Catégorie : Politique

Quelques citations de circonstance

Par Noisette Sociale, 1 juillet 2010 10:32

Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps!

- Marcel Tessier

Quand une société cherche pendant aussi longtemps le moyen de se réaliser et le trouve finalement au-dedans d’elle même, il m’apparaît bien peu probable qu’on puisse la détourner de son but.

- Jacques Parizeau

Pour entrer en relation avec l’autre, il faut d’abord être soi-même.

- Boutros Boutros Ghali

L’indépendance ne nous rendra pas meilleurs ou pires que les autres, elle nous permettra simplement d’être comme les autres peuples et de témoigner de nos valeurs à l’échelle universelle.

- Denis Monière

Tous les colonisés du monde et de l’Histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social.

- André Langevin

Nous, indépendantistes, nous aspirons à l’internationalisme mais nos adversaires annoncent qu’ils veulent nous provincialiser de plus en plus.

- Pierre Bourgault

Le Québec fait partie du Monde, et le Monde est à l’heure des choix.

- Christian Maltais

Une langue qui ne s’appuie pas sur une base politique territoriale solide est appelée à se folkloriser et à se marginaliser en tant qu’instrument social commun de communication. Il serait peut-être temps que les Québécois francophones décident une fois pour toutes s’ils forment un peuple normal et décident d’agir en tant que tel.

- Rodrigue Tremblay

Dans notre pays, mettre les deux langues sur le même pied équivaut à mettre les deux pieds sur la même langue.

- Joseph Hanse

L’histoire de la Confédération canadienne, c’est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation.

- Henri Bourassa

On ne peut pas être vingt-cinq pour cent de quelqu’un d’autre.

- Gaston Miron

De tous les peuples colonisés, le pire est celui qui achète volontairement les chaînes de sa propre servitude.

- Jean-Louis Pérez

Il est préférable d’être des amis séparés que des conjoints ennemis. Car le fond du problème canado-québécois, c’est bien ça. Ça a toujours été ça. Et ce sera toujours ça. La cohabitation forcée, ce n’est pas la solution, c’est le problème.

- Doris Lussier

Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire.

- Gaston Miron

L’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité.

- Pierre Bourgault

Justement, la souveraineté du Québec est, de toutes les options, la seule qui n’a pas encore été essayée.

- Joseph Facal

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Vous pourrez retrouver ces citations et bien plus encore dans le livre « Le petit livre des citations indépendantistes » d’Erick Frappier, aux éditions Trois-Pistoles.

Une commission d’enquête sur la nomination des juges?

Par Noisette Sociale, 13 avril 2010 18:49

J’ai toujours dit que Jean Charest était un homme intelligent.

Ce matin, il réagissait, en conférence de presse, aux propos de Marc Bellemare qui avait fait des révélations-choc à l’excellent journaliste Alain Gravel au sujet du trafic d’influence qui règne au sein du PLQ. Jean Charest a très bien joué son rôle de politicien soit disant intègre en disant que ça le « blessait énormément » et qu’il allait recommander, dès demain, une commission d’enquête publique sur la nomination des juges lors de son conseil des ministres.

Je n’ai rien contre la commission d’enquête mais on sait très bien qu’elle servira à faire un très grand nuage de fumée pour faire oublier tout le reste.

Pourquoi Jean Charest n’était-il pas blessé au point de faire une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction quand il a été accusé à maintes reprises de corruption ? On la réclame encore, celle-là, par ailleurs.

C’est pas insultant d’être associé d’aussi près à la mafia?

J’aimerais aussi que cette commission ne nous fasse pas oublier la médiocrité du ministre Tomassi dans tout le dossier des garderies.

Il faudrait se rappeler également du dernier budget avec la taxe santé. Il y a encore trop peu de signatures d’enregistrées, d’ailleurs, sur la pétition disponible à cet effet sur le site de l’Assemblée Nationale.

