Catégorie : Société

Apprendre tranquillement la diplomatie

Par Noisette Sociale, 10 mars 2010 07:04

Avant, quand quelqu’un me racontait qu’une personne X lui tapait sur les nerfs, je lui demandais effrontément : « Ben pourquoi tu ne le lui dis pas? »

C’était l’époque où j’étais une championne pour dire à ceux qui me pourrissaient l’existence qu’ils me la pourrissaient et je trouvais que c’était la meilleure méthode pour avoir la paix.

Quand j’ai commencé à croiser ces gens-là dans d’autres contextes, je me suis mise à réfléchir et à me dire que le monde était tellement petit que ça ne serait pas impossible qu’un jour, ces personnes-là à qui j’aurais dit de façon très crue qu’ils étaient des parasites, je les recroise. Peut-être même qu’à un moment donné, y’en a un(e) qui va me passer en entrevue pour Ze job.

N’empêche qu’au moment où j’ai commencé à écrire ces lignes, j’avais juste envie de dire à ma voisine: « Tu sais, c’est à cause des personnes comme toi que je suis devenue asociale. »

Ou encore, plus simple : « Ne me parle plus jamais. »

Ou la version plus élaborée grim : Sacrer le feu dans son maudit chapeau de sorcière et me sauver à dos de carcajou en hurlant des incantations sataniques.

Heureusement qu’il me reste ce blogue pour me défouler.

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Question boni : Pour vous, assister à des cours d’université avec un chapeau de sorcière sur la tête en guettant les réactions, c’est quêter de l’attention ou une excentricité?

Ma réponse boni : Je vous laisse deviner… (Oui, je sais, la question était biaisée.)

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

La bisexualité : encore un sujet tabou

Par Noisette Sociale, 18 janvier 2010 13:02

Hier soir, je revenais d’un souper gargantuesque chez un ami et je me préparais déjà à sauter dans mon lit. (Je ferais un très bon vieux mononc’ typique qui s’endort après les repas.) Bon, c’est un peu faux parce que la maniaque de télé que je suis devait absolument vérifier ce qu’il y avait de bon avant d’aller me coucher.

Surprise! TV5 diffusait un petit documentaire qui traitait de la bisexualité. Étant donné que le sujet me touche de près, je ne pouvais pas passer à côté.

C’était extrêmement intéressant… et un peu triste à la fois. On faisait mention de quelques artistes qui se sont affichés ouvertement comme bisexuels, on montrait des entrevues avec des bisexuels « ordinaires » qui nous racontaient comment ils s’étaient rendus compte qu’ils l’étaient et il y avait une section du documentaire où on demandait à des hétéros et à des homosexuels ce qu’ils pensaient des bisexuels. Vous vous doutez bien (ou peut-être pas) que ça ouvrait la porte à un buffet de préjugés les plus gros les uns que les autres.

On relatait également à quel point la bisexualité est quelque chose d’encore tabou dans nos sociétés. Si on commence à accepter assez bien l’homosexualité, il n’en est pas de même pour la bisexualité.

Dans le documentaire et dans la vie en général, j’ai souvent été peinée de voir que les réactions les plus virulentes contre la bisexualité proviennent surtout, et étrangement, des milieux gais.

On nous accuse de ne pas être « branchés », de ne pas s’assumer, d’être sorti du placard à moitié, de ne pas être « fiables », d’être plus « dangereux » parce qu’on avait un éventail de choix trop large pour commettre l’adultère, etc. … Finalement, on s’attire plus de méfiance que de curiosité et/ou de compréhension.

Je me souviens, à la fin de l’adolescence, j’avais envie d’explorer cette partie de moi. Je sentais que j’avais besoin de soutien. J’étais extrêmement mêlée. Je m’étais jointe à un groupe de discussion dans le Village (groupe que je ne nommerai pas car les choses ont peut-être changé) et je me souviens d’un soir en particulier où le sujet de discussion était la bisexualité. J’étais entourée de gais et lesbiennes et ça se défoulait furieusement contre le sujet plutôt que d’en discuter. Inondée de « arf, les maudits bisexuels », je n’ai rien dit de la soirée, à l’exception peut-être d’un rire timide échappé malgré moi.

