La fête sauvage, quel beau moment d’hilarité!
Pas étonnant que La fête sauvage fût déjà finaliste pour le « Masque du texte original » lors de la 14e soirée des Masques. Pas étonnant non plus que Mathieu Gosselin, l’auteur de la pièce, fût également finaliste pour le « Masque de la révélation ». Quelle oeuvre rafraîchissante!
Encore une fois, je dois une soirée magique à cette chère Bianka. Aller voir du bon théâtre en échange d’un texte ici, je trouve que c’est une très bonne entente. D’ailleurs, après avoir vu une pièce comme celle que j’ai vue hier, il aurait été difficile de ne pas vous en parler!
Pour résumer grossièrement la chose, disons d’abord que j’ai ri. Je pense que c’est la fois où j’ai ri le plus fort à l’intérieur d’une salle de spectacle. Plus fort que les fois où j’ai assisté à des spectacles d’humoristes que j’appréciais. Franchement, pour la suite des choses, ça va être dur à battre.
J’imagine que vous voulez connaître l’histoire. Je trouve que ça serait dommage de réduire cette pièce uniquement à une histoire.
Je me rappelle du fiancé hier soir, quand il est venu nous cueillir, moi et ma mère qui l’attendions dans un café. À la question: « Et puis, ça raconte quoi? », il a eu droit à de grands éclats de rire.
Ça ne vous satisfait pas la curiosité, ça, hein? Bon, d’accord.
En fait, La fête Sauvage, c’est une histoire d’amitié. Martine a choisi le dimanche de son anniversaire pour enterrer les cendres de son amoureux qui s’est donné la mort deux mois plus tôt. Ballons, guirlandes, chapeaux, enfants qui courent ; une vraie fête s’organise avec tout ce qu’elle contient de charge libératrice. C’est une histoire sur le deuil et la façon de le vivre. C’est une pièce sensible, avec un humour bien dosé.
C’est effectivement une belle histoire d’amitié avec selon moi, une bonne dose d’absurde. Il y a des moments très touchants… et juste après, on va rire aux larmes. La pièce est très bien rythmée.
J’ai personnellement été très impressionné par le talent des comédiens. Ils étaient tous excellents dans leur rôle, on y croyait vraiment. Je les admirais particulièrement dans tous leurs moments où ils devaient rester complètement immobiles, parfois dans des positions inconfortables. Sandrine Bisson, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkokeka, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Simon Rousseau, vous méritiez tous d’être nommés et je vous lève mon chapeau.
La pièce se découpe en trois « cliques » de personnages.
Il y a un couple, marié depuis sept ans. Tout le long, je me suis demandée ce qu’ils faisaient ensemble au départ et ils étaient tristes et drôles à observer à la fois. Un gars un peu (beaucoup) bêta d’un bord, qui s’exprime en monosyllabes. Le cliché du gars un peu con qui donne plus d’attention à sa 12 qu’à sa femme, la 12 pouvant être à la fois une carabine et une caisse de bières. Et puis sa femme, un peu naïve, qui se bat pour avoir un peu d’attention de la part de son mari, qui a envie de faire des projets de voyage…
Il y a la gang de filles. Une veuve, enceinte jusqu’aux yeux, dont le mari s’est pendu il y a deux mois dont les cendres reposent dans le frigo entre deux morceaux de viande. Une autre, un peu fofolle, enceinte également qui aime les drinks de fille et qui ne rate pas une occasion de parler de sexe. Et l’autre, celle qui m’a fait le plus rire. Autoritaire, quasiment insupportable, qui ne veut pas que la fête déroge du plan qu’elle s’était fait au départ. C’est particulièrement drôle quand elle s’adresse au 4e mur, toutes les choses qu’elle peut dire à ses enfants.
Et il y a les deux cabochons. Deux ivrognes et deux drogués qui n’ont pas peur des mélanges. Un qui aime la philosophie de bas étage et l’autre qui désespère de son cas. Le pendu, Frank, c’était leur inséparable. Ils vivent leur deuil d’une façon bien particulière…
La pièce sera présentée au théâtre de la Licorne du 31 mars au 25 avril 2009. Saisissez votre chance, ça vaut vraiment la peine! 1h30 de divertissement garanti qui vous fera oublier facilement l’inconfort de votre siège.
À voir absolument.







T’es chienne, t’es chienne, t’es chienne, t’es chiiiiiiieeeeennne concernant les sièges!
@ Anarcho-pragmatiste : Je sais
Sait-on jamais, d’un coup que ça aiderait à changer les choses? hé hé
C’est l’fun, tu m’as donné l’goût mais les billets ne sont même pas encore affichés sur leur site… Donc peux pas en acheter!
CHOUUUUUUUUUUUUUUUUU
C’est chouette, tu vas peut-être réussir à convaincre plein de gens qui n’ont pas l’habitude d’aller au théâtre de poser ce geste sublime!
Je te souhaite d’avoir la chance d’en voir encore plusieurs!!
Le plaisir croit avec l’usage
C’est vrai qu’il y avait fuuuuuuuul vedettes!
Nous autres, on était assis à côté de la mère de Célina dans Ramdam.. qui sort avec Mathieu Gosselin !!! …
@ JNMPC : Cette situation devrait être réglée sous peu.
Mais je suis contente de t’avoir donné le goût, moi qui n’est pas convaincue encore de mes talents de critique
@ MFL : Je l’espère parce que c’est une pièce qui vaut vraiment la peine! Et je me souhaite aussi de pouvoir en voir plein d’autres pour l’avenir
@ princesse anna : Oui. Je suis très mauvaise pour reconnaître les vedettes mais je sais qu’il y en avait beaucoup, ma mère en revenait pas! lol
[...] y a d’autres commentaires sur la pièce, ici et [...]
Le pire, c’est que même moi je n’ai pas pu y assister : j’étais beaucoup trop en rush de fin de session ! J’espère me reprendre vite avant qu’il n’y ait plus de place …
@ Bi : J’ai remarqué, je te cherchais!
En tout cas, j’espère que tu auras la chance de te reprendre parce que c’est vraiment très bon!
Nous il y avait Pierre Lapointe assis en arrière de nous !!
@ vegekat : Est-ce que sa tête est passée sans difficulté par la porte?