)

Par Noisette Sociale, 24 août 2010 14:12

Un jeune homme barbu qui sait jouer toutes les tounes de Mario Bros à l’accordéon un lundi soir au métro Sherbrooke.

Je ne sais pas pour vous mais moi, ça me met toujours de bonne humeur. :)

Merci, Alain Lefèvre

Par Noisette Sociale, 30 juin 2010 12:39

Ce matin, une copine a posté un lien sur Facebook qui menait au plus récent article de Richard Martineau intitulé « La deuxième mort d’André Mathieu« .

Extrait (en parlant d’Alain Lefèvre) :

« Mais il y a deux semaines, quand je l’ai rencontré chez des amis communs, Alain avait l’air abattu.

«Ils m’ont eu, m’a-t-il lancé, la voix éteinte. J’arrête de parler d’André Mathieu, je tourne la page, ils ont gagné…»

Quelques jours plus tard, il répétait la même chose à Michelle Coudé-Lord : «C’est fini, je ne suis plus capable…»

Après des années à porter l’oeuvre d’André Mathieu à bout de bras, des années à travailler d’arrache-pied pour tirer ce compositeur de l’oubli et lui redonner la place qu’il mérite, nous le redonner À NOUS, Lefèvre déclare forfait.

Il est écoeuré de se faire dire qu’il se fait du capital sur le dos de Mathieu, qu’il radote, qu’il nage en plein délire, qu’il tente de faire passer un pianiste mineur (pour ne pas dire minable) pour un génie incompris… »

Inutile de vous dire que j’ai eu le coeur serré en lisant ce passage en particulier et que la révolte s’est installée tranquillement dans tout mon être.

escalier-piano-66J’ai déjà mentionné (ici et ici) tout l’amour que j’éprouve envers le compositeur André Mathieu et j’aimerais redire ici que cet amour, je le dois tout d’abord à Alain Lefèvre qui s’est battu pendant très longtemps pour nous le faire connaître à sa juste valeur.

Sans le combat d’Alain Lefèvre, l’oeuvre d’André Mathieu ne se promènerait pas un peu partout à travers le monde actuellement, je n’aurais jamais pris connaissance de son existence et probablement que plusieurs d’entre vous non plus.

Vous savez ce qui joue en boucle dans mon iPod ces jours-ci? La bande sonore du film l’Enfant prodige qui porte justement sur la vie d’André Mathieu.

Je prends la peine de le répéter encore aujourd’hui parce que c’est important. Parce que je suis extrêmement reconnaissante. Parce que je pense que c’est plus que pertinent de nous rappeler que la musique classique, ça fait aussi partie de notre culture et de notre Histoire.

Je suis fâchée aujourd’hui parce que le traitement qu’on réserve actuellement à Alain Lefèvre, tel que rapporté par Richard Martineau, c’est non seulement ingrat mais c’est méprisable au plus haut point.

J’ose espérer qu’un jour, nous aurons du respect pour ceux qui se battent quotidiennement pour nous rendre moins ignorants.

Merci Alain Lefèvre. Je souhaite sincèrement que ce découragement sera passager et que la cause triomphera des mauvais esprits.

p.s. : Sur une note plus joyeuse, Alain, si vous tombez sur ce billet par la magie de Google, sachez que ce serait un grand honneur de pouvoir vous dire un « merci » des plus sincères en personne pour tout ce que vous avez fait. L’impact est plus grand que vous ne pourriez le croire.

p.s.2 : Ben quoi? Une fille s’essaie. ;)

Je veux plus de concerts à la SRC!

Par Noisette Sociale, 11 mai 2010 12:11

Hier soir, à 21h, Radio-Canada diffusait un spectacle de l‘OSM avec Alain Lefèvre où on interprétait le 4e concerto d’André Mathieu.

C’était sublime.

J’étais bien calée dans mon « la-z-boy » et à certains moments, j’avais les yeux grands ouverts et à d’autres, je fermais les yeux et je me berçais doucement au rythme de la musique. J’ai même surpris une larme rebelle vers la fin.

C’était beau. C’était magnifique. C’était parfait.

Je me sentais choyée de pouvoir assister à ce grand moment musical sans avoir à bouger de mon salon.

