Chômeuse
C’est officiel. Aujourd’hui, c’est ma première journée en tant que chômeuse ou femme sans emploi, c’est comme vous préférez.
En me levant ce matin, je me disais que la journée passerait vite parce qu’au moins, les chats allaient être là pour me tenir compagnie. 10 minutes plus tard, je me trouvais déjà naïve.
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Hier, c’était une journée étrange. C’était ma dernière journée à un endroit où j’ai adoré travailler. Pendant trois ans, j’ai eu la chance d’oeuvrer dans un monde qui me passionne, soit la télévision, et pour bien faire, je travaillais dans ma station de télé préférée. Ça m’a fait bizarre de faire le tour des étages en prenant bien soin de visiter tous les secteurs dans lesquels j’avais laissé ma trace.
J’étais remplie de nostalgie et je trouvais quand même drôle de voir le contraste entre moi et le reste de mes collègues de travail pour qui c’était une journée parmi tant d’autres. Peut-être que mon absence va créer un vide palpable pendant quelques jours mais je sais à quel point on s’adapte vite à l’absence d’un collègue et que ce n’est pas long qu’on sombre dans l’oubli.
Travailler trois ans à un endroit, c’est beaucoup et c’est peu à la fois. Par contre, dans mon cas, ça pèse lourd dans la balance parce que j’ai tout de même 24 ans depuis peu alors on s’entend que ma vie professionnelle a vraiment démarré à cet endroit.
Si vous saviez tout ce que j’y ai appris! Je n’ai pas assez de mots pour le décrire.
Par contre, je sais à quel point il y a eu une évolution importante de mon côté depuis que j’ai franchi pour la première fois les portes de la grande tour.
J’ai eu la chance de travailler avec des gens extraordinaires. J’ai toujours eu le privilège de travailler au sein d’équipes vraiment intéressantes où la solidarité et l’entraide étaient au rendez-vous.
C’est grâce à eux et aussi à mes patronnes que j’ai appris à connaître mes forces et mes faiblesses et que je sais maintenant comment mieux m’orienter dans la vie. J’ai travaillé avec des gens qui croyaient en moi et c’était tellement précieux.
À tous les jours, j’ai côtoyé des artisans. Des gens passionnés qui travaillent souvent dans l’ombre mais qui font en sorte de nous offrir du contenu de qualité. Des gens qui n’ont pas peur d’innover et qui ont des idées plein la tête. C’est juste dommage que trop souvent, le budget ne puisse aller avec la hauteur de toutes ces ambitions. Parce que le talent, je me suis baignée dedans quotidiennement.
Aujourd’hui, je suis triste mais je ne suis pas amère. De se faire tasser par un employé permanent qui était flottant, ça faisait partie des possibilités. J’avais déjà survécu aux dernières coupures qui avaient été immenses alors je considère que j’étais privilégiée d’être encore là . D’ailleurs, je n’en veux pas à la personne qui a pris ma place et je sais qu’elle l’a fait parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement.
Je ne vous cacherai pas que j’ai pleuré beaucoup hier et que de quitter la grande tour pour (peut-être) la dernière fois, ça m’a donné un choc.
En attendant, ça bouge quand même beaucoup de mon côté. J’avais une entrevue mardi, hier et j’en ai une autre vendredi matin. Puis si ça ne débouche pas, il y en aura d’autres. Tout ce que je souhaite, c’est de trouver quelque chose que j’aime et de le faire au sein d’un milieu tout aussi stimulant.
D’ici là , je prendrais bien un peu de soleil, par contre


Il m’arrive de regarder l’émission
J’ai grandi dans l’est de la ville de Montréal et le
Il y a un personnage là -dedans… Je ne sais pas s’il a été conçu précisément pour être détesté… parce qu’il paraît qu’il y en a plusieurs qui l’aiment… Mais moi, je ne suis pas capable. Le personnage répond au nom de
Mais moi, je pense que je vais prendre mon mal en patience… Parce qu’il y a quand même Shane pour compenser… *air rêveur*





