Catégorie : Politique

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Gilles Taillon démissionne

Par Noisette Sociale, 10 novembre 2009 14:12

Article.

Après quoi, 3 semaines?

Je suis morte de rire.

D’après moi, faudra continuer de me rouler par terre jusqu’à la sortie à la fin de ma journée de travail.

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Commentaire boni : Je pense que je vais aller m’acheter une pelle en prévision de l’enterrement de l’ADQ.

Critique éclair (4)

Par Noisette Sociale, 26 octobre 2009 10:36

Stéphane Rousseau à TLMEP hier : Une ostie de tache de marde.

Il faut que je le dise, en partant, j’ai beaucoup de difficulté avec les artistes qui sont apolitiques. Quand ils en sont fiers, c’est pire que pire.

Hier soir, en début d’émission, Martin Matte essayait de s’exprimer un peu au niveau politique. Moi qui le soupçonne depuis longtemps d’être plutôt fédéraliste et plutôt de droite, j’avais envie de confirmer ou d’infirmer ma théorie.

On l’a jamais su parce que Stéphane Rousseau n’arrêtait pas de faire le con à côté. Il baillait exagérément ou lui coupait sans cesse la parole.

Même Martin Matte, avec un air un peu embarrassé, lui a glissé assez fort pour qu’on l’entende que « tsé Stéphane, c’est parce qu’il y a du monde que ça intéresse, la politique ».

Au cours de l’émission, des sujets touchants à la politique ou aux enjeux sociaux sont revenus sur le tapis. Rousseau faisait le cabochon à chaque fois et souvent, faisait avorter les discussions.

À la fin, je pense que je l’aurais mis dans une valise de char.

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Commentaire boni : Je suis tellement contente que Gilles Taillon soit rendu à la tête de l’ADQ. Le parti était déjà à l’agonie, là c’est sûr que ça va l’achever.

Autre commentaire boni : Gilles Taillon à TLMEP hier : ZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzz

Message aux jeunes libéraux

Par Noisette Sociale, 29 septembre 2009 11:39

C’est assez rare que je m’adresse à vous mais hier soir, en regardant Les grands reportages, à RDI, j’ai ressenti l’urgence de vous écrire.

Vous m’accuserez de tous les maux, de démagogue même, peut-être le pire d’entre tous… mais je n’en ai cure.

C’est qu’hier, le grand reportage en question parlait des enfants sorciers, en Afrique subsaharienne. Je ne connaissais pas le phénomène mais une partie de mon moi désabusé n’était pas surprise. C’est que là-bas, la sorcellerie a été remise au goût du jour. Sauf que maintenant, au lieu d’accuser les vieillards, on s’en prend aux enfants. (Remarquez que ce n’était pas vraiment plus intelligent de s’en prendre aux vieillards, comprenez-moi bien.)

Dans les familles qui sont touchées par la maladie ou par un malheur quelconque, on accuse maintenant un enfant d’être à l’origine de ce malheur. Il y a des cas où, dans l’espoir de guérir un aîné, on va maltraiter un jeune. Je n’ai pas envie de faire l’étalage de tous les sévices qui peuvent être faits à ces enfants, c’est que j’ai le coeur sensible et vous aussi, je n’en doute point. D’ailleurs, je n’ai pas eu le courage de visionner le reportage jusqu’à la fin, ma poitrine me faisait mal à force de se resserrer.

On a vu qu’en République Démocratique du Congo (vous ai-je déjà dit à quel point ça me faisait pleurer, ces pays qui osaient inscrire « démocratique » dans leur nom?), il y avait une sorte de village où plus de 40 000 enfants étaient laissés à eux-mêmes, tous accusés de sorcellerie. La rue était leur nouvelle maison.

On a vu aussi des espèces d’églises qui prétendaient administrer des cures miracles pour guérir ces enfants de la sorcellerie. On exigeait plus du double, parfois même du triple, du salaire mensuel d’une famille pour guérir un enfant de ce mal imaginaire. Je pense que vous pouvez deviner comme moi que ces traitements prennent souvent la forme de récits d’horreur, plus souvent qu’autrement.

Vous devez vous demander où je veux en venir avec mes histoires d’enfants sorciers.

Je vous le donne en mille : Les ravages du manque d’éducation à travers le monde.

C’est sûr que je pourrais vous parler de pauvreté, aussi. Mais vous ne trouvez pas que c’est toujours un peu inter-relié?

J’étais fâchée contre vous en fin de semaine. Je regardais tranquillement mon bulletin de nouvelles et j’ai appris que vous militiez farouchement au sein de votre parti pour imposer des nouveaux droits de scolarité au collégial.

Mais pourquoi? Pour rehausser les finances du Québec?

Si on laisse de côté à peu près tous les éléments relatifs à une hausse frais reliés à la scolarité, ça pourrait peut-être faire un peu de sens. Du moins temporairement.

Sauf que voyez-vous, pour moi l’éducation n’est pas quelque chose avec laquelle on peut jongler au gré du vent.

