Les théâtres, ennemis #1 du théâtre
Il y a quelques années, je devais être en secondaire 4 ou 5, j’avais vu la pièce « Les trois mousquetaires » au théâtre Denise-Pelletier (oh, en cherchant le lien, j’ai pu voir la programmation et y’en a là -dedans qui me tentent!). Je pense que ce fût la seule pièce, de toutes mes expériences théâtrales, qui fût bonne au point de me faire oublier l’inconfort de mon siège.
Mon amour pour le théâtre me trahit sans arrêt. À chaque fois que je mets la main sur des billets pour aller voir une pièce qui me tente, j’oublie mon aversion pour les salles… et les sièges en particulier.
Samedi soir, je pensais que ça serait différent. J’avais reçu en cadeau des billets pour aller voir « La charge de l’orignal épormyable » au TNM. Je n’avais jamais mis auparavant les pieds dans ce théâtre, entre autres parce que c’est sûrement le plus cher à Montréal et que je n’en avais jamais eu les moyens. Je me disais naïvement que pour charger cher comme ça, c’est que les bancs devaient être confortables.
Erreur.
Ce que je trouve dommage, c’est que ça gâche absolument tout le plaisir que je peux avoir à aller voir une pièce. C’est rendu que mon premier commentaire en me dirigeant vers la sortie, à la question: « Pis, comment t’as trouvé ça? » c’est rendu : « Câlisse qu’on est mal assis! »
Je ne compte plus le nombre de fois où je peux essayer d’adopter différentes positions les plus inconfortables les unes que les autres. Et j’alterne entre me caler dans mon siège ou m’accoter les coudes sur mes genoux, mon menton entre mes paumes.
Patrick Dion, à propos de la pièce que j’ai vue samedi (qu’il n’a pas apprécié) passait le commentaire suivant :
« Quand la pièce a pris fin, les gens se sont levés d’un coup, criant des bravos à tout rompre. L’ovation monstre! Même pas le temps de crier Rideau! que tout le monde était debout, les clap clap clap fusaient de toutes parts. Applaudissons les génies!
Euh, perdon? Y a tu quelque chose que je n’ai pas compris quelque part? (…) »
Il s’étonnait de la réaction des spectateurs.
Moi je pense que si tout le monde s’est levé aussi promptement, c’est uniquement à cause de l’infoncort.
Les gens de l’est connaissent le cinéma Paradis (non, je serai pas assez vache pour mettre un lien), sur la rue Hochelaga. Je pense que de nos jours, c’est l’endroit à Montréal où tu peux aller au cinéma pour pas très cher parce que justement, c’est une place minable avec des bancs raides et à peine rembourrés. Après 2h15 assis là -dedans, sans entracte, n’importe qui se lèverait comme s’il avait le feu au cul.
Eh bien je ne me gêne pas pour faire un parallèle entre les deux salles pour ce qui est du niveau de confort.
À quand des sièges au théâtre qui ressembleraient à ceux du cinéma StarCité? Hein? Quand?
En tout cas, si un jour, une pluie d’argent se déverse sur moi, je vous jure que je m’ouvre un théâtre avec de tels sièges. Il y a quand même des maudites limites à rire du monde.
Je dois être maso parce que demain soir, je m’en vais voir une autre pièce, cette fois-ci au théâtre de la Licorne, probablement LE théâtre où les sièges sont les moins confortables au monde. En fait, il ne s’agit pas de sièges mais bien de chaises.
Je pense cependant que ce sera la dernière fois pour un bout. Ça me fait franchement trop souffrir.
p.s. : Pour ceux qui se poseraient la question, j’ai bien aimé la pièce de Gauvreau en général mais j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs. Les bouts en « exploréen » étaient de trop pour moi mais ça, c’est sûrement parce que je n’ai pas étudié la pièce avant que je dis ça, ni le contexte dans lequel elle a été écrite. J’ai manqué des bouts à un certain moment parce que j’avais trop mal et que je pensais juste à m’en aller et ça, je trouve que c’est franchement dommage.







Dommage pour les sièges, c’est vrai que ça peut gâcher un spectacle! Je vais rarement au théâtre (je suis plus musique classique et danse contemporaine), mais je serai au moins avisée si je décide de m’y pointer le bout du nez.
Faut dire… on n’est pas juste des bibittes avec un esprit, on a un corps, ce qui inclut des fesses qui ne veulent pas être assises sur un siège inconfortable…
Et d’accord avec ce que tu dis pour le standing ovation… Je pense que les sièges devaient y être pour quelque chose (sans minimiser la qualité de la pièce, cela dit).
@ Minerve : Ah, j’aurais pu parler aussi des sièges quand on va voir des spectacles de danse contemporaine. Du pareil au même
Heureusement, le dernier spectacle de ce genre que je suis allée voir, ça durait autour de 45 minutes alors je n’ai pas eu le temps de me plaindre et j’ai pleinement apprécié le spectacle.
J’ai peut-être été un peu de mauvaise foi par rapport à la standing ovation mais il y avait certainement un fond de vérité. J’ai vu des gens se lever comme si leur vie en dépendait pour applaudir alors que tout le long, ils avaient une face de carême. hé hé
Heiiiiiil-E, parle pas contre le cinéma Paradis! C’est là que j’ai vu Ghostbuster 2en 1988, hahahaha! Pis -dans le temps- c’était hot.
Mais… il doit bien y avoir moyen d’amener un coussin ou quelque chose dans un théâtre, non?
@ Hispong Elbayne : Ah, je suis contente de voir que je me suis adressée au moins à une personne qui connaissait le cinéma Paradis!
C’est le cinéma de mon enfance.
Pour le coussin, je n’y avais pas pensé (et pourtant, c’est pas si compliqué) mais je trouve ça dommage d’avoir à en arriver là . Faut pas que je l’oublie demain, alors!
@ Noisette : C’est vrai que les spectacles de danse contemporaine ne sont pas nécessairement épargnés par ce fléau. Jusqu’à maintenant, j’ai eu de bonnes expériences… Faut dire que je vais voir des spectacles de Danse Danse, qui sont la plupart du temps présentés dans des salles qui ont de l’allure – Pierre-Mercure ou le théâtre Maisonneuve, c’est pas mal lol.
Heureusement pour toi que ton spectacle était court et donc que tu n’as pas eu le temps de souffrir le martyr… Je suis allée tout récemment à un spectacle à la Cinquième Salle et c’était looooong (et pas toujours intéressant/pertinent)… Heureusement, les sièges étaient confortables.
Je ferai peut-être une p’tite critique sur mon blogue .
Mouahaha, la face de carême! L’image m’a fait bien rire… Désolée pour ce commentaire long… comme un spectacle qui ne finit pas avec des mauvais sièges héhé.
@ Minerve : Je t’encourage à faire une critique sur ton blogue. Ce sont de bonnes façons pour moi de découvrir de nouvelles choses, surtout au niveau artistique
Je ne suis pas trop au courant. Il faudrait bien que je tienne ma résolution de lire le Voir!
Ne t’excuse pas pour les longs commentaires, ça fait toujours plaisir à lire
ha ha ha le fameux cinéma Paradis
J’allais souvent là quand j’avais 20-25 ans. C’était vraiment pas cher et j’y allais avec mon frère et nos amis!
Par contre, je ne suis pas fan de théâtre pour adulte. Mais, j’aime bien accompagner les enfants de mon école quand ils y vont. Ok, j’ai un faible pour le théâtre pour enfants! hi hi hi. J’ai bien aimé, Capitaine Fracasse présenté à la maison de la culture Mercier, à deux pas du cinémas paradis!
Oui, je travailler dans Mercier et Hochelaga!
Moi je tiens seulement à dire que : J’adore et partage ton aversion pour les bancs… Mais c’est très drôle de voir à quel point ça semble te choquer !
Pour ce soir, c’est parfait que ça soit des chaises comme ça tu vas pouvoir l’enlever et sortir ton fauteuil gonflable et d’installer confortablement.
Tous les autres spectateurs vont être jaloux de toi.
P.S. N’oublie pas ta pompe portative, sinon tu risques d’être essoufflé.:-)
@ Patrice : C’est vrai que c’était pas cher. Probablement que ça ne l’est encore pas aujourd’hui mais ça fait des années que je n’y suis pas allée. Je ne vais plus vraiment au cinéma de toute manière…
Ah oui, le théâtre pour enfants, tu dois connaître! Je connais bien aussi la maison de la culture Mercier. J’ai vu beaucoup de spectacles à cet endroit-là étant plus jeune. J’y allais souvent avec l’école
@ Ledz : L’exagération fait partie de mes qualités ET de mes défauts
@ Cybèle : Je n’ai pas de fauteuil gonflable, malheureusement. Et comme je suis en transports en commun, j’ai finalement pas emmené avec moi mon coussin de maison… alors je vais endurer, hein! hé hé
Le théâtre le plus marrant, c’est l’espace GO! Quand j’y étais, les bancs ressemblaient aux grosses rames que l’on met autour des terrains de Baseball dans les parcs de Montréal. La seule différence était qu’au lieu de sièges en stainless, les bancs étaient au moins faits de bois vernis. Niveau confort, 2h assis là , sans appui-bras, sur du bois, on repassera! Et la pièce était tellement poche que j’ai réussi à vaincre l’inconfort et à m’endormir quand même…
@ Manx : T’as réussi à t’endormir sur un banc sans dossier? loollll Fallait le faire!
Je ne suis jamais allée à l’Espace Go… et ce que tu me dis ne donne pas le goût d’y aller non plus! hé hé
Au théâtre, la majorité de la clientèle est conquise d’avance, alors les ovations sont courantes. Ou il est possible que Patrick fut un des rares qui n’ait pas apprécié. Mais bon, l’idée de faire le lien entre l’ovation et les sièges est amusante! (sauf pour le fait que les gens se sont levés rapidement)
« À quand des sièges au théâtre qui ressembleraient à ceux du cinéma StarCité? Hein? Quand? »
C’est le lot du théâtre subventionné. Contrairement aux cinémas à la sauce Star Cité (y en a un qui vient de fermer près de chez moi), le théâtre subventionné n’a pas intérêt à attirer de la clientèle avec des sièges confortables puisque la survie de ce théâtre ne dépend pas complètement de la clientèle, contrairement aux cinémas.
Faut dire qu’avec la camelote hollywoodienne qu’il y a dans ces cinémas, il est mieux d’y avoir de bons sièges!
Mieux vaut une bonne pièce avec des mauvais sièges sans popcorn qu’un film brochet avec des bons sièges et 10$ de popcorn!
@ Anarcho-pragmatiste : J’adore être de mauvaise foi
Ton analyse me semble très plausible même si elle m’exaspère. C’est vrai qu’au théâtre, confort ou pas confort, si la pièce intéresse les gens, ça ne changera rien à l’achalandage.
N’empêche, les théâtres pourraient prendre un peu plus soin de notre derrière.
Puis t’as trop raison pour les cinémas. Je n’y vais jamais, d’ailleurs.
[...] C’est déjà tellement inconfortable les bancs de théâtre, comme le faisait remarquer Noisette sociale cette semaine, je vois pas pourquoi je voudrais en rajouter à mon inconfort. Et en plus, ça fait [...]