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De Mötley et de Super Bowl

Par Noisette Sociale, 8 février 2010 13:36

Tu sais que tu t’en vas voir un show rock quand tu arrives sur place et que, pendant que tu attends plus ou moins patiemment en file à l’extérieur pour entrer (je me demande d’ailleurs si les fouilles corporelles sont aussi poussées et méthodiques quand il s’agit d’un concert pop), tu vois plusieurs personnes qui sirotent une grosse canette de bière camouflée dans un sac de papier.

Tu sais que tu t’en vas voir un show de Mötley Crüe quand tu croises dans le centre Bell:

  • trop de filles de tous les âges et de toutes les proportions qui portent des leggings à motif léopard
  • des manteaux en jeans à profusion avec une grosse patch dans le dos
  • un gars qui porte la grosse barbe, un chapeau de police et une perruque fuchsia pas mal intense (J’ai même vu des gens lui demander d’être pris en photo avec, ce qui était pas mal épique)

Vendredi soir, c’était un moment que j’attendais depuis des mois, billets achetés en pré-vente oblige. Je n’ai pas été déçue.

Airbourne a ouvert la soirée en force avec 30 minutes de riffs intenses. J’ai toujours critiqué la formation à l’effet qu’elle faisait plus que s’inspirer d’AC/DC pour leurs morceaux mais il faut croire qu’ils ont du talent parce que j’ai quand même acheté leur album il y a un an de ça et je n’ai pas pu m’empêcher de me tortiller comme une folle pendant leur performance. Pour citer une vieille connaissance : « Le chanteur, c’t'un malade mentaaaaaaaaaaaaaaaaal. » Effectivement. C’était définitivement un cas de « spring dans l’cul ».

deadofwintertourJe ne saurais trop vous parler du Joe Perry Project qui a suivi parce que ça ne m’intéressait pas outre mesure et c’est le moment que j’avais prévu pour aller m’acheter un t-shirt officiel de tournée, boire une bière diluée à 10$ et aller visiter les salles de bains du centre Bell. J’ai quand même entendu à partir du couloir quelques chansons et ce n’était rien pour m’impressionner. Ils ont terminé leur show avec une toune quelconque d’Aerosmith.

Ayant fait le plein de bière et d’énergie, j’étais prête pour mon groupe fétiche. Ils ont entamé leur prestation avec « Live Wire », une de mes favorites. Bah, ils ont joué toutes mes favorites en réalité. Dr Feelgood, Saints of Los Angeles, Looks that kill, Wild side, Shout at the devil, Don’t go away mad, Primal Scream, etc.

Ils ont fait aussi « Motherfucker of the year », tirée du dernier album. Le dude à côté de moi ne la connaissait visiblement pas et pendant un moment, j’ai été fâchée de constater que je n’étais pas à côté d’un vrai fan. Ce commentaire à part, je n’ai pas trouvé que c’était un choix très judicieux car il y a des pièces plus fortes que celle-là sur le dernier album.

Girls, girls, girls, je ne comprendrai jamais l’engouement… mais j’y ai pris tout de même plaisir.

Il y a eu un rappel de deux chansons. La première était « Home Sweet Home ». Je n’ai pas trop compris non plus mais j’imagine que ça devait être concept étant donné qu’ils terminaient la tournée à Montréal. À part pour le concept, je trouvais ça moyen comme choix de toune de rappel.

Autres observations en vrac :

- Tommy Lee qui sort de son drum pour aller parler à la foule, c’est toujours un succès instantané. Les cris de fillettes étaient au rendez-vous (et je passe par-dessus mon orgueil pour vous avouer que j’en étais aussi) et pendant son cabotinage, il a passé une bouteille de Jagermeister pour les gens au parterre. Classique. J’ai noté l’absence de la traditionnelle « titty cam ». C’était bien correct comme ça aussi.

- Nikki Sixx n’a vraiment pas besoin de faire grand chose pour nous faire crier comme des fillettes. Il n’avait qu’à lever les bras dans les airs pour que le public féminin soit conquis. J’étais d’ailleurs très heureuse de l’avoir pendant presque toute la durée du spectacle sur mon côté de la scène.

