Catégorie : Plaies de société

Celui qui avait un ami qui rendait l’âme à chaque dimanche

Par Noisette Sociale, 30 juillet 2010 11:28

Le mensonge n’est pas quelque chose que je sais maîtriser et puis de toute manière, je ne comprends pas pourquoi quelqu’un voudrait se perfectionner dans cet art méprisable.

Il m’arrive toutefois de prétendre que je vais bien alors que je vais mal quand une connaissance me demande le fameux : « Ã‡a va? » en coup de vent dans un corridor… et même là, j’échoue toujours lamentablement.

Avec les années, je suis devenue beaucoup plus zen face au mensonge et quand on m’en sert un, je ne pète plus de crise existentielle parce que ça me demande beaucoup trop d’énergie et qu’après tout, ça n’en vaut vraiment pas la peine. Je me contenterai généralement de rayer mentalement cette personne de ma liste de connaissances ou d’amis en espérant qu’elle n’aura pas le culot d’insister en plus.

Tout ça pour dire que je pensais à un ancien ami ce matin, collègue retraité – il se reconnaîtra peut-être s’il passe encore par ici et alors il saura pourquoi j’ai arrêté de retourner ses appels – et j’étais en train de me dire que ceux qui ne savent pas mentir devraient vraiment essayer d’arrêter. Autant par respect pour les autres que pour eux-mêmes parce qu’un menteur démasqué a souvent l’air con.

Le cas auquel je pense est assez particulier car c’est lui qui me téléphonait et insistait pour établir une rencontre… pour toujours se défiler à la dernière minute.

Souvent, c’est le contraire qui se produit. Tu l’appelles ou tu lui écris pour proposer un rendez-vous et après de multiples excuses bidons pour annuler, tu finis par comprendre le message.

Au début, il était assez bon car ses excuses de dernière minute étaient assez variées et plausibles et comme je l’aimais beaucoup, je voulais bien croire que nous n’avions vraiment pas de bol quand il était question de nous rencontrer.

Je pense qu’il a fini par manquer d’inspiration car les quatre dernières fois, il avait un ami qui était décédé subitement le dimanche précédent et au moment où on devait se voir, il devait se rendre aux funérailles.

La première fois, j’étais sincèrement atterrée pour lui et je lui ai transmis mes plus sincères sympathies.

La deuxième fois, j’étais encore plus atterrée et j’ai pensé que c’était définitivement son année de merde.

La troisième fois, j’ai – enfin!!! – commencé à soupçonner quelque chose et je lui ai dit sur un ton neutre que c’était pas mal plate et que bien sûr, on pourrait remettre ça à la semaine prochaine.

La quatrième fois, je n’ai pratiquement pas eu de réaction et j’ai décidé de l’ignorer définitivement par la suite. Je pense aussi que je me suis dit en ricanant mentalement que si ça continuait comme ça, j’allais être la prochaine.

Il a rappelé une fois ou deux et comme je ne retournais pas ses appels, je pense qu’il a judicieusement décidé de laisser tomber.

Il y a des choses que je ne comprendrai jamais. Pourquoi tant insister pour me donner des rendez-vous si c’est toujours pour annuler ensuite la journée même?

Est-ce qu’à 58 ans, on peut encore jouer à des jeux comme ça?

Ou est-ce que c’est ça, être un menteur compulsif? Mais dans quel but?

Je ne fais que demander…

De mon incapacité à faire abstraction – Le cinéma (2)

Par Noisette Sociale, 15 juin 2010 16:31

Vous savez déjà que règle générale, je ne vais pas au cinéma.

Par contre, j’avais envie d’aller voir le film « L’enfant prodige » qui porte sur la vie du compositeur André Mathieu. Je n’avais pas de grandes attentes envers le film. Simplement, je voulais connaître la joie d’entendre la bande sonore à fond la caisse au cinéma.