J’avais regardé le magnifique documentaire réalisé par Manon Brisebois la semaine précédente à la même heure qui portait un peu sur le film de Luc Dionne, un peu sur Alain Lefèvre qui s’est battu pendant si longtemps pour faire reconnaître ce grand compositeur québécois qu’est André Mathieu, et beaucoup sur André Mathieu lui-même.

Au cours de la fin de semaine, je m’étais précipitée chez un disquaire pour me procurer la bande sonore du film et un autre CD d’Alain Lefèvre qui interprétait d’autres oeuvres d’André Mathieu.

Je suis tombée en amour.

Tout ça grâce à Radio-Canada qui a décidé de consacrer deux heures de sa programmation, réparties en deux semaines différentes, à André Mathieu.

Hier soir, à la fin du concert, je criais dans mon salon : « Mais encore! J’en veux d’autres! Je veux d’autres concerts classiques! C’est fabuleux! Pourquoi on ne voit pas ça plus souvent? C’est comme ça qu’on rend accessible de telles oeuvres! »

Oui, je sais, il y avait trop de points d’exclamation dans mon propos. ;)

Le Détracteur m’a répondu que c’était à ça que ça servait, avant, les Beaux Dimanches. Qu’il regardait souvent ça en famille à l’époque et qu’il avait découvert plein de trucs grâce à ça.

Moi, je n’ai pas connu les Beaux Dimanches. C’est pas le genre de truc que mes parents aimaient regarder à la télé.

Et là, trop enthousiaste, je lui demandais : « Des trucs comme quoi? Des concerts classiques? De l’opéra? Du théâtre? »

Et il me répondait : « Oui, oui, tout ça et encore plus! »

Mais mais mais mais mais…

POURQUOI AVOIR COUPÉ ÇA? BORDEL!

On ne pense jamais à moi quand on revoit les stratégies de programmation. C’est pas pour être paranoïaque là mais… ;)

Moi ça ne me dérange pas. Si ce n’est pas le dimanche, ça pourra être le lundi. Je suis très accommodante.

J’exige d’autres moments télévisuels magiques comme celui que j’ai vécu hier soir.

En attendant, je vais aller voir combien ça me coûterait, un abonnement à l’OSM.

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Pour ceux qui voudraient entendre le sublime concerto qui a été diffusé hier soir, suivez le lien. :)

Constat éclair (14)

Par Noisette Sociale, 8 février 2010 21:25

Ça doit vraiment être ingrat d’être Mick Mars.

De Mötley et de Super Bowl

Tu sais que tu t’en vas voir un show rock quand tu arrives sur place et que, pendant que tu attends plus ou moins patiemment en file à l’extérieur pour entrer (je me demande d’ailleurs si les fouilles corporelles sont aussi poussées et méthodiques quand il s’agit d’un concert pop), tu vois plusieurs personnes qui sirotent une grosse canette de bière camouflée dans un sac de papier.

Tu sais que tu t’en vas voir un show de Mötley Crüe quand tu croises dans le centre Bell:

  • trop de filles de tous les âges et de toutes les proportions qui portent des leggings à motif léopard
  • des manteaux en jeans à profusion avec une grosse patch dans le dos
  • un gars qui porte la grosse barbe, un chapeau de police et une perruque fuchsia pas mal intense (J’ai même vu des gens lui demander d’être pris en photo avec, ce qui était pas mal épique)

Vendredi soir, c’était un moment que j’attendais depuis des mois, billets achetés en pré-vente oblige. Je n’ai pas été déçue.

Airbourne a ouvert la soirée en force avec 30 minutes de riffs intenses. J’ai toujours critiqué la formation à l’effet qu’elle faisait plus que s’inspirer d’AC/DC pour leurs morceaux mais il faut croire qu’ils ont du talent parce que j’ai quand même acheté leur album il y a un an de ça et je n’ai pas pu m’empêcher de me tortiller comme une folle pendant leur performance. Pour citer une vieille connaissance : « Le chanteur, c’t'un malade mentaaaaaaaaaaaaaaaaal. » Effectivement. C’était définitivement un cas de « spring dans l’cul ».

deadofwintertourJe ne saurais trop vous parler du Joe Perry Project qui a suivi parce que ça ne m’intéressait pas outre mesure et c’est le moment que j’avais prévu pour aller m’acheter un t-shirt officiel de tournée, boire une bière diluée à 10$ et aller visiter les salles de bains du centre Bell. J’ai quand même entendu à partir du couloir quelques chansons et ce n’était rien pour m’impressionner. Ils ont terminé leur show avec une toune quelconque d’Aerosmith.

