Catégorie : théories et réflexions

Vrac

Par Noisette Sociale, 8 mars 2010 12:28

Le temps me manque tellement ces temps-ci que je sens que les entrées de type « vrac » vont se faire plus nombreuses. J’ai beau m’être guérie de la maladie typique de la « blogueuse qui sent le besoin de s’excuser lorsqu’elle n’écrit plus trop souvent » mais n’empêche qu’il ne faudrait pas trop vous négliger non plus.

Nouveau boulot

On m’avait annoncé récemment que je commencerais un nouveau boulot le 1er avril mais en arrivant ce matin, j’avais un courriel qui m’informait que finalement, je commencerais le nouveau boulot dès cet après-midi car une pauvre fille dans ma nouvelle équipe s’est cassé un membre ou une articulation en ski pendant la fin de semaine. Ça tombe bien parce que j’avais justement besoin de changement. J’espère que je vais aimer ça.

2/3

Jeudi dernier, j’avais 2 enveloppes de l’UQÀM qui patientaient dans ma boîte aux lettres. Je sais déjà que je suis admise au certificat en création littéraire ainsi qu’au certificat en études féministes. Je me croise les doigts pour recevoir une autre lettre qui confirmera mon admission au bacc. en communications. Dans le cas d’un refus, le certificat en création littéraire sera probablement ce que j’entamerai en automne même si les études féministes me font de l’oeil. C’est beau la vertu mais il faut aussi que je pense à mon CV.

Écriture

Je ne m’en sors pas si mal avec ma résolution de tenir un journal de bord en-dehors de mon blogue où je note des réflexions beaucoup plus personnelles. Je suis assez contente de moi à ce niveau-là… et je serai encore plus contente dans quelques années quand je me replongerai dans le cahier en question.

Aussi, j’ai fait un cauchemar en fin de semaine qui m’a donné une sale bonne idée de roman. Bon, l’idée est encore au stade embryonnaire mais le sujet est assez large pour que je pense pouvoir faire de quoi avec ça. Dans cette optique, les études en création littéraire ne seront pas un luxe.

Thèmes centraux

Dans mes réflexions de tous les jours, je me rends compte que mon enfance me marque toujours autant ainsi que la relation que mes parents avaient…

Je me demande du coup à partir de quel âge on tire les conclusions qu’on a à tirer et qu’on passe enfin à autre chose.

Questionnement

Je me demande comment je pourrais écrire sur la problématique de ma relation mère/fille sans que ça ne vire en mauvais mélodrame.

Autre questionnement

Je me demande si je pourrai un jour traiter de la façon dont mes parents m’ont marquée sans que ça ne vire non plus en mauvais mélodrame.

Autre questionnement

Est-ce possible de se vider les tripes sans créer un hécatombe sentimental autour de soi?

Journée de la Femme

J’aimerais saluer toutes les femmes qui passeront par ici aujourd’hui et leur rappeler que c’est aujourd’hui notre journée.

J’aurais aimé vous raconter aujourd’hui comment je me suis rendue compte que j’étais féministe mais je pense que ça ira à une autre fois. Je garde ça en tête par contre, je vous le promets.

Constat de fin de semaine

Je me sens trop vieille pour commencer à avoir un parent négligent et absent à mon endroit… mais j’imagine que ce n’est pas moi qui vais décider sur ce coup-là.

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En espérant que mon brouillon ne vous aura pas trop rebutés.

Karim le chauffeur de taxi montréalais

Par Noisette Sociale, 27 janvier 2010 12:15

taxi-image1Ça fait environ deux ans que je fais appel occasionnellement aux services des chauffeurs de taxi à Montréal… Et ça fait environ deux ans également que je n’ai aucune chance avec les chauffeurs de taxi en question.

Je suis athée de mon état et bien que j’y fasse allusion parfois, ici ou ailleurs, c’est rarement un sujet que je vais choisir pour débuter une conversation. Allez savoir pourquoi, pour les chauffeurs sur lesquels je suis tombée par le passé, c’est comme si c’était écrit dans mon front parce que tous, sans exception, ont essayé de m’évangéliser sur le champ.

Ils étaient soit Témoins de Jéhovah ou membres de l’Église évangélique, la croix bien pendue au miroir et me sermonnaient sur ma non-croyance. Il y en a même un qui a déjà poussé l’audace jusqu’à me dire que j’allais clairement finir en enfer et je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas dû porter plainte à la compagnie plutôt que de me contenter de rire aux éclats.

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet de la foi chez les autres et de l’absence de celle-ci chez moi parce que ça pourrait rapidement devenir délicat et ce n’était pas mon intention aujourd’hui. J’ai plutôt envie de vous raconter une rencontre rafraîchissante avec Karim, le chauffeur de taxi exceptionnel.