Je n’ai pas envie de vous faire une critique exhaustive du film que j’ai trouvé assez ordinaire dans l’ensemble. À l’évidence, on voulait mettre de l’avant la musique du compositeur (et c’est la raison pour laquelle je voulais voir le film) mais j’ai trouvé que les transitions entre les scènes musicales manquaient de fluidité. Et comme tout bon film québécois qui se respecte, ça se termine en queue de poisson avec un air de : « Osti, on n’a plus de budget fa’ qu’on va wrapper ça avec les moyens du bord. »

Parenthèse : J’aime encourager notre cinéma mais malheureusement, je nous trouve nuls quand vient le temps de trouver une fin et ça me choque inévitablement.

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Tout ce long préambule pour vous raconter mon anecdote cinématographique de la semaine qui ne fait que confirmer une continuité décourageante à chaque fois que je décide de sortir de chez moi pour aller voir un film en salle.

J’ai choisi le Cinéma Beaubien pour mon escapade d’après-midi parce que je n’y étais jamais allée, que j’avais eu de bons commentaires sur son public cible et que je n’avais qu’un autobus à prendre pour m’y rendre à partir de chez moi.

Nous étions peut-être une quinzaine de personnes dans la salle de cinéma et malgré ma tentative de faire baisser la moyenne d’âge de la salle, force était de constater que je ne faisais pas le poids.

Le film sur André Mathieu porte plutôt sur les rendez-vous manqués du jeune prodige.

À chaque épisode un peu triste, il y avait une dame du bel âge près de moi qui s’écriait :

« Jeune crisse de niaiseux! »

Ou encore :

« P’tit câlisse de sans-dessein! »

Et aussi :

« Tu parles d’un tabarnak d’enfant ingrat! »

Bref, elle était dans le mood pour chier sur la tête d’André Mathieu. (Par contre, il faut quand même lui donner qu’elle savait varier les sacres.)

Inutile de vous dire que c’était franchement désagréable et que j’avais envie à chaque exclamation de lui mettre la tête dans un bol de toilette et de tirer la chasse d’eau à répétition.

Mais savez-vous l’ironie dans tout ça?

C’est qu’elle est restée pour écouter le générique du début à la fin et que pendant ce temps, elle n’a pas dit un mot!

Bâtard.

C’est pas pour être parano mais…

Par Noisette Sociale, 14 juin 2010 11:00

La plupart du temps, j’aime vivre à mon époque. J’aime mon MacBook, les nouvelles technologies et toutes les nouvelles façons de communiquer. Le web 2.0. Puis le blogue qui m’a fait découvrir un monde infini de possibilités.

Mais il y a certains petits détails qui me font détester mon époque. Je ne sais pas si ça va s’estomper ou empirer avec le temps.

Anecdote : Hier, en fin d’après-midi, j’étais à la maison. Dans mon salon plus précisément. J’avais enfilé de magnifiques shorts en coton ouaté (pas gris par contre parce qu’il y a quand même des limites!) et une camisole à la coupe qui laissait à désirer. L’Amoureux, me trouvant probablement belle en toutes circonstances, m’offre gentiment d’aller lire sur le balcon qui a pignon sur rue.

Extrait de conversation:

Moi : Ah non, si on va sur le balcon, je vais aller me changer.

Lui : Tu vas quand même pas aller te changer juste pour aller lire sur le balcon??? T’es bien correcte comme ça!

Moi : Je n’ai pas envie de prendre de chance d’être prise en photo par le biais d’un téléphone cellulaire et de me ramasser sur un des trop nombreux sites où tu peux rire du monde mal habillé.

Lui : Ouin…

Je hais notre époque parce qu’elle encourage, peut-être malgré elle, l’imbécilité. Les gens prennent tout en photo avec leur téléphone cellulaire sans penser plus loin que le bout de leur nez. On commercialise la méchanceté.

Je pense entre autres à un blogue qu’on a probablement tous visité un jour ou un autre qui s’appelle « People of Wal-Mart ». (Je ne mets pas le lien parce que.) On y trouve des photos de gens qui ont été prises à leur insu dans un Wal-Mart où ils affichent un look vestimentaire qu’on pourrait qualifier de douteux. Mais de quel droit ?