Ayant fait le plein de bière et d’énergie, j’étais prête pour mon groupe fétiche. Ils ont entamé leur prestation avec « Live Wire », une de mes favorites. Bah, ils ont joué toutes mes favorites en réalité. Dr Feelgood, Saints of Los Angeles, Looks that kill, Wild side, Shout at the devil, Don’t go away mad, Primal Scream, etc.

Ils ont fait aussi « Motherfucker of the year », tirée du dernier album. Le dude à côté de moi ne la connaissait visiblement pas et pendant un moment, j’ai été fâchée de constater que je n’étais pas à côté d’un vrai fan. Ce commentaire à part, je n’ai pas trouvé que c’était un choix très judicieux car il y a des pièces plus fortes que celle-là sur le dernier album.

Girls, girls, girls, je ne comprendrai jamais l’engouement… mais j’y ai pris tout de même plaisir.

Il y a eu un rappel de deux chansons. La première était « Home Sweet Home ». Je n’ai pas trop compris non plus mais j’imagine que ça devait être concept étant donné qu’ils terminaient la tournée à Montréal. À part pour le concept, je trouvais ça moyen comme choix de toune de rappel.

Autres observations en vrac :

- Tommy Lee qui sort de son drum pour aller parler à la foule, c’est toujours un succès instantané. Les cris de fillettes étaient au rendez-vous (et je passe par-dessus mon orgueil pour vous avouer que j’en étais aussi) et pendant son cabotinage, il a passé une bouteille de Jagermeister pour les gens au parterre. Classique. J’ai noté l’absence de la traditionnelle « titty cam ». C’était bien correct comme ça aussi.

- Nikki Sixx n’a vraiment pas besoin de faire grand chose pour nous faire crier comme des fillettes. Il n’avait qu’à lever les bras dans les airs pour que le public féminin soit conquis. J’étais d’ailleurs très heureuse de l’avoir pendant presque toute la durée du spectacle sur mon côté de la scène.

- Ça n’aurait pas été un show de Mötley s’il n’y avait pas eu toutes ces explosions et ce feu pendant les chansons. C’était complètement malade mental. Même si je sursautais à chaque souffle d’explosion. ;)

- Je ne peux pas parler pour l’ensemble des fans mais personnellement, j’ai un rapport très mitigé avec le chanteur Vince Neil. Je le trouve bon sur les albums mais je trouve qu’autrement, le personnage est pathétique. Il a fait chanter la foule trop souvent à mon goût, n’a plus de voix, n’est pas capable de faire les aigües, a un look ridicule… mais en même temps, ça ne serait tellement pas pareil si on le remplaçait. Sa performance n’a pourtant pas entaché le reste parce que j’ai toujours eu l’impression que sa fonction principale était qu’on se foute de sa gueule. (C’est pas très gentil mais c’est ça quand même.)

- Mick Mars a toujours un rôle aussi ingrat. Il a beau faire des solos de guitare de la mort, ce n’est pas lui que les gens viennent voir en majorité.

- Mention spéciale à la prière de Nikki Sixx pour souhaiter que les membres ne s’entretuent pas d’ici à la prochaine tournée parce que ça serait dont plaisant qu’ils puissent faire une tournée l’an prochain pour fêter les 30 ans du groupe.

En conclusion, j’ai passé une excellente soirée et je plane encore sur l’adrénaline de vendredi soir. Juste à raconter ça à mes collègues de travail, je me sens en feu. Il faudra par contre que j’apprenne à ne pas répéter dix fois d’affilée, droguée par l’enthousiasme : « C’était ben trop écoeurant… Je te jure, c’était é-coeu-rant. »

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Il y avait aussi le Super Bowl hier soir et je ne me suis pas permis de manquer ça, même si je ne connaissais aucune des équipes en compétition. J’ai décidé de prendre pour les Saints, me disant que le Médiateur Farceur avait probablement une bonne raison de prendre pour eux… et j’ai été bien contente de gagner. HA HA HA

Là, ce sont les vrais fans de football qui doivent me faire de gros yeux mais que voulez-vous, c’est comme ça.

Le Super Bowl, c’est quelque chose de sacré pour moi parce que ça réfère à mon enfance où j’en profitais pour passer toute une journée de complicité avec mon paternel, entourée de bols de chips, d’ailes de poulet, de sous-marins, de chocolat, de bonbons, de boissons gazeuses et de pop corn. (Oh non, mon père, même seul, ne prenait pas ça à la légère!)