Je quittais de gentilles personnes hier soir pour me diriger à la maison. En entrant dans le taxi, le chauffeur me demande si je reviens de chez des amis ou si je vais chez des amis. Je lui dis que je m’en vais chez moi et que ma journée avait déjà été assez remplie à mon goût. On fait connaissance un peu et comme à chaque fois que j’en ai l’occasion, je demande s’il connaît le sympathique Pierre-Léon que j’avais justement rencontré brièvement dans la soirée. Oui, il avait entendu parler et de fil en aiguille, on commence à parler de livres et de blogues.

Je lui révèle que je tiens moi-même un blogue. Il me demande de quoi je parle sur celui-ci. Je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là mais je lui dis que grosso-modo, je touche un peu à tout : réflexions personnelles, politique, enjeux sociaux, etc.

« Ah! Tu dois parler des accommodements raisonnables, alors!

- Hum, non, pas vraiment. Mais… »

Le débat était lancé.

Les immigrants s’intègrent-ils bien à notre culture? Et pourquoi la langue française se porte si mal à Montréal?

Le temps à passé trop vite. Nous étions en train d’élaborer l’ébauche d’une réponse.

(Évidemment, je ne vous laisserai pas comme ça. À propos du français à Montréal, j’ai soutenu que le principal problème était les Montréalais francophones eux-mêmes car souvent trop contents de « pratiquer » leur anglais lorsque mis devant un anglophone. J’ai dit penser également que l’être humain étant un être généralement paresseux, il ne verra pas la nécessité d’apprendre une autre langue si on l’accommode sans cesse dans sa langue à lui. Que s’il existait des personnes de 80 ans à Westmount qui n’ont jamais été capables de prononcer un mot de français malgré le fait qu’ils ont toujours vécu à Montréal, c’est parce qu’on leur avait en quelque sorte permis de vivre en anglais.

Nous étions d’accord là-dessus et j’étais contente d’avoir trouvé un compatriote qui insistait pour se faire servir en français dans certains commerces montréalais, quitte à s’en aller si ça ne fonctionnait pas. Pour paraphraser Louis-José Houde, on essaie toujours de rappeler à certains où ils sont, c’est-à-dire dans un État francophone.)

Outre le débat qui était très intéressant, il y avait la présence d’une complicité instantanée, une espèce de chimie que j’ai connue trop peu souvent. J’ai su que c’était réciproque quand, avant de sortir de la voiture, il s’est tourné pour me serrer la main chaleureusement et pour me dire à quel point il était heureux d’avoir fait ma rencontre. Et moi donc!

On s’est promis de se retrouver pour débattre de ça ou de tout autre sujet d’actualité quand l’occasion se représenterait. On a échangé nos coordonnées et il m’a promis de venir faire un tour ici.  J’espère que j’ai bien rendu l’événement.

Tout ça pour dire qu’il y a des rencontres inattendues qui sont rafraîchissantes et qui font vraiment plaisir. En sortant de sa voiture, j’avais l’impression d’avoir fait le plein d’énergie pour une semaine.

Et la prochaine fois que j’aurai besoin d’un taxi, je saurai qui appeler en premier.

Merci Karim. :)

L’humour et moi… plus un mot ou deux sur les taches… et sur l’implication des parents en éducation

Par Noisette Sociale, 15 janvier 2010 13:00

Je pense que j’ai la chance d’être dotée de plusieurs talents mais définitivement, il semblerait que lorsqu’on parle d’humour, je ne l’ai pas du tout.

Ce n’est pas la première fois que j’écris des phrases un peu baveuses sur cet espace et que des gens se sentent visés négativement. C’est dommage parce qu’il faudrait me voir quand j’écris ces lignes, je ris comme une fillette en tapant des mains. (Je tape des mains par après, évidemment, sinon, je ne pourrais pas écrire.) Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas me trouver drôle mais je dois admettre que ça me déstabilise toujours un peu. ;)

Hier, en disant que si les parents arrêtaient de payer les études à leurs enfants, qu’il y aurait moins de taches de marde dans nos cégeps et nos universités, je me trouvais très drôle.  Pour certains, je n’ai pas suscité l’ombre d’un sourire et c’est bien correct.

C’est un peu comme la fois où j’avais écrit qu’en réalité, les agnostiques étaient des athées paresseux. Moi je me trouvais très drôle (encore)  mais j’ai réalisé par la suite que ça pouvait être insultant. (Ok, malgré tout, je me trouve encore drôle.)