Je hais notre époque car elle encourage la délation à outrance.

Les populistes de droite (pléonasme!) nous ont tellement entré dans la tête que tous les travailleurs du secteur public sont des paresseux qu’on se lance dans une espèce de chasse à l’homme. On essaie de trouver ceux qui dorment, ceux qui ont l’air de se tourner les pouces et ceux qui jasent un peu trop longtemps près de la machine à café et on les prend en photo à leur insu. Il semblerait qu’il existe un site dédié à ce genre de photographies à Toronto.

Ah oui, vous allez me dire que lorsqu’on est irréprochable en tout temps et en toutes circonstances, on ne devrait rien craindre. Jusqu’à ce que vous sortiez les poubelles en catimini un vendredi matin avec un pyjama aux couleurs discutables.

Je hais notre époque car la notion de respect devient de plus en plus floue.

Je me rappelle d’une époque pas si lointaine où quand je voyais un bonhomme en train d’arroser son asphalte avec des bas dans ses sandales, je me contentais de lever les yeux au ciel. Je ne le prenais pas en photo cachée derrière un arbre.

Je me rappelle d’une époque où quand je voyais des gens se battre en pleine rue, j’appelais les secours. Je ne les filmais pas pour aller mettre le vidéo sur YouTube.

Je me rappelle d’une époque où quand je voyais le changeur du métro somnoler un peu, j’esquissais un sourire et je me mêlais de mes affaires. Je n’envoyais pas sa photo à la STM.

Nous avons des outils absolument fantastiques à notre disposition. Il suffit simplement de réapprendre à les utiliser à bon escient.

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Il se pourrait que vous ayez trouvé un peu de mauvaise foi dans ce texte. ;)

De mon incapacité à faire abstraction – Le cinéma

Par Noisette Sociale, 31 mai 2010 11:20

Aujourd’hui, je me dévoile.

Je hais aller au cinéma. Voilà, c’est dit.

Je vous vois déjà fixer votre écran avec un air interloqué. Oui oui, je sais, je ne suis pas normale.

Je déteste aller au cinéma au point que si j’étais célibataire et qu’un cavalier potentiel me suggérait cet endroit comme première sortie, il perdrait au moins 9 points sur une échelle de 10. C’est un peu l’équivalent d’un conducteur qui ferait fi du panneau d’arrêt et des lumières clignotantes sur un autobus scolaire.

Mais pourquoi donc ?

La raison officielle, c’est que je ne suis pas une cinéphile. Ou du moins, je n’aime pas ce qu’on nous offre en salles en général.

La vraie raison, c’est que je suis incapable de faire abstraction. Il suffit que quelqu’un allume son écran de téléphone cellulaire au beau milieu de la projection pour que je sois fâchée et que je prenne pour acquis que toute la salle est remplie de demeurés. Ce n’est pas gentil dit comme ça… mais c’est comme ça.

Au cinéma, il y a toujours un écran de téléphone cellulaire qui s’allume. Ou des gens qui mâchent trop bruyamment leur maïs soufflé. (D’ailleurs, je n’ai jamais compris c’était quoi l’idée de s’empiffrer au cinéma mais c’est un autre débat.) Ou des gens qui rient au mauvais moment. Ou ceux qui se croient dans leur salon et qui commentent le film au fur et à mesure.

On me demande souvent quels espèces de cinémas médiocres que je fréquente. Je ne saurais dire, je les ai tous essayés.

J’ai même un exemple savoureux à partager avec vous.

L’été dernier, j’avais mis toutes les chances de mon côté. Moi et l’Amoureux, on voulait aller voir Millenium parce qu’on avait aimé la série de livres et tout ça. Il jubilait parce que c’est tellement rare que je dis oui pour ce genre de sortie…

Les conditions étaient :

- Voir le film un jour de semaine, en tout début de journée

- Le voir en version originale suédoise avec des sous-titres français

Comme ça, je me disais qu’on serait sûrs.