Le football est d’ailleurs le seul sport qui ne m’emmerde pas (à l’exception du kin-ball mais ça, je préfère y jouer) et que je pourrais regarder religieusement si seulement je suivais le calendrier de la saison et les horaires des matches télévisés.

Mention spéciale à l’échappée spectaculaire du joueur des Saints (dont j’ignore le nom, évidemment) qui avait le champ libre pour traverser tout le terrain et faire un touché hier soir… J’en avais encore des frissons en prenant ma douche ce matin.

Critique éclair (2)

Par Noisette Sociale, 16 septembre 2009 07:21

megadeth-endgame1Le nouvel album de Megadeth…

Il torche des culs solide dès la première écoute! \m/

Hier, j’ai eu l’occasion de me baigner dans un flot de solos de guitare hallucinants… et je vais recommencer au moins 10 fois d’ici le reste de la semaine.

Un gros merci à l’Amoureux qui est allé me l’acheter hier sur son heure de lunch pour me faire une belle surprise. :)

Et vive Dave Mustaine!

Ah, la rentrée!

Par Noisette Sociale, 28 août 2009 13:52

J’espère que vous me pardonnez de vous négliger aussi grossièrement… et je le dis autant pour les lecteurs inconnus que pour ceux que je connais dans la vraie vie… J’ai été complètement absente, ici comme ailleurs, ces 7 derniers jours.

Le Détracteur vous a raconté un peu notre fin de semaine débile au camping métal. Je ne m’étendrai pas là-dessus car je sais que ça ne vous intéresse pas pour la plupart. Disons simplement que c’était riche en rebondissement, pauvre en heures de sommeil et que j’ai eu l’occasion de fraterniser avec un Snake de Voivod complètement saoul mais combien hilarant et sympathique.

Donc, c’était la rentrée scolaire pour moi et mes camarades le 24 août dernier. Ça m’a tenue assez occupée, c’est le cas de le dire. Tous les « classiques » étaient là :

  • fournitures_scolairesAhhhhh, le plaisir de faire une file interminable pour entrer à la COOP et me rendre compte que la moitié des livres nécessaires à mon bon fonctionnement sont évidemment en rupture de stock. C’est très pratique quand on a déjà un devoir à remettre mardi qui nécessite un des livres manquants qui ne sera pas arrivé avant la semaine prochaine ou peut-être même celle d’après. (Moi ça me sidère qu’après toutes ces années, ça reste encore un classique de la rentrée.)
  • Une autre file interminable pour faire sa carte d’autobus avec photo pour les étudiants et voir la moitié se faire revirer de bord en &!@?% parce qu’ils n’avaient pas les documents nécessaires pour faire la carte. (Ceci étant dit, je suis très contente de pouvoir recommencer à bénéficier du tarif réduit pour le transport en commun pour au moins les 2 années à venir.)
  • Me rendre compte que j’ai trois occasions assez limitées pour récupérer mon agenda sinon pow pow t’es mort. (Mais je l’ai eu. Mwahahahahaha.)
  • Courailler chez Bureau en Gros, Zellers et compagnie pour me procurer un superbe sac à dos et la papeterie nécessaire pour passer au travers de ma session (mais ça, j’ai quand même aimé ça)

Bon, outre ce chiâlage qui revient à chaque année, je sors plutôt positive de ma première semaine d’école dans mon programme d’informatique.

Tout d’abord, il appert que nous sommes finalement deux filles dans tout le programme. C’est quand même une de plus de ce qui était prévu au départ! Il y en a même une des deux qui porte le hijab… et je vous laisse deviner laquelle :-P (Ceci dit en tout respect.)

(Parenthèse : Je me permets de pondre un billet long pour mes archives personnelles.)