J’aimerais tellement ça pouvoir vous convaincre de l’importance de l’éducation pour une société. J’aimerais ça vous faire voir à quel point une population plus éduquée, ça peut être stimulant pour l’économie d’un État. (Puisque vous aimez beaucoup l’économie.) J’aimerais vous faire un discours sur les bienfaits d’une éducation accessible à tous, peu importe la grosseur du porte-feuille.

Peut-être même qu’on pourrait parler un peu des problèmes, par contre, avec notre système d’éducation. On pourrait peut-être parler du niveau de notre système, de notre peur de faire de la peine à ceux qui échouent. On pourrait aussi parler de notre manie de vouloir diplômer tout le monde. Ça, on pourrait, ça me ferait plaisir.

Sauf que pour l’accessibilité, je resterai intraitable. Je vois les ravages partout dans le monde de la non-accessibilité à une éducation de qualité. Je suis certaine que votre but n’est pas qu’on se retrouve comme en Afrique, avec les problèmes que l’on connaît. J’aurais de la difficulté moi-même à imaginer ça au Québec. N’empêche qu’il faut se rappeler que si on pousse une certaine logique à l’extrême, c’est ça qui pourrait peut-être se produire.

Je ne sais pas comment conclure tout ceci. J’en aurais tellement à dire encore. Mais j’ai envie de vous rappeler, pas juste à vous mais à tous mes concitoyens en général, que l’éducation et l’intellectualisme, ce n’est pas une maladie. C’est plutôt bénéfique pour une société.

Au plaisir.

Sortir de la torpeur… ou l’importance des études

Par Noisette Sociale, 5 septembre 2009 23:35

Je pense que je peux officiellement dire que je me sors d’une torpeur de plus ou moins deux ans… Comme par hasard, ça faisait plus ou moins deux ans que je n’étais plus aux études, que ce soit à temps plein ou à temps partiel.

Je marche beaucoup ces temps-ci, entre autre du cégep à la maison et vice-versa. (Je suis à dix rues de mon institution d’enseignement, je serais folle de prendre l’autobus.) Non seulement ces marches me font beaucoup de bien mais elles me permettent de réfléchir lentement et efficacement. En voici un échantillon…

Un peu avant mon retour aux études, je déclarais à gauche et à droite, à quiconque voulait bien m’écouter, que c’était maintenant clair dans ma tête : J’allais probablement étudier jusqu’à la fin de mes jours. Mon entourage proche a compris (surtout ces deux-là) mais la majeure partie des autres, beaucoup moins. Je n’ai pas assez de doigts et d’orteils pour comptabiliser toutes les réactions d’incompréhension, de découragement et du type : « Pfffft, tu vas voir, tu vas te tanner. »

diplomePuis j’ai fait quelques lectures et vu quelques reportages/documentaires/enquêtes et j’ai vu que mon « Ã©trangeté » était bien relative. J’en suis arrivée à la conclusion suivante : Au Québec, mon intention de m’instruire toute ma vie est vu comme quelque chose de généralement bizarre… Par contre, dans un pays comme la Suède, j’entre plutôt dans la normalité. Du coup, je me sens moins tiraillée… du moins, pour ce qui a trait à cet aspect-là. ;)

Je pense que ces deux dernières années, j’ai vécu beaucoup de frustrations. Des frustrations de fille qui avait plein d’ambition mais qui ne savait pas quoi faire avec. Je me suis laissée arrêter par certains concepts qui entraient en contradiction avec mon mode de pensée.Voyons un exemple.

Au Québec, je pense qu’on a une vision erronée de ce que devraient être les études. Nous considérons généralement les études comme quelque chose de strictement utilitaire. Je n’ai pas envie ce soir de faire une recherche approfondie sur le sujet mais je crois que je peux affirmer sans me tromper que plus de 50% des gens qui font des études post-secondaires le font strictement dans le but de pouvoir exercer une fonction X qui exige le diplôme Y. La curiosité, la volonté d’apprendre de nouvelles choses ou de faire de soi un meilleur citoyen est franchement secondaire et parfois inexistant. On le fait parce que c’est nécessaire, point. À mon avis, la formation offerte dans nos institutions d’enseignement reflète bien cette réalité.

Oh, bien sûr, au cégep, les cours de formation générale survivent tant bien que mal… et ils sont généralement vus comme des indésirables, une corvée emmerdante qui n’a pour but que de nous ralentir dans notre parcours. Bref, des cours qui ne servent à rien.

Je ne dis pas que j’ai apprécié faire tous mes cours de formation générale mais même dans les cas où ils m’ont fait pédaler plus que je ne l’aurais souhaité, je trouvais quand même le moyen de leur voir une utilité sincère… et je trouve encore que nous n’en avons pas assez.

homer-doh-squareAu début de ce blogue, j’ai déjà mentionné que j’avais suivi un cours de politique qui était obligatoire dans le cadre du programme de sciences humaines. On parle donc d’un cours de formation spécifique. Je n’exagère pas en affirmant qu’au moins la moitié de la classe ne pouvait pas nommer le premier-ministre en place au niveau fédéral comme au niveau provincial. Même qu’il y en avait certains qui croyaient que le Sénat avait été démantelé il y a longtemps au Parlement du Canada. (Il y en a même un qui croyait que l’opposition officielle avait été abolie également.) On parle tout de même d’étudiants qui ont choisi le programme de sciences humaines. Je n’ose pas imaginer ce à quoi ça peut ressembler dans d’autres programmes. Au niveau de la citoyenneté, c’est carrément désolant et même inquiétant… Je me demande comment ces gens-là vont faire leur choix quand viendra le moment de voter et ce, s’ils utilisent leur droit de vote, bien entendu.