Nous étions seuls dans la salle. Nous avions pris place au milieu de la rangée du fond et nous nous étions mis à notre aise. Eh bien il aura fallu qu’un homme entre dans la salle au dernier moment et choisisse le siège juste à côté du mien!

Je n’en reviens pas encore…

Peut-être que je suis juste malchanceuse mais je vous jure que ce n’est pas faute d’avoir essayé!

La petite coche au-dessus

Par Noisette Sociale, 19 avril 2010 12:04

Aujourd’hui, nous allons parler de ces êtres qui deviennent exécrables parce qu’on les nomme « chef d’équipe », « chef de section » ou tout autre appellation semblable.

Ils sont une toute petite coche au-dessus des employés dits « normaux » et c’est à partir de ce moment que leur côté sombre fait surface.

J’en ai croisé un récemment dans un contexte où plusieurs personnes travaillant au même endroit étaient réunies pour festoyer. Au départ, il m’avait fait bonne impression.

Il était donc avec ses ex-semblables et il a commencé à s’emballer lorsque le sujet du boulot est venu sur la table.

La phrase fétiche de ces plaies de société est toujours enrobée d’un air faussement mystérieux avec le ton de celui qui est dans le secret des dieux :

« En tout cas, moi je connais des choses… »

Et là, les curieux, de s’empresser : « Quoi, quoi, quoi? »

« Hum… Je ne peux rien vous dire… mais croyez-moi, au boulot, les choses vont changer drastiquement. »

Il suffit de voir les airs blasés autour de lui pour que cet être faible craque et révèle tout.

C’est ainsi qu’il a dévoilé fièrement que, suite à son initiative personnelle, des mesures drastiques de répression seraient bientôt mises sur pied au boulot.

S’ensuit alors un discours sur « l’excellente philosophie de l’entreprise », l’importance de la productivité absolue, que les Québécois  « c’est juste une gang de BS qu’il faut mettre au pas », etc, etc.

Vous comprendrez que ce n’est pas avec lui que j’avais envie d’entamer une relation amicale.

J’ai bien eu envie d’en débattre avec lui mais je me faisais toujours couper par la même réplique : « Ouin mais tsé, c’parce que y’a de l’abus. »

J’ai toujours dit que les cadres étaient rarement ceux qui étaient à craindre le plus. Il faut surtout se méfier de ces petits chefs de pacotille qui vont, de leur propre chef, dénoncer chaque employé qui ne semble pas entrer exactement dans les rangs, chaque petite habitude qui lui déplaît et chaque attitude qui pourrait « nuire à l’excellente philosophie de l’entreprise ».

Puis moi je dis que le premier qui a tenté de vendre un humain sur eBay, c’était probablement un chef d’équipe.

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Note : Évidemment qu’ils ne sont pas tous comme ça. Je dis juste que pour certains types de personnalité, la dérape est trop facile…

«Toé man té chanceux paske j’t'aurais tué avec un gun»

Par Noisette Sociale, 9 février 2010 17:18

J’étais la seule debout au milieu du wagon de métro, la main sur le poteau de droite, iPod sur les oreilles quand je les ai vus entrer.

4 têtes vides. 4 individus âgés entre 14 et 16 ans peut-être… déguisés en Eminem ou quelque chose du genre.

Les têtes vides me font peur parce qu’elles sont imprévisibles. Surtout, j’ai un sixième sens aiguisé pour les reconnaître. Après tout, quand on a grandi dans l’est, on en a vue assez pour savoir les identifier rapidement.

4 têtes vides sont entrées donc, dans mon wagon tranquille. Ils se sont précipités vers les portes closes derrière moi.

Le train s’est mis en branle… et s’arrêta brusquement deux ou trois secondes après. Courte accalmie. Le train se met en branle, prise deux. Même chose. Arrêt brusque et désagréable. Je manquai pour une deuxième fois de me casser la gueule. (Car je n’ai pas d’équilibre, vous savez?)

Je me retourne vers mes 4 compagnons et je comprends vite qu’ils sont à la source du problème. Ils jouaient à ouvrir les portes. Ils s’apprêtaient à réessayer d’ouvrir la porte pour la troisième fois. J’ai entendu, malgré mes écouteurs : « HEILLE, ça va faire, là! »

La marde était pognée.

Véritable parade d’intimidation de mes 4 jeunes cons envers les passagers du wagon qui ont osé ouvrir la bouche. D’un côté, trois hommes dans la cinquantaine avec de bonnes intentions. De l’autre, 4 plaies qui savaient uniquement dire : « Fuck you tabarnak de fuck ».

Le manège a duré pendant deux ou trois stations. Quand ils sont finalement sortis, un des jeunes a lancé à un des hommes qui s’étaient interposés : « Toé man té chanceux paske j’t'aurais tué avec un gun. »

Rien de moins.

J’étais bouche-bée. Flabergastée. Sur le cul. [Insérez ici une autre expression connexe.]

Puis j’avais honte.

Je regardais le plancher exactement comme ceux qui sont assis dans l’autobus le matin et qui font semblant de ne pas avoir vu la femme enceinte qui vient d’entrer.

Pourquoi je n’avais rien dit? Rien fait?

Je me suis rappelée la fois… je devais avoir 17 ans. Une gang de yos dans l’autobus qui arrêtaient pas d’écoeurer un ami avec qui j’étais. Ils le traitaient de tapette et lui soufflaient dans les cheveux. Je m’étais levée sans rien dire, j’avais spotté le chef de la gang et je lui avais servi une sale claque en arrière de la tête. J’étais retournée m’asseoir, avec un visage de marbre. L’histoire s’était terminée aussi vite qu’elle avait commencé.

En vieillissant, on perd ce cran-là, cette espèce d’insouciance face au danger. Puis y’a la question de la légalité aussi…

Enfin, je m’en voulais de ne pas avoir réagi. De ne pas avoir dit moi aussi à quel point c’était con d’agir comme ils ont fait. Ce n’est pas dans mon habitude de ne rien faire, de ne rien dire.

Mais avec les têtes vides, on ne sait jamais.

Et je pense que la phrase que le petit bum a lancé en sortant, je vais l’avoir longtemps prise au fond de la gorge. C’était vraiment… traumatisant. C’est la première fois que j’entendais quelque chose de la sorte. Avoir envie de tuer quelqu’un pour un simple avertissement! La violence avec laquelle il l’a dite… Puis le monsieur auquel c’était adressé, il avait tellement été correct…

Le p’tit, ça ne m’étonnerait pas de le retrouver plus tard dans une colonne de faits divers avec une citation du genre : « Ben pourtant, c’était tellement un bon p’tit gars. Fin pis toute. »

J’espère quand même qu’il va se rendre compte à temps qu’il est sur une mauvaise lancée. Je l’espère vraiment.

Constat éclair (13)

Par Noisette Sociale, 14 janvier 2010 15:50

Si les parents arrêtaient de payer les études post-secondaires à leurs enfants, peut-être qu’on aurait beaucoup moins de taches de marde dans nos cégeps et universités…

(Un raisonnement plus détaillé suivra peut-être, éventuellement, à ce sujet. Quand j’aurai un peu de temps libre…)

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Critique éclair (4)

Par Noisette Sociale, 26 octobre 2009 10:36

Stéphane Rousseau à TLMEP hier : Une ostie de tache de marde.

Il faut que je le dise, en partant, j’ai beaucoup de difficulté avec les artistes qui sont apolitiques. Quand ils en sont fiers, c’est pire que pire.

Hier soir, en début d’émission, Martin Matte essayait de s’exprimer un peu au niveau politique. Moi qui le soupçonne depuis longtemps d’être plutôt fédéraliste et plutôt de droite, j’avais envie de confirmer ou d’infirmer ma théorie.