Pour vous donner une idée (au cas où il y en aurait que ça intéresserait), voici la liste de mes cours pour cette session-ci :

  1. Introduction aux concepts de la programmation structurée (6h)

    Ce cours sera l’un des plus importants du programme car il est à la base d’à peu près tous les autres cours. Je sais déjà que j’y mettrai beaucoup d’énergie pour bien le comprendre. En gros, on va voir les bases de la programmation structurée à partir du langage de programmation PASCAL dans l’environnement DELPHI. Je sais que ce n’est apparemment pas ce qui est utilisé sur le marché du travail mais il semblerait que c’est la méthode la plus simple à apprendre pour débuter et qu’en maîtrisant celle-là, il est beaucoup plus facile d’apprendre les autres langages ensuite. C’est encore du Chinois pour moi au moment où on se parle mais j’ai déjà bien hâte de me plonger là-dedans. J’espère que je vais aimer ça…

  2. Introduction aux systèmes d’exploitation (6h)

    Ah! Voilà qui ne sera pas tout à fait facile au premier abord mais qui sera utile autant pour mon programme, pour ma carrière future et pour la vie de tous les jours. Nous allons étudier en profondeur l’environnement d’un système d’exploitation Windows et de Linux (dans l’environnement Fedora, je crois). Je vais apprendre à faire des commandes précises et plein d’autres trucs d’un domaine que j’ignore encore tout à fait. C’est le premier cours d’une série alors ça risque d’être important. Par contre, je suis un peu déçue d’apprendre qu’on ne verra pas l’environnement Mac. Je sais bien que la plupart des réseaux sont gérés dans l’environnement Windows ou Linux mais quand même…

  3. Introduction aux fonctions de travail de l’informatique (3h)

    Je pense que je vais beaucoup aimer ce cours car il a un petit quelque chose des sciences humaines. Je n’ai jamais eu la chance dans mon parcours scolaire d’avoir un cours qui ressemblait à « Ã‰ducation aux choix de carrière » ou autres trucs du genre et pourtant, c’est tellement important! Ce cours va contribuer à combler une lacune en ce domaine puisqu’il sert à explorer les différentes fonctions qu’on pourra occuper sur le marché du travail quand nous aurons complété notre DEC en informatique. Nous étudierons également les différentes lois qui régissent les nouvelles technologies, le code d’éthique, etc. J’aime.

  4. Mathématiques appliquées à l’informatique (5h)

    CALCULATRICE1J’ai eu une vision d’horreur quand mes yeux ont lu ça sur mon horaire. J’ai déjà eu des mathématiques par le passé au collégial et ça ne s’était pas très bien passé. Pourtant, à l’école secondaire, je pétais des 95% et plus dans cette matière, les doigts dans le nez. Et justement, l’école secondaire, ça fait plus de 6 ans que j’en suis sortie alors ça remonte à loin. Quoiqu’il en soit, les 2 premiers cours se sont bien déroulés. J’ai appris entre autres à convertir des nombres usuels (soit en base 10) en binaires. Je suppose que ça va servir plus tard… Sinon, on a revu des bases mathématiques, surtout ce qui touchait les règles des exposants. Je me croise les doigts pour que ça aille bien.

  5. Recherche d’information (3h)

    Un autre type de cours « sciences humaines ». Le livre demandé pour ce cours est d’ailleurs le même qui était demandé au sein du programme de sciences humaines, soit le fameux livre de méthodologie de Bernard Dionne. (Sauf que moi j’ai la 3e édition et le reste du monde en est rendu à la 5e édition… ce qui ne me rajeunit point.) Si j’ai bien compris, le cours consiste à nous apprendre comment bien rechercher de l’information, surtout sur Internet, comment savoir si elle est fiable, etc. Nous aurons entre autres à produire un exposé oral lié à un travail de recherche sur un sujet de notre choix. J’adore, surtout que j’ai déjà trouvé mon coéquipier.

Je me trouve avantagée par rapport à mes collègues d’avoir seulement 5 cours pour ma première session. J’avais pratiquement tout fait mes cours généraux par le passé alors c’est ce qui explique que j’ai « seulement » 23h de cours plutôt que les 29 ou 30h prévus. Ça m’a grandement facilité la tâche pour ce qui a été de négocier mon horaire de travail avec mon employeur actuel.

J’ai remarqué aussi que j’avais mes cours toujours avec les mêmes étudiants. Je ne sais pas encore si c’est un avantage ou un inconvénient car je les connais encore très peu. Par contre, j’ai déjà identifié un petit groupuscule constitué de gens probablement très sympathiques mais qui sont incapables de ne pas être bruyants durant les cours alors je m’assois loin d’eux dans les locaux pour maintenir ma concentration.

J’en aurais tellement à dire mais je sens que j’en ai déjà perdu plusieurs alors ça ira peut-être dans un autre billet.

