Étiquettes : humour

L’humour et moi… plus un mot ou deux sur les taches… et sur l’implication des parents en éducation

Par Noisette Sociale, 15 janvier 2010 13:00

Je pense que j’ai la chance d’être dotée de plusieurs talents mais définitivement, il semblerait que lorsqu’on parle d’humour, je ne l’ai pas du tout.

Ce n’est pas la première fois que j’écris des phrases un peu baveuses sur cet espace et que des gens se sentent visés négativement. C’est dommage parce qu’il faudrait me voir quand j’écris ces lignes, je ris comme une fillette en tapant des mains. (Je tape des mains par après, évidemment, sinon, je ne pourrais pas écrire.) Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas me trouver drôle mais je dois admettre que ça me déstabilise toujours un peu. ;)

Hier, en disant que si les parents arrêtaient de payer les études à leurs enfants, qu’il y aurait moins de taches de marde dans nos cégeps et nos universités, je me trouvais très drôle.  Pour certains, je n’ai pas suscité l’ombre d’un sourire et c’est bien correct.

C’est un peu comme la fois où j’avais écrit qu’en réalité, les agnostiques étaient des athées paresseux. Moi je me trouvais très drôle (encore)  mais j’ai réalisé par la suite que ça pouvait être insultant. (Ok, malgré tout, je me trouve encore drôle.)

Bon, le but de ce billet n’est pas de vous faire pleurer sur mon pauvre talent d’humoriste mais je tenais quand même à vous partager ma réflexion par rapport aux taches de marde dans les cours et le lien que ça peut avoir avec les parents qui paient les études aux enfants parce que finalement, c’était plus délicat que je le pensais à prime abord.

Premièrement, il faut savoir que je ne suis pas de droite. (D’un coup que quelqu’un aurait des doutes.) Je suis plutôt assez à gauche et pas loin du stéréotype de la gogauche arborant un foulard palestinien. (Plus dans ma mentalité que dans mon style vestimentaire, remarquez.) Cependant, je me considère assez lucide et il y a quelque chose qui m’a dérangé dans certains (peu de) commentaires.

Au Québec, je ne crois pas que l’aide des parents soit absolument indispensable pour faire des études post-secondaires. Évidemment, je ne condamne pas les parents qui s’impliquent dans les études de leurs enfants. Au niveau post-secondaire, je n’ai pas eu cette « chance » mais en même temps, j’ai toujours été d’accord avec la décision de mes parents de ne pas s’impliquer à ce niveau-là. De toute manière, ils n’en avaient pas les moyens et puis j’ai toujours jugé que c’était mon choix personnel de poursuivre des études post-secondaires et que par conséquent, ce n’était pas à eux de payer pour ça. Là-dessus, je ne force d’ailleurs personne à suivre mon raisonnement.

Je mets en doute les propos de ceux qui prétendent que sans l’aide de leurs parents, ils n’auraient pas pu étudier ici.

On s’entend que le cégep coûte en moyenne 108$ par session et que l’université, autour de 1500$ si je ne me trompe pas.

money_treeOn est loin des dizaines de milliers de dollars que ça peut coûter dans les établissements américains. Si vous étiez Américains, je pourrais vous croire. D’ailleurs, je ne pense pas que je pourrais me permettre ça non plus. (En fait, j’en suis convaincue.)

Dans un monde idéal, l’éducation au Québec serait encore plus accessible. Je pense qu’à 1500$, c’est encore un montant qu’on peut amasser à condition d’avoir un peu de motivation. Ce qui ne veut pas dire que je trouve que 1500$ est un montant qui me ravit.

Tout ça pour en arriver à vous glisser un mot sur le phénomène que j’ai comme étudiante dans mon cours d’études littéraires. Amélie, qui est dans le même cours que moi, en a déjà glissé un mot sur son blogue.