Je vous en parle aujourd’hui parce que justement, je trouve qu’on n’en parle pas assez et que j’en ai un peu marre de toute cette méfiance et de ces préjugés.

On nous imagine souvent comme des êtres pratiquement sans âme (ça doit venir de notre « bon » fond judéo-chrétien) et qui ne pensent qu’à faire des trips à trois. D’ailleurs, si vous voulez connaître les péripéties d’une bisexuelle sur les sites de rencontre, je vous suggère vivement de cliquer ici.

Dans le cadre de la journée internationale contre l’homophobie, j’avais écrit un texte sur l’Allemande, une fille qui avait fait battre mon coeur et m’avait fait pleurer toutes les larmes de mon corps bien involontairement, à la fin de mon parcours à l’école secondaire.

Dans ce texte-là, je racontais que je ne m’étais pas vraiment posé de question sur mon orientation sexuelle avant de rencontrer l’Allemande. J’y repensais hier et je me suis rendue compte que ce n’était pas tout à fait vrai.

aliciasilverstoneJe repensais entre autres au film de Batman avec le personnage de Mr Freeze (je sais, je sais, je vous vois d’ici lever les yeux au ciel) que mon frère avait reçu, version VHS, en cadeau. À tous les samedis matins (et les premiers temps, les dimanches aussi), il regardait son film et, plus souvent qu’autrement, j’allais le rejoindre.  Je pense que lui aussi savait que ce n’était pas un excellent film. En réalité, il était plutôt hypnotisé par les apparitions à l’écran d’Alicia Silverstone. Il avait même un poster d’elle dans sa chambre et il n’arrêtait pas d’en parler.

Je l’écoutais en riant mais il y a une partie de moi qui était complètement perturbée. Parce que moi aussi, j’écoutais le film surtout pour Alicia Silverstone… et Chris O’Donnell…  et Uma Thurman. Je n’y comprenais plus rien.

Pendant longtemps, je n’ai rien dit, sauf à des gens de confiance. Parce que… J’avais vécu une expérience un peu traumatisante en essayant d’en parler à celle que je considérais comme ma meilleure amie à l’âge de 15 ans. J’ai longtemps pris pour acquis qu’on ne parlait pas de ce genre de chose parce que visiblement, ça dérangeait.

Je sais que ce texte-ci est un peu brouillon mais c’est que j’ai la plume sensible et éparpillée quand je parle de ça. Parce que même aujourd’hui, ce n’est pas facile.

Pourtant, aimer des humains, ça ne devrait pas être trop difficile à comprendre. À accepter.

Je suis Noisette. Je suis bisexuelle. Et je m’accepte.

C’est déjà un bon début, non?

En 2010…

Par Noisette Sociale, 5 janvier 2010 12:35

On a beau être le 5 janvier, il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes résolutions.

J’ai tout réussi pour celles de 2009 mais la barre n’était pas très haute… enfin, encore là, tout est relatif.

Débutons tout d’abord par la résolution que je n’ose pas prendre, soit celle d’avoir une vie sociale plus active. Sincèrement, je ne vois pas comment je pourrais y arriver en travaillant à temps plein et en suivant des cours du soir. Je trouvais déjà qu’avec le travail à temps plein, je n’arrivais pas assez à me retrouver avec moi-même alors… (D’ailleurs, ça je pense que ça va être le drame de toute ma vie jusqu’à la retraite.)

Par contre, je m’engage à faire un plus gros effort à ce niveau-là. Parce qu’il y a du monde que j’aime et que j’ai envie de voir. Je ne sais juste pas comment le gérer.

(Là, j’en viens à me demander si les deux derniers paragraphes ne s’annulent pas…)

Ensuite.

Continuer et/ou maintenir ma perte de poids

Tout le monde me fait remarquer à quel point je maigris depuis quelques mois. C’est génial. Il est certain que je marche plus qu’avant, que je mange mieux et que je mange moins. Par contre, la raison principale est liée de très près à mon avis à mon arrêt du depo provera il y a plus d’un an maintenant. Mon corps commence vraiment à purger cette cochonnerie et ça paraît.