Au plaisir et bonne rentrée à tous ceux et celles qui sont concernés, profs comme étudiants!

Constat éclair (4)

Par Noisette Sociale, 21 août 2009 08:41

À tous les matins, dans le métro, j’ai mon iPod qui crache de la musique à plein volume dans mes oreilles.

À tous les matins, je ne peux m’empêcher de me faire aller la jambe, la tête, de faire du lip synch et du air guitar au son de la musique que j’écoute, telle une rockstar.

D’après moi, à ce rythme-là, mes jours sont comptés avant que je ne me ramasse sur YouTube sans mon consentement. :-P

Mais comment faire autrement quand on écoute ça :

Versailles et le visual kei

Par Noisette Sociale, 6 août 2009 11:43

Versailles

Mardi soir, mon frère a eu la bonne idée de venir chez moi pour me changer les idées un peu. (Il a en effet monologué pendant plus de deux heures mais je ne lui en tiens pas rigueur parce que je n’avais franchement rien à dire au départ et puis, il m’a appris un paquet de choses très intéressantes.)

Je disais donc. Mon frère m’a fait découvrir un univers qui m’était tout à fait inconnu jusqu’alors et m’a donné le goût d’en savoir d’avantage.

Il faut savoir que je magasine les passe-temps, voire même les passions, avec autant d’ouverture d’esprit que possible. Jadis, j’avais une fermeture d’esprit à faire enrager n’importe quelle bonne âme et le bon sens a fini par me faire entendre raison.

Mon frère est débarqué chez moi avec un paquet de CDs et de DVDs dont je n’ai pas pu évidemment profiter en entier.

Il commence à me montrer le livret d’un album d’un groupe de musique répondant au nom de Versailles. C’est eux que vous voyez sur la photo qui orne ce billet. Il me lance avec un regard taquin : « Check les belles filles! »

Il y avait anguille sous roche, je le sentais.

Moi: « Hum hum. »

Lui : « Pwahahahahaha. Ben non, c’est des gars. Ils font partie d’un mouvement qui s’appelle le visual kei, au Japon. »

J’ai tout de suite vu un lien avec Mötley Crüe, mon groupe fétiche, au grand dam de mon frère qui les exècre au possible. N’empêche qu’en faisant des recherches, j’ai appris que le groupe X-Japan était généralement reconnu comme étant à la base du mouvement et eux même se sont effectivement inspirés de groupes comme Mötley Crüe pour le visuel et même, au niveau de la musique. J’adore.

Par contre, Mötley Crüe ne ressemblait pas vraiment à des filles, ça tenait plutôt de la caricature. J’ai commencé à m’interroger à savoir pourquoi un groupe comme Versailles, constitué de gars, pouvait vouloir tant transpirer la féminité. Pas que ça me dérangeait, au contraire, c’est le genre de choses qui m’accrochent quasi-instantanément…

Et là, il a commencé à m’expliquer qu’au Japon et dans la culture visual kei en particulier, on met beaucoup d’emphase sur la beauté, l’élégance, la grâce, l’harmonie… et par ricochet, la féminité. Et que si on pousse le tout à l’extrême, ça peut donner des choses comme ça :

Versailles2

En tout cas, je ne m’éterniserai pas sur le sujet parce que ça serait inutile mais j’avais envie de partager avec vous une très belle découverte. Le visual kei me touche autant au niveau visuel qu’au niveau de la musique, avec ses influences un peu punk, un peu métal, un peu glam, un peu rock…

Dans le cas de Versailles, je vais certainement pousser plus loin parce que c’est vraiment très bon pour ce que j’en ai entendu. Si vous voulez avoir une bonne idée de ce qu’ils font, je vous propose le clip suivant. Du bon speed metal avec des passes de mélodique avec une belle voix.  Seulement, je vous suggère de l’avancer à 1 min. 31 sec., question de vous éviter la longue intro en japonais.

En terminant, plus je m’informe sur le sujet et plus je découvre des bands, plus je me dis que je vais être effectivement dûe pour aller faire un tour au quartier chinois avec mon frérot.

Enjoy!

Je ne connais pas James Blunt mais…

Par Noisette Sociale, 24 juillet 2009 11:14

villagegaiIl y a une femme que je croise souvent à la sortie du métro Beaudry. Peut-être l’avez-vous déjà aperçue…

Elle est peut-être dans la quarantaine, la cinquantaine… ou même dans la soixantaine. Allez savoir. Déjà que je ne suis pas bonne pour estimer l’âge des gens, c’est encore moins évident quand je suis face à des gens qui sont visiblement dans la misère profonde.