Bon, le but de ce billet n’est pas de vous faire pleurer sur mon pauvre talent d’humoriste mais je tenais quand même à vous partager ma réflexion par rapport aux taches de marde dans les cours et le lien que ça peut avoir avec les parents qui paient les études aux enfants parce que finalement, c’était plus délicat que je le pensais à prime abord.

Premièrement, il faut savoir que je ne suis pas de droite. (D’un coup que quelqu’un aurait des doutes.) Je suis plutôt assez à gauche et pas loin du stéréotype de la gogauche arborant un foulard palestinien. (Plus dans ma mentalité que dans mon style vestimentaire, remarquez.) Cependant, je me considère assez lucide et il y a quelque chose qui m’a dérangé dans certains (peu de) commentaires.

Au Québec, je ne crois pas que l’aide des parents soit absolument indispensable pour faire des études post-secondaires. Évidemment, je ne condamne pas les parents qui s’impliquent dans les études de leurs enfants. Au niveau post-secondaire, je n’ai pas eu cette « chance » mais en même temps, j’ai toujours été d’accord avec la décision de mes parents de ne pas s’impliquer à ce niveau-là. De toute manière, ils n’en avaient pas les moyens et puis j’ai toujours jugé que c’était mon choix personnel de poursuivre des études post-secondaires et que par conséquent, ce n’était pas à eux de payer pour ça. Là-dessus, je ne force d’ailleurs personne à suivre mon raisonnement.

Je mets en doute les propos de ceux qui prétendent que sans l’aide de leurs parents, ils n’auraient pas pu étudier ici.

On s’entend que le cégep coûte en moyenne 108$ par session et que l’université, autour de 1500$ si je ne me trompe pas.

money_treeOn est loin des dizaines de milliers de dollars que ça peut coûter dans les établissements américains. Si vous étiez Américains, je pourrais vous croire. D’ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me permettre ça non plus. (En fait, j’en suis convaincue.)

Dans un monde idéal, l’éducation au Québec serait encore plus accessible. Je pense qu’à 1500$, c’est encore un montant qu’on peut amasser à condition d’avoir un peu de motivation. Ce qui ne veut pas dire que je trouve que 1500$ est un montant qui me ravit.

Tout ça pour en arriver à vous glisser un mot sur le phénomène que j’ai comme étudiante dans mon cours d’études littéraires. Amélie, qui est dans le même cours que moi, en a déjà glissé un mot sur son blogue.

1er cours : Elle est arrivée visiblement intoxiquée… Je crois que la cocaïne était en cause mais je n’ai évidemment pas pu confirmer. Elle était bruyante… Elle a répondu plusieurs fois à son téléphone cellulaire, elle parlait fort et elle se vantait à ses amis qu’à la session passée, elle dormait dans tous ses cours. Elle tournait frénétiquement les pages de son cahier, griffonnait un peu et effaçait par la suite en faisant le plus de bruit possible. Elle se tortillait sur sa chaise en murmurant (plutôt fort en fait) sans arrêt qu’elle avait envie de pisser. Quand elle ne faisait pas ça, elle fouillait agressivement dans un sac de chips, mâchait bruyamment et lâchait un rot de temps à autres. Sincèrement, ce personnage-là, je n’aurais pas pu l’inventer.

2e cours : Elle dormait et se réveillait par intermittences. À chaque réveil, elle interrompait la prof pour lui demander de répéter ce qu’elle venait d’expliquer. C’était vraiment pas croyable.

Je racontais ça à mes collègues de travail et nous avons tous conclu que ce qui était sûr, c’est que lorsque tu paies toi-même pour tes études, il y a plus de chances que tu prennes le tout au sérieux et que par conséquent, tu n’agisses pas comme l’exemple décrit ci-haut.

D’où mon petit constat baveux d’hier après-midi. Mais je ne voulais surtout pas dire que tous ceux qui se font payer leurs études sont nécessairement des taches de marde!

N’empêche que je peux me permettre de dire que je trouve généralement qu’on développe plus rapidement une certaine forme de maturité quand on a à se débrouiller par soi-même dans la vie que lorsqu’on habite longtemps chez ses parents. Vous pourrez m’obstiner longtemps là-dessus et je ne dérogerai pas.

C’est pour ça que je crois que, d’une certaine façon, les parents moins impliqués rendent autant service que les autres sauf que c’est à un niveau différent.  Je ne suis donc pas d’accord avec la mentalité populaire qui consiste à croire que les parents qui paient les études sont des « bons » et les autres, des « pas bons ».

Voilà pour les clarifications.

