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Ah, les Hautes-Laurentides…

Par Noisette Sociale, 5 avril 2010 11:44

Si c’était juste de moi, j’y serais à chaque congé, à chaque fin de semaine, en vacances, alouette!

J’ai un rapport très émotif avec les Hautes-Laurentides. Ça remonte à l’époque où nous profitions du chalet de mon grand-oncle décédé en attendant que la famille décide de ce qu’elle allait en faire. Le chalet était situé à quelques minutes de l’Annonciation, aux abords du lac Marsan. L’été au chalet regroupe probablement tous nos plus beaux souvenirs familiaux. Je me rappelle de mes parents qui riaient ensemble et qui faisaient de petites folies sans se le reprocher tout de suite après. C’était la belle vie.

Je suis retournée une fois pour voir le chalet, des années plus tard et j’en avais pleuré de rage. Nous avions un beau terrain peuplé de bouleaux avec un boisé en bordure. Les nouveaux propriétaires avaient décidé de tout raser les arbres. Le décor chaleureux et naturel de jadis avait fait place à un réel lieu de perdition. Je hais avec passion ces urbains qui vont en campagne pour détruire sa nature profonde.

C’est à l’Annonciation, il y a presque 5 ans, que le Détracteur m’a demandé d’être sa fiancée. Il savait que l’endroit, même s’il avait beaucoup changé, occupait une place spéciale dans mon coeur.

Pour le long congé, j’ai proposé de retourner dans les Hautes-Laurentides mais cette fois-ci, à Mont-Laurier. Mont-Laurier représentait un autre des trop rares souvenirs heureux de mon enfance où mes parents avaient décidé de faire une folie. Nous avions dormi à l’hôtel suite à une journée où nous avions refait notre garde-robe estivale dans les boutiques du coin et joué au parc comme si rien d’autre ne comptait.

Mont-Laurier était beaucoup plus magique dans mon enfance mais nous avons tout de même passé du bon temps. J’ai retrouvé le parc où j’avais tant ri et ça, c’était déjà quelque chose.

Nous avons goûté au fromage de la fromagerie du P’tit train du Nord. Nous nous sommes promenés en voiture jusqu’à Ferme-Neuve qu’on a trouvé bien sympathique. Nous nous sommes perdus jusqu’au village du Windigo qui était malheureusement fermé pour la saison. Nous avons goûté aux bières de la micro-brasserie du Lièvre.

Nous étions insouciants, nous étions libres.

Puis nous avons ri. Nous nous sommes demandé aussi comment les gens pouvaient se payer autant de voitures, de pick-up et de quatre roues alors qu’il ne semblait pas y avoir tant d’emplois dans la région. Ça a toujours été un mystère pour moi d’ailleurs.

Nous avons fait des vidéos de nous qui commentaient le paysage.

J’ai vu trop de jeunes hommes avec des shorts à carreaux blancs et bleu poudre. Trop de bleu poudre en fait. Trop de casquettes à l’envers. Je me suis dit avec un sourire en coin qu’adolescente, j’aurais eu de la difficulté à y trouver mon compte. ;)

Et que dire du plaisir de se promener en robe d’été au début du mois d’avril! Et manger sur les terrasses!

Bref, nous nous sommes bien amusés. Nous avons pu décrocher et ça m’a tellement fait du bien…

C’est quand le prochain congé, déjà ? :)

Tic tic tac

Par Noisette Sociale, 9 mars 2010 06:00

Il y a de ces choses qui nous collent à la peau longtemps.

À l’école primaire, à chaque fin d’année, un gala Méritas était organisé. Les élèves qui le voulaient pouvaient faire un numéro et en première année, j’avais eu envie de participer et de faire un truc en solo.

Je ne me rappelle pas de l’émission en question mais j’écoutais une émission X à cet âge-là et une petite comptine était récitée. Je n’ai jamais su le titre mais grâce à moi, ça a été renommé « Tic tic tac » à la grandeur de l’école.

Je savais que je voulais faire un numéro au gala mais je n’avais pas d’idée. L’idée de la comptine était venue de ma mère, en toute bonne foi, je n’en doute point.

Ce gala Méritas a changé ma vie. Parce que c’est à partir de ce moment-là que ma vie scolaire est devenue un enfer. Littéralement.

On me battait, on me singeait, on m’écoeurait. Suffisait qu’un enfant dise « Tic tic tac » dans la cour d’école pour que tous se mettent à me pointer du doigt en riant méchamment.

Quand j’ai changé d’école en 6e année, on m’interpellait encore dans la rue avec « Tic tic tac ». Au secondaire, je recroisais des gens de l’école primaire parfois et on me disait avec un sourire en coin : « Ah ouais, c’était toi han, tic tic tac? »

Encore récemment, sur Facebook, une ancienne de mon primaire m’a contactée en me demandant si je me rappelais de « Tic tic tac. » Misère…

La semaine dernière, ma mère m’a remise une autre boîte de vieux cossins et là-dedans, il y avait l’enregistrement vidéo de ma performance au gala Méritas où je faisais « Tic tic tac ». Je me suis dit qu’il serait temps que je tourne la page et que je regarde ça pour en rire.

J’ai fait sacrer le Détracteur dimanche après-midi en lui demandant d’aller jouer dans le paquet de fils emmêlés derrière la télé pour brancher le VHS. J’ai inséré la cassette dans le lecteur et j’ai appuyé sur « Play ». Comble de bonheur, le ruban avait été mis juste avant que je ne monte sur la scène.

Je n’avais aucune appréhension (étrangement) avant de regarder le vidéo et je n’avais pas raconté au Détracteur à quel point cet épisode de ma vie avait constitué une épine dans le pied.

Quand je me suis vue, mon sang s’est glacé. L’accoutrement était horrible, mes lunettes me faisaient paraître pour une trisomique (je ne me moque pas, je constate) et la petite chorégraphie inventée par le directeur (ou la professeure, je ne me rappelle plus) me donnait un air vraiment débile. Ajoutez à cela que j’étais visiblement mal à l’aise. Tous les ingrédients nécessaires pour un désastre y étaient. Surtout que la comptine en question était ridicule.

Sur l’enregistrement, on entendait déjà les enfants se moquer de moi. Et même quelques parents. Ainsi que mon amoureux dans le salon qui ne pensait pas mal faire.

J’ai senti ma poitrine se serrer. Une chance que je voulais garder une contenance parce que je crois que j’aurais pleuré toutes les larmes de mon corps.

Putain, à quoi tout ce beau monde-là avait pensé? Le directeur, qui faisait les auditions, il ne se doutait pas que ce numéro-là signifierait ma mort dans la cour d’école?

On ne le saura jamais.

Et comme quoi il y a des souvenirs parfois qui sont mieux de rester dans des vieilles boîtes.

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N’empêche que parfois, quand je songe que j’ai mieux réussi que la grande majorité de ces p’tits !@#%?…

Je vais laisser les points de suspension, finalement.

Mon cheval

Par Noisette Sociale, 1 mars 2010 19:51

Pour Noël 1988 – j’avais alors un peu moins de 3 années de vie à mon actif – mon grand-père paternel nous avait confectionné, à ma cousine et à moi, un beau jolly jumper. Il avait passé des mois et des mois dans son atelier pour ce faire et c’est un jouet qui a bercé mon enfance. Mon grand-père avait trouvé des vieux plans pour les fabriquer (car il en a fait un pour elle et un autre pour moi) et il disait que ce qu’il avait créé était 100 fois plus beau.

C’est l’objet qui a trôné le plus longtemps dans ma chambre. Je l’ai monté jusqu’à ce que je sois trop vieille pour le faire et il en fût ainsi également pour mon frère.

Un jour, le cheval est disparu et j’ai arrêté d’y penser.

Il y a quelques semaines, ma mère commençait à faire le ménage dans la maison familiale (qui est maintenant en vente, divorce oblige) et elle m’a demandé de venir après avoir terminé de vider le grenier.

En entrant dans la maison, elle me lance : « Tu te rappelles le cheval que tu avais quand tu étais petite? Ton grand-père pleurait tellement quand il te l’a donné, je m’en rappelle encore. Ce jour-là, il m’avait fait promettre que jamais je ne le jetterais ou le donnerais. Il avait tellement mis de coeur dans ce projet-là… Là, je n’aurai plus de place pour ça alors je te le donne pour qu’à ton tour, tu en prennes soin. »

Je suis allée au salon et j’ai découvert mon vieux cheval de bois. Je pleurais comme un bébé, probablement autant que mon grand-père lors de cette fameuse journée de 1988. Il manquait un peu de teinture noire sur son nez – mais c’est à force d’avoir tellement gratté! – mais il était parfait. Exactement comme dans mes souvenirs.

J’étais assise par terre, au milieu du salon et je murmurais, ébahie : « C’est mon cheval… c’est mon cheval… » On m’aura rarement vue aussi émue.

Il faut savoir aussi que mon grand-père paternel est un personnage mythique. Je vous en parlerai peut-être un jour, de cet homme qui était bien avant son temps…

Puis cette semaine, ma mère m’a remis mon album photo qui contient les souvenirs de mes premières années de vie.

Je vous quitte avec ma préférée… et vous comprendrez pourquoi. :)

LexmarkAIOScan4

(Je suis à droite sur la photo. Vous pouvez cliquer pour agrandir, si vous voulez constater la mauvaise qualité de mon scanner. hé hé)

Et vous ? Vous avez conservé des jouets de votre enfance qui vous ont marqué ?

L’est

Par Noisette Sociale, 4 novembre 2009 12:56

Pourquoi l’enfance nous marque-t-elle autant?

Ou plutôt, pourquoi l’enfance me marque-t-elle autant? Pourquoi j’ai l’impression qu’elle me maintient dans une grisaille?

L’enfance revient me hanter dès que je commence à lâcher prise.

Ce courriel reçu hier qui m’a jeté à terre.

Une ancienne camarade de classe au primaire. Qui à la question « quoi de neuf » m’a raconté sa vie, sa souffrance, sa misère en long et en large. M’a raconté comment son ex a envoyé son bébé à l’hôpital avec plus de fractures et de contusions que vous ne pourriez l’imaginer. Heureusement, le bébé est toujours vivant et en bonne santé aujourd’hui.

Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne l’ai pas jugée.

À chaque fois que le quartier de mon enfance reprend contact avec moi, c’est toujours la même misère qui revient.

Qu’est-ce qui fait que je m’en suis sortie et eux, pas?

Je dois continuer de me battre pour eux. Je ne sais pas comment m’y prendre mais je trouverai bien une façon.

S’ouvrir les yeux, ça fait mal. Mais si on le faisait tous en même temps, peut-être que ça arrangerait quelques affaires.

Peut-être.

Même si pour eux, je suis maintenant une parvenue.

Halloween

Par Noisette Sociale, 31 octobre 2009 16:02

halloween-citrouille4Je vous l’avoue tout de go : En ce moment, je vous écris de façon purement égoïste. Ce n’est presque pas pour le plaisir de le faire, en fait, j’essaie de passer le temps comme je peux.

J’aimerais vous raconter le caractère sacré de l’Halloween mais l’ami DarK Rémi oF DooM l’a déjà fait bien mieux que moi, il y a un an presque jour pour jour.

C’est joyeux l’Halloween cette année parce que premièrement, je me suis rendue compte cette semaine que je commençais à ré-entrer dans mon linge goth. Je n’ai jamais vraiment été goth au sens « philosophique » mais j’aimais beaucoup le style vestimentaire. Je ne me verrais plus porter ces vêtements-là au quotidien mais j’étais bien contente de voir cette semaine que je pourrais porter ma robe de Cruella pour l’Halloween.

Pas de party pour nous ce soir. On avait peut-être pensé aller faire un tour au SPASM mais il s’avère que l’Homme est plutôt enrhumé et j’ajouterais même un peu geignard alors on va passer notre tour.

Par contre, cette année, je me fais un devoir de donner des bonbons et c’est ce qui me rend impatiente comme une gamine à l’heure où j’écris ces lignes.

Quand j’écoutais les Parent cette semaine, – une émission que j’adore soit dit en passant – c’était évidemment un épisode qui avait la thématique de l’Halloween. Le père voulait se sauver de la corvée de donner des bonbons pour aller plutôt regarder le hockey chez son meilleur chum et sa femme lui a lancé comme ça : « Louis, tu sauras que c’est un devoir communautaire de donner des bonbons à l’Halloween. » Sur le coup, j’avais bien ri et j’ignore si le/la ou les auteurs de l’émission croient vraiment à cette réplique mais par la suite, ça m’a fait réfléchir.

J’ai regardé la rue sur laquelle je demeure cette semaine et j’ai été déçue de constater qu’aucune maison n’était décorée. Évidemment, je n’ai pas fait toute la rue mais la portion qui s’étend entre les deux coins de rue est complètement dénudée de décorations.

J’habite dans un immeuble à six logements et je ne suis pas au rez-de-chaussée alors je n’ai moi-même pas investi pour de belles décorations intérieures. On m’a offert hier deux belles citrouilles en terre cuite et je me ferai un devoir de les mettre à l’extérieur tout à l’heure avec de belles chandelles pour les éclairer.

Je vais donner des bonbons tout à l’heure et mon homme me regardera faire assis à quelques pas derrière moi, pour m’encourager et pour éviter de contaminer les enfants – s’il y en a – qui viendront faire la cueillette.

J’espère qu’on ne sera pas les seuls sur la rue à en donner et que malgré le manque de décorations, il y aura bien quelques portes ouvertes pour les enfants qui passeront.

À chaque année, j’ai l’impression qu’on donne de moins en moins de friandises aux enfants. En fait, j’ai l’impression que plus je vieillis et plus l’Halloween passe dans le beurre. J’avais d’ailleurs mis mon super costume de Cruella hier aussi pour aller travailler et j’étais à peu près la seule dans toute la tour à bureaux – à l’exception du personnel de cafétéria qui avait été, à ce qu’on m’a dit, très fortement encouragé à le faire – à être déguisée. Tout le monde me disait que ça n’avait pas toujours été comme ça mais qu’avec les années, tu vois…

C’est vraiment plate.

Je me rappelle de mon enfance où il y avait bien plus de gens qui embarquaient dans la fête. Ça m’a donné des souvenirs magiques. Je me rappelle encore de mes yeux émerveillés devant les décorations du voisinage… Mes oreilles entendent encore les musiques effrayantes qui sortaient d’un peu partout pour faire une joyeuse cacophonie. Je me rappelle surtout du monsieur qui faisait une véritable maison des horreurs dans son horrible (justement!) abri Tempo.

Nous avons tous reçu à l’Halloween. C’est maintenant le temps de donner. Je sais que vous avez tous une vie sociale palpitante et que vous avez tous des partys d’Halloween vraiment importants ce soir mais on sait tous que ça ne commencera pas avant 21h ou 22h.

Moi je dis qu’on devrait donner au moins autant de fois qu’on a reçu à l’Halloween. C’est tellement plaisant de donner.

Je m’en vais me préparer tranquillement. J’ai hâte de voir tous les petits déguisés. J’espère surtout voir un petit pit de 3 ou 4 ans trop mignon dans un costume d’ourson ou de lion. Ça me fait craquer à chaque fois.

Joyeux Halloween! :D

Mère Teresa – 1ère partie

Par Noisette Sociale, 26 janvier 2009 14:25

J’ai déjà parlé ici de mon statut de « rejet »Â  lorsque j’étais enfant.

J’ai toujours eu un côté très humaniste (que d’autres rebaptiseraient plutôt « candide ») envers les « rejets » de ce monde. Peut-être de par ce statut qui m’a moi-même suivie longtemps… et qui me suit encore jusqu’à un certain point.

Ma mère me taquine encore avec ça quand elle en a l’occasion. Quand elle parle de moi au passé, elle dit souvent quelque chose comme:

« Noisette, quand elle était petite, elle nous ramenait toujours les spécimens les plus bizarres de l’école ou du boutte. Ceux-là que personne voulait jamais se tenir avec, ben Noisette, elle, elle les ramenait toujours à la maison. »

Des exemples de ces spécimens, j’en ai plein.

…Il y a eu celui qui puait et qui faisait partie de la famille la plus pauvre du quartier. À chaque midi, il se contentait de manger un peu de confiture entre deux tranches de pain. Je me rappellerai toujours la fois où il avait vomi sur son chandail pendant la nuit et que ses parents l’avaient contraint de porter le même chandail pour aller à l’école. Ils avaient viré le chandail à l’envers et hop! Pour eux, c’était suffisant. Je ne vous raconte pas l’odeur…  J’ai le même raisonnement qu’aujourd’hui face à ce cas-là: C’était pas de sa faute à lui mais bien celle de ses parents s’il avait la vie dure à l’école et s’il avait l’air de ce qu’il avait l’air. Je trouvais ça injuste qu’on l’écoeure pour ça alors pendant un bout de temps, je me tenais avec lui. Il aimait ça venir manger chez moi parce que dans ce temps-là, mon père faisait des frites maison.

…Il y avait aussi celui qui se faisait visiblement battre par son père. J’étais si jeune et sans même qu’il ait eu à l’admettre, je le savais. Ce garçon-là, il avait vraiment un tempérament violent. Il se faisait souvent réprimander par les professeurs. Encore aujourd’hui, je me demande pourquoi aucun adulte n’a porté plainte à la DPJ au lieu de tout le temps lui crier après. J’ai vraiment essayé d’être son amie mais il était très renfermé sur lui-même. Il m’avait repoussé avec ses poings.

…De la maternelle à la troisième année, j’ai été amie avec celui qui avait les oreilles décollées. Ses oreilles étaient la principale source de son malheur. Les enfants ne le lâchaient pas. Bon, il faut dire aussi qu’il avait la mauvaise habitude de vider ses crayons de feutre par terre, surtout pendant les cours de mathématiques.

…Dans ma ruelle, il y avait une jeune fille handicapée. Je ne pourrais pas vous dire le nom de sa maladie mais elle était en chaise roulante, elle bavait et elle n’avait aucune autonomie mentale ou physique. Tous les enfants se moquaient d’elle dès que sa mère tournait le coin de rue avec la chaise roulante. Je trouvais ça tellement méchant! Pendant un bon bout de temps, j’ai pris sur moi d’aller lui rendre visite. C’est sûr que je trouvais ça plate parce que je ne pouvais pas vraiment interagir avec elle mais je voyais que ça lui faisait tellement plaisir de me voir… et à sa mère aussi. Évidemment, je me faisais écoeurer parce que j’étais vue parfois avec « l’handicapée. » Je pense qu’à la longue, c’est un peu ça qui a fait en sorte que j’ai arrêté d’aller la voir.

À un certain moment, ma mère m’a lancé que j’étais pas obligée de faire la mère Teresa. Je ne connaissais pas le personnage (et je vous dirais qu’encore aujourd’hui, j’en sais très peu) mais j’avais compris à quoi elle faisait allusion. Je lui répondais tout le temps que j’étais comme ça et que je ne pouvais rien y faire. Et que ce n’était pas parce que mes amis se faisaient écoeurer par tout le monde qu’ils n’étaient pas des bonnes personnes.

Mes parents me laissaient faire mais il y a eu une fois où ils ont tout fait pour essayer de me dissuader de me tenir avec une fille. Puis aujourd’hui, je les comprends un peu…

Cette fille-là, elle n’avait vraiment pas gagné à la loterie de la famille normale. Elle vivait avec sa mère et sa grand-mère et les deux femmes passaient plus de temps à voir des esprits qu’à s’occuper de la jeune fille. (Évidemment, c’est avec mon regard d’aujourd’hui que je peux vous raconter ça.) Elle vivait dans un appartement délabré et ça grouillait toujours d’alcooliques là-dedans. Sa mère avait un genre de « pattern » avec les hommes violents… Et elle en trouvait des bizarres parce que ces gars-là voulaient tous avoir la garde de la petite.

Les choses ont commencé à devenir moins drôles quand le père biologique de la fille est sorti de prison. (Ne me demandez pas quel était son délit, je ne saurais vous dire.) Comme tous les autres amants de la mère, c’était un gars extrêmement violent. Il avait d’ailleurs menacé sa mère qu’en sortant de prison, la première chose qu’il ferait serait de kidnapper sa fille. C’est pour ça qu’elle était la seule élève de l’école à entrer et à sortir de l’établissement par la porte du personnel. Elle était toujours accompagnée et si ma mémoire est bonne, sa tante venait faire son tour pendant les récréations pour la surveiller.

Ça devenait dangereux de la fréquenter. Mais la vie se chargea par elle-même de l’éloigner de moi. Pour une raison inconnue, la gang de « cool » a décidé de l’intégrer et du jour au lendemain, elle faisait partie de ceux qui me faisaient la vie dure.

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Durant mon enfance, les adultes de ma connaissance m’ont souvent incitée à me tenir avec les « normaux ».

« Ã‡a te tenterait pas de te tenir avec les enfants normaux? »

J’aurais bien voulu.

Mais eux, ils ne voulaient rien savoir de moi.

Entrer dans l’âge adulte pour vrai…

Par Noisette Sociale, 22 janvier 2008 23:11

C’est lorsque tu commences à trouver que certaines choses sont « trop sucrées ».

Le bal des maux de tête est commencé!

Par Noisette Sociale, 22 décembre 2007 19:33

vin rougeEh oui!

J’ai eu la chance de tomber en vacances jeudi. J’ai fait la grasse matinée vendredi comme il se devait. En fait, il conviendrait plutôt de dire « grasse journée » parce qu’en fait, je me suis définitivement levée aux alentours de 17h. Ahhhh, la paresse, quand elle nous tient!

Ceci dit, mon premier party de Noël avait lieu hier soir chez un copain. Nous avions convenu de se réunir autour d’une bonne râclette et chaque convive devait apporter une bouteille de vin. J’ai également amené une bouteille d’alcool dans le style vodka canneberge, mais vous savez, le genre qu’on retrouve à l’épicerie et qui ne contient aucun once de vodka. Bref, je me suis fait avoir, c’était dégueulasse, avis aux intéressés!

En tout cas, j’ai vraiment passé une très belle soirée en charmante compagnie et c’était vraiment bien arrosé!

Un clin d’oeil à mon meilleur ami qui m’a acheté un livre de Chrystine Brouillet en guise de présent. J’ai bien ri car sur l’étiquette du cadeau, il avait écrit quelque chose comme: « Tu avais arrêté de l’aimer mais j’espère que tu recommenceras ». J’étais intriguée. En découvrant le livre de madame Brouillet, j’était touchée. Laissez-moi partager avec vous une petite tranche de vie de mon enfance.

Petite Noisette était une adepte des livres des éditions de la Courte Échelle et plus particulièrement des bouquins de Chrystine Brouillet. Elle était mon auteure préférée. À l’âge de 8 ou 9 ans, petite Noisette se rend au Salon du Livre de Montréal accompagnée de sa tante, si je ne me trompe pas. J’étais tout énervée à l’idée de rencontrer mon auteure préférée de tous les temps. Elle était à une table et elle signait des autographes. Auteure prolifique, elle avait probablement sorti un autre bouquin. Bref, je me mets en file d’attente et j’attends patiemment d’être devant elle. C’est mon tour. Petite Noisette est émerveillée. Wow, après tout, j’étais devant Chrystine Brouillet! J’étais pleine d’émotions, je voulais lui balbutier quelque chose et elle, bête comme ses pieds, me regarde à peine, me signe mon livre que je tenais fièrement et me renvoie d’un geste de la main.  DÉSILLUSION TOTALE. J’ai souvent raconté cette anecdote à des amis. Et croyez-moi, ça m’avait tellement affectée que depuis, je n’ai plus jamais relu un livre de Chrystine Brouillet. Pourtant, je sais qu’elle a écrit apparemment d’excellents livres. Mais je ne sais pas, j’ai eu un blocage. Pour vous dire comment une expérience comme celle-là peut créer un blocage tenace!

Ceci dit, je remercie mon meilleur ami, Médiateur Farceur, pour cette charmante attention et ce clin d’oeil à un anecdote que je n’aurais pas cru qu’il aurait retenu. Je lirai ce livre avec grand plaisir, j’en suis convaincue.

Sinon, la soirée avançant, j’étais de plus en plus affectée par le vin et c’est passablement éméchée que je suis revenue à la maison. À 6h du matin, je me réveillais en sursaut avec un de ces maux de tête intenses dont je n’ai pas l’habitude, jeune et fringante que je suis. Je me suis gavée d’ibuprofènes et j’ai retrouvé ma forme autour de 16h, heure à laquelle je me suis sentie assez en forme pour me lever. Je sens que ceci n’est qu’un avant-goût…

Je risque d’être un peu moins régulière dans mes billets entre aujourd’hui et disons, le 3 janvier mais comme je me connais, je pourrais très bien l’être quand même alors je ne m’épancherai pas trop sur le sujet.

J’espère que vous profiterez bien du temps des fêtes et n’oubliez pas que boire et conduire, ça ne va pas de pair! Prenez soin de vous!

Je vous embrasse virtuellement. :)

Thème Panorama par Themocracy