On l’a jamais su parce que Stéphane Rousseau n’arrêtait pas de faire le con à côté. Il baillait exagérément ou lui coupait sans cesse la parole.

Même Martin Matte, avec un air un peu embarrassé, lui a glissé assez fort pour qu’on l’entende que « tsé Stéphane, c’est parce qu’il y a du monde que ça intéresse, la politique ».

Au cours de l’émission, des sujets touchants à la politique ou aux enjeux sociaux sont revenus sur le tapis. Rousseau faisait le cabochon à chaque fois et souvent, faisait avorter les discussions.

À la fin, je pense que je l’aurais mis dans une valise de char.

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Commentaire boni : Je suis tellement contente que Gilles Taillon soit rendu à la tête de l’ADQ. Le parti était déjà à l’agonie, là c’est sûr que ça va l’achever.

Autre commentaire boni : Gilles Taillon à TLMEP hier : ZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzz

La misère de l’hypocrite

Par Noisette Sociale, 14 août 2009 12:29

Hier, un peu avant midi, dans l’ascenseur…

Poupoune 1 : (larmoyante) « Ahhhh, ça me tente tellement pas, là.

Poupoune 2 : – Han? De quoi?

Poupoune 1 : – C’est parce que là, une fille m’a demandé pour dîner avec aujourd’hui pis t’sais, tu sais comment que c’est… Si je lui avais dit non, ben elle se serait réessayée pour demain, ou pour lundi, ou pour à quelque part la semaine prochaine. Mais elle me tape tellement sur les nerfs, là!

Poupoune 2 :  – Ah ouin, ha ha.

Poupoune 1 : – Tk. (soupirs) Au moins ça va être fait. Après, je devrais avoir la paix pour au moins un mois. (sourire contrit)

Poupoune 2 : – Ha ha, ouin. »

ratPas facile d’être hypocrite, hein?

Moi, ça me fascine à quel point ces personnes-là trouvent toujours le moyen en plus de se justifier (en manquant généralement de crédibilité) pour leurs actions.

Je ne sais pas pourquoi mais moi, ça ne m’arrive jamais, des affaires comme ça.

Oh bien sûr, il arrive qu’il y ait des dîners de groupe qui sont organisés et souvent, ça ne me tente pas d’y aller parce que j’angoisse quand je suis en groupe ou parce que je ne suis pas trop en moyens… mais je finis toujours par y aller parce que j’apprécie ces personnes. Si je ne les aimais pas, je n’irais tout simplement pas.

Je ne dîne jamais (ou soupe ou déjeune) en tête-à-tête avec quelqu’un qui me tape sur les nerfs ou que je n’apprécie pas vraiment.

Par contre, à chaque fois que j’entends des bouts de conversation dans le genre de ce que j’ai mis un peu plus haut, je deviens insécure.

Systématiquement, je commence à repasser dans ma tête la liste des gens qui composent mon cercle social et à chaque nom, je m’arrête pour me demander si je ne serais pas une tache de marde pour la personne. Je finis toujours par conclure que je pense que je me tiens essentiellement avec des gens authentiques mais… comment en être certaine à 100% ?

Il me semble que ce n’est pas difficile d’être authentique. C’est bien moins de trouble en plus. Comment peut-on se mêler dans ses mensonges quand on n’en commet pas?

J’ai fait exprès aussi de mentionner que c’était des poupounes. Pas que toutes les poupounes soient comme ça mais souvent, les pires hypocrites sont des poupounes. (Jugement de valeur, ici et j’assume.) Ce n’est pas pour rien que je méfie des poupounes, j’ai toujours peur de me faire avoir.

Enfin, des exemples comme celui ci-haut, j’en suis témoin trop souvent et à chaque fois, je suis de plus en plus dégoûtée. Ça m’affecte à un niveau que vous ne pouvez même pas vous imaginer.

Pauvre fille inconnue qui ne se doutait de rien.

J’espère que je ne suis pas une de ces filles-là… qui ne se doutent de rien…

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