Si vous trouvez qu’il y a encore matière à débattre, ne vous gênez surtout pas dans les commentaires.

p.s. : Sinon, j’adore vraiment l’université. Je vous en reparle bientôt! :D

Constat éclair (13)

Par Noisette Sociale, 14 janvier 2010 15:50

Si les parents arrêtaient de payer les études post-secondaires à leurs enfants, peut-être qu’on aurait beaucoup moins de taches de marde dans nos cégeps et universités…

(Un raisonnement plus détaillé suivra peut-être, éventuellement, à ce sujet. Quand j’aurai un peu de temps libre…)

Bilan 2009

Par Noisette Sociale, 1 janvier 2010 15:16

J’avais envie de faire un bilan public (probablement parce que je n’ai pas de pudeur) de ma dernière année qui fût largement merdique… mais pas complètement. Je vais m’en tenir à mon univers personnel parce que si je faisais un bilan politique, je commencerais 2010 en déprimant et en me roulant en petite boule sur mon sofa. Donc voilà, pour ceux que ça intéresse…

Résolutions 2009

Je vais commencer par ça parce que j’en avais fait trois ici et j’ai tout tenu avec brio. Remarquez que ce n’était pas trop difficile mais c’est quand même intéressant de voir les objectifs que je m’étais fixé l’an passé et j’écris ça avec un sourire en coin.

  • J’avais dit vouloir m’occuper de mon espace web, l’embellir, le chérir et le mettre à mon image.  (check)
  • J’avais dit vouloir laisser derrière moi l’univers des drogues dures. (check)
  • J’avais dit vouloir m’occuper de mes dents et suivre un traitement d’orthodontie. (check)

Bravo à moi. Je partais de tellement loin que je juge que c’est quand même un bon pas en avant.

Vie sociale 2009

C’est l’aspect qui aura été le plus difficile pour moi pour cette année. Le mot « trahison » sera revenu malheureusement dans mon vocabulaire. J’ai vécu une rupture excessivement douloureuse d’avec ma meilleure amie des 10 dernières années et je commence à être capable de l’évoquer sans avoir le goût de tout casser, ce qui est en soi une amélioration. Pour ce qui est de la boule de douleur qui se forme dans ma gorge par contre, je sens qu’il me faudra patienter encore un peu.

coeur briséAvant la rupture (que je savais prévisible), j’avais déjà commencé à tout remettre en question et du coup, j’ai eu le réflexe défensif de me méfier de tout le monde.

Il y a des gens qui avaient envie de faire partie de ma vie, je l’ai senti… Des gens qui m’apparaissaient de bonne foi et foncièrement sympathiques mais j’étais tellement blessée que j’ai pratiquement perdu confiance en l’humanité au complet, ce qui fait que je me suis coupée de tout. J’ai joué à l’ermite pratiquement toute l’année et ça a évidemment eu des conséquences au niveau social.

J’ai été profondément négligente et sauvage. J’ai vécu dans ma tête. J’ai eu peur.

J’ai supprimé à peu près tout le monde de mon compte Facebook, ce qui était la façon très 2009 de flusher son entourage.

J’ai commencé à remonter la pente à la fin de l’année mais probablement un peu trop tard pour beaucoup.

Je me suis rendue compte aussi que je ne savais toujours pas comment approcher les gens. J’ai constaté aussi que je faisais des crises de panique quand on me présentait à trop de gens inconnus en même temps. Éternelle méfiance… Il faudra déjouer ça en 2010.

Je note par contre une très belle rencontre avec ze réalisateur et une relation naissante qui durera, je l’espère, longtemps.

Vie familiale 2009

En contre-partie, j’ai renoué positivement avec des personnes de ma famille élargie, surtout avec un oncle en particulier. Il faudra remercier la magie des réseaux sociaux pour ça. Je compte entretenir et chérir ce lien.

Avec mes parents, je pense que je me suis beaucoup rapprochée aussi malgré le fait que je ne les ai pas vus beaucoup durant l’année. J’ai eu beaucoup de contacts aussi avec mon frère et je pense que ça lui fait du bien à lui autant qu’à moi.

Je ne peux pas passer à côté de la grosse annonce de 2009 qui me parvint à la fin novembre, à l’effet que mes parents allaient divorcer. Je n’entrerai pas dans les détails, par égard aux parties concernées, mais je dirais que j’ai accueilli la nouvelle assez positivement malgré toutes les épreuves à prévoir par la suite. Je suis confiante que nous ressortirons tous plus fort de ça en tant que famille mais également en tant qu’individus.

Vie professionnelle 2009

Voilà quelque chose d’extrêmement positif.

Je dirais que chaque dur coup dans ma vie personnelle a été suivi d’un bon coup au niveau de ma vie professionnelle et c’est ce qui doit faire en sorte qu’au bout du compte, je sors de tout ça pas trop amochée.

J’ai enfin eu l’impression que je touchais à quelque chose au niveau de mon avenir. J’ai tâté pas mal mais mon futur se dessine tranquillement.