D’ailleurs, par rapport à la perte de poids, je m’engage :

  1. À persister à ne pas me procurer de pèse-personne. Je n’ai jamais vu quelqu’un avoir un rapport sain avec cette machine-là et je n’en ai rien à cirer de savoir combien j’ai perdu depuis un an. J’ai juste besoin de savoir que ma silhouette me convient et quelle taille de vêtements je porte.
  2. À n’adhérer à aucune secte que ce soit. Vous avez bien lu. Je m’adresse à toutes les filles qui s’abonnent à Weight Watcher’s et compagnie : Quand vous me parlez de ça, vous me faites peur. Vous devenez des obsessives-compulsives de la minceur et on en vient à penser que vous faites partie en réalité d’une secte obscure. Libérez-vous!

Écrire

Écrire plus, ici comme ailleurs. J’ai longtemps utilisé cet espace comme un espèce de lieu thérapeutique mais étant donné que je ne suis plus anonyme, il y a plusieurs détails et réflexions que je préférerai garder pour moi.

Je me suis achetée un beau cahier à reliure (trop cher, évidemment) pour me remettre à la rédaction manuscrite. Je le traîne partout avec moi mais je dois vous avouer que jusqu’à présent, il est resté vide. J’ai envie de m’y remettre pour de vrai. Il me manque au moins 4 ans de ma vie en manuscrit et je trouve ça d’une tristesse quand j’ai envie de me replonger dans mes souvenirs. Il n’y a rien de mieux que de tenir un journal personnel pour suivre son évolution. (Ou sa régression, dans certains cas.)

Prendre mes études au sérieux et réussir avec brio

C’est ma dernière chance.

Au cégep, j’ai accumulé plusieurs échecs dans mon parcours en raison d’abandons tardifs. Ma dernière session en informatique n’aura pas fait exception. Je détestais ça à mourir et j’ai manqué de motivation (et de temps) pour faire mes travaux de fin de session et là, je ne parle même pas du cours que j’ai juste arrêté de fréquenter après la date limite d’abandon.

Je ne m’en vante pas, en fait, j’ai extrêmement honte de ça et je me dis qu’en l’écrivant publiquement, ça va peut-être m’aider à ne pas recommencer cette connerie.

Je considère le fait de ne pas avoir de DEC (il ne me manquerait que 4 cours pour avoir celui de sciences humaines, en plus) comme un échec mais en même temps, ce diplôme a tout fait pour que je le méprise alors mon sentiment varie à chaque fois que je m’attarde à ça.

Je me suis inscrite à deux cours à l’UQÀM en tant qu’étudiante libre pour cette session-ci. « Initiation à l’écriture journalistique » et « Questions de méthodes en études littéraires« . Je pense que je devrais aimer ça mais de toute manière, je devrai donner un coup car je ne peux pas me permettre que mon dossier scolaire universitaire ne soit pas excellent.

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Ce plan me semble réaliste tout autant qu’ambitieux.

J’ai bien l’intention de ne pas me décevoir.

Conte de Noël

Par Noisette Sociale, 23 décembre 2009 18:29

Note : Il est possible que certains noms aient été arbitrairement modifiés.

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Il était une fois Mary.

cafeMary, c’est la dame qui travaille au petit café en bas, au boulot. Elle est fidèle au poste depuis 35 ans et des poussières. Elle est merveilleuse.

Mary, c’est le genre qui te demande ton nom la première fois que tu la rencontres et qui s’en rappelle. C’est aussi celle qui saura probablement mieux que toi-même ce que ton amoureux ou ton amoureuse aime boire le matin et comment il/elle aime le boire.

Pour être honnête avec vous, Mary, je ne la connais pas tant que ça. Mais elle, elle connaît bien tout le monde et puis j’ai rarement vu une personne faire autant l’unanimité à un endroit.

Résumons la chose en disant tout simplement qu’elle est géniale. C’est une perle.

Mary a connu plusieurs changements de garde au boulot mais les deux derniers ont été plus éprouvants.

Il n’est pas rare qu’une cafétéria change de concessionnaire de temps à autre. Parfois c’est pour mieux accommoder les clients. Plus souvent, c’est pour essayer de couper dans le gras déjà trop coupé. Bref.

Quand je suis rentrée à la Société, c’était Libre-Arbitre qui gérait la cafétéria et le petit café. Quelques mois plus tard, on a appris qu’un nouveau concessionnaire, appelons-le Équerre, qui allait prendre la place de Libre-Arbitre. Au départ, Équerre était réticent à ré-engager les employés de la cafétéria, dont Mary. Mais suite à une pétition largement signée à l’interne, Équerre a décidé de poursuivre l’emploi de la plupart des employés.