Oh oui, je sens que je vais me répéter souvent dans les prochaines semaines, les prochains mois et peut-être même dans les prochaines années. (À moins que Charest n’ait la décence de démissionner d’ici là.)

Je vais me répéter dans l’espoir que pour une fois, le « Je me souviens » inscrit sur nos plaques de char, ça veuille dire quelque chose.

Pétition officielle en ligne pour s’opposer à la taxe santé imposée par le PLQ

Par Noisette Sociale, 8 avril 2010 11:52

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE la capacité de payer du contribuable moyen québécois est à sa limite ;

CONSIDÉRANT QUE cette taxe fixe pour tout adulte est injuste et discriminatoire, nonobstant le crédit à la solidarité ;

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement libéral s’entête dans sa décision d’imposer unilatéralement cette taxe régressive ;

CONSIDÉRANT QUE la justice et l’équité sont des valeurs chères aux Québécois ;

CONSIDÉRANT QUE ce gouvernement a le pouvoir de retirer cette mesure qui ne représente pas les valeurs québécoises et qui fait l’unanimité contre elle ;

C’est pourquoi les soussignés, citoyens et citoyennes du Québec, demandent à l’Assemblée nationale d’exiger du gouvernement du Québec le retrait de cette mesure qui obligera bientôt chaque adulte québécois à donner 200 $ par année pour financer le système de santé, et ce, peu importe son revenu.

Je vous encourage à aller signer en grand nombre et à passer le mot.

Pour signer, on clique ici.

Réflexion post-budget (2)

Par Noisette Sociale, 7 avril 2010 12:23

C’est Josée Legault qui l’a écrite de très belle façon dans son billet « Un cadeau empoisonné ». J’endosse chaque mot, chaque virgule de sa réflexion.

Extraits :

« La pire insulte à l’intelligence des citoyens est que ce « choix » de laisser moins aux prochaines générations se fait au nom d’un déficit que le gouvernement a créé en bonne partie lui-même. Et cela, on ne le répétera jamais assez car de le savoir permet de mieux comprendre à quel point les Québécois se font raconter des histoires à dormir debout lorsqu’on leur impose des sacrifices au nom de ce même déficit.

Ce trou, il l’a creusé volontairement. Il l’a fait en accordant depuis 2003 plus de 5 milliards de dollars en baisses d’impôt, pour les particuliers seulement. Il l’a fait aussi en refusant d’occuper les deux points de TPS laissés vacants par Ottawa. Pour le Québec, cela aurait ajouté aux services publics plus de 2,5 milliards par année! Si on ajoute les baisses d’impôt aux entreprises, c’est d’au moins 12 milliards de dollars que le gouvernement Charest aura privé l’assiette fiscale du Québec. C’est beaucoup, beaucoup d’argent! »

[...]

« Et pourquoi briser ainsi l’aspect « universel » de notre système de santé? ( »Universel » voulant dire que la collectivité paye pour le système par le biais des impôts pour que tous y aient accès sans égard aux revenus individuels.)

Le ministre des Finances, Raymond Bachand – révélant ainsi son petit côté Marie-Antoinette -, répond au bon peuple que c’est pour briser sa « culture de la gratuité ». Parce que, voyez-vous, selon le ministre, le bon peuple manquerait à ce point de neurones qu’il ignorerait même que les services « coûtent quelque chose »… Une telle condescendance aurait sûrement « coûté » son poste à un ministre sous un René Lévesque ou un Jean Lesage… »

Allez lire son billet au complet, ça vaut la peine.

Encore une fois, c’est ici.

Réflexion post-budget

Par Noisette Sociale, 31 mars 2010 11:17

C’est celle chez qui j’aurais passé tous mes temps libres étant plus jeune si mes parents m’avaient laissé faire. C’est elle également qui avait menacé mes parents de me prendre sous son toit les deux fois qu’ils ont voulu me foutre à la porte. C’est aussi celle qui fait les meilleures crêpes dans une vieille poêle en fonte graissée avec du Crisco. Puis là, je ne vous parle même pas de son sucre à la crème.