Bibliotheques_et_Ecriture-Libraries_and_Writing3J’ai découvert que l’écriture et les médias sociaux m’habitaient beaucoup plus que je ne le croyais au départ. J’ai partagé l’adresse de ce blogue avec ma gestionnaire dans un élan un peu fou en me disant que le pire qui pouvait m’arriver était que je me plante de façon lamentable et finalement, il en a découlé plusieurs événements heureux. On m’a dit que j’avais du talent et ça fait partie des cadeaux les plus précieux que j’aurai reçus en 2009.

Je vois à l’horizon des possibilités d’avancement. Je ne m’occupe pas pour l’instant de savoir si ça se fera dans un futur proche ou lointain mais ce que je sais, c’est que je suis encouragée dans tous mes projets. Je suis supportée à tous les niveaux et ça fait du bien. Je l’apprécie énormément.

Je suis très satisfaite de mon cheminement jusqu’à maintenant.

Vie estudiantine 2009

Un échec lamentable.

Ça a bien commencé pour se terminer en queue de poisson mais le bon côté dans tout ça, c’est que ça m’aura franchement éclairé sur mes véritables intérêts. L’informatique n’était pas pour moi et c’est dans le cadre d’un projet scolaire que j’aurai découvert que l’écriture était un aspect majeur de ma vie. Je l’ai toujours su à quelque part mais je pense que j’avais peur de le vivre. Ça reste à éclaircir.

Varia 2009

Ma vie amoureuse a été en montagnes russes, un peu à l’image de la dernière année. On a vécu des crises et des bons moments mais au bout du compte, ça aura été pour le mieux. Encore cette année, on ressort de toutes les épreuves encore plus forts que jamais, autant en duo qu’en solo. Je pense bien que moi et le Détracteur, c’est une structure qui est là pour rester. :-)

J’ai eu de beaux projets en général et celui de la conférence aura été un de ceux qui m’aura tiré le plus de fierté. Je récidiverai d’ailleurs le 13 janvier prochain et j’ai déjà hâte.

Au niveau de la santé, je n’ai jamais été aussi malade que durant cette année-là. J’ai attrapé tous les virus possibles et impossibles, y compris probablement la AH1N1 sans compter la traditionnelle gastro du temps des fêtes. C’était franchement pénible.

Au niveau de ce blogue, je suis sortie de mon anonymat et je pense que ça aura finalement été souhaitable à tous les niveaux. J’ai remarqué une amélioration de la qualité des textes et évidemment, ça ne peut qu’être positif.

Au niveau matériel, il faut souligner notre karma de marde légendaire avec les voitures. Je ne sais pas si l’Amoureux en fera un bilan mais ça vaudrait quasiment le détour. Mention honorable aussi à mon micro-ondes qui a décidé de rendre l’âme le 29 décembre pour bien clore l’année.

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Je pense que j’ai fait le tour.

D’ici là, je nous souhaite une belle année 2010 où tout est possible et encore une fois, je suggère le thème de la solidarité pour la qualifier.

On verra bien l’année prochaine si mon voeu aura été exaucé. ;-)

Le rapport à la lecture

Par Noisette Sociale, 26 novembre 2009 20:01

Je suis tombée sur deux excellents articles aujourd’hui qui m’ont vivement interpellée.

Ça a commencé avec Steve Proulx avec « Tout le monde le lit » qui faisait écho à un vieux billet du blogue de la librairie Monet, intitulé « L’économie du consensus« . Allez y jeter un oeil, ça vaut la peine!

Par rapport au livre, Steve Proulx s’interroge :

Le public a sous les yeux des milliers de titres, sur tous les sujets. Des ouvrages d’hier, d’aujourd’hui, des pas chers, des hors de prix. Tout est là. Il n’y a qu’à choisir.

Or, tout le monde lit à peu près la même chose. Le dernier Denis Monette pour les femmes de plus de 50 ans. Le journal d’Aurélie Laflamme pour les adolescentes.

[...]

L’engouement démesuré pour un livre en particulier camoufle quelque chose.Quoi, au juste? Je l’ignore. Peut-être une sorte d’insécurité face à l’objet? Au lieu de risquer d’être surpris (ou déçu), parce que nous ne sommes pas tous des boulimiques de lecture, on préfère s’en remettre au verdict populaire.

Le point soulevé à la fin de la citation est franchement pertinent.

La problématique doit à mon avis être étudiée sous plusieurs angles mais j’ai envie d’en voir deux : celui de la pantouflardise et celui de la rentabilité. Et comme par hasard, les deux sont souvent complémentaires.

livresDe nos jour, malheureusement, j’ai souvent l’impression que tout est calculé en terme de rentabilité. On dirait que les gens ont peur de perdre du temps ou de l’argent sur un livre qui n’en « vaudrait pas la peine ». Pour eux, c’est donc plus simple de se fier au verdict populaire. L’investissement apparaît alors moins « risqué ».

La pantouflardise reflète à mon avis le concept de manque de curiosité et de s’en tenir à ce que l’on connaît déjà. Les valeurs sûres.

C’est déplorable. Jusqu’à un certain point.

Tout le monde a le droit d’avoir des auteurs préférés et de vouloir lire le dernier ouvrage de chacun.Tout le monde a le droit aussi de vouloir lire la saveur du mois… Moi-même, j’ai succombé à Harry Potter et à Millenium – pas à Twilight par contre… je l’ai eu sous la main mais la première page était tellement mal écrite que j’ai laissé tomber – et je ne pense pas que ça fait de moi une lectrice infréquentable pour autant. Le problème, c’est quand on se limite uniquement à ça.

Ça devrait être un plaisir pour tout le monde d’entrer dans une bibliothèque ou dans une librairie et de piger un bouquin au hasard, justement pour se sortir de nos habitudes.

Je me rappelle d’une période de ma vie, plus précisément à la fin de l’adolescence, où je lisais uniquement des romans prétendument historiques mais qui étaient souvent plus romancés qu’autre chose. C’était abrutissant à la fin… À un moment donné, j’ai eu envie de découvrir autre chose et c’est là que j’ai senti que j’élargissais vraiment mes horizons.

J’adore quand des blogueurs font des billets comme « Et si je n’avais qu’un livre à lire » parce que souvent, les lecteurs sont très généreux et ils suggèrent toujours un bon bassin de bouquins ou d’auteurs que je ne connaissais pas. Je conserve toujours ces liens à quelque part (Delicious par les temps qui courent) et je m’y réfère à l’occasion pour me donner des idées.

Piquer une jasette avec un libraire, ça peut être vachement enrichissant aussi… à condition de tomber sur quelqu’un qui respecte vraiment sa fonction.

Je ne sais pas pourquoi autant de gens restent aussi hésitants. Mais je suis cependant convaincue qu’il n’existe aucune bonne raison pour justifier un manque d’audace ou de curiosité.

J’aime lire.

Rarement, j’ai été déçue par les livres… (À l’exception de l’époque où j’ai été abonnée à Québec Loisirs. Le choix est vraiment limité et mauvais…) Alors pourquoi avoir peur?

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J’invite les commentateurs potentiels à partager une suggestion de lecture s’ils le désirent. C’est toujours bienvenu.

Pour ma part… le livre que j’ai lu le plus souvent dans ma vie, c’est « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb. Je sais que c’est loin d’être obscur mais c’est quand même ça. ;)

*EDIT 27 novembre 8h18* : J’allais oublier ma nouvelle bible! « Ã‰loge de la lenteur » de Carl Honoré. Merci à une lectrice de me l’avoir rappelé.

*EDIT 30 novembre 17h01* : Je m’en veux de ne pas vous avoir parlé de Guy de Maupassant qui a été pour moi une révélation au secondaire et qui restera probablement toujours parmi mes auteurs français préférés. Je vous suggère l’ensemble de son oeuvre.

Également, comme Lutopium le mentionnait, « Le petit cours d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon est aussi un incontournable.

Éloge de la lenteur

Par Noisette Sociale, 1 novembre 2009 16:37

Il y a un bon moment déjà que j’avais commencé à ralentir.

no-cell-phone-signÇa s’est amorcé il y a 3 ans quand mon interminable contrat avec une horrible compagnie de téléphone cellulaire est arrivé à terme. J’avais fini mon trip d’adolescente qui aimait bien parler fort au cellulaire dans l’autobus (ben oui, j’ai déjà été une tache de marde moi aussi) et j’étais un peu tannée qu’on puisse me joindre partout, tout le temps. J’avais l’impression d’être tenue en laisse.

Ensuite, je suis allée un peu plus loin.

J’ai décidé que je n’étais plus obligée de virer folle quand le téléphone sonnait à la maison. Si j’ai les deux mains dans le souper que je suis en train de préparer, je ne lance pas tout pour courir vers l’appareil qui me hurle d’aller répondre. Si je suis en train d’écouter quelque chose qui m’intéresse à la télé, je ne vais pas répondre brusquement au téléphone que je suis occupée et que je vais rappeler plus tard. Je rappelle tout simplement plus tard. Parce que c’est important de prendre le temps d’apprécier le moment présent… et parce que c’est important aussi d’accorder du temps de qualité à mon futur interlocuteur.

J’insiste sur le téléphone parce que pour moi, c’est un des symboles importants de la frénésie ambiante.

eloge-lenteurRécemment, j’ai lu le fameux livre de Carl Honoré. Éloge de la lenteur. Je vous invite à aller lire le résumé que j’ai mis en hyperlien parce que moi, je suis vraiment mauvaise pour faire des résumés de toute manière.

Ça serait gros de vous dire que ce livre a changé ma vie. En fait, ce livre m’a fait découvrir plein de belles initiatives que je ne connaissais pas, d’autres aspects de la lenteur au quotidien et surtout, surtout, a réussi à mettre en mots et en ordre toutes les idées qui se bousculaient dans ma tête. Ce livre devrait, à mon avis, être distribué dans tous les foyers occidentaux. Ça porte à réfléchir.

Le seul impact négatif qu’a eu ce livre dans ma vie, c’est que maintenant, je remarque bien plus les comportements des gens qui sont pris dans la spirale infernale du stress et de la vitesse et ça me fait parfois sentir comme une extra-terrestre.

Regardez-vous aller des fois, ne serait-ce que dans les gestes banals du quotidien.

- Quand je suis à l’épicerie et que je fais la queue derrière vous à la caisse… et que je vous vois scruter les caisses des alentours d’un air anxieux avec des mouvements impatients dans l’espoir que vous pourriez peut-être passer quelques secondes plus vite ailleurs, j’ai un sourire triste.

- Expérience vécue il y a deux fins de semaine : Quand je suis au magasin de chaussures avec mon fiancé et qu’on attend en ligne pour payer ses bottes d’hiver… et qu’une fille plutôt chiante derrière nous dit tout fort : « Câlisse, ça vous tenterait pas d’ouvrir une autre caisse pour qu’on passe plus vite? » et qui glisse tout de suite après à son amie à côté : « Faut leur dire parce que sont pas vite vite ce monde-là », j’ai le goût de tuer. Comme si c’était une urgence nationale de payer des fuck-me-boots!

- Quand je vois des maniaques zigzaguer en voiture dans le trafic et pratiquement grimper sur les trottoirs pour arriver quelques secondes avant vous… à la lumière rouge.

conducteur-rageLe dernier point me ramène à hier soir, alors que les enfants essayaient de passer l’Halloween près de chez moi. Je vous jure que j’ai eu des fantasmes de « Festival de distribution de claques en arrière de la tête » ou encore de « Festival de je te tire par l’oreille et je te mets à genoux dans le coin ». On voyait très bien de chez moi la rue perpendiculaire à la nôtre qui est relativement passante. C’était plein d’automobilistes frustrés qui roulaient clairement au-dessus de la limite de vitesse et d’autres qui klaxonnaient furieusement les petites familles qui traversaient pourtant la rue au passage pour piétons.

Qu’est-ce qui pressait tant?

Qu’avons-nous fait pour créer de tels monstres? (Oh non, je ne lésine pas sur les mots.)

Notre société est malade.

(Si tout va bien, la suite demain.)

Les abris Tempo

Peut-on s’entendre que, d’abord et avant tout, il s’agit d’un crime d’urbanisme?

Beaux-frères et belles-soeurs, le complot

Par Noisette Sociale, 24 octobre 2009 14:01

Prenez garde!

J’ai fait un constat foudroyant cette semaine…

Je pense qu’à partir du moment où on devient le beau-frère ou la belle-soeur de quelqu’un, il se passe quelque chose d’inexplicable dans notre corps. Il y a une réaction chimique. À moins que ce ne soit un dérèglement hormonal?

Allez savoir.

Si vous êtes dans cette situation, je vous invite à redoubler d’attention non seulement sur vos faits et gestes quotidiens mais sur vos décisions, particulièrement quand il s’agit de faire des achats sur un coup de tête.

Pourquoi je vous raconte tout ça?

Parce que cette semaine, on était un groupe d’employés à déconner dans un département quelconque à propos des achats stupides et de la naïveté de trop de consommateurs.

Les classiques y sont passés :

  • Le ShamWow!
  • Slap Chop
  • Magic Bullet
  • Ab King Pro
  • L’ensemble de 2000 couteaux qui peuvent même scier du métal
  • et j’en passe…

Tous et toutes s’entendaient pour dire que c’était vraiment de la marde, tout ça… et j’ai bien sûr trouvé le moyen de glisser le concept d’esprit critique au sein de la conversation.

Bizarrement, tous ceux et celles qui connaissaient quelqu’un qui avait acheté une des cochonneries ci-haut prétendaient que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui avait acheté ça.

Hum.

Vous remarquerez aussi, si on pousse plus loin, que c’est toujours un beau-frère ou une belle-soeur également qui s’est déjà embarqué dans Amway, Avon, Quixtar ou, dans des cas extrêmes, dans les Mormons.

Vous ne trouvez pas ça étrange?

Je pense qu’il s’agit d’un complot.

Et quand je parle de complots, oh là là, Jean-Jacques Crèvecoeur peut aller se rhabiller. (Il fallait bien que je finisse par ploguer cet hurluberlu dans un de mes textes, la tentation était trop forte.)

Maintenant que je vous ai allumé sur une réalité indiscutable, surveillez-vous. On n’est jamais trop critiques.

p.s. : Méfiez-vous aussi de certaines personnes qui prétendent toujours qu’ils connaissent l’efficacité de telle ou telle cochonnerie parce que c’est leur beau-frère ou leur belle-soeur qui l’a achetée. La belle-famille peut avoir le dos très large quand on ne s’assume pas ;)

Pourquoi j’ai laissé passer la job à 55 000$

Par Noisette Sociale, 15 octobre 2009 18:21

Je l’écris ici parce qu’avec un budget aussi serré que celui que j’ai présentement, j’ai vraiment besoin de me convaincre que j’ai pris la bonne décision. ;)

Tout a commencé il y a un peu plus de deux semaines alors que je jouais négligemment à Farmville entre deux tâches au travail. En haut de ma fenêtre flash, je vois qu’un nouveau message s’est ajouté dans ma boîte de réception sur Facebook. Je vais voir et j’avais un message d’un contact qui me disait qu’il allait proposer mon nom pour une job intéressante…

Je vais ensuite consulter ma boîte de courriel et j’avais un message d’un gentilhomme qui m’était jusqu’alors inconnu qui me disait, en gros, qu’il travaillait sur un projet, qu’il lisait mon blogue depuis pas mal longtemps et qu’il me voyait pour remplir un rôle important au sein du projet.

Je vais vous épargner les détails futiles. Pour faire une histoire courte, c’était une job de rédactrice web. Mettre à jour le site web de l’entreprise, tenir le blogue à jour, gérer les comptes Facebook et Twitter… bref, un travail qui me faisait déjà saliver d’envie.

J’ai rencontré le gentilhomme en question, la rencontre s’est bien passée et je voulais faire ça plus que jamais.

Vous dire à quel point je ne pouvais plus m’arrêter de sauter mentalement au plafond…

Depuis les débuts de ce blogue, j’ai eu droit à toutes sortes de commentaires, parfois gentils, parfois méchants… mais jamais je n’avais eu une offre d’emploi aussi intéressante simplement grâce à ce que j’écris ici! Je ne m’étais même pas permis de penser que quelque chose comme ça m’arriverait un jour…

Je pense que j’ai écoeuré tout le monde que je connaissais avec cette histoire. Et j’ai bien fait. Parce qu’à chaque fois que je racontais le boulot que je ferais, on me servait toujours ce commentaire entre les « wow » et les « bravo »:

« Ouais mais Noisette, c’est parce que t’aimes pas ça, le cinéma… »

Car c’était bien ça le hic… L’entreprise se spécialisait dans le merveilleux monde du cinéma. Il aurait fallu que je devienne cinéphile, que je regarde des tas de films, que j’en parle… Pendant une semaine, je me suis vraiment beaucoup forcée pour me convaincre que mon désintérêt généralisé envers le cinéma pourrait être un obstacle facilement surmontable.

Puis j’ai commencé à être lucide.

Je pense que je me serais plantée. Royalement. En 3 semaines, tout au plus.

J’aurais tout lâché, mon boulot actuel et l’école… pour me planter après 3 semaines. J’ai jugé que ce n’était probablement pas l’idée du siècle. J’ai jugé aussi que ça aurait été franchement injuste pour le gentilhomme qui aurait mis autant de confiance en moi.

C’est ce que je lui ai écrit. Je lui ai avoué que je n’étais pas une cinéphile.

Mais surtout, je ne veux pas lâcher mes études. J’ai commencé trop de choses dans ma vie que je n’ai jamais terminées et ce programme-là, je veux le faire jusqu’au bout. Malgré les embûches. Malgré la difficulté. Je le sais que ça vaut la peine.

À 23 ans, j’ai encore toute la vie devant moi.

Il y aura d’autres occasions…

Mais d’ici là, je tiens à remercier le gentilhomme en question, qui lira probablement ce billet… parce que malgré l’occasion manquée, tu n’as pas idée à quel point j’avais besoin de cette tape dans le dos.

Dans l’avenir, rien n’est impossible…

En attendant, je retourne à ma vie de jeune étudiante… qui a justement un examen demain matin. ;)

Thème Panorama par Themocracy