Le problème avec Équerre, c’est que ce n’était franchement pas mangeable. Les produits étaient souvent périmés et de mauvaise qualité. De jour en jour, la cafétéria était de plus en plus déserte.

Ça se passait assez bien par contre au petit café, là où Mary offrait toujours un service hors pair et un café préparé avec amour.

Il y a quelques semaines, nous avons appris que le groupe Équerre voulait se débarrasser du contrat les liant à la cafétéria. La chasse au traiteur a repris de plus belle. Libre-Arbitre a posé sa candidature et a finalement été retenu.

Nous étions plusieurs à être heureux de cette annonce parce que pour nous, ça signifiait un retour à une nourriture de cafétéria pas mal meilleure. Je faisais partie des naïves qui croyaient que ça n’aurait probablement pas d’incidence sur les employés de la cafétéria.

Erreur.

Hier, l’ensemble des employés de la cafétéria ont appris qu’ils perdaient leur emploi… et que leur dernier jour de travail correspondait à… aujourd’hui.

Mary ne fût pas épargnée. La plupart des autres employés étaient là depuis peu, certains depuis un an ou deux. Mais elle, ça faisait 35 ans de loyaux services. Elle était à un an de la retraite.

Hier, c’était un jour triste pour Mary. Elle avait peine à retenir ses larmes alors qu’elle servait le café à ses fidèles clients.

Le mot s’est passé assez rapidement. Tout le monde était dégoûté par la façon de faire de Libre-Arbitre. Comment pouvaient-ils refuser de ré-engager celle qui était encore leur propre employée il y a à peine un an?

globe-solidarite-300J’ai envoyé des courriels à tous les gens que je connaissais, y compris les cadres. J’ai fait partie de ceux et celles qui ont incité les employés de la Société à envoyer des courriels de protestation à Libre-Arbitre ou à placer des appels. J’ai également envoyé un courriel au président de la Société pour lui faire part de mon indignation face à la situation et lui demander de faire son possible pour convaincre Libre-Arbitre de changer sa position face à Mary et aux autres employés. Il m’a répondu qu’il allait certainement faire part au traiteur de la réaction massive des employés.

Je suis sortie du boulot hier complètement révoltée.

Aujourd’hui, j’ai pris du temps dans mon rush de fou pour faire du suivi.

À 15h, j’ai appris qu’une représentante de Libre-Arbitre était venue en personne pour parler à Mary… et pour lui annoncer qu’elle serait ré-engagée.

Libre-Arbitre a reçu plus de 400 courriels et appels confondus concernant cette situation. Un groupe Facebook a même été créé, recevant l’appui en 24h de plus de 500 membres. Pour eux, c’était du jamais-vu. Il faut dire aussi que ça perturbait grandement leurs opérations…

Malheureusement, tous les employés de la cafétéria n’ont pas été sauvés. Par contre, Mary pourra travailler l’année qui lui restait avant de prendre sa retraite parmi nous, comme elle le souhaitait. Puis je pense qu’elle passera un bien meilleur temps des fêtes que prévu.

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Je voulais vous raconter cette histoire parce que moi, ça me fait du bien de voir que ça existe encore, des gens qui se mobilisent autour d’une cause qui leur tient à coeur. Dans ce cas-ci, la cause portait les couleurs de Mary.

Là on parle de sauver l’emploi d’une dame qui travaille dans un petit café.

Imaginez si on s’unissait pour quelque chose d’encore plus grand…

Je nous souhaite une année 2010 sous le thème de la solidarité.

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Ajout au 24 décembre 08h40 :  Une autre version de ce conte de Noël sur Rue Frontenac.

Ajout au 27 décembre 12h49 : Un article chez Blogosphère Branchez-vous et la réaction de Mary filmée par Philippe Schnobb.

L’est

Par Noisette Sociale, 4 novembre 2009 12:56

Pourquoi l’enfance nous marque-t-elle autant?

Ou plutôt, pourquoi l’enfance me marque-t-elle autant? Pourquoi j’ai l’impression qu’elle me maintient dans une grisaille?