Ma grand-mère, je l’aime profondément mais il y a des jours comme aujourd’hui où je lui en veux.

Ma grand-mère a toujours voté pour les libéraux. Comme mon grand-père. Puis quand mon grand-père est mort il y a 20 ans, elle a continué de voter pour les libéraux. Par respect pour sa mémoire, qu’elle dit.

C’est toujours quelque chose qui m’a révolté parce qu’à la base,  je ne pense pas que les féministes de l’époque se sont battues pour obtenir le droit de vote uniquement pour avoir le loisir de voter comme leur mari.

En tant que féministe proclamée, cet aspect-là me choque énormément.

Depuis que je suis politisée, j’ai eu des discussions avec ma grand-mère à propos de plusieurs enjeux sociaux. Mine de rien, je critiquais plusieurs orientations du PLQ et à la fin, on était généralement d’accord.

Et là, je larguais la bombe : « Ben ça grand-maman, tu vois, c’est le PLQ qui propose tout ça. »

Oh. « Oui mais tu sais, ton grand-père, bla bla bla. »

Mon grand-père est mort depuis 20 ans. Puis les orientations du PLQ, en 20 ans, ont changé énormément.  « Oui mais grand-maman, peut-être que grand-papa ne voterait même plus comme ça s’il était vivant aujourd’hui. »

Elle ne prend pas de chance.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui?

Parce que j’ai l’intention de reprendre les armes. J’ai commencé à lire le journal ce matin et juste en voyant ce que notre beau gouvernement libéral nous propose pour régler les problèmes des soins de santé, j’enrage.

Faire payer à tout le monde 200$ par année en plus de 25$ par visite pour les soins de santé, sans prendre en considération les revenus de tous et chacun, c’est absolument scandaleux. Le pauvre paiera le même tarif que le riche.

J’aimerais qu’on m’explique pourquoi la classe moyenne est encore la plus taxée. J’aimerais qu’on m’explique pourquoi je connais des gestionnaires qui font au-delà de 100 000$ par année et qui retirent de l’impôt avec la complicité de leur comptable alors que le citoyen ordinaire doit souvent s’endetter pour rembourser le gouvernement.

J’aimerais qu’on m’explique pourquoi Charest refuse de faire une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. En allant chercher l’argent dans les poches de la mafia, peut-être qu’on éviterait de taxer encore les plus démunis?

Et pourquoi, pour rééquilibrer le budget, on ne s’attaque pas plutôt à tout l’argent envolé dans les paradis fiscaux?

J’aimerais également savoir pourquoi on a si peur de taxer les entreprises à leur juste valeur alors qu’on offre parmi les taux d’imposition les plus bas en Amérique du Nord, plus bas encore qu’aux États-Unis!

Ce printemps, je sens que je vais prendre l’air plus souvent qu’à mon tour dans le cadre de diverses manifestations.

Et chers compatriotes… il va falloir qu’on se parle.

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Pour ceux que le sujet intéresse, voici d’autres suggestions de lecture :

Les vaches à lait

Budget libéral : des ailes pour QS?

À combien se chiffre votre patience?

Budget 2010 : Une déclaration de guerre

Un budget qui va faire mal

Budget 2010 : Prendre du pauvre pour donner au riche

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

Occupation Double ne forme pas à commenter l’actualité

Par Noisette Sociale, 18 novembre 2009 12:51

dumont360Il m’arrive de regarder l’émission Dumont 360 quand ma journée de travail se termine tôt… ou quand la grippe m’agresse comme c’est le cas depuis le début de la semaine.

Je suis une jeune incorrigible parce que je ne peux m’empêcher, dans certains cas, de regarder des émissions qui me font sacrer et qui me renforcent négativement dans mes positions.

Il y a un segment dans cette émission qui contribue tout particulièrement à ce que je m’arrache les cheveux et c’est celui où Mario et son acolyte Martin Pelletier débattent d’une dizaine de sujets d’actualité à raison de 90 secondes accordées par sujet. Je n’ai pas compris encore s’il fallait prendre les deux commentateurs au sérieux dans cette partie de l’émission ou non mais ce qui est sûr, c’est que ça pue la mauvaise foi à plein nez à chaque fois.

Par exemple, hier soir, ils ont abordé la nomination de Richard Bergeron au conseil exécutif de la ville de Montréal alors qu’il s’occupera d’urbanisme.

Martin Pelletier se lance et dit tout de suite qu’il n’y avait pas grand chose dans la plateforme de Projet Montréal au niveau de l’urbanisme, à l’exception de la rue Ste-Catherine piétonne. Je levais déjà les yeux au ciel et il s’empressa d’ajouter : (Je cite de mémoire.)

« Ce que monsieur Bergeron ne sait pas, c’est que ça fait déjà très longtemps que la rue Ste-Catherine est piétonne. Oui oui. Ça s’appelle le Montréal souterrain. »

Ça faisait déjà un petit bout de temps que je me demandais d’où provenait cet hurluberlu qui gagne maintenant sa croûte à dire des âneries…

Je me suis lancée sur mon MacBook pour faire une recherche Google.

Ah, j’ai appris qu’il faisait aussi des petites chroniques insignifiantes au Show du matin, au même poste. Vous en visionnerez quelques unes si vous avez envie de voir quelque chose de très mauvais.

Je continue de regarder les résultats de recherche… et voilà que tout s’explique.

Monsieur Pelletier a fait ses débuts à la télé comme participant à Occupation Double, une émission qui, je vous le rappelle, regroupe l’ensemble de l’intelligentsia québécoise.

Je trouvais déjà que de passer du spa d’Occupation Double à porteur ou porteuse de valise, c’était un avancement trop important, voilà que certains deviennent simili-chroniqueurs.

À quoi bon les études, travailler fort, se casser la tête pour faire des analyses (ainsi que sa place) quand on a juste à aller faire la guidoune dans une télé-réalité?

Je vous le demande.

*soupirs*

Gilles Taillon démissionne

Par Noisette Sociale, 10 novembre 2009 14:12

Article.

Après quoi, 3 semaines?

Je suis morte de rire.

D’après moi, faudra continuer de me rouler par terre jusqu’à la sortie à la fin de ma journée de travail.

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Commentaire boni : Je pense que je vais aller m’acheter une pelle en prévision de l’enterrement de l’ADQ.

Critique éclair (4)

Par Noisette Sociale, 26 octobre 2009 10:36

Stéphane Rousseau à TLMEP hier : Une ostie de tache de marde.

Il faut que je le dise, en partant, j’ai beaucoup de difficulté avec les artistes qui sont apolitiques. Quand ils en sont fiers, c’est pire que pire.

Hier soir, en début d’émission, Martin Matte essayait de s’exprimer un peu au niveau politique. Moi qui le soupçonne depuis longtemps d’être plutôt fédéraliste et plutôt de droite, j’avais envie de confirmer ou d’infirmer ma théorie.

On l’a jamais su parce que Stéphane Rousseau n’arrêtait pas de faire le con à côté. Il baillait exagérément ou lui coupait sans cesse la parole.

Même Martin Matte, avec un air un peu embarrassé, lui a glissé assez fort pour qu’on l’entende que « tsé Stéphane, c’est parce qu’il y a du monde que ça intéresse, la politique ».

Au cours de l’émission, des sujets touchants à la politique ou aux enjeux sociaux sont revenus sur le tapis. Rousseau faisait le cabochon à chaque fois et souvent, faisait avorter les discussions.

À la fin, je pense que je l’aurais mis dans une valise de char.

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Commentaire boni : Je suis tellement contente que Gilles Taillon soit rendu à la tête de l’ADQ. Le parti était déjà à l’agonie, là c’est sûr que ça va l’achever.

Autre commentaire boni : Gilles Taillon à TLMEP hier : ZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzz

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