Pour revenir à mon cas, il est évident que je me suis inscrite dans le programme d’informatique avec l’intention de pouvoir pratiquer un métier intéressant dans ce domaine quand j’aurai terminé. Mais je ne vois pas l’obtention de mon DEC comme une finalité, bien au contraire!

Non seulement il faudra que je me tienne sans cesse au courant des dernières pratiques dans mon domaine mais il faudra que je prenne des cours pour me perfectionner. Ce n’est pas obligatoire à proprement dit mais à mon avis, c’est préférable. Par contre, je ne me limiterai pas au seul domaine de l’informatique car ça serait carrément contre-nature en ce qui me concerne. J’ai d’ailleurs fait sourciller beaucoup de mes confrères estudiantins quand j’ai évoqué le souhait d’étudier entre autres en littérature à ma sortie du collège…

Je sais que je vous bombarde un peu ce soir, de manière plus ou moins structurée mais je ressentais tellement le besoin de partager tout ça avec vous!

Étudier, ça fait en sorte que je me sens plus vivante, plus alerte, plus enthousiaste, plus motivée en général. J’ai même recommencé à me ré-intéresser à ce qui était mon premier amour, soit la politique. J’ai l’impression qu’on m’a implanté un moteur encore plus puissant et efficace que jamais auparavant. Je me suis réabonnée à mon journal fétiche, Le Devoir. Et je compte bien prendre le temps de le lire attentivement, quitte à me lever plus tôt le matin pour le faire.

Ma présence ici se fera probablement plus rare en raison de mes diverses occupations. Mais au moins, durant mes silences, vous saurez que je suis maintenant plus heureuse que jamais. Et j’ai déjà hâte de venir vous reparler de mon bonheur.

La morosité a un petit quelque chose de romantique parfois… mais le bonheur est plutôt vivifiant. J’espère que vous apprécierez autant.

Au plaisir!

Bye bye Joker

Par Noisette Sociale, 8 avril 2009 10:44

moniquejeromeforgetasjoker

Pour la vraie nouvelle, cliquez ici.

*air angélique*

Le chef de l’abstention officielle

Par Noisette Sociale, 28 février 2008 19:33

Entendu à Infoman en parlant de Stéphane Dion : Le chef de l’abstention officielle du Canada, Stéphane Dion….

Il n’a jamais si bien dit!

C’en est pathétique…

La beauté de la gauche

Par Noisette Sociale, 22 février 2008 12:40

beauté verteEn ce vendredi grippal, j’avais envie de partager avec vous une vieille conversation que j’ai eue l’été dernier avec mon pote Ken Barslow (de son surnom) à propos des filles, de la beauté et de l’échiquier gauche-droite.

Nous étions à la cafétéria de l’entreprise où nous travaillions tous deux, pour le dernier été. (J’ai remis ma démission à la fin de celui-ci.) Alors que nous venions encore une fois de finir de refaire le monde, comme deux gauchistes, on décide (de mémoire) de conclure sur la note suivante :

Noisette : « Je sais pas si t’as remarqué mais… il me semble que les filles de gauche sont souvent bien plus belles que les filles de droite.

Ken Barslow : - Ah ben ça, là-dessus, t’as ben raison! Les filles de gauche, y’a rien que ça de vrai!

Noisette : (rêveuse) – Mets-en.

Ken Barslow : (rêveur) – Ouaipe, ouais.

(Parenthèse : Ken Barslow ne s’en rendait pas compte mais il semblait être le genre de gars de pas mal de filles de la job mais n’en avait cure. Alors je ne sais pas si c’est lié mais quoi qu’il en soit, Blondasse, qui nous était inconnue, s’amène vers nous avec un air intéressé.)

Blondasse : - Hein? De quoi vous parlez, les filles de gauche qui sont plus belles que les filles de droite?

(Regard complice de mépris entre Ken Barslow et moi, mais qui passe inaperçu chez Blondasse.)

Ken Barslow : - Ben… ça dit ce que ça veut dire.

Blondasse : - Ben, vous parlez, des filles ici là? Dans la café? Les filles à gauche puis celles à droite?

Noisette : - Non non. On parle en général. Tu sais, la gauche et la droite… sur l’échiquier politique…

Blondasse : - Euh… je vois pas.

Noisette ou Ken : - Bah, laisse faire, c’est pas important.

Elle s’en va, avec une moue déçue.

Noisette : - Bah, visiblement, c’était une fille de droite.« 

Je n’oublierai jamais l’éclat de rire qui a suivi. (Et qui suit encore quand j’y repense.)

Thème Panorama par Themocracy