L’enfance revient me hanter dès que je commence à lâcher prise.

Ce courriel reçu hier qui m’a jeté à terre.

Une ancienne camarade de classe au primaire. Qui à la question « quoi de neuf » m’a raconté sa vie, sa souffrance, sa misère en long et en large. M’a raconté comment son ex a envoyé son bébé à l’hôpital avec plus de fractures et de contusions que vous ne pourriez l’imaginer. Heureusement, le bébé est toujours vivant et en bonne santé aujourd’hui.

Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne l’ai pas jugée.

À chaque fois que le quartier de mon enfance reprend contact avec moi, c’est toujours la même misère qui revient.

Qu’est-ce qui fait que je m’en suis sortie et eux, pas?

Je dois continuer de me battre pour eux. Je ne sais pas comment m’y prendre mais je trouverai bien une façon.

S’ouvrir les yeux, ça fait mal. Mais si on le faisait tous en même temps, peut-être que ça arrangerait quelques affaires.

Peut-être.

Même si pour eux, je suis maintenant une parvenue.

Éloge de la lenteur

Par Noisette Sociale, 1 novembre 2009 16:37

Il y a un bon moment déjà que j’avais commencé à ralentir.

no-cell-phone-signÇa s’est amorcé il y a 3 ans quand mon interminable contrat avec une horrible compagnie de téléphone cellulaire est arrivé à terme. J’avais fini mon trip d’adolescente qui aimait bien parler fort au cellulaire dans l’autobus (ben oui, j’ai déjà été une tache de marde moi aussi) et j’étais un peu tannée qu’on puisse me joindre partout, tout le temps. J’avais l’impression d’être tenue en laisse.

Ensuite, je suis allée un peu plus loin.

J’ai décidé que je n’étais plus obligée de virer folle quand le téléphone sonnait à la maison. Si j’ai les deux mains dans le souper que je suis en train de préparer, je ne lance pas tout pour courir vers l’appareil qui me hurle d’aller répondre. Si je suis en train d’écouter quelque chose qui m’intéresse à la télé, je ne vais pas répondre brusquement au téléphone que je suis occupée et que je vais rappeler plus tard. Je rappelle tout simplement plus tard. Parce que c’est important de prendre le temps d’apprécier le moment présent… et parce que c’est important aussi d’accorder du temps de qualité à mon futur interlocuteur.

J’insiste sur le téléphone parce que pour moi, c’est un des symboles importants de la frénésie ambiante.

eloge-lenteurRécemment, j’ai lu le fameux livre de Carl Honoré. Éloge de la lenteur. Je vous invite à aller lire le résumé que j’ai mis en hyperlien parce que moi, je suis vraiment mauvaise pour faire des résumés de toute manière.

Ça serait gros de vous dire que ce livre a changé ma vie. En fait, ce livre m’a fait découvrir plein de belles initiatives que je ne connaissais pas, d’autres aspects de la lenteur au quotidien et surtout, surtout, a réussi à mettre en mots et en ordre toutes les idées qui se bousculaient dans ma tête. Ce livre devrait, à mon avis, être distribué dans tous les foyers occidentaux. Ça porte à réfléchir.

Le seul impact négatif qu’a eu ce livre dans ma vie, c’est que maintenant, je remarque bien plus les comportements des gens qui sont pris dans la spirale infernale du stress et de la vitesse et ça me fait parfois sentir comme une extra-terrestre.

Regardez-vous aller des fois, ne serait-ce que dans les gestes banals du quotidien.

- Quand je suis à l’épicerie et que je fais la queue derrière vous à la caisse… et que je vous vois scruter les caisses des alentours d’un air anxieux avec des mouvements impatients dans l’espoir que vous pourriez peut-être passer quelques secondes plus vite ailleurs, j’ai un sourire triste.

- Expérience vécue il y a deux fins de semaine : Quand je suis au magasin de chaussures avec mon fiancé et qu’on attend en ligne pour payer ses bottes d’hiver… et qu’une fille plutôt chiante derrière nous dit tout fort : « Câlisse, ça vous tenterait pas d’ouvrir une autre caisse pour qu’on passe plus vite? » et qui glisse tout de suite après à son amie à côté : « Faut leur dire parce que sont pas vite vite ce monde-là », j’ai le goût de tuer. Comme si c’était une urgence nationale de payer des fuck-me-boots!

- Quand je vois des maniaques zigzaguer en voiture dans le trafic et pratiquement grimper sur les trottoirs pour arriver quelques secondes avant vous… à la lumière rouge.

conducteur-rageLe dernier point me ramène à hier soir, alors que les enfants essayaient de passer l’Halloween près de chez moi. Je vous jure que j’ai eu des fantasmes de « Festival de distribution de claques en arrière de la tête » ou encore de « Festival de je te tire par l’oreille et je te mets à genoux dans le coin ». On voyait très bien de chez moi la rue perpendiculaire à la nôtre qui est relativement passante. C’était plein d’automobilistes frustrés qui roulaient clairement au-dessus de la limite de vitesse et d’autres qui klaxonnaient furieusement les petites familles qui traversaient pourtant la rue au passage pour piétons.

Qu’est-ce qui pressait tant?

Qu’avons-nous fait pour créer de tels monstres? (Oh non, je ne lésine pas sur les mots.)

Notre société est malade.

(Si tout va bien, la suite demain.)

Halloween

Par Noisette Sociale, 31 octobre 2009 16:02

halloween-citrouille4Je vous l’avoue tout de go : En ce moment, je vous écris de façon purement égoïste. Ce n’est presque pas pour le plaisir de le faire, en fait, j’essaie de passer le temps comme je peux.

J’aimerais vous raconter le caractère sacré de l’Halloween mais l’ami DarK Rémi oF DooM l’a déjà fait bien mieux que moi, il y a un an presque jour pour jour.

C’est joyeux l’Halloween cette année parce que premièrement, je me suis rendue compte cette semaine que je commençais à ré-entrer dans mon linge goth. Je n’ai jamais vraiment été goth au sens « philosophique » mais j’aimais beaucoup le style vestimentaire. Je ne me verrais plus porter ces vêtements-là au quotidien mais j’étais bien contente de voir cette semaine que je pourrais porter ma robe de Cruella pour l’Halloween.

Pas de party pour nous ce soir. On avait peut-être pensé aller faire un tour au SPASM mais il s’avère que l’Homme est plutôt enrhumé et j’ajouterais même un peu geignard alors on va passer notre tour.

Par contre, cette année, je me fais un devoir de donner des bonbons et c’est ce qui me rend impatiente comme une gamine à l’heure où j’écris ces lignes.

Quand j’écoutais les Parent cette semaine, – une émission que j’adore soit dit en passant – c’était évidemment un épisode qui avait la thématique de l’Halloween. Le père voulait se sauver de la corvée de donner des bonbons pour aller plutôt regarder le hockey chez son meilleur chum et sa femme lui a lancé comme ça : « Louis, tu sauras que c’est un devoir communautaire de donner des bonbons à l’Halloween. » Sur le coup, j’avais bien ri et j’ignore si le/la ou les auteurs de l’émission croient vraiment à cette réplique mais par la suite, ça m’a fait réfléchir.

J’ai regardé la rue sur laquelle je demeure cette semaine et j’ai été déçue de constater qu’aucune maison n’était décorée. Évidemment, je n’ai pas fait toute la rue mais la portion qui s’étend entre les deux coins de rue est complètement dénudée de décorations.

J’habite dans un immeuble à six logements et je ne suis pas au rez-de-chaussée alors je n’ai moi-même pas investi pour de belles décorations intérieures. On m’a offert hier deux belles citrouilles en terre cuite et je me ferai un devoir de les mettre à l’extérieur tout à l’heure avec de belles chandelles pour les éclairer.

Je vais donner des bonbons tout à l’heure et mon homme me regardera faire assis à quelques pas derrière moi, pour m’encourager et pour éviter de contaminer les enfants – s’il y en a – qui viendront faire la cueillette.

J’espère qu’on ne sera pas les seuls sur la rue à en donner et que malgré le manque de décorations, il y aura bien quelques portes ouvertes pour les enfants qui passeront.