Elle est grasse, elle parle mal anglais, elle a l’air sale et ses dents font peur. Je sais que c’est loin d’être élogieux comme description mais il faut que vous sachiez que malgré tout, elle est absolument attachante.

Ça a commencé peu après qu’on ait remis la rue Ste-Catherine piétonne. Je la voyais de loin mais sans plus.

Puis un jour, à ma sortie du Tim Hortons, elle m’attendait. Bon, peut-être qu’elle ne m’attendait pas moi, personnellement, mais vous comprenez ce que je veux dire. Elle avait vraiment l’air d’avoir faim. Si vous l’aviez vue, vous auriez compris que des gens comme ça, ça ne joue pas la comédie. Ses yeux suppliants… C’est tellement venu me chercher.

Je me fais violence normalement pour ne pas leur donner de l’argent ou pire, pour faire semblant de ne pas les voir. Mais dans tous les cas, ça me brise le coeur.

Je n’ai pas pu résister. Je n’avais pas de petite monnaie alors je lui avais donné un billet de 5$. Je savais qu’elle le prendrait pour manger mais je me disais en moi-même que quand même bien qu’elle irait s’acheter de la drogue avec, c’était certainement pas moi qui allait la juger pour ça. (Faudrait d’ailleurs que je vous raconte un jour à quel point ça me fait chier tous ces biens-pensants qui méprisent le pauvre monde qui ont des problèmes de consommation alors que ces biens-pensants n’ont probablement aucune notion de ce que c’est que d’en arracher dans la vie.)

J’ai rarement vu autant de reconnaissance dans les yeux de quelqu’un que cette fois-là. J’avais moi aussi le sourire fendu jusqu’aux oreilles malgré les « God bless you » qui m’inondaient.

Je m’égare.

Tout ça pour dire que ça fait quelques fois que je la vois et que je lui parle plus à chaque fois.

Ce matin, je suis arrivée en retard au boulot parce que j’ai décidé de prendre un peu de temps pour lui parler. C’était peut-être égoïste parce que souvent, on veut leur parler pour leur faire du bien mais dans le fond, on se fait du bien à nous -même. (Quoique en ce moment, j’ai tellement le coeur serré que je ne suis pas sûre que je me suis fait du bien mais ça, j’imagine que c’est aussi une autre histoire.)

Je ne connais pas son nom mais j’ai appris celui de James Blunt. Selon lui, il semblerait que je devais être la dernière personne sur Terre à ne pas connaître son nom mais bien franchement, ça m’importe peu.

Elle m’a demandé si je le connaissais. Je lui ai dit que j’avais déjà entendu son nom quelque part mais que je ne saurais l’associer avec sa musique. Elle avait l’air tellement déçue que j’ai quasiment regretté d’avoir dit la vérité. Elle a commencé à me dire à quel point il faisait de la belle musique, qu’il était beau, grand et sensible. Qu’elle avait l’impression qu’il la comprenait, de la façon qu’il chantait. Que pour elle, c’était le plus grand de tous les artistes… Et on a continué comme ça.

J’ai débuté ce billet en ne connaissant pas James Blunt. Ça doit bien faire une heure que je me promène sur YouTube pour entendre ses différentes chansons. Normalement, je me serais tannée au milieu de la première chanson parce qu’à la base, ce n’est pas mon genre de musique. Mais plus j’écoute et plus je comprends pourquoi il la touche de cette façon-là.

Il y a une sorte de mélancolie dans sa façon de chanter… et je ne sais même pas si c’est vraiment le bon mot pour décrire. À écouter ça dans le contexte décrit ci-haut, ça change une perception. J’ai les yeux humides depuis tantôt, c’est quasiment de la torture. C’est beau et c’est souffrant en même temps.

Mais j’aime la torture si ça peut me permettre de pouvoir lui revenir lundi prochain, si elle est là, pour pouvoir lui dire que maintenant, je connais James Blunt, du moins un peu… et que ça ne sera pas un mensonge pieux.

Sauf qu’entre vous et moi, je préfère qu’elle aime James Blunt plutôt que, mettons… Coeur de Pirate. *frissons d’horreur*

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