1er cours : Elle est arrivée visiblement intoxiquée… Je crois que la cocaïne était en cause mais je n’ai évidemment pas pu confirmer. Elle était bruyante… Elle a répondu plusieurs fois à son téléphone cellulaire, elle parlait fort et elle se vantait à ses amis qu’à la session passée, elle dormait dans tous ses cours. Elle tournait frénétiquement les pages de son cahier, griffonnait un peu et effaçait par la suite en faisant le plus de bruit possible. Elle se tortillait sur sa chaise en murmurant (plutôt fort en fait) sans arrêt qu’elle avait envie de pisser. Quand elle ne faisait pas ça, elle fouillait agressivement dans un sac de chips, mâchait bruyamment et lâchait un rot de temps à autres. Sincèrement, ce personnage-là, je n’aurais pas pu l’inventer.

2e cours : Elle dormait et se réveillait par intermittences. À chaque réveil, elle interrompait la prof pour lui demander de répéter ce qu’elle venait d’expliquer. C’était vraiment pas croyable.

Je racontais ça à mes collègues de travail et nous avons tous conclu que ce qui était sûr, c’est que lorsque tu paies toi-même pour tes études, il y a plus de chances que tu prennes le tout au sérieux et que par conséquent, tu n’agisses pas comme l’exemple décrit ci-haut.

D’où mon petit constat baveux d’hier après-midi. Mais je ne voulais surtout pas dire que tous ceux qui se font payer leurs études sont nécessairement des taches de marde!

N’empêche que je peux me permettre de dire que je trouve généralement qu’on développe plus rapidement une certaine forme de maturité quand on a à se débrouiller par soi-même dans la vie que lorsqu’on habite longtemps chez ses parents. Vous pourrez m’obstiner longtemps là-dessus et je ne dérogerai pas.

C’est pour ça que je crois que, d’une certaine façon, les parents moins impliqués rendent autant service que les autres sauf que c’est à un niveau différent.  Je ne suis donc pas d’accord avec la mentalité populaire qui consiste à croire que les parents qui paient les études sont des « bons » et les autres, des « pas bons ».

Voilà pour les clarifications.

Si vous trouvez qu’il y a encore matière à débattre, ne vous gênez surtout pas dans les commentaires.

p.s. : Sinon, j’adore vraiment l’université. Je vous en reparle bientôt! :D

Critique éclair (3)

Par Noisette Sociale, 11 octobre 2009 19:53

Jean-Marie Corbeil, là…

Il n’est pas drôle. Point.

J’ai l’impression que les producteurs de spectacles d’humour lui ont donné de faux espoirs pendant trop longtemps. Si ça n’avait pas été de ces derniers, probablement qu’il aurait fini par se réorienter dans quelque chose où il aurait vraiment été bon.

Producteurs de spectacles d’humour, vous êtes cruels… autant avec lui qu’avec moi qui aurait aimé rire un bon coup tout à l’heure en syntonisant ma télé à Canal D.

Passe-temps de rockstar

Par Noisette Sociale, 3 octobre 2009 16:30

AVERTISSEMENT : Ce billet pourrait choquer certains lecteurs. Il contient des exemples d’actes répréhensibles à ne pas reproduire à la maison.

Bon, aujourd’hui, c’est nuageux et j’avais envie de rire un peu.

J’ai lancé tout un tas de boutades absurdes au Détracteur depuis le début de la journée et je pense qu’il est tanné de m’entendre dire mes niaiseries alors voici mes suggestions d’activités à faire pour se changer les idées en ces temps sombres.

Extraits choisis du légendaire livre Heroin Diaries de Nikki Sixx, un classique dans ma bibliothèque.

nikki« One of the early things Nikki used to do was set himself on fire during interviews. I remember he dit it in Mötley’s first ever TV appearance. I was always terrified the flames would ignite his hair spray and he’d totally go up, but Nikki never seemed bothered by that : he thought he was invincible. »

Traduction libre : « Une des premières choses que Nikki avait l’habitude de faire était de mettre le feu à lui-même pendant les entrevues. Je me rappelle, il l’a fait pendant la toute première apparition télé de Mötley. J’avais toujours peur que les flammes incrustent son fixatif et s’enflamment complètement mais ça n’avait jamais l’air d’inquiéter Nikki : il se croyait invincible. »

Bryn Bridenthal, p.138

« The was never a July Fourth that I didn’t think of Nikki after one particular year – I think it was 1984. I went over to his house and he was stoned, and he fired a huge bottle rocket out of his garden. It set a forty-foot palm tree on fire and it fell onto a 1965 Mustang convertible that went up in flames. Nikki thought the whole thing was just absolutely hilarious. »

Traduction libre : « Il n’y avait jamais un 4 juillet sans que je pense à Nikki après une année en particulier, je pense que c’était 1984. J’étais allé chez lui et il était gelé, et il avait mis le feu à une énorme bouteille et l’avait lancé dans le jardin. Ça a mis un palmier de 40 pieds de haut en feu et il est tombé sur une Mustang convertible 1965 qui a pris feu. Nikki trouvait tout ça profondément hilarant. »

Bob Michaels p.208

Dans un hôtel…

« Now that was fun! I just went and broke into housekeeping and picked up 20 or so garbage pails. Then I collected loads of chairs. Everybody was asleep or doing stuff in their rooms. I balanced the chairs against the room doors all along my corridor, filled the buckets with all kinds of shit-piss, water, beer, basically anything I could find and put them on the chairs…

I sprayed hairspray on every one’s door, set it on fire, knocked the door and ran. I had my system down pat… hairspray, light, knock, hairspray, light, knock, etc., etc. So then when everybody opened their door, their door was on fire and then this bucket fell on them and soaked them!… ha ha ha… »

Traduction libre : « Ã‡a c’était amusant! Je me suis introduit dans l’entretien ménager et j’ai piqué 20 poubelles ou à peu près. Ensuite, j’ai ramassé un paquet de chaises. Tout le monde dormait ou faisait des trucs dans leur chambre. J’ai balancé les chaises contre les portes de chambre tout le long du corridor, rempli les poubelles avec toutes sortes de pisse, de merde, d’eau, de bière, d’à peu près n’importe quoi que je pouvais trouver et j’ai mis ça sur les chaises…

J’ai aspergé du fixatif sur les portes de tout le monde, ai mis le feu, ai cogné la porte et j’ai couru. J’avais mon petit manège… fixatif, allumage, cogne, fixatif, allumage, cogne, etc., etc. Donc quand les gens ouvraient leur porte, leur porte était en feu et ensuite, il y avait la poubelle qui leur tombait dessus et les inondait… ha ha ha… »

Nikki, p.258

« Doc told me we all had our dicks out on the bar and poured Jack on them and lit them on fire too. What the fuck, I have no pubes left. »

Traduction libre : « Doc m’a dit qu’on avait tous mis nos queues sur le bar et versé du Jack dessus et leur avons mis le feu également. Quossé ça, il ne me reste plus de poils pubiens. »

Nikki, p. 346

« Nikki and Tommy cut my bed in half with a knife so that when I got in it, it collapsed. »

Traduction libre : « Nikki et Tommy ont coupé mon lit en deux avec un couteau donc quand j’ai embarqué dedans, il s’est effondré. »

Doc McGhee p.346

Excusez-la.

Sixx_AM_-_The_Heroin_Diaries_coverNote aux intéressés : Heroin Diaries est en réalité le journal intime que Nikki Sixx tenait en 1986 et 1987. Il est ponctué de commentaires d’amis et connaissances qui côtoyaient Nikki à cette époque et qui faisaient partie des anecdotes racontées. C’est un livre extrêmement bien fait, esthétiquement très intéressant mais dont le contenu écrit est dérangeant par moment. On voit le combat que Nikki menait contre la drogue, contre la cocaïne, l’héroïne et la freebase en particulier. Une partie des profits du livres est versée à un organisme qui s’implique auprès des jeunes sans-abris dans le but de les sortir de la rue.

Deux concepts éculés en humour que je ne suis plus capable de voir

Par Noisette Sociale, 22 avril 2009 10:26

Tout d’abord, en général, j’ai passé une excellente soirée au Saint-Ciboire hier soir. Ça faisait longtemps que je n’y étais pas allée et ça m’a donné le goût d’y retourner plus souvent.

Guillaume Wagner est franchement solide comme animateur. Il m’a fait rire à chacune de ses interventions!

Je me suis trouvée choyée hier parce que le dernier humoriste invité était un de mes préférés dans mes découvertes récentes et j’ai nommé Étienne Dano. On ne rit pas nécessairement aux éclats mais c’est un gars tellement articulé et intéressant à écouter que rendu là, je m’en balance pas mal. La finale de son numéro sur la poutine était quand même hilarante!

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Depuis la fin de la soirée hier que j’ai envie de crier à la face du monde mon écoeurantite aigüe face à deux concepts en humour qui sont éculés depuis longtemps. J’espère que mon message sera entendu par tous les futurs aspirants humoristes parce que là, franchement, ce n’est plus drôle du tout.

clown-triste1. Les personnages de clowns un peu dépressifs qui se plaignent de leur sort de clown. Il y en avait un hier comme ça dont j’oublie le nom et franchement, ce n’est pas vraiment important. Question d’être un peu objective, il était quand même moins pire que d’autres que j’ai vus mais n’empêche, son numéro et ses variantes, ça a été fait tellement de fois… Et la joke du clown qui vient d’une famille où on était clown de père en fils… que le maquillage de sa face, c’était pas du maquillage mais bien un tatouage ou encore, qu’il est né comme ça. Même Krusty le clown dans lse Simpsons a déjà sorti cette réplique-là. Que dire également du gag où le clown se plaint que ce n’est pas facile de se trouver des souliers de grandeur 19 dans les magasins. Arrrrrrgh.

2. Le pire du pire : Un numéro où Dieu intervient et vient dire à la face du monde quel était le supposé vrai message qu’il voulait transmettre à l’humanité. C’est encore pire si Dieu est joué par une marionnette cheap qui représente une espèce de pitoune qui est ultra-vulgaire, qui ne pense qu’au sexe et qui se touche. Imaginez en plus si la marionnette est manipulée par une fille vraiment pas convaincante qui n’est même pas un peu ventriloque. C’était tellement mauvais comme numéro et en plus, c’était interminable. J’ose espérer que plus jamais je ne vais voir quelque chose comme ça.

Ça, c’est pour les mochetés que j’ai vu hier. Heureusement que les autres humoristes ont su compenser.

Ah pis rendue là… y’a une autre affaire qui m’énerve franchement.

3. Les personnages qui prennent une petite voix niaiseuse et qui sont juste insupportables. Je pense que j’ai tout dit. Non mais voulez-vous bien arrêter ça???

Si vous en avez d’autres, ne vous gênez pas pour le dire en commentaire, ça défoule tellement!

Avec un peu de chance, y’a quelqu’un à l‘École nationale de l’humour qui va prendre des notes ;)

La fête sauvage, quel beau moment d’hilarité!

Par Noisette Sociale, 1 avril 2009 11:51

Pas étonnant que La fête sauvage fût déjà finaliste pour le « Masque du texte original » lors de la 14e soirée des Masques. Pas étonnant non plus que Mathieu Gosselin, l’auteur de la pièce, fût également finaliste pour le « Masque de la révélation ». Quelle oeuvre rafraîchissante!

Encore une fois, je dois une soirée magique à cette chère Bianka. Aller voir du bon théâtre en échange d’un texte ici, je trouve que c’est une très bonne entente. D’ailleurs, après avoir vu une pièce comme celle que j’ai vue hier, il aurait été difficile de ne pas vous en parler!

Pour résumer grossièrement la chose, disons d’abord que j’ai ri. Je pense que c’est la fois où j’ai ri le plus fort à l’intérieur d’une salle de spectacle. Plus fort que les fois où j’ai assisté à des spectacles d’humoristes que j’appréciais. Franchement, pour la suite des choses, ça va être dur à battre.

J’imagine que vous voulez connaître l’histoire. Je trouve que ça serait dommage de réduire cette pièce uniquement à une histoire.

Je me rappelle du fiancé hier soir, quand il est venu nous cueillir, moi et ma mère qui l’attendions dans un café. À la question: « Et puis, ça raconte quoi? », il a eu droit à de grands éclats de rire.

Ça ne vous satisfait pas la curiosité, ça, hein? Bon, d’accord.

En fait, La fête Sauvage, c’est une histoire d’amitié.  Martine a choisi le dimanche de son anniversaire pour enterrer les cendres de son amoureux qui s’est donné la mort deux mois plus tôt. Ballons, guirlandes, chapeaux, enfants qui courent ; une vraie fête s’organise avec tout ce qu’elle contient de charge libératrice. C’est une histoire sur le deuil et la façon de le vivre. C’est une pièce sensible, avec un humour bien dosé.

C’est effectivement une belle histoire d’amitié avec selon moi, une bonne dose d’absurde. Il y a des moments très touchants… et juste après, on va rire aux larmes. La pièce est très bien rythmée.

lafetesauvage2J’ai personnellement été très impressionné par le talent des comédiens. Ils étaient tous excellents dans leur rôle, on y croyait vraiment. Je les admirais particulièrement dans tous leurs moments où ils devaient rester complètement immobiles, parfois dans des positions inconfortables. Sandrine Bisson, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkokeka, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Simon Rousseau, vous méritiez tous d’être nommés et je vous lève mon chapeau.

La pièce se découpe en trois « cliques » de personnages.

Il y a un couple, marié depuis sept ans. Tout le long, je me suis demandée ce qu’ils faisaient ensemble au départ et ils étaient tristes et drôles à observer à la fois. Un gars un peu (beaucoup) bêta d’un bord, qui s’exprime en monosyllabes. Le cliché du gars un peu con qui donne plus d’attention à sa 12 qu’à sa femme, la 12 pouvant être à la fois une carabine et une caisse de bières. Et puis sa femme, un peu naïve, qui se bat pour avoir un peu d’attention de la part de son mari, qui a envie de faire des projets de voyage…

Il y a la gang de filles. Une veuve, enceinte jusqu’aux yeux, dont le mari s’est pendu il y a deux mois dont les cendres reposent dans le frigo entre deux morceaux de viande. Une autre, un peu fofolle, enceinte également qui aime les drinks de fille et qui ne rate pas une occasion de parler de sexe. Et l’autre, celle qui m’a fait le plus rire. Autoritaire, quasiment insupportable, qui ne veut pas que la fête déroge du plan qu’elle s’était fait au départ. C’est particulièrement drôle quand elle s’adresse au 4e mur, toutes les choses qu’elle peut dire à ses enfants.

Et il y a les deux cabochons. Deux ivrognes et deux drogués qui n’ont pas peur des mélanges. Un qui aime la philosophie de bas étage et l’autre qui désespère de son cas. Le pendu, Frank, c’était leur inséparable. Ils vivent leur deuil d’une façon bien particulière…

La pièce sera présentée au théâtre de la Licorne du 31 mars au 25 avril 2009. Saisissez votre chance, ça vaut vraiment la peine! 1h30 de divertissement garanti qui vous fera oublier facilement l’inconfort de votre siège.

À voir absolument.

p.s. : Pour celles qui aiment les potins, j’ai croisé Macha Limonchik dans l’entrée et j’étais assise derrière Pierre Lebeau.

Entendu dans le métro

Par Noisette Sociale, 11 février 2008 16:42

thumbsup.jpgAlors que je racontais une anecdote à Médiateur Farceur…

Noisette : « Je te jure, il sentait le pot tellement fort… Écoute, on le sentait à perte de vue.

Médiateur Farceur : – Vraiment? On le sentait à perte de vue?

Noisette : – Euh, bon. Ouais. En tout cas, tu comprends ce que je veux dire, là! Bref, il sentait vraiment fort!

Médiateur Farceur : – Pwahahaha. Je vais te citer. »

Trop tard! Je me suis citée moi-même! Un peu d’auto-dérision ne me fera jamais de tort! ;) héhéhé

Paroles endormies #2

Par Noisette Sociale, 5 février 2008 10:16

dodo.jpegAlors que nous dormions tous deux confortablement, je fis un cauchemar. C’est flou mais je sentis à un certain moment le besoin de me cacher : Dans le monde réel, je tirai sur la couverte de Fiancé et décidai de m’y enrouler tel un sushi, laissant Fiancé les fesses à l’air du même coup.

Fiancé : (voix endormie) « Noisette… Noisette…

Noisette :  (rêvant) – Grumbl grumbl.

Fiancé : – Noisette… c’est que je n’ai plus de couverte… Peux-tu m’en redonner un peu s’il te plaît?

Noisette: (toujours endormie) – Oui mais moi, je parlais EN GÉNÉRAL!!! (lui garoche brusquement sa couverture) Humph! (me tourne de bord)

Fiancé : – Ben là… prends pas ça de même.

Noisette : *ronfle* « 

Paroles endormies

Par Noisette Sociale, 17 janvier 2008 09:57

dreaming.jpg Parfois, il arrive que Fiancé me parle durant son sommeil. C’est encore arrivé cette nuit.

Je dormais profondément jusqu’à ce qu’il me bouscule autour de 3h du matin.

Moi : « Grmbl grmbl. Qu’est-ce qu’il y a ?

Fiancé : – Noisette, tu sais que je t’aime. Là, il faut que tu m’écoutes… Cours le plus vite possible jusqu’à la zone de sécurité… Fais-moi confiance! Allez! Vite!

Moi: – Fiancé, tu dors… ta gueule…

Fiancé: – Non! Je suis très sérieux! Vite… la zone de sécurité… »

Et de grogner pour retomber dans les vapes… Je le trouve adorable.

………………………………………………………………………..

Mais le MEILLEUR anecdote de tous les temps en lien avec Fiancé qui parle dans son sommeil, c’est celui-ci :

Fiancé : (me bousculant) – Noisette, Noisette, faut que je te conte quelque chose!

Moi: – Grmbl grmbl. Quoi?

Fiancé: – Je te jure, tu croiras pas ce qui m’est arrivé. Faut que je te raconte ça mais ça va aller beaucoup plus vite si je te le dis dans la langue que j’ai inventée.

Moi : – ???!!!

Fiancé : – Fait que voilà… (Et là, il se met à me parler en langue extraterrestre que je ne saurais reproduire verbalement ou par écrit mais c’était vraiment très drôle!)

Moi : – Humm humm.

Fiancé : (continue sur sa lancée et déblatère encore dans sa langue bizarre sans prendre la peine de reprendre son souffle)

Moi : – Fiancé… ta gueule.

Fiancé : – Fait que c’est ça!

Il se retourne… et se rendort.

chien_folie.jpegMoi, j’ai gardé les yeux grands ouverts pendant un petit bout, morte de rire intérieurement… pour finalement me rendormir…

Voilà. *rires*

Citation humoristique du jour

Par Noisette Sociale, 4 janvier 2008 00:18

Centrale hydroélectriqueEntendu dans un party…

« (…) Ben oui là, au nord! Le Nord du Québec tabar***! T’sais là, où ce qu’y font pousser de l’électricité!!! » – Un ami en état d’ébriété

Je vous rassure tout de suite, il disait ça pour nous faire rire… et dans mon cas, il a réussi!

L’art de finir l’année en toute médiocrité

Par Noisette Sociale, 1 janvier 2008 02:12

PoubelleVous souvenez-vous pourquoi il n’y avait plus personne qui voulait se charger du Bye Bye?

Si je ne me trompe pas, ça avait un lien avec le fait qu’à chaque année, il y avait des gens qui travaillaient corps et âme pour le mettre sur pied… pour finalement se faire descendre royalement par la critique le lendemain. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ces fameux Bye Bye alors je ne saurais me prononcer à savoir si ces mauvaises critiques étaient justifiées ou non. Par contre, je peux très bien comprendre les personnes qui n’ont plus voulu rien savoir de faire un travail aussi ingrat. Depuis ce temps, les différents postes de télé testent toutes sortes de formules avec plus ou moins de brio.

Personnellement, j’ai trouvé divertissante la revue de l’année faite par Infoman. Elle n’était pas à tout casser mais elle aura au moins eu le mérite de me soutirer quelques éclats de rire. J’étais un peu déçue par le refus de Pauline Marois de participer à l’émission, à l’opposé des deux autres chefs des principaux partis politiques provinciaux, mais bon, je la comprends d’une certaine façon.

logo web RBOComme plusieurs, je n’ai pas pu résister à l’envie de regarder le Bye Bye à la sauce de RBO malgré mes prédictions que ce serait probablement très décevant. Je ne m’étais pas trompée. En fait, j’ai trouvé ça vraiment médiocre. Je n’ai pas eu le courage de durer jusqu’à la fin. Le coup d’envoi était très mal calculé. Entre le tout début et la première pause publicitaire, c’était d’un ennui… J’avais déjà décroché. Je ne peux parler que pour les 45 premières minutes sur les 1h30 qu’a duré l’émission. Les principaux reproches que j’ai à faire sont les suivants:

1. L’abus de chansons connes : S’il y a une forme d’humour qui me fait horreur personnellement, c’est celle qui est sous forme de chansons. Que ça consiste à reprendre un air connu pour en modifier les paroles ou carrément en créant une chanson de toute pièce avec des paroles imbéciles, dans les deux cas, je ne suis pas capable. (Il y a peut-être quelques exceptions, je dois l’avouer, entre autres si je pense à « La vie expliquée aux enfants » de Laurent Paquin qui m’aura bien fait rire mais c’est assez rare.) Donc, pour la partie de l’émission dont je peux juger, je crois que je peux dénombrer 4 ou 5 chansons débiles qui nous ont été imposées et qui ne passeront certainement pas à l’Histoire. Pourtant, RBO a déjà donné naissance à des classiques dans ce domaine-là. J’ai trouvé qu’ils ont vraiment abusé de la formule et ça m’a donné l’impression qu’ils n’ont pas eu envie de se forcer pour faire leur émission donc, pour palier au problème, ils se sont tournés vers la solution facile: « Bah, on aura juste à faire des chansons connes, ça fait toujours rire le monde pis c’est pas dur à faire. » C’est ça qui est ça.

2.  Des parodies grossière, faciles et qui s’étiraient en longueur. J’ai trouvé que le sketch sur Hérouxville était non seulement trop long mais également de mauvais goût. Évidemment, il fallait s’attendre à ce qu’ils fassent quelque chose sur Hérouxville, le contraire m’aurait étonné. Il y avait une multitude de façons possibles pour caricaturer cet épisode. Je veux bien croire que le message qu’ils voulaient passer étaient que l’ignorance peut parfois donner naissance à des gestes très maladroits mais j’ai trouvé qu’ils ont fait preuve de beaucoup de mauvaise foi dans le portrait qu’ils ont dressé et qu’ils auraient pu le faire plus court. Je retiens également la parodie qu’ils ont fait du Banquier où on a mis beaucoup d’emphase sur la personnalité de Julie Snyder. J’ai trouvé ici aussi que c’était trop long pour rien et qu’on tombait un peu trop dans la facilité. Par contre, j’ai bien aimé le clin d’oeil très pertinent qui nous montrait un candidat à qui on a annulé la participation à l’émisison car il avait mentionné qu’il avait de la difficulté à répondre aux besoins de sa famille depuis qu’il était en lock-out au Journal de Québec.

3. Ils sont dépassés. RBO est un groupe d’humoristes incontournable dans l’imaginaire québécois. Ils ont définitivement marqué une période au niveau culturel. Quand on regarde des vieux clips de RBO et qu’on se remet dans le contexte où ils ont été produits, je les trouve hilarants. Lorsqu’ils ont décidé de se séparer il y a de ça déjà plusieurs années, leur cote de popularité était encore assez élevée et ça a laissé un certain vide. La nostalgie autour du « mythe » RBO est très présente et plusieurs Québécois ont longtemps souhaité un retour et c’est pourquoi chaque réunion momentanée du groupe soulève beaucoup d’attente et d’enthousiasme. Malheureusement, ce n’est jamais à la hauteur de nos attentes. Les mentalités ont évolué dans des directions différentes chez chacun des membres et ça paraît. La chimie n’est plus la même et leurs bonnes vieilles formules semblent mal s’adapter aux nouvelles réalités. Je crois qu’ils peuvent être fiers de l’héritage qu’ils laissent et s’en tenir à ça. Ils doivent arrêter de faire des retours ponctuels qui se nourrissent d’une sorte de nostalgie collective car ils vont finir par perdre complètement leur crédibilité. Des retrouvailles après une longue période, c’est toujours une formule gagnante mais il n’est jamais bon d’en abuser.

Bref, les deux dernières heures de 2007 ont été pour moi caractérisées par un grand vide intellectuel. Je n’ai rien contre les revues de l’année humoristiques, ça fait toujours du bien mais il me semble qu’on a un peu trop misé sur la facilité et omis d’aborder plusieurs événements dignes d’intérêt.

Ben coudonc, c’est la vie. Voyons maintenant ce que 2008 nous réserve…

Thème Panorama par Themocracy