Catégorie : religion

Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

Flou autour du tunnel Louis-H Lafontaine ou comment ébranler ma confiance envers certains profs du primaire

Par Noisette Sociale, 29 juillet 2009 12:51

Le titre peut vous sembler absurde (et il l’est autant que l’histoire que je m’apprête à vous raconter) mais vous comprendrez quand vous arriverez à la fin de ce texte.

tunnelJ’ai grandi dans l’est de la ville de Montréal et le tunnel Louis-H Lafontaine est fortement lié à plusieurs de nos escapades familiales en voiture. Mon père prenait bien soin de préciser à chaque fois qu’on passait dans le tunnel « qu’on s’en allait sous l’eau ». Idem pour toutes les fois où on passait devant une certaine usine de la rue Notre-Dame. « C’est là que papa travaille. » C’était des faits immuables.

Un jour, j’ai fait mon entrée à l’école primaire et ça a bouleversé ma conception du monde. Les vérités immuables appartenaient désormais à l’école et tout ce que je pouvais apprendre en-dehors était devenu matière à remise en question. (Ce qui, à priori, n’était pas une mauvaise chose.)

J’avais des enseignantes du vieux régime qui étaient toutes à une année ou deux de la retraite. Elles m’ont entre autres appris *tousse* qu’il ne fallait jamais remettre en question *tousse* l’existence de Dieu *tousse tousse tousse et re-tousse* et que mon père était probablement un motard *tousse* parce qu’il faisait partie d’un groupe de heavy metal *étouffements continus*.

Farce à part, vous comprendrez que ce n’est pas avec elles qu’on a appris l’ouverture d’esprit. D’ailleurs, il était de bon ton de mépriser le seul immigrant de la classe parce qu’il appartenait à une confession autre que catholique (protestante, je crois). Je me rappelle encore de la façon dont on se mettait à 28 pour le regarder avec dégoût quand il s’en allait, la mine honteuse, à son cours de morale.

C’est ainsi qu’une bonne journée, pour une raison qui m’échappe, notre enseignante a commencé à nous parler des grandes constructions et du pont Louis-Hippolyte Lafontaine en particulier. Une main s’est levée à cette énonciation pour dire : « Ã‡a madame, c’est le pont qui va en-dessous de l’eau, han? »

Notre chère *tousse* enseignante de lever les yeux au ciel et de répondre de la façon la plus bête du monde : « Ã‡a c’est ce que vos parents vous racontent mais ce n’est pas vrai. Comment voulez-vous qu’un pont aille en-dessous de l’eau? »

Et elle est partie sur une diatribe pour nous raconter que le tunnel Louis-H n’a jamais été un vrai tunnel et que c’était en fait un [terme qui m'échappe] et qu’il fallait vraiment être naïf pour croire qu’un pont puisse aller sous l’eau.

Je me rappelle encore de tous les visages déconfits, dont le mien. Mes yeux devaient laisser voir autant de déconfiture que d’incompréhension. S’ensuivit ensuite la rage et le sentiment de trahison. Mon père, qui pour moi était l’être suprême, avait-il vraiment osé me mentir?

S’ensuivit éventuellement une discussion au souper qui trouva probablement une conclusion du genre : « Je te l’avais dit, ma femme, que sa prof c’est une tabarnak de folle. »

Je n’avais pas vraiment repensé à cette histoire avant lundi soir, le tunnel Louis-H étant loin dans la liste de mes préoccupations quotidiennes.

Lui et moi, on regardait l’émission Chantiers à Historia. Le sujet du jour étant évidemment la construction du fameux tunnel. En visionnant les images où on voyait clairement comment les ouvriers avaient réussi à mettre en place un tunnel sous l’eau, j’ai ressenti un genre de malaise. Le souvenir de cette matinée scolaire m’est instantanément revenu en tête et j’ai glissé à l’amoureux qu’à l’école, étant jeune, j’avais appris que le tunnel n’allait pas sous l’eau. Son exclamation de totale surprise était éloquente.

Ma prof du primaire était vraiment fêlée.

J’espère sincèrement qu’on sélectionne nos professeurs aujourd’hui avec un peu plus de rigueur.

J’ADORE…

Par Noisette Sociale, 10 mars 2009 08:33

… quand il écrit comme ça.

Avec ses tripes.

Je sens que ça va en choquer quelques uns, pour toutes sortes de raisons.

Mais j’endosse.

Complètement.

Et celui-là offre un bon complément.

Je ferme les commentaires ici… question de vous laisser plutôt commenter là-bas.

Athéisme, religion, tradition, rites, alouette… suite et fin

Par Noisette Sociale, 26 novembre 2008 13:48

Vendredi midi, j’ai rédigé un billet qui a suscité, ma foi, pas mal de commentaires!

J’ai eu une fin de semaine occupée, un lundi où j’étais malade… et quand j’ai ouvert le tout mardi matin, j’ai failli faire une syncope. Le nombre de commentaires, leur longueur, leur justesse et parfois aussi leur incohérence, ça m’a impressionnée.

Je me suis dit… « Eh merde, qu’est-ce que je vais faire avec ça? Je ne peux pas répondre à tout le monde! » Je vous remercie cependant grandement d’avoir participé à ce débat plus qu’intéressant à lire. Je vois que ça touche une corde sensible chez certains et parfois même d’une manière que je ne pensais pas provoquer. ;)

egliseIl y a des sujets comme ça qui nous tiennent plus à coeur. Moi, personnellement, tout ce qui touche à la religion, ça me révolte. Ça me met en colère. Je regarde ça difficilement de façon neutre et pragmatique. D’un côté, je respecte les croyances des autres même si je ne les comprends pas… En même temps, à chaque fois qu’un sou s’en va à l’Église, je vois ça comme un financement indirect de la pédophilie. Car nous savons que l’Église ne condamne pas vraiment la pédophilie. Quand un prêtre est reconnu coupable d’un tel acte, on dit que c’est une erreur de parcours. Puis j’aimerais qu’on s’entende sur le fait qu’ils ont été plusieurs dans cette institution à faire de ces « erreurs de parcours ». C’est pourquoi je m’engage à ce que ce billet-ci soit le dernier où je parlerai de ce sujet délicat. Ça me fait trop mal.

Par contre, avant que ça ne dérape trop, je fais quand même la distinction entre les croyances et l’institution. Je connais des gens qui croient en Dieu et qui sont aussi révoltés que moi en ce qui concerne les agissements de l’Église catholique dans l’Histoire. La nuance est importante.

Ceci étant dit…

Quelques questions m’ont été posées directement ou indirectement et je pense que ça serait pertinent que j’y réponde.

Ensuite, je vous promets qu’on reviendra à quelque chose de plus léger :)

1. « Y a-t-il vraiment des athées qui font baptiser et communier leurs enfants? » Alain B.

Oui. Le nombre de communions doit être bien moins élevé que celui des baptêmes mais oui. Souvent, ces athées ont également été baptisés à la naissance et le font pour perpétrer la tradition ou pour ne pas faire trop de brasse-camarade dans la famille. Je trouve ça extrêmement incohérent. Mais je les soupçonne de ne pas être aussi athées qu’ils ne l’affirment. ;)

2. « Qui est vraiment athée? » Alain B.

Moi. :-P

Cependant, j’ai remarqué que l’athéisme est souvent relié au radicalisme. Pourtant, je ne veux pas imposer mes vues à qui que ce soit. J’ai déjà dit que j’étais agnostique mais tout comme mon meilleur ami, je crois que les agnostiques sont en fait des athées paresseux… ou frileux!. Je ne crois pas en l’existence de Dieu mais je ne peux cependant pas prouver cette inexistence… Tout comme les croyants ne peuvent pas prouver l’existence de Dieu car tout repose sur la foi. Je ne vois pas ce qu’il y a de radical dans mes positions. (Et je sais que ce n’est pas ce que l’auteur de la question insinuait.)

3. « Sais-tu que s’ils [mes futurs enfants présupposés] ne sont pas baptisés, ils ne pourront pas se marier à l’Église? » Angie22

Effectivement, on ne peut pas se marier à l’Église sans avoir été baptisé. Cependant, on peut se faire baptiser à n’importe quel âge.

À mon avis, adhérer à une religion ou à une autre est une décision personnelle qui doit être réfléchie au préalable.

J’ai déjà écrit un long plaidoyer sur ma conviction profonde que le baptême d’un bébé va à l’encontre de la liberté de religion pourtant protégée dans notre Charte des droits et libertés.

Dans ton commentaire, et tu n’as pas été la seule à avoir soulevé ce point, tu dis que tu veux faire baptiser ton bébé pour lui donner le choix plus tard. Enlever le choix pour donner le choix. Je vois une incohérence de taille.

Mais pour répondre brièvement à ta question, si ton enfant désire vraiment se marier à l’Église plus tard, rien ne pourra l’en empêcher s’il c’est ce qu’il veut vraiment.

4. « Et que si ton enfant veut devenir, étant plus vieux, le parrain d’un enfant, il ne pourra pas car il ne sera pas baptisé? » Angie22

Voir ma réponse plus haut. ;)

5. « Les rites sont essentiellement sociaux. Les rejeter provoque généralement un isolement, ce qui n’est pas mauvais si c’est ce qu’on recherche. Un peu comme la fille qui refuse systématiquement d’aller au 5 à 7 du vendredi avec les autres filles du bureau parce qu’elle ne sent pas le besoin de faire partie du groupe – éventuellement, la fille n’est plus invitée et reste en marge. Si ses collègues sont fatiguantes et qu’elle préfère travailler seule, tant mieux pour elle. Mais si ses collègues sont gentilles et qu’elle préfère le travail d’équipe, à la longue, ça peut lui peser de ne pas avoir la même complicité que celles qui vont au 5 à 7 une fois de temps en temps. » ND

Je pense que tu amènes un très bon point, surtout avec la nuance que tu as apporté en abordant ce que tu appelles les rites sociaux. Dans le cas qui nous intéresse, on pourrait peut-être considérer, effectivement, le temps des fêtes comme un rite social. Je ressens également un certain isolement face à ma décision de rejeter l’essentiel de l’esprit des fêtes. On ne me verra pas au party de bureau cette année, tu l’auras bien compris.

En fait, j’aime beaucoup ton explication mais je trouve que l’exemple du 5 à 7 n’était pas le meilleur. Je ne vois absolument pas en quoi le fait de ne pas participer à ces fameux 5 à 7 pourrait avoir des répercussions importantes sur le travail d’équipe. D’ailleurs, toute la pression qu’il y a derrière ces activités, ça me révolte. Y’a des gens qui se font harceler à chaque semaine pour y aller. Pourrait-on avoir le droit, en-dehors des heures de travail, de disposer de notre temps libre comme bon nous semble? Je pense que je passe facilement plus de temps avec mes collègues de travail qu’avec mon fiancé. Et il faudrait que je passe encore plus de temps avec mes collègues?

Si nos collègues sont également nos amis, je n’y vois pas de problème mais en ce qui me concerne, je ne pense pas pouvoir développer une amitié profonde et sincère avec les gens dans mon équipe de travail, bien que je les respecte beaucoup. Trop de choses nous séparent.

Mais sinon, sur le fonds, je comprends assez bien ton point de vue. ;)

6. « Je déteste le baptême…

Lorsqu’un couple fait le choix de se marier à l’église par tradition ou pour faire plaisir à la famille, c’est leur problème et ils font ce qu’ils veulent de leur vie. Mais lorsqu’ils font baptiser leur bébé, le pauvre n’a pas le choix… » Jean-Luc

J’ai recopié ton commentaire tout simplement parce que je l’aime. Certains le trouveront peut-être cru mais ça reflète bien l’essentiel de ma pensée. On pourra arguer que personne n’est jamais mort d’un baptême, et avec raison… mais ma vive objection se trouve au niveau du principe.

7. « Pourquoi diable faut-il être cohérent? (…) Ça vous dérange vraiment, les gens qui ont un sapin de Noël et qui disent n’être pas religieux? » Déréglé temporel

Je n’oblige personne à être cohérent… mais personnellement, j’aime beaucoup la cohérence. Si la cohérence peut être une valeur, on pourra dire que c’est une valeur à laquelle je tiens beaucoup. J’ai de la difficulté à gérer les gens qui disent une chose et font le contraire. Ça me déstabilise. Ça me fait douter. Pour moi, et peut-être que je me trompe, c’est une question de crédibilité.

Pour le sapin de Noël, je n’en aurai pas chez moi personnellement mais ce n’est pas quelque chose qui me choque. Par contre, qu’on ne m’impose pas d’en décorer un ;)

pere-noel-ski8. « Petite question pour toi Noisette: J’ai toujours considéré les légendes de personnages religieux comme Jésus assez similaires à celle du Père Noël, alors si tu avais des enfants, qu’est-ce que tu ferais avec le Père Noël? Tu perpétues la légende? Tu laisses aller ou tu mettrais ça au clair tout de suite? Moi, je trouve ça dommage de construire une déception à venir… » S. Martel

La question est très hypothétique car je ne sais pas si je veux avoir des enfants.  Il faudra voir à ce moment-là dans quelle proportion les enfants fêteront encore Noël. Avec l’immigration et tout ça, ça risque de changer beaucoup. Peut-être qu’on retrouvera plus de Musulmans que de catholiques dans l’école où ils seront. Ou de gens d’autres religions. Alors le Père Noël, peut-être qu’on n’en parlera plus beaucoup dans la cour d’école.

C’est très dur à évaluer. Je ferai sûrement un compromis avec le Jour de l’an plutôt qu’avec Noël.

Je trouve quand même que tu as raison quand tu dis que c’est dommage de construire une déception à venir. Étrangement, je me souviens que j’ai cru beaucoup moins au Père Noël qu’à la fée des dents. Je ne sais pas pourquoi mais pour moi, la fée des dents, c’était très sérieux. J’ai même eu de violentes disputes de cour d’école par rapport à la fée des dents.

Mais s’ils font des activités à l’école en lien avec ça… Comme la fameuse lettre au Père Noël, si toute la classe participe… C’est délicat.

Par contre, je peux jurer que je mettrai énormément d’emphase dans mon éducation sur l’importance d’avoir un esprit critique ;)

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Chapeau à ceux qui se sont rendus jusqu’ici!

En espérant que tout est plus clair et que la question sera vidée une fois pour toutes.

C’est un sujet qui nous touche tous de différentes façons. Ça peut être très difficile à traiter. Disons que j’aurai fait de mon mieux? ;)

Une excellente raison pour appuyer la tenue d’élections le dimanche

Par Noisette Sociale, 23 décembre 2007 07:13

urne Il y a quelques minutes, j’étais entrain de parcourir un intéressant article du Devoir (que je vous incite fortement à lire) qui traitait du plus récent rapport du DGE (Directeur général des élections) qui a pris position en faveur de trois importantes réformes de notre tradition électorale au Québec. Il favorise donc:

1. Une réforme du mode de scrutin pour adopter celui dit proportionnel mixte compensatoire;

2. Des élections à date fixe;

3. Le jour d’élections tomberait préférablement le dimanche plutôt que le lundi comme c’est le cas actuellement.

Chacun de ces trois points pourrait être l’objet d’une longue réflexion approfondie ici mais comme nous sommes tous et toutes envahis malgré nous par l’esprit léger des fêtes, je m’en abstiendrai pour le moment. Par contre, je ne pouvais m’empêcher de vous faire part de la réaction que j’ai eu instantanément lorsqu’à la fin de la lecture de l’article, j’ai décidé d’aller jeter un coup d’oeils aux commentaires laissés par quelques lecteurs. Permettez-moi de vous soumettre l’extrait du commentaire le plus imbécile et arriéré sur lequel j’ai eu le malheur de poser les yeux et qui m’aura suscité une vive réaction. L’auteur donne son avis sur l’éventualité de tenir des élections le dimanche au lieu du lundi:

 » Pour ce qui est du Dimanche je suis totalement contre, le dimanche est un jour de repos, et que ferions nous si l’on faisait cela le samedi, et que les juif si opposerais et demanderait un accommodement, le vendredi se serait les musulman et les juif en partie car le sabath débute à la fin du jour le vendredi. Le Québec a une tradition chrétienne et le dimanche reste le jour sacré pour encor beaucoup de personne. On ne peu faire cela. Le Québec a beau se dire une société civile, mais il se doit de respecter les droits religieux. Si Jamais on force cela, ce sera à la cour suprême du Canada à décider. Car il y en aura beaucoup pour contester et moi en premier. »

Ma réaction suite à la lecture de ce ramassis de conneries rétrogrades prise sur le vif:

1. Ok. Bon. C’est peut-être du sarcasme. Ou du cynisme très noir et très poussé qui laisse transparaître un ras-le-bol intense vis-à-vis des débats actuels.

2. Non. Pour faire du cynisme, il faut être le moindrement articulé et ce n’est visiblement pas le cas de ce monsieur.

3. Ça transpire de racisme et d’intolérance au point que je pourrais glisser et me faire mal.

Monkey wtf4. « Le Québec a beau se dire une société civile mais il se doit de respecter les droits religieux. » MAIS D’OÙ IL SORT CE DUDE??? (Car dans ce cas-ci, il ne peut que lui être attribué le titre de dude. ) On pourrait débattre longtemps de cette question mais en ce qui me concerne, il faudrait d’abord demander à notre religion, quelle qu’elle soit, de nous accommoder avant de demander à la société civile d’accommoder les pratiques dictées par un dogmatisme religieux.

5. Je n’ose pas imaginer la crise qu’il a dû faire en date du 24 avril 1985 (j’en reviens pas que ce soit aussi récent!) alors que la Cour suprême du Canada a annulé la Loi sur le dimanche parce qu’elle portait atteinte à la liberté de religion et de conscience. Je serais également curieuse de savoir si depuis cette date, pour être en accord avec lui-même, il n’a jamais travaillé ou fréquenté de commerces si c’était jour dominical. Non mais après tout, on a des principes ou on n’en a pas!

6. Ce dude n’a visiblement pas un champ d’analyse très développé. Il semble croire que la journée d’élections est une fin en soi. S’il tient absolument à ne pas voter un dimanche, il existe également le vote par anticipation qui se déroule habituellement sur deux journées. Sur ces deux journées, il y en a nécessairement une qui tombe une autre journée que celle du dimanche. *Vite, je cours chercher tambours et trompettes!*

7. Mais surtout… ce dude me donne une autre très bonne raison d’être en faveur d’élections qui se tiendraient le dimanche. Ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, la journée d’élections est une fin en soi. C’est cette journée-là ou rien. Ainsi, en guise de protestation, tout me porte à croire que le dude en question et les arriérés dans son genre s’abstiendraient donc de voter si on tenait des élections le dimanche. Conséquemment, je crois que la démocratie québécoise s’en verrait soulagée car franchement, je pense qu’on peut vraiment se passer du vote de ces gens-là dans un processus aussi important que celui de se choisir un gouvernement.

Que ceux qui sont pour qu’on vote le dimanche lèvent la main! ;)

Entre l’apostasie et l’excommunication…

Par Noisette Sociale, 5 décembre 2007 12:09

Sign of excommunicationJe sais, je sais, je n’ai pas pu résister.

Avant de me mettre aux choses sérieuses, je vais faire mon tour sur Facebook. Là, je vois qu’un copain a changé son statut pour: « Chose bine is: wanting apostasie mais l’excommunion serait beaucoup plus drôle. » (Après vérification dans le dictionnaire, le terme juste serait plutôt excommunication. J’aurai appris quelque chose aujourd’hui.)

Quand j’ai fini par arrêter de rire, j’ai trouvé que c’était un drôle de hasard car je songeais justement ces temps-ci à remplir le formulaire d’apostasie pour faire la paix avec mes démons intérieurs, même si ce n’est que symbolique.

Mais juste pour le plaisir, observons deux définitions (toujours tirées du dictionnaire multifonctions de TV5) :

Apostasie: Renoncement public à une religion. Renoncement à des voeux.

Excommunication: Sentence prononcée par l’autorité ecclésiastique, qui exclut un chrétien de la communauté des fidèles.

Entre les deux, il me semble que c’est beaucoup plus significatif de se faire excommunier, non? Sans compter que personnellement, je trouve que ça rocke.

Dans la période de la grande noirceur, je crois qu’il était beaucoup plus simple de se faire excommunier parce que l’Église prenait beaucoup plus de place à l’époque qu’elle en occupe aujourd’hui.

Mais de nos jours, dans une société comme le Québec moderne, je me demande bien ce que ça prendrait pour qu’un membre du clergé prenne la peine d’excommunier quelqu’un personnellement. Il faudrait vraiment l’avoir cherché.

Comme je n’ai pas envie de harceler gratuitement de façon méchante un prêtre, qu’est-ce que je pourrais faire pour me faire excommunier? Avez-vous des suggestions?

Je pense que j’ai trouvé ma résolution pour le nouvel an. Mwahahahahaha.

little devil girl

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