À chaque année, j’ai l’impression qu’on donne de moins en moins de friandises aux enfants. En fait, j’ai l’impression que plus je vieillis et plus l’Halloween passe dans le beurre. J’avais d’ailleurs mis mon super costume de Cruella hier aussi pour aller travailler et j’étais à peu près la seule dans toute la tour à bureaux – à l’exception du personnel de cafétéria qui avait été, à ce qu’on m’a dit, très fortement encouragé à le faire – à être déguisée. Tout le monde me disait que ça n’avait pas toujours été comme ça mais qu’avec les années, tu vois…

C’est vraiment plate.

Je me rappelle de mon enfance où il y avait bien plus de gens qui embarquaient dans la fête. Ça m’a donné des souvenirs magiques. Je me rappelle encore de mes yeux émerveillés devant les décorations du voisinage… Mes oreilles entendent encore les musiques effrayantes qui sortaient d’un peu partout pour faire une joyeuse cacophonie. Je me rappelle surtout du monsieur qui faisait une véritable maison des horreurs dans son horrible (justement!) abri Tempo.

Nous avons tous reçu à l’Halloween. C’est maintenant le temps de donner. Je sais que vous avez tous une vie sociale palpitante et que vous avez tous des partys d’Halloween vraiment importants ce soir mais on sait tous que ça ne commencera pas avant 21h ou 22h.

Moi je dis qu’on devrait donner au moins autant de fois qu’on a reçu à l’Halloween. C’est tellement plaisant de donner.

Je m’en vais me préparer tranquillement. J’ai hâte de voir tous les petits déguisés. J’espère surtout voir un petit pit de 3 ou 4 ans trop mignon dans un costume d’ourson ou de lion. Ça me fait craquer à chaque fois.

Joyeux Halloween! :D

Beaux-frères et belles-soeurs, le complot

Par Noisette Sociale, 24 octobre 2009 14:01

Prenez garde!

J’ai fait un constat foudroyant cette semaine…

Je pense qu’à partir du moment où on devient le beau-frère ou la belle-soeur de quelqu’un, il se passe quelque chose d’inexplicable dans notre corps. Il y a une réaction chimique. À moins que ce ne soit un dérèglement hormonal?

Allez savoir.

Si vous êtes dans cette situation, je vous invite à redoubler d’attention non seulement sur vos faits et gestes quotidiens mais sur vos décisions, particulièrement quand il s’agit de faire des achats sur un coup de tête.

Pourquoi je vous raconte tout ça?

Parce que cette semaine, on était un groupe d’employés à déconner dans un département quelconque à propos des achats stupides et de la naïveté de trop de consommateurs.

Les classiques y sont passés :

  • Le ShamWow!
  • Slap Chop
  • Magic Bullet
  • Ab King Pro
  • L’ensemble de 2000 couteaux qui peuvent même scier du métal
  • et j’en passe…

Tous et toutes s’entendaient pour dire que c’était vraiment de la marde, tout ça… et j’ai bien sûr trouvé le moyen de glisser le concept d’esprit critique au sein de la conversation.

Bizarrement, tous ceux et celles qui connaissaient quelqu’un qui avait acheté une des cochonneries ci-haut prétendaient que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui avait acheté ça.

Hum.

Vous remarquerez aussi, si on pousse plus loin, que c’est toujours un beau-frère ou une belle-soeur également qui s’est déjà embarqué dans Amway, Avon, Quixtar ou, dans des cas extrêmes, dans les Mormons.

Vous ne trouvez pas ça étrange?

Je pense qu’il s’agit d’un complot.

Et quand je parle de complots, oh là là, Jean-Jacques Crèvecoeur peut aller se rhabiller. (Il fallait bien que je finisse par ploguer cet hurluberlu dans un de mes textes, la tentation était trop forte.)

Maintenant que je vous ai allumé sur une réalité indiscutable, surveillez-vous. On n’est jamais trop critiques.

p.s. : Méfiez-vous aussi de certaines personnes qui prétendent toujours qu’ils connaissent l’efficacité de telle ou telle cochonnerie parce que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui l’a achetée. La belle-famille peut avoir le dos très large quand on ne s’assume pas ;)

Message aux jeunes libéraux

Par Noisette Sociale, 29 septembre 2009 11:39

C’est assez rare que je m’adresse à vous mais hier soir, en regardant Les grands reportages, à RDI, j’ai ressenti l’urgence de vous écrire.

Vous m’accuserez de tous les maux, de démagogue même, peut-être le pire d’entre tous… mais je n’en ai cure.