- Ça n’aurait pas été un show de Mötley s’il n’y avait pas eu toutes ces explosions et ce feu pendant les chansons. C’était complètement malade mental. Même si je sursautais à chaque souffle d’explosion. ;)

- Je ne peux pas parler pour l’ensemble des fans mais personnellement, j’ai un rapport très mitigé avec le chanteur Vince Neil. Je le trouve bon sur les albums mais je trouve qu’autrement, le personnage est pathétique. Il a fait chanter la foule trop souvent à mon goût, n’a plus de voix, n’est pas capable de faire les aigües, a un look ridicule… mais en même temps, ça ne serait tellement pas pareil si on le remplaçait. Sa performance n’a pourtant pas entaché le reste parce que j’ai toujours eu l’impression que sa fonction principale était qu’on se foute de sa gueule. (C’est pas très gentil mais c’est ça quand même.)

- Mick Mars a toujours un rôle aussi ingrat. Il a beau faire des solos de guitare de la mort, ce n’est pas lui que les gens viennent voir en majorité.

- Mention spéciale à la prière de Nikki Sixx pour souhaiter que les membres ne s’entretuent pas d’ici à la prochaine tournée parce que ça serait dont plaisant qu’ils puissent faire une tournée l’an prochain pour fêter les 30 ans du groupe.

En conclusion, j’ai passé une excellente soirée et je plane encore sur l’adrénaline de vendredi soir. Juste à raconter ça à mes collègues de travail, je me sens en feu. Il faudra par contre que j’apprenne à ne pas répéter dix fois d’affilée, droguée par l’enthousiasme : « C’était ben trop écoeurant… Je te jure, c’était é-coeu-rant. »

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Il y avait aussi le Super Bowl hier soir et je ne me suis pas permis de manquer ça, même si je ne connaissais aucune des équipes en compétition. J’ai décidé de prendre pour les Saints, me disant que le Médiateur Farceur avait probablement une bonne raison de prendre pour eux… et j’ai été bien contente de gagner. HA HA HA

Là, ce sont les vrais fans de football qui doivent me faire de gros yeux mais que voulez-vous, c’est comme ça.

Le Super Bowl, c’est quelque chose de sacré pour moi parce que ça réfère à mon enfance où j’en profitais pour passer toute une journée de complicité avec mon paternel, entourée de bols de chips, d’ailes de poulet, de sous-marins, de chocolat, de bonbons, de boissons gazeuses et de pop corn. (Oh non, mon père, même seul, ne prenait pas ça à la légère!)

Le football est d’ailleurs le seul sport qui ne m’emmerde pas (à l’exception du kin-ball mais ça, je préfère y jouer) et que je pourrais regarder religieusement si seulement je suivais le calendrier de la saison et les horaires des matches télévisés.

Mention spéciale à l’échappée spectaculaire du joueur des Saints (dont j’ignore le nom, évidemment) qui avait le champ libre pour traverser tout le terrain et faire un touché hier soir… J’en avais encore des frissons en prenant ma douche ce matin.

Passe-temps de rockstar

Par Noisette Sociale, 3 octobre 2009 16:30

AVERTISSEMENT : Ce billet pourrait choquer certains lecteurs. Il contient des exemples d’actes répréhensibles à ne pas reproduire à la maison.

Bon, aujourd’hui, c’est nuageux et j’avais envie de rire un peu.

J’ai lancé tout un tas de boutades absurdes au Détracteur depuis le début de la journée et je pense qu’il est tanné de m’entendre dire mes niaiseries alors voici mes suggestions d’activités à faire pour se changer les idées en ces temps sombres.

Extraits choisis du légendaire livre Heroin Diaries de Nikki Sixx, un classique dans ma bibliothèque.

nikki« One of the early things Nikki used to do was set himself on fire during interviews. I remember he dit it in Mötley’s first ever TV appearance. I was always terrified the flames would ignite his hair spray and he’d totally go up, but Nikki never seemed bothered by that : he thought he was invincible. »

Traduction libre : « Une des premières choses que Nikki avait l’habitude de faire était de mettre le feu à lui-même pendant les entrevues. Je me rappelle, il l’a fait pendant la toute première apparition télé de Mötley. J’avