Pourquoi l’informatique (3)

Par Noisette Sociale, 20 octobre 2009 16 h 34 min

Tu es au secondaire et pour une raison X, tu as de la difficulté à convaincre tes parents que le programme d’informatique au Collège de Rosemont, c’est ce qu’il te faut?

Je te dirais en premier lieu que c’est à toi que devrait revenir la décision finale, peu importe ce que les autres peuvent en penser car il s’agit ici de ton avenir. (C’était ici un commentaire éditorial.)

Je trouvais ça drôle comme image :-P

Je trouvais ça drôle comme image :-P

Ceci étant dit, je te propose tout de même quelques éléments qui pourraient t’aider dans ta démarche de persuasion face à l’autorité parentale.

1. Quand on arrive sur la page du programme sur le site web du Collège, on est tout de suite accueilli par une information plutôt intéressante. On voit une belle petite note épinglée qui clame : « Il manque d’informaticiens au Canada ». On nous incite à suivre un lien vers une entrevue à la radio de Radio-Canada qui date quand même de 2006 où on discute pendant quelques minutes de tout le manque à combler dans ce domaine. C’est encore d’actualité…

2. Dans le domaine des technologies de l’information, on n’hésite pas à parler de pénurie de main d’oeuvre à l’heure actuelle. En 2007, TechnoCompétences évaluait qu’il y aurait 60 000 postes à combler dans l’industrie au cours des prochaines années.

Pour vous donner une idée, j’ai assisté à une conférence la semaine dernière et un des professeurs du département nous confirmait que 60 000 était un chiffre réaliste. Nous avons posé la question, à savoir combien de diplômés en informatique il y avait dans une année, il nous a répondu que pour tout le Québec, c’était autour de 1 500.

Nous ne risquons donc pas de manquer de travail de sitôt!

Vous pouvez également lire un article détaillé sur ce phénomène sur Direction Informatique.

3. Bien que le salaire ne devrait jamais être le premier élément à considérer dans le choix d’une carrière ou d’un programme d’études, ça peut sûrement rassurer beaucoup de parents de savoir que les emplois en informatique ou dans les TI en général sont bien rémunérés. Comme c’est une donnée bien relative, pour vous donner une idée, on parle d’un salaire annuel moyen de 50 000$ par année.

4. La diversité des emplois offerts n’est certainement pas à négliger. J’ai déjà parlé des domaines de pratique du métier mais pas des métiers en tant que tel.

En me promenant sur le site web de « Ma carrière techno« , j’ai découvert plein de métiers liés aux technologie de l’information que je ne connaissais pas au préalable et qui ont piqué ma curiosité. Je vous en soumets un échantillon :

Et vous pouvez en voir bien plus sous l’onglet Professions du site Ma carrière techno.

Il se peut même que vous ayez envie de faire autre chose que les postes suggérés et que vous puissiez y arriver tout de même avec le DEC.

Moi, par exemple, je pense que je vais faire surtout du web 2.0 avec mon DEC. Puis ça, ce n’est rien de précis encore. C’est un ensemble de facteurs qui détermineront si je pourrai le faire ou non. Mes compétences techno compteront, c’est sûr… mais également mes compétences de rédaction, mon réseau de contact, etc…

Ça peut être modelé à ton goût, ça c’est sûr.

Pour les arguments pragmatiques, ça devrait être bien.

En espérant que ça t’a donné un coup de main… et au plaisir!

Pourquoi l’informatique (2)

Je vous ai raconté un peu plus tôt la démarche qui m’avait menée à mon inscription au DEC en informatique au Collège de Rosemont.

J’ai maintenant envie de vous dire pourquoi, en général, je pense que c’est intéressant de s’inscrire dans ce programme.

Dans nos cours, les professeurs insistent souvent sur toutes les possibilités que peut nous offrir l’informatique. C’est un domaine qui est loin d’être restrictif parce qu’avec un peu de bonne volonté, le finissant du programme pourra certainement trouver un moyen de conjuguer ses divers intérêts avec son métier.

L’informatique est partout. À partir du moment où une entreprise a besoin de quelques ordinateurs pour bien fonctionner, elle a besoin de nous, futurs diplômés.

Vous aimez le monde de l’éducation? Les écoles ont toujours besoin au minimum de techniciens informatiques.

Vous aimez le monde de la télévision? Les stations de télé ont toujours besoin d’une équipe web.

Vous aimez le domaine de la santé? Parfait, ils attendent vos talents de programmeurs.

Vous aimez les jeux vidéos? Pourquoi ne pas en concevoir!

Vous aimez les musées? Ça prend un gestionnaire de réseaux pour faire fonctionner l’équipement informatique.

Écoutez, je pourrais continuer à l’infini comme ça.

Ce n’est pas que je veux radoter ce que le prof nous dit dans le cours de « Fonctions de travail », c’est que c’est vrai.

J’ai trop rencontré de gens qui croyaient que d’étudier en informatique, ça nous limitait à travailler pour des entreprises qui se spécialisaient dans le multimédia pour ne pas vous en parler. Évidemment, je connais des gens qui ont suivi le programme et qui travaillent pour ce type d’entreprises et qui sont très heureux mais il faut savoir aussi qu’il y a plein d’autres possibilités.

L’informatique, pour moi, c’est carrément la possibilité de joindre, littéralement, l’utile à l’agréable.

Allier ses passions avec son métier, ce n’est pas merveilleux, vous pensez?

Pourquoi l’informatique

Pourquoi avoir choisi d’étudier en informatique, profil gestion de réseaux?

Faisons un petit historique…

Je me rappelle, c’était il y a 6 ans. J’étais en secondaire 5 et c’était un moment assez important. La fameuse période où il fallait remplir les demandes d’admission au cégep.

Je savais à ce moment-là que je voulais aller en sciences humaines. Je m’impliquais déjà très activement en politique provinciale et tout ce qui touchait à l’Histoire, la politique, la sociologie, la psychologie, j’en mangeais. C’était donc une suite logique.

Contact_2Je vous raconte ça parce que lorsque j’ai annoncé ça à mon père, il m’avait dit que ça restait mon choix mais que lui, il aurait pas mal préféré me voir m’inscrire en informatique parce que ça, « c’était le domaine de l’avenir ». Sauf qu’à l’époque, il y avait un seul profil qui existait en informatique et c’était celui d’informatique de gestion ou, si vous préférez, programmation.

J’aimais déjà beaucoup les ordinateurs, j’avais eu une facilité plutôt innée là-dedans mais je faisais surtout du courriel alors je ne voyais pas l’intérêt d’aller là-dedans, surtout que j’avais eu un cours de programmation deux ans plus tôt… Dans ce cours, le prof avait de très grandes ambitions et il voulait qu’à la fin de l’année, on ait créé un jeu vidéo de type « livre dont vous êtes le héros » où le joueur pouvait donc faire des choix qui influaient sur l’histoire. On devait programmer ça avec HyperCard et non seulement je détestai ce cours mais en plus, ce fût une échec sur toute la ligne pour l’ensemble de la classe. Puis imaginez, nous n’étions que des filles parce que je fréquentais une école non-mixte.

Je m’inscrivis donc en sciences humaines mon parcours fût quelque peu cahoteux. J’ai fait la première partie du programme au cégep de Maisonneuve, j’ai pris une longue pause pour continuer à m’impliquer plus en politique et suite à un événement en particulier, j’ai tout laissé tomber.

J’ai travaillé pas mal et en 2007, j’ai découvert l’univers des blogues. Dès l’écriture de mon premier billet, même si c’était un peu n’importe quoi, j’ai eu la piqûre. Mon blogue a d’ailleurs connu une ascension très rapide au sein de la blogosphère québécoise et bien que ça se soit stabilisé avec le temps, ça a toujours été une grande motivation pour moi.

J’ai fait la connaissance du web 2.0 et de ses rouages, des ses règles non-écrites, de son mode de fonctionnement particulier… et j’aime ça. Je suis complètement accroc.

web2J’ai vu qu’avec le web 2.0, on pouvait tout revoir autrement. Je pouvais même continuer à m’impliquer socialement à ma façon en publiant des textes… et de cette façon, je rejoins plus de monde que j’ai pu réellement en rejoindre en faisant de la politique provinciale!

Je suis tombée en amour avec Wordpress en particulier. C’est d’ailleurs l’outil qui propulse le blogue que vous lisez en ce moment.

La découverte de tous ces nouveaux outils et d’un univers qui m’était jusqu’alors plutôt inconnu m’a donné le goût d’en apprendre plus. Je voulais mieux maîtriser ce que l’informatique avait à m’offrir. Puis il faut dire aussi que le fait d’être fiancée à un intégrateur web a peut-être eu une influence. ;)

J’étais déjà dans une période effervescente. J’avais hâte de retourner sur les bancs d’école. J’avais besoin d’une stimulation intellectuelle.

À l’époque à laquelle je fais référence, la campagne « Tout pour réussir » battait son plein. Une pub télévisée liée à cette campagne faisait la promotion du métier de technicienne web. J’ai accroché. J’ai lu la description des tâches et j’ai décidé que je voulais faire ça.

Pour arriver à mes fins, le site me dirigeait vers le DEP en soutien informatique. J’ai eu envie de m’inscrire mais en faisant des recherches et des lectures, j’ai vite constaté que le DEP était souvent insuffisant sur le marché du travail. Le DEC est ce qui est surtout reconnu dans l’industrie, surtout qu’il est complet.

J’ai eu une belle surprise également en découvrant qu’il y avait maintenant, à Rosemont du moins, deux choix de profils dans le programme d’informatique : informatique de gestion (ou programmation) et gestion de réseaux informatiques. C’était évident que j’allais choisir la deuxième option.

Donc voilà un aperçu de la réflexion qui m’a menée à mon inscription au sein du programme.

J’ai pris le temps de l’écrire ici parce que je sais que ça peut parfois en aider quelques uns (ou quelques unes) qui sont dans l’incertitude ou qui se sentent un peu extraterrestres.

À plus!

Bleumanitou

Par Noisette Sociale, 19 octobre 2009 9 h 36 min

Bleumanitou, c’est un site sur lequel on va très souvent quand on étudie au niveau collégial.

C’est sur ce site qu’on confirme notre fréquentation scolaire au cours de la 6e semaine de la session. C’est là aussi qu’on confirme notre choix de cours, qu’on peut payer nos frais de scolarité, qu’on peut voir notre grille de cheminement.

Puis quand les profs sont gentils, ils affichent également les résultats d’évaluation sur le portail. Dans les périodes d’examen, il n’est pas rare que je vérifie cette section plusieurs fois par jour, dans l’espoir de voir un nouveau résultat apparaître. ;)

Le gros point négatif que je vois avec Bleumanitou par contre, et ici c’est la fille en info qui parle autant que la simple utilisatrice, c’est qu’on ne peut pas y accéder avec un Mac. On voit la page mais on ne peut pas se connecter…

Les tourments d’une étudiante mêlée

Par Noisette Sociale, 18 octobre 2009 15 h 48 min

Mise en contexte : Le 18 septembre dernier, je partageais mes réflexions par rapport au fait que j’étais pas mal mêlée. Quand la session est bien entamée, c’est le temps de se poser des questions, à savoir si on est au bon endroit ou pas. Pour certains, la question ne se pose pas mais pour des gens comme moi, la question se pose toujours.

Portrait d’une étudiante un peu insécure…

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J’ai vécu énormément d’émotions fortes cette semaine, je suis partie en peur et j’ai possiblement pris une mauvaise décision sur une impulsion momentanée.

J’étais dans mon cours de systèmes d’exploitation et c’était exactement comme les 4 cours précédents… Il y avait un prof en avant qui parlait et c’est comme si j’étais dans un épisode de Charlie Brown, c’est-à-dire que tout ce qui sortait de la bouche du prof sonnait à mes oreilles comme des bruits de trompette mis un à la suite de l’autre… et idem d’ailleurs pour les questions qui fusaient de la bouche de certains étudiants.

Un sentiment de profond désespoir m’envahit soudain et une connexion dans mon cerveau fit en sorte que je décidai à l’instant même que je m’étais encore trompée, que je n’étais clairement pas au bon endroit et que j’allais plutôt aller en bureautique.

C’était mardi matin. Le lundi suivant était la date limite pour l’annulation des cours ou de la session sans pénalité.

J’ai remballé mes affaires et sac à dos à l’épaule, j’ai quitté la salle de classe, bien décidée à rencontrer la conseillère en orientation du Collège. Malheureusement pour moi, je ne pouvais pas avoir de rendez-vous avec elle avant le 28 septembre et à ce moment-là, il aurait été trop tard pour annuler quoi que ce soit.

C’est d’un pas décidé que je me suis rendue chez l’API qui elle, était disponible pour me voir. Le problème avec elle, c’est qu’elle gère un paquet de programmes d’études et qu’elle ne connaît rien, de son propre aveu, à l’informatique. La rencontre ne s’est pas étirée en longueur et en sortant de celle-ci, j’avais annulé le cours de systèmes d’exploitation ainsi que le cours de mathématiques et j’avais gardé les autres, question d’avoir douze heures de cours, soit le minimum pour rester à temps plein. J’avais également rempli le formulaire de demande de changement de programme et j’avais une promesse de rendez-vous avec l’API du programme de bureautique pour le mercredi suivant.

J’ai été convaincue que j’avais pris la bonne décision pendant… ouf… un bon 18 heures.

Le lendemain matin, j’avais mon cours de programmation que j’avais décidé de conserver. Le tout se déroule rondement, je comprends la théorie et la période d’exercices ne me cause aucune difficulté majeure.

Durant la période d’exercice en question, une autre prof du département circule dans les rangées pour nous donner un coup de main. Elle s’attarde souvent à mes côtés et vers la fin de la période, elle me glisse quelque chose comme : « Ma belle, tu sais que tu te démarques beaucoup? Tu es nettement au-dessus de la moyenne de la classe. » Et elle poursuivit son chemin, me laissant là avec ma pauvre gueule toute grande ouverte d’incrédulité. Pour faire une histoire courte, à entendre plusieurs se vanter en arrière, j’étais convaincue de traîner de la patte… Comme quoi ceux qui ont une grande gueule ne sont pas nécessairement aussi avancés que ce qu’ils veulent bien nous faire croire.

À la fin du cours, je vais voir le prof pour lui poser une question et la conversation fait en sorte que je lui annonce bêtement que j’avais décidé de laisser tomber le programme. Lui aussi, il me lance que je suis en haut de la mêlée et j’ai senti que ma décision le fâchait.

Mes convictions étaient ébranlées. Moi qui était certaine d’être nulle part rapport au reste du groupe! Puis j’ai toujours eu pour mon dire que si tu n’es pas bon dans quelque chose, c’est sûrement que tu n’es pas au bon endroit…

Misère.

Pour les deux cours annulés, il était déjà trop tard pour revenir en arrière.

J’ai commencé à me poser les questions suivantes :

Est-ce que j’ai voulu abandonner tout simplement parce qu’une difficulté s’est dressée devant moi?

Se pourrait-il que le fait que je n’ai pas eu de vacances dignes de ce nom depuis pratiquement un an ait eu une influence sur mon découragement? Se pourrait-il que le fait que je suis passée d’une période de rush débile au boulot à une rentrée scolaire intensive et épuisante ait ébranlé ma motivation?

Se pourrait-il que dans le fond, le fait que je hais pour mourir mon cours de système d’exploitation veuille simplement dire que le profil « informatique de gestion » me conviendrait mieux que celui de « gestion de réseaux » plutôt que de rejeter l’informatique au complet?

Mon cours de programmation se déroule comme un charme, je suis bonne là-dedans et j’aime ça. Mais comment savoir si j’aime ça parce que j’aime ça ou si j’aime ça simplement parce que j’ai une facilité là-dedans?

Et j’ai commencé à voir un pattern. J’ai fait de l’introspection ces deux derniers jours et le dernier point a particulièrement occupé mes réflexions.

- Je suis une fille curieuse. J’ai envie de connaître un paquet de trucs sur un éventail assez large de sujets. À chaque fois que je regarde les programmes des cégeps et des universités, j’ai le goût d’en suivre un nouveau. J’accumule mentalement tous les cours qu’il faudrait bien que je suive un jour.

- Ma grande curiosité a souvent le don de faire en sorte que je suis une éternelle mêlée. Ça me fait douter, ça me fait me remettre en question… Ça fait que j’ai souvent tendance à avoir l’impression que j’ai trouvé enfin LE chemin que je dois suivre, ce qui fait en sorte que je peux changer 10 fois d’idée dans une année sur mon plan de carrière.

- Aimer trop de trucs en même temps combiné à une paresse latente font en sorte que j’ai tendance à commencer beaucoup de trucs… et à ne jamais rien terminer.

- J’ai également un atout qui n’est pas donné à tout le monde mais qui est à double-tranchant… C’est que j’ai tendance à performer dans à peu près tout ce que j’entreprends, ce qui fait en sorte que je suis toujours à me demander si j’aime faire telle ou telle chose pour ce que c’est ou si c’est juste parce que ça ne me demande pas trop d’effort.

Je suis franchement tannée de cette roue qui tourne et qui me ramène toujours à la case départ. À l’éternel recommencement.

Je vais voir un API cette semaine et je pense que je vais annuler ma demande de changement de programme. Je vais prendre le temps d’avoir une vraie rencontre avec la conseillère en orientation pour voir où j’en suis.

J’aime l’informatique. J’aime les TI. Je ne sais juste pas ce que je veux faire avec ça.

Mais le présent texte a déjà contribué à m’y faire voir un peu plus clair. C’est au moins ça de pris.

Je tenterai de (vous) me tenir au courant…

La première semaine

Par Noisette Sociale, 17 octobre 2009 15 h 39 min

Mise en contexte : Ce texte a été publié le 28 août 2009. J’en étais à la première semaine de cours dans le programme. J’ai édité mon billet pour enlever les détails inutiles mais il reste tout de même long. Je donnais mes impressions sur la rentrée et sur les cours que j’allais avoir pour cette première session.

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C’était la rentrée scolaire pour moi et mes camarades le 24 août dernier. Ça m’a tenue assez occupée, c’est le cas de le dire. Tous les « classiques » étaient là :

  • fournitures_scolairesAhhhhh, le plaisir de faire une file interminable pour entrer à la COOP et me rendre compte que la moitié des livres nécessaires à mon bon fonctionnement sont évidemment en rupture de stock. C’est très pratique quand on a déjà un devoir à remettre mardi qui nécessite un des livres manquants qui ne sera pas arrivé avant la semaine prochaine ou peut-être même celle d’après. (Moi ça me sidère qu’après toutes ces années, ça reste encore un classique de la rentrée.)
  • Une autre file interminable pour faire sa carte d’autobus avec photo pour les étudiants et voir la moitié se faire revirer de bord en &!@?% parce qu’ils n’avaient pas les documents nécessaires pour faire la carte. (Ceci étant dit, je suis très contente de pouvoir recommencer à bénéficier du tarif réduit pour le transport en commun pour au moins les 2 années à venir.)
  • Me rendre compte que j’ai trois occasions assez limitées pour récupérer mon agenda sinon pow pow t’es mort. (Mais je l’ai eu. Mwahahahahaha.)
  • Courailler chez Bureau en Gros, Zellers et compagnie pour me procurer un superbe sac à dos et la papeterie nécessaire pour passer au travers de ma session (mais ça, j’ai quand même aimé ça)

Bon, outre ce chiâlage qui revient à chaque année, je sors plutôt positive de ma première semaine d’école dans mon programme d’informatique.

Tout d’abord, il appert que nous sommes finalement deux filles dans tout le programme. C’est quand même une de plus de ce qui était prévu au départ! Il y en a même une des deux qui porte le hijab… et je vous laisse deviner laquelle :-P (Ceci dit en tout respect.)

(Parenthèse : Je me permets de pondre un billet long pour mes archives personnelles.)

Pour vous donner une idée (au cas où il y en aurait que ça intéresserait), voici la liste de mes cours pour cette session-ci :

  1. Introduction aux concepts de la programmation structurée (6h)Ce cours sera l’un des plus importants du programme car il est à la base d’à peu près tous les autres cours. Je sais déjà que j’y mettrai beaucoup d’énergie pour bien le comprendre. En gros, on va voir les bases de la programmation structurée à partir du langage de programmation PASCAL dans l’environnement DELPHI. Je sais que ce n’est apparemment pas ce qui est utilisé sur le marché du travail mais il semblerait que c’est la méthode la plus simple à apprendre pour débuter et qu’en maîtrisant celle-là, il est beaucoup plus facile d’apprendre les autres langages ensuite. C’est encore du chinois pour moi au moment où on se parle mais j’ai déjà bien hâte de me plonger là-dedans. J’espère que je vais aimer ça…
  2. Introduction aux systèmes d’exploitation (6h)Ah! Voilà qui ne sera pas tout à fait facile au premier abord mais qui sera utile autant pour mon programme, pour ma carrière future et pour la vie de tous les jours. Nous allons étudier en profondeur l’environnement d’un système d’exploitation Windows et de Linux (dans l’environnement Fedora, je crois). Je vais apprendre à faire des commandes précises et plein d’autres trucs d’un domaine que j’ignore encore tout à fait. C’est le premier cours d’une série alors ça risque d’être important. Par contre, je suis un peu déçue d’apprendre qu’on ne verra pas l’environnement Mac. Je sais bien que la plupart des réseaux sont gérés dans l’environnement Windows ou Linux mais quand même…
  3. Introduction aux fonctions de travail de l’informatique (3h)

    Je pense que je vais beaucoup aimer ce cours car il a un petit quelque chose des sciences humaines. Je n’ai jamais eu la chance dans mon parcours scolaire d’avoir un cours qui ressemblait à « Ã‰ducation aux choix de carrière » ou autres trucs du genre et pourtant, c’est tellement important! Ce cours va contribuer à combler une lacune en ce domaine puisqu’il sert à explorer les différentes fonctions qu’on pourra occuper sur le marché du travail quand nous aurons complété notre DEC en informatique. Nous étudierons également les différentes lois qui régissent les nouvelles technologies, le code d’éthique, etc. J’aime.

  4. Mathématiques appliquées à l’informatique (5h)CALCULATRICE1J’ai eu une vision d’horreur quand mes yeux ont lu ça sur mon horaire. J’ai déjà eu des mathématiques par le passé au collégial et ça ne s’était pas très bien passé. Pourtant, à l’école secondaire, je pétais des 95% et plus dans cette matière, les doigts dans le nez. Et justement, l’école secondaire, ça fait plus de 6 ans que j’en suis sortie alors ça remonte à loin. Quoiqu’il en soit, les 2 premiers cours se sont bien déroulés. J’ai appris entre autres à convertir des nombres usuels (soit en base 10) en binaires. Je suppose que ça va servir plus tard… Sinon, on a revu des bases mathématiques, surtout ce qui touchait les règles des exposants. Je me croise les doigts pour que ça aille bien.

  5. Recherche d’information (3h)Un autre type de cours « sciences humaines ». Le livre demandé pour ce cours est d’ailleurs le même qui était demandé au sein du programme de sciences humaines, soit le fameux livre de méthodologie de Bernard Dionne. (Sauf que moi j’ai la 3e édition et le reste du monde en est rendu à la 5e édition… ce qui ne me rajeunit point.) Si j’ai bien compris, le cours consiste à nous apprendre comment bien rechercher de l’information, surtout sur Internet, comment savoir si elle est fiable, etc. Nous aurons entre autres à produire un exposé oral lié à un travail de recherche sur un sujet de notre choix. J’adore, surtout que j’ai déjà trouvé mon coéquipier.

Je me trouve avantagée par rapport à mes collègues d’avoir seulement 5 cours pour ma première session. J’avais pratiquement tout fait mes cours généraux par le passé alors c’est ce qui explique que j’ai « seulement » 23h de cours plutôt que les 29 ou 30h prévus. Ça m’a grandement facilité la tâche pour ce qui a été de négocier mon horaire de travail avec mon employeur actuel.

J’ai remarqué aussi que j’avais mes cours toujours avec les mêmes étudiants. Je ne sais pas encore si c’est un avantage ou un inconvénient car je les connais encore très peu. Par contre, j’ai déjà identifié un petit groupuscule constitué de gens probablement très sympathiques mais qui sont incapables de ne pas être bruyants durant les cours alors je m’assois loin d’eux dans les locaux pour maintenir ma concentration.

J’en aurais tellement à dire mais je sens que j’en ai déjà perdu plusieurs alors ça ira peut-être dans un autre billet.

Au plaisir et bonne rentrée à tous ceux et celles qui sont concernés, profs comme étudiants!

Premières impressions d’une revenante

Par Noisette Sociale, 16 octobre 2009 15 h 30 min

Mise en contexte : Le texte qui suit a été rédigé le 19 mai 2009. C’était environ deux mois avant que la session d’automne débute. Les futurs étudiants en informatique qui s’étaient inscrits pour la session d’automne 2009, dont moi-même, avaient été conviés à une rencontre d’information. Pour votre compréhension, c’est que j’avais déjà suivi des cours au Collège de Rosemont avant mon inscription dans le programme. J’avais fait le DEC en sciences humaines profil monde et société au préalable. (Ce n’est pas tout à fait vrai, il me manquait 4 cours pour qu’il soit complété.)

Ça faisait deux ans que j’étais sur le marché du travail à temps plein et vous verrez que j’ai vécu un choc à mon retour sur les bancs d’école…

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Moi et mes camarades

reseaux-informatiqueQuand j’ai envoyé ma demande d’inscription au cégep pour le programme d’informatique – gestion de réseaux, je ne m’attendais pas à avoir beaucoup de consoeurs dans mes cours. Je me disais: « Bah, on va peut-être être 4-5… ou 5-6… »

Ce matin, je croyais me rendre à une rencontre individuelle avec mon API. Il s’est avéré que c’était plutôt une rencontre de groupe pour nous présenter un peu le programme et à quoi ressemble la vie collégiale. (ZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz) En entrant dans le local, je suis accueillie par madame l’API qui me dit avec un sourire en coin : « J’espère que ça ne te dérange pas trop d’être entourée de gars. » Et là, mes yeux se tournent vers le groupe assis devant moi.

Que des gars.

Des gars qui sont en train de terminer leur secondaire. Des gars qui débarquent fraîchement de l’étranger. Des gars qui arrivent du DEP. Des gars qui ont fait un changement de programme.

J’ai pris une place à l’arrière et j’ai attendu que les filles arrivent.

Évidemment, elles ne sont jamais arrivées.

Je ne sais pas pourquoi ça me dérange à ce point-là. Peut-être parce qu’aucun n’avait vraiment l’air tout à fait sérieux?

J’angoisse à l’avance pour la première fois où je devrai me jumeler avec d’autres camarades. Normalement, dans ce genre de rencontres, je « spottais » mentalement quelques camarades potentiels.

Il y en avait un qui portait un chandail de Iced Earth, je pense que ça va être à considérer.

Je sais que je dois sonner comme une vieille matante désagréable mais en fait, je pense que c’est surtout de la gêne, mon problème. J’ai énormément de difficulté à aller vers les autres et autant j’ai une grande gueule quand il s’agit de parler devant la classe, autant j’ai une petite voix qui me force à répéter ma question quand je m’adresse à une nouvelle personne. J’ai beau me donner mentalement des claques en arrière de la tête depuis des années, je n’ai jamais réussi à régler ce problème-là.

Observations générales

- Beaucoup trop d’étudiantes au registrariat qui étaient avec leur mère pour payer leur session (Vraiment, avec le temps, ça ne s’améliore pas.)

- Beaucoup trop d’étudiantes qui pleuraient au registrariat pour toutes sortes de raisons… sans succès. (Au moins.)

- Malgré mes 23 ans, je me sentais terriblement vieille au milieu de tous ces jeunes étudiants de 17-18 ans qui parlaient fort au cellulaire en abusant un peu trop des « c’est-comme-trop-genre-style »

- Je me suis rendue compte que ce qui m’avait le plus manqué de ce cégep, c’était deux profs en particulier du département des sciences sociales. Je me rappelais par coeur comment me rendre à leur bureau mais malheureusement, ils étaient tous deux absents.

Conclusion

J’espère que je vais survivre ;)

L’admission

Par Noisette Sociale, 15 octobre 2009 15 h 26 min

Mise en contexte : Le 7 avril 2009, je partageais avec mes lecteurs mon bonheur d’avoir été acceptée dans mon programme d’études ainsi que les préoccupations qui s’ensuivaient. Je l’ai édité car le niveau de langage n’était pas toujours adéquat et il y avait des détails superflus…

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Je faisais état récemment de mon début d’année difficile et du vent qui semblait tourner.

Excusez-moi pour ma petite absence mais c’est que j’étais occupée à fêter.

Fêter quoi?

Mon acceptation au cégep dans mon programme choisi, soit la technique en informatique, profil gestion de réseaux.

C’est la troisième fois dans ma vie que je recevais une enveloppe brune du cégep pour m’annoncer que j’étais acceptée dans mon programme. Jamais deux sans trois, semble-t-il. En espérant que la troisième soit la bonne. Et je le répète : la récession est une période idéale pour effectuer un retour aux études. Je ne pense pas regretter.

D’ailleurs, j’ai hésité longuement à faire part de ma demande d’admission à mon employeur. Après tout, je ne commencerais pas la session avant la fin août, n’est-ce pas?

Vendredi, je n’ai pas su résister. Quand mon fiancé, au bout du fil, m’a dit que j’étais acceptée dans mon programme, j’ai explosé de joie. Je ne pouvais plus le garder pour moi.

J’ai rencontré ma patronne et lui ai annoncé la nouvelle. J’ai été extrêmement surprise de sa réaction. Non seulement elle était contente pour moi et contente de le savoir à l’avance pour pouvoir planifier la suite… mais elle m’a dit de la tenir au courant des prochains développements pour qu’on puisse peut-être s’organiser pour que je reste au sein de l’entreprise à temps partiel pendant mes études.

Oh, le soupir de soulagement!

Vivement que je puisse continuer à travailler chez mon employeur actuel pendant mes études. Nous avons essuyé et essuieront jusqu’au mois de septembre des coupures considérables au niveau des employés. Ça tombe quasiment bien que je me propose à travailler à temps partiel parce que c’est ça qui risque de me sauver les fesses.

C’est dans la bonne humeur que j’ai profité de ma fin de semaine remplie d’activités entre amis. Ça fait toujours du bien.

Et vivement la fin de semaine de 4 jours qui s’en vient pour que je puisse continuer de fêter avec les amis que je n’ai pas pu voir la fin de semaine dernière. :)

Présentation

commentaires Commentaires fermés
Par Noisette Sociale, 14 octobre 2009 15 h 00 min

Tout d’abord, bienvenue sur mon blogue expérimental dédié exclusivement à mon expérience en tant qu’étudiante en info au Collège de Rosemont.

C’est dans le cadre du cours « Fonctions de travail de l’informatique » que j’ai décidé d’ouvrir ce blogue, plus spécifiquement pour le projet « portes ouvertes ».

Pourquoi un blogue?

Parce que je suis passionnée par les blogues. J’en tiens un principal depuis un peu plus de deux ans et ça me réussit bien.

Je vais me permettre de retranscrire ici des textes que j’ai écrit plus tôt, bien avant ce projet, parce qu’ils sont à mon avis pertinents.

Le projet « portes ouvertes » me semble assez large. Il faut que je vous parle du programme de technique informatique du Collège de Rosemont. Il faut que je vous dise un peu à quoi ça sert de suivre ce programme-là. Y a-t-il des débouchées? Quelles possibilités a-t-on sur le marché du travail avec le DEC après les trois ans que dure le programme d’études?

Je tenterai de répondre à ces questions… et j’ai l’intention de le faire du point de vue d’une fille en info.

On ne se le cachera pas, c’est encore assez marginal d’être une fille en informatique.

J’ai envie de vous faire vivre un peu mon expérience à travers mes écrits. J’ai envie de vous raconter comment ça se passe, comment je vois ça d’être une fille en info. J’ai envie de partager avec vous mes réflexions, parfois assez personnelles sur la façon dont je vis ça. J’ai envie que vous puissiez voir mon évolution. Peut-être que ça pourra aider des filles qui hésitent à s’inscrire dans le programme… peut-être que je vais les mêler plus souvent qu’autrement aussi. Sauf que tout ce que vous lirez ici sera sincère. Je n’ai pas le profil d’une vendeuse de voitures usagées.

Je vous remercie à l’avance de votre intérêt pour mon blogue dédié… et bonne lecture!

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