Catégorie : Sorties

Queen KA et son Délîrïüm

Par Noisette Sociale, 26 mai 2010 11:39

Quand la fée Valérie m’a lancé une invitation pour la première de Délîrïüm, j’ai tout de suite accepté. D’abord parce que je me sentais privilégiée, ensuite parce que ça m’intriguait et surtout parce que c’était aux Écuries.

J’avais demandé à l’Ami de m’accompagner et quand il m’a demandé c’était quel genre de truc, je lui ai répondu que je ne savais pas trop mais qu’il y aurait une fille à poil à la fin du spectacle. (On s’est rendu compte que je m’étais trompée de soirée.) [Et c'est à ce moment-ci que les gens qui me connaissent bien dans la vraie vie sont morts de rire.]

En réalité, on s’en allait voir du slam adapté pour le théâtre.

À notre arrivée, nous recevons un accueil chaleureux de la fée mentionnée plus haut et elle me lance :

« Le slam, tu connais ça? »

Et moi de répondre :

« Bah, de définition. »

Bref, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’étais contente parce que mes attentes ne pouvaient justement pas être déçues. Je pouvais à peu près juste être surprise et je suis entrée dans la salle avec l’esprit plus ouvert que jamais.

Nous avons choisi une table et il y avait des morceaux de sucre à la crème qui me faisaient de l’oeil. Ils n’auront pas survécu à mon regard.

[Intermède où je me flatte doucement la panse, les yeux au ciel, envoûtée par ce souvenir gastronomique.]

Puis ça commence.

Elle entre sur scène. Déjà, je la trouve sublime. (Oui, c’est très subjectif.)

Elle se lance dans une diatribe sur la maternité. C’était tellement bien fait que j’ai été conquise immédiatement.

Queen KA et son acolyte Blaise Borboën-Léonard forment un duo remarquable. Elle à l’avant-scène et lui derrière qui s’occupe de toute l’ambiance sonore et musicale. On sentait très bien la chimie et chaque changement d’ambiance et de ton coulaient parfaitement, malgré les transitions parfois radicales.

Délîrïüm, pour moi, c’est un pamphlet contre l’injustice sociale. Contre les yeux fermés en permanence. Contre les comportements irresponsables.

Chaque mot était judicieusement choisi et rendu avec ferveur. On mêlait poésie et manifeste.

Délîrïüm, ça bouge sans arrêt, ça jette par terre et ça bouscule.

Malgré le fait que je partageais de façon enthousiaste l’entièreté du discours social, je me suis sentie drôlement remuée à certains moments. Et ça faisait du bien!

L’interprétation était à mon avis sans faille mais j’avais peur que la formule ne s’étire trop. Puis finalement, la longueur était juste parfaite et la fin bien choisie.

Le seul bémol, c’est que l’artiste aurait gagné à être sur une scène plutôt qu’au  niveau du sol. Étant assise en arrière avec les gens devant moi, j’ai malheureusement perdu beaucoup de mouvements alors qu’elle performait couchée ou assise.

J’ai adoré mon expérience et je vous recommande chaudement d’aller voir cette artiste hors du commun avec un charisme fou qui vous incite à entrer dans son univers de fort agréable façon.

Queen Ka, un nom que je retiens.

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Délîrïüm sera présenté aux Écuries les 26, 30, 31 mai et 6, 7 juin 2010

De Mötley et de Super Bowl

Par Noisette Sociale, 8 février 2010 13:36

Tu sais que tu t’en vas voir un show rock quand tu arrives sur place et que, pendant que tu attends plus ou moins patiemment en file à l’extérieur pour entrer (je me demande d’ailleurs si les fouilles corporelles sont aussi poussées et méthodiques quand il s’agit d’un concert pop), tu vois plusieurs personnes qui sirotent une grosse canette de bière camouflée dans un sac de papier.

Tu sais que tu t’en vas voir un show de Mötley Crüe quand tu croises dans le centre Bell:

  • trop de filles de tous les âges et de toutes les proportions qui portent des leggings à motif léopard
  • des manteaux en jeans à profusion avec une grosse patch dans le dos
  • un gars qui porte la grosse barbe, un chapeau de police et une perruque fuchsia pas mal intense (J’ai même vu des gens lui demander d’être pris en photo avec, ce qui était pas mal épique)

Vendredi soir, c’était un moment que j’attendais depuis des mois, billets achetés en pré-vente oblige. Je n’ai pas été déçue.

Airbourne a ouvert la soirée en force avec 30 minutes de riffs intenses. J’ai toujours critiqué la formation à l’effet qu’elle faisait plus que s’inspirer d’AC/DC pour leurs morceaux mais il faut croire qu’ils ont du talent parce que j’ai quand même acheté leur album il y a un an de ça et je n’ai pas pu m’empêcher de me tortiller comme une folle pendant leur performance. Pour citer une vieille connaissance : « Le chanteur, c’t'un malade mentaaaaaaaaaaaaaaaaal. » Effectivement. C’était définitivement un cas de « spring dans l’cul ».

deadofwintertourJe ne saurais trop vous parler du Joe Perry Project qui a suivi parce que ça ne m’intéressait pas outre mesure et c’est le moment que j’avais prévu pour aller m’acheter un t-shirt officiel de tournée, boire une bière diluée à 10$ et aller visiter les salles de bains du centre Bell. J’ai quand même entendu à partir du couloir quelques chansons et ce n’était rien pour m’impressionner. Ils ont terminé leur show avec une toune quelconque d’Aerosmith.

Ayant fait le plein de bière et d’énergie, j’étais prête pour mon groupe fétiche. Ils ont entamé leur prestation avec « Live Wire », une de mes favorites. Bah, ils ont joué toutes mes favorites en réalité. Dr Feelgood, Saints of Los Angeles, Looks that kill, Wild side, Shout at the devil, Don’t go away mad, Primal Scream, etc.

Ils ont fait aussi « Motherfucker of the year », tirée du dernier album. Le dude à côté de moi ne la connaissait visiblement pas et pendant un moment, j’ai été fâchée de constater que je n’étais pas à côté d’un vrai fan. Ce commentaire à part, je n’ai pas trouvé que c’était un choix très judicieux car il y a des pièces plus fortes que celle-là sur le dernier album.

Girls, girls, girls, je ne comprendrai jamais l’engouement… mais j’y ai pris tout de même plaisir.

Il y a eu un rappel de deux chansons. La première était « Home Sweet Home ». Je n’ai pas trop compris non plus mais j’imagine que ça devait être concept étant donné qu’ils terminaient la tournée à Montréal. À part pour le concept, je trouvais ça moyen comme choix de toune de rappel.

Autres observations en vrac :

- Tommy Lee qui sort de son drum pour aller parler à la foule, c’est toujours un succès instantané. Les cris de fillettes étaient au rendez-vous (et je passe par-dessus mon orgueil pour vous avouer que j’en étais aussi) et pendant son cabotinage, il a passé une bouteille de Jagermeister pour les gens au parterre. Classique. J’ai noté l’absence de la traditionnelle « titty cam ». C’était bien correct comme ça aussi.

- Nikki Sixx n’a vraiment pas besoin de faire grand chose pour nous faire crier comme des fillettes. Il n’avait qu’à lever les bras dans les airs pour que le public féminin soit conquis. J’étais d’ailleurs très heureuse de l’avoir pendant presque toute la durée du spectacle sur mon côté de la scène.

- Ça n’aurait pas été un show de Mötley s’il n’y avait pas eu toutes ces explosions et ce feu pendant les chansons. C’était complètement malade mental. Même si je sursautais à chaque souffle d’explosion. ;)

- Je ne peux pas parler pour l’ensemble des fans mais personnellement, j’ai un rapport très mitigé avec le chanteur Vince Neil. Je le trouve bon sur les albums mais je trouve qu’autrement, le personnage est pathétique. Il a fait chanter la foule trop souvent à mon goût, n’a plus de voix, n’est pas capable de faire les aigües, a un look ridicule… mais en même temps, ça ne serait tellement pas pareil si on le remplaçait. Sa performance n’a pourtant pas entaché le reste parce que j’ai toujours eu l’impression que sa fonction principale était qu’on se foute de sa gueule. (C’est pas très gentil mais c’est ça quand même.)

- Mick Mars a toujours un rôle aussi ingrat. Il a beau faire des solos de guitare de la mort, ce n’est pas lui que les gens viennent voir en majorité.

- Mention spéciale à la prière de Nikki Sixx pour souhaiter que les membres ne s’entretuent pas d’ici à la prochaine tournée parce que ça serait dont plaisant qu’ils puissent faire une tournée l’an prochain pour fêter les 30 ans du groupe.

En conclusion, j’ai passé une excellente soirée et je plane encore sur l’adrénaline de vendredi soir. Juste à raconter ça à mes collègues de travail, je me sens en feu. Il faudra par contre que j’apprenne à ne pas répéter dix fois d’affilée, droguée par l’enthousiasme : « C’était ben trop écoeurant… Je te jure, c’était é-coeu-rant. »

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Il y avait aussi le Super Bowl hier soir et je ne me suis pas permis de manquer ça, même si je ne connaissais aucune des équipes en compétition. J’ai décidé de prendre pour les Saints, me disant que le Médiateur Farceur avait probablement une bonne raison de prendre pour eux… et j’ai été bien contente de gagner. HA HA HA

Là, ce sont les vrais fans de football qui doivent me faire de gros yeux mais que voulez-vous, c’est comme ça.

Le Super Bowl, c’est quelque chose de sacré pour moi parce que ça réfère à mon enfance où j’en profitais pour passer toute une journée de complicité avec mon paternel, entourée de bols de chips, d’ailes de poulet, de sous-marins, de chocolat, de bonbons, de boissons gazeuses et de pop corn. (Oh non, mon père, même seul, ne prenait pas ça à la légère!)

Le football est d’ailleurs le seul sport qui ne m’emmerde pas (à l’exception du kin-ball mais ça, je préfère y jouer) et que je pourrais regarder religieusement si seulement je suivais le calendrier de la saison et les horaires des matches télévisés.

Mention spéciale à l’échappée spectaculaire du joueur des Saints (dont j’ignore le nom, évidemment) qui avait le champ libre pour traverser tout le terrain et faire un touché hier soir… J’en avais encore des frissons en prenant ma douche ce matin.

Gestes impies à l’Espace libre

Par Noisette Sociale, 11 janvier 2010 12:45

gestes-afficheVendredi soir, j’avais été invitée par la fée Bianka à assister à la première de Gestes Impies, une création du théâtre de la Pire Espèce, à l‘Espace Libre.

Fabuleux, étonnant, extraordinaire, original, drôle, fantastique, imaginaire, prodigieux, magique, coloré, intense, superbe, génial, éclaté… et j’en passe. Je manque d’adjectifs et de superlatifs pour vous transmettre tout ce qu’a pu me procurer cette pièce d’une durée de 1h50 vendredi soir.

Vendredi soir, j’étais fatiguée… J’avais eu une semaine intense et bien franchement, ça ne me tentait plus vraiment de tenir mon engagement qui était d’assister à cette première. J’y suis allée parce que je suis une femme de parole et puis finalement… je n’ai pas du tout regretté! Je me suis pointée à l’Espace Libre en bâillant effrontément et quelques secondes après le début de la pièce, j’étais déjà bien réveillée pour ne rien manquer de l’univers qui m’était offert.

Il faut quand même le faire. J’avais l’impression d’être dans un rêve abstrait où les scènes se bousculaient sans trop faire de sens, du moins pour moi… et pourtant, j’étais scotchée à mon siège et j’en redemandais.

La performance des acteurs était tout simplement à couper le souffle. Et on parle vraiment de performance ici car les textes étaient aussi forts que les mouvements… parce qu’il faut dire que ça bouge beaucoup dans ce spectacle.