C’est qu’hier, le grand reportage en question parlait des enfants sorciers, en Afrique subsaharienne. Je ne connaissais pas le phénomène mais une partie de mon moi désabusé n’était pas surprise. C’est que là-bas, la sorcellerie a été remise au goût du jour. Sauf que maintenant, au lieu d’accuser les vieillards, on s’en prend aux enfants. (Remarquez que ce n’était pas vraiment plus intelligent de s’en prendre aux vieillards, comprenez-moi bien.)

Dans les familles qui sont touchées par la maladie ou par un malheur quelconque, on accuse maintenant un enfant d’être à l’origine de ce malheur. Il y a des cas où, dans l’espoir de guérir un aîné, on va maltraiter un jeune. Je n’ai pas envie de faire l’étalage de tous les sévices qui peuvent être faits à ces enfants, c’est que j’ai le coeur sensible et vous aussi, je n’en doute point. D’ailleurs, je n’ai pas eu le courage de visionner le reportage jusqu’à la fin, ma poitrine me faisait mal à force de se resserrer.

On a vu qu’en République Démocratique du Congo (vous ai-je déjà dit à quel point ça me faisait pleurer, ces pays qui osaient inscrire « démocratique » dans leur nom?), il y avait une sorte de village où plus de 40 000 enfants étaient laissés à eux-mêmes, tous accusés de sorcellerie. La rue était leur nouvelle maison.

On a vu aussi des espèces d’églises qui prétendaient administrer des cures miracles pour guérir ces enfants de la sorcellerie. On exigeait plus du double, parfois même du triple, du salaire mensuel d’une famille pour guérir un enfant de ce mal imaginaire. Je pense que vous pouvez deviner comme moi que ces traitements prennent souvent la forme de récits d’horreur, plus souvent qu’autrement.

Vous devez vous demander où je veux en venir avec mes histoires d’enfants sorciers.

Je vous le donne en mille : Les ravages du manque d’éducation à travers le monde.

C’est sûr que je pourrais vous parler de pauvreté, aussi. Mais vous ne trouvez pas que c’est toujours un peu inter-relié?

J’étais fâchée contre vous en fin de semaine. Je regardais tranquillement mon bulletin de nouvelles et j’ai appris que vous militiez farouchement au sein de votre parti pour imposer des nouveaux droits de scolarité au collégial.

Mais pourquoi? Pour rehausser les finances du Québec?

Si on laisse de côté à peu près tous les éléments relatifs à une hausse frais reliés à la scolarité, ça pourrait peut-être faire un peu de sens. Du moins temporairement.

Sauf que voyez-vous, pour moi l’éducation n’est pas quelque chose avec laquelle on peut jongler au gré du vent.

J’aimerais tellement ça pouvoir vous convaincre de l’importance de l’éducation pour une société. J’aimerais ça vous faire voir à quel point une population plus éduquée, ça peut être stimulant pour l’économie d’un État. (Puisque vous aimez beaucoup l’économie.) J’aimerais vous faire un discours sur les bienfaits d’une éducation accessible à tous, peu importe la grosseur du porte-feuille.

Peut-être même qu’on pourrait parler un peu des problèmes, par contre, avec notre système d’éducation. On pourrait peut-être parler du niveau de notre système, de notre peur de faire de la peine à ceux qui échouent. On pourrait aussi parler de notre manie de vouloir diplômer tout le monde. Ça, on pourrait, ça me ferait plaisir.

Sauf que pour l’accessibilité, je resterai intraitable. Je vois les ravages partout dans le monde de la non-accessibilité à une éducation de qualité. Je suis certaine que votre but n’est pas qu’on se retrouve comme en Afrique, avec les problèmes que l’on connaît. J’aurais de la difficulté moi-même à imaginer ça au Québec. N’empêche qu’il faut se rappeler que si on pousse une certaine logique à l’extrême, c’est ça qui pourrait peut-être se produire.

Je ne sais pas comment conclure tout ceci. J’en aurais tellement à dire encore. Mais j’ai envie de vous rappeler, pas juste à vous mais à tous mes concitoyens en général, que l’éducation et l’intellectualisme, ce n’est pas une maladie. C’est plutôt bénéfique pour une société.

Au plaisir.

Thème Panorama par Themocracy