Les costumes étaient fabuleux… enfin, tout de cette pièce était divin.

Je pense que je peux dire sans exagérer que c’est la meilleure pièce à laquelle j’ai eu la chance d’assister depuis que je m’intéresse au théâtre. Ce que j’ai vu, ça ne se raconte pas, ça se vit.

Je vous recommande vivement de vous procurer des billets pour Gestes Impies. C’est carrément impossible que vous n’aimiez pas ça. Même le Détracteur ne tarit pas d’éloges à son endroit.

Je me ferai un devoir de suivre les projets de la troupe de la Pire Espèce. Ils ont du talent à revendre.

Gestes Impies, jusqu’au 23 janvier à l’Espace Libre.

P.S. : C’est vraiment à ne pas manquer!

Tout est encore possible, de Lise Vaillancourt

Par Noisette Sociale, 10 novembre 2009 19:10

Vendredi dernier, j’avais été invitée par la fée Bianka au Théâtre d’Aujourd’hui pour voir la pièce « Tout est encore possible » pondue par Lise Vaillancourt.

p_tout_1Je ne vous en ai pas parlé avant parce que le temps m’a manqué un peu, ma fin de semaine fût assez chargée en émotions et… parce que la pièce m’a laissée un peu pantoise.

J’étais enthousiaste à l’idée d’assister à cette pièce parce que, tout d’abord, il y avait l’excellente Louise Bombardier qui figurait parmi les acteurs. J’étais enthousiaste aussi parce que les extraits offerts sur le site web du théâtre d’Aujourd’hui étaient franchement prometteurs.

De quoi ça parlait?

Je ne saurais vous le dire parce que le tout m’a semblé pas mal abstrait. Il fallait trouver un lien entre les quatre personnages… Je vous soumettrai donc le résumé disponible sur le site :

Une femme blanche en mission au Congo se découvre une bosse au sein. Un écrivain noir fait une psychanalyse à Montréal. L’histoire se poursuit avec un jeune homme bleu et sa mère qui lui apparaît en pleine jungle. Chaque personnage se présentera devant nous avec une histoire absolument impossible à croire. En toile de fond, les peines d’amour et l’Afrique. Cette série de récits architecturés sous forme de pièce trouvera son point culminant entre une femme blanche et un homme noir que seule l’écriture peut inventer.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le début et la fin de la pièce. Ce qui s’est trouvé au milieu a eu de la difficulté à garder mon attention mais je dois dire une chose : Les textes sont puissants et les interprètes sont franchement excellents. Je n’ai absolument rien à dire sur le jeu des acteurs.

D’ailleurs, les acteurs, j’étais un peu déçue pour eux car à la toute fin, au moment où les gens applaudissaient, personne ne s’est levé. Je pense que ça a bien montré que malgré tout leur talent, la salle est restée tiède. Les commentaires, du moins, ceux que j’ai entendus en sortant, étaient tièdes également.

En ce qui me concerne, c’est une pièce que j’aurais probablement préféré lire que voir. J’ai définitivement découvert en Lise Vaillancourt une plume qui m’a rendue jalouse. Pourquoi alors je n’ai pas trop aimé la pièce malgré le talent des interprètes? Je me pose encore la question…

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Tout est encore possible, au Théâtre d’Aujourd’hui, jusqu’au 21 novembre 2009.

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Pour lire un autre point de vue sur cette pièce, je vous invite à visiter Les Punaises.

http://lespunaises.wordpress.com/2009/11/08/%C2%ABtout-est-encore-possible%C2%BB-au-theatre-daujourdhui/

Kent Nagano, ce charmeur…

Par Noisette Sociale, 23 mai 2009 14:44

Jeudi après-midi, une énorme surprise m’attendait.

Je ne vous raconterai pas le pourquoi du comment mais pour résumer la chose, on m’offrait une paire de billets pour aller voir l’OSM pour la modique somme de 20$… alors que la paire en valait un peu plus de 200$.

J’ai toujours voulu aller voir l’OSM et en plus, il s’agissait d’un concert où, pour la première fois, on réunissait les pianistes Alain Lefèvre et André Laplante. Le Détracteur m’avait souvent dit à quel point il aurait aimé voir un jour Alain Lefèvre en concert alors j’ai sauté sur l’occasion.

Je ne m’attarderai pas sur le concert auquel j’ai eu la chance d’assister hier, je ne saurais retranscrire la magie qui m’a habitée tout au long de celui-ci.

kent-naganoJ’ai plutôt envie de vous parler de Kent.

La première fois que j’ai vu Kent Nagano à la télévision, j’ai eu un coup de foudre. Et quand j’ai vu l’entrevue qu’il avait accordé à l’émission Tout le monde en parle, je suis tombée amoureuse. Cet homme a manifestement une intelligence vive, un charisme incontestable, un charme incroyable, un accent à faire fondre, un regard enchanteur, un solide maintien et que sais-je encore. Ajoutez à ça que j’ai toujours trouvé ça attirant, les beaux hommes mûrs alors… hum hum.

Au concert, j’entendais la musique, bien sûr… mais je ne voyais que lui. J’ai été légèrement déçue car je l’imaginais un peu plus flamboyant que ça mais il faut dire aussi que les pièces choisies étaient souvent lentes.

Quoiqu’il en soit, après le concert, j’étais debout, près de la sortie de la salle, le regard vague. Je regardais la salle se vider plutôt rapidement et je m’étonnais de ne voir personne près de la scène qui essayait d’attirer l’attention d’un musicien.

Je lance au fiancé : « Tu crois que je pourrais rencontrer Kent Nagano? »

Et lui de me répondre : « Pfffff, t’as aucune chance. Ce gars-là doit rencontrer plein de monde important à l’heure qu’il est. Oublie ça. »

J’étais sceptique.

J’observais la salle à la recherche d’un racoin, quelque chose… mais je savais que c’était inutile.

J’argumentais avec le Détracteur comme quoi j’étais certaine que c’était possible de voir Kent. Il disait que c’était une cause perdue.

Je croise une agente de sécurité et lui demande, avec le ton le plus doux et le regard le plus charmeur dont j’étais capable si elle pensait que ce serait possible de faire signer mon programme par Maestro Nagano. Elle me répond que c’est sûrement possible et d’aller voir plutôt vers l’autre côté de la salle.

Un sourire en coin plus tard en direction de l’Amoureux, je commence à me diriger là où elle m’avait indiqué et je refais le même numéro avec un autre gardien de sécurité. Il me dit de le suivre.

J’avais le sourire en coin de plus en plus baveux.

Il nous amène dans une salle quelconque, où quelques autres personnes attendaient pour les musiciens. Ça se vidait tranquillement.

Et c’est là que Kent est apparu.

Il n’avait pas pris la peine de se changer. Il était là, tout simple, souriant, ses cheveux bien droits malgré les différentes secousses subies durant le concert. Avec ses lunettes qui masquaient difficilement un regard franc.

Pour être honnête, j’étais tellement impressionnée que c’est l’Amoureux qui m’a sortie de ma bulle en demandant à Kent s’il voulait bien signer mon programme. Flatté, il accepta tout de suite et j’ai eu le temps de lui balbutier que j’avais vraiment passé un bon moment. Je l’ai remercié chaleureusement et il me répondit: « S’il vous plaît. » Awwwwww.

Je vous quitte avec la preuve qu’avec de la politesse et de la détermination, tout est possible:

autographe-kent-nagano

(Mais je me demande quand même à partir de quel âge que je serai trop vieille pour quêter des autographes comme une groupie…)

Dark Matters… – La danse contemporaine et moi

Par Noisette Sociale, 1 mai 2009 11:16

Mercredi soir, je me suis rendue en compagnie du Médiateur Farceur à un spectacle de danse contemporaine, encore une fois suite à une invitation de Bianka.

Il s’agissait de Dark Matters. Une oeuvre de Crystal Pite.

La pièce débute avec ce qui m’apparaissait être un espèce de Gepetto assis à une table où il traîne du matériel de toute sorte. Il se concentre sur son travail et là, il y a une marionnette en bois que j’ai tout de suite un peu associé à Pinnochio qui vient de le déranger. La marionnette est manipulée par cinq danseurs. Elle l’agace, fait tomber ses choses, s’accroche à lui, se bat avec lui…

Bref, en mon sens, ça commençait bien mal. Pour citer l’Ami lors de l’entracte :  « Ouin, t’aimes VRAIMENT pas ça les marionnettes, hein? » Non, en effet. Même si la chose était très bien exécutée, vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point ça ne me touche pas.

La première partie du spectacle était très bonne comparativement à la deuxième. Il y avait ce qu’on pourrait appeler « des bonnes passes ». Il y a justement une passe où les danseurs s’adonnent à une espèce de scène d’arts martiaux un peu exagérément mais c’était extrêmement intéressant à regarder. Dommage que ça n’aie duré qu’environ 5 minutes.

Quand le décor s’effondre à un certain moment, aussi, j’ai trouvé que c’était très fort.

Pour le reste, je dirais qu’il n’y avait pas assez de danse et pas assez de musique non plus. Malgré l’incroyable talent des danseurs, ça je ne peux le nier, qui étaient en contrôle et d’une flexibilité absolue… je n’ai pas pu m’empêcher de bailler pendant toute la deuxième partie. On racontait une histoire qui était visiblement trop abstraite pour moi.

En sortant de la pièce, la petite Mimi qui accompagnait la chère Nicole s’est fait un devoir de tout nous expliquer et à ce moment-là, j’ai tout compris ce que j’avais vu. Je vous suggère fortement d’ailleurs d’aller là lire par là-bas.

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C’est le troisième spectacle de danse contemporaine que je voyais et à la lumière de ceux-ci, je pense que je peux dire que c’est un univers qui ne me convient pas. Il y a certainement énormément de talent dans le milieu mais je me rends compte que ce n’est pas un art qui me touche.

Un spectacle de danse dans un autre style particulier pourrait peut-être plus venir me chercher.

Donc, ci haut, je vous ai laissé mes impressions personnelles sur ce que j’ai vu mais je vous dirais humblement que je ne suis pas une référence.

Mimi, qui était visiblement une passionnée de la danse (elle pratique également la danse de style hip hop) a adoré. Je voyais des étoiles dans ses yeux quand elle nous donnait ses impression sur le spectacle. C’était beau à voir.

Pour les passionnés, donc, Dark Matters sera présentée à l’Agora de la danse jusqu’au 9 mai, à 20h.

Pompette post

Par Noisette Sociale, 25 avril 2009 23:25

Il y a les drunk post.

Moi, je ne suis pas saoule, je suis juste pompette.

Tout ça pour dire que je reviens d’un spectacle où je faisais une surprise à mon frère qui jouait avec son nouveau band dont le nom m’échappe (et à lui aussi d’ailleurs). Il ne voulait pas trop en parler parce qu’il essaie un nouveau truc… mais comme avec moi, tout finit toujours par se savoir, eh bien j’étais là.

J’ai vu mon frère habillé en fille. Déjà qu’il est slim et qu’il a les cheveux longs… avec ses lulus, sa jupe d’écolière, ses collants, sa chemise et sa cravate, il/elle était vraiment cute. C’en était quasiment perturbant.

Mention spéciale aussi à son ami qui avait les cheveux verts.

Je n’ai rien contre son ami ou qui que ce soit qui a les cheveux verts… mais ça m’a rappelé encore une fois à quel point des cheveux verts, ça n’a jamais été beau sur personne et ça ne le sera jamais non plus. Mais en même temps, c’est souvent des punks qui arborent la chevelure verte et leur look, c’est rarement pour faire beau qu’ils l’adoptent.

Bref.

Sur ces sages paroles, je vais aller vedger un peu dans mon salon humide.

Deux concepts éculés en humour que je ne suis plus capable de voir

Par Noisette Sociale, 22 avril 2009 10:26

Tout d’abord, en général, j’ai passé une excellente soirée au Saint-Ciboire hier soir. Ça faisait longtemps que je n’y étais pas allée et ça m’a donné le goût d’y retourner plus souvent.

Guillaume Wagner est franchement solide comme animateur. Il m’a fait rire à chacune de ses interventions!

Je me suis trouvée choyée hier parce que le dernier humoriste invité était un de mes préférés dans mes découvertes récentes et j’ai nommé Étienne Dano. On ne rit pas nécessairement aux éclats mais c’est un gars tellement articulé et intéressant à écouter que rendu là, je m’en balance pas mal. La finale de son numéro sur la poutine était quand même hilarante!

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Depuis la fin de la soirée hier que j’ai envie de crier à la face du monde mon écoeurantite aigüe face à deux concepts en humour qui sont éculés depuis longtemps. J’espère que mon message sera entendu par tous les futurs aspirants humoristes parce que là, franchement, ce n’est plus drôle du tout.

clown-triste1. Les personnages de clowns un peu dépressifs qui se plaignent de leur sort de clown. Il y en avait un hier comme ça dont j’oublie le nom et franchement, ce n’est pas vraiment important. Question d’être un peu objective, il était quand même moins pire que d’autres que j’ai vus mais n’empêche, son numéro et ses variantes, ça a été fait tellement de fois… Et la joke du clown qui vient d’une famille où on était clown de père en fils… que le maquillage de sa face, c’était pas du maquillage mais bien un tatouage ou encore, qu’il est né comme ça. Même Krusty le clown dans lse Simpsons a déjà sorti cette réplique-là. Que dire également du gag où le clown se plaint que ce n’est pas facile de se trouver des souliers de grandeur 19 dans les magasins. Arrrrrrgh.

2. Le pire du pire : Un numéro où Dieu intervient et vient dire à la face du monde quel était le supposé vrai message qu’il voulait transmettre à l’humanité. C’est encore pire si Dieu est joué par une marionnette cheap qui représente une espèce de pitoune qui est ultra-vulgaire, qui ne pense qu’au sexe et qui se touche. Imaginez en plus si la marionnette est manipulée par une fille vraiment pas convaincante qui n’est même pas un peu ventriloque. C’était tellement mauvais comme numéro et en plus, c’était interminable. J’ose espérer que plus jamais je ne vais voir quelque chose comme ça.

Ça, c’est pour les mochetés que j’ai vu hier. Heureusement que les autres humoristes ont su compenser.

Ah pis rendue là… y’a une autre affaire qui m’énerve franchement.

3. Les personnages qui prennent une petite voix niaiseuse et qui sont juste insupportables. Je pense que j’ai tout dit. Non mais voulez-vous bien arrêter ça???

Si vous en avez d’autres, ne vous gênez pas pour le dire en commentaire, ça défoule tellement!

Avec un peu de chance, y’a quelqu’un à l‘École nationale de l’humour qui va prendre des notes ;)

Rock n’roll train…

Par Noisette Sociale, 18 avril 2009 11:26

black-iceMa paire de billets est achetée pour le spectacle d’AC/DC le 8 août au stade Olympique!

Mon rêve de jeunesse bientôt devenu réalité…

Ça faisait 9 ans qu’ils n’étaient pas venus et à l’époque, je n’avais que 14 ans et évidemment, j’étais très loin d’avoir les moyens de me payer un billet pour les voir!

Je capote! :D

La fête sauvage, quel beau moment d’hilarité!

Par Noisette Sociale, 1 avril 2009 11:51

Pas étonnant que La fête sauvage fût déjà finaliste pour le « Masque du texte original » lors de la 14e soirée des Masques. Pas étonnant non plus que Mathieu Gosselin, l’auteur de la pièce, fût également finaliste pour le « Masque de la révélation ». Quelle oeuvre rafraîchissante!

Encore une fois, je dois une soirée magique à cette chère Bianka. Aller voir du bon théâtre en échange d’un texte ici, je trouve que c’est une très bonne entente. D’ailleurs, après avoir vu une pièce comme celle que j’ai vue hier, il aurait été difficile de ne pas vous en parler!

Pour résumer grossièrement la chose, disons d’abord que j’ai ri. Je pense que c’est la fois où j’ai ri le plus fort à l’intérieur d’une salle de spectacle. Plus fort que les fois où j’ai assisté à des spectacles d’humoristes que j’appréciais. Franchement, pour la suite des choses, ça va être dur à battre.

J’imagine que vous voulez connaître l’histoire. Je trouve que ça serait dommage de réduire cette pièce uniquement à une histoire.

Je me rappelle du fiancé hier soir, quand il est venu nous cueillir, moi et ma mère qui l’attendions dans un café. À la question: « Et puis, ça raconte quoi? », il a eu droit à de grands éclats de rire.

Ça ne vous satisfait pas la curiosité, ça, hein? Bon, d’accord.

En fait, La fête Sauvage, c’est une histoire d’amitié.  Martine a choisi le dimanche de son anniversaire pour enterrer les cendres de son amoureux qui s’est donné la mort deux mois plus tôt. Ballons, guirlandes, chapeaux, enfants qui courent ; une vraie fête s’organise avec tout ce qu’elle contient de charge libératrice. C’est une histoire sur le deuil et la façon de le vivre. C’est une pièce sensible, avec un humour bien dosé.

C’est effectivement une belle histoire d’amitié avec selon moi, une bonne dose d’absurde. Il y a des moments très touchants… et juste après, on va rire aux larmes. La pièce est très bien rythmée.

lafetesauvage2J’ai personnellement été très impressionné par le talent des comédiens. Ils étaient tous excellents dans leur rôle, on y croyait vraiment. Je les admirais particulièrement dans tous leurs moments où ils devaient rester complètement immobiles, parfois dans des positions inconfortables. Sandrine Bisson, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkokeka, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Simon Rousseau, vous méritiez tous d’être nommés et je vous lève mon chapeau.

La pièce se découpe en trois « cliques » de personnages.

Il y a un couple, marié depuis sept ans. Tout le long, je me suis demandée ce qu’ils faisaient ensemble au départ et ils étaient tristes et drôles à observer à la fois. Un gars un peu (beaucoup) bêta d’un bord, qui s’exprime en monosyllabes. Le cliché du gars un peu con qui donne plus d’attention à sa 12 qu’à sa femme, la 12 pouvant être à la fois une carabine et une caisse de bières. Et puis sa femme, un peu naïve, qui se bat pour avoir un peu d’attention de la part de son mari, qui a envie de faire des projets de voyage…

Il y a la gang de filles. Une veuve, enceinte jusqu’aux yeux, dont le mari s’est pendu il y a deux mois dont les cendres reposent dans le frigo entre deux morceaux de viande. Une autre, un peu fofolle, enceinte également qui aime les drinks de fille et qui ne rate pas une occasion de parler de sexe. Et l’autre, celle qui m’a fait le plus rire. Autoritaire, quasiment insupportable, qui ne veut pas que la fête déroge du plan qu’elle s’était fait au départ. C’est particulièrement drôle quand elle s’adresse au 4e mur, toutes les choses qu’elle peut dire à ses enfants.

Et il y a les deux cabochons. Deux ivrognes et deux drogués qui n’ont pas peur des mélanges. Un qui aime la philosophie de bas étage et l’autre qui désespère de son cas. Le pendu, Frank, c’était leur inséparable. Ils vivent leur deuil d’une façon bien particulière…

La pièce sera présentée au théâtre de la Licorne du 31 mars au 25 avril 2009. Saisissez votre chance, ça vaut vraiment la peine! 1h30 de divertissement garanti qui vous fera oublier facilement l’inconfort de votre siège.

À voir absolument.

p.s. : Pour celles qui aiment les potins, j’ai croisé Macha Limonchik dans l’entrée et j’étais assise derrière Pierre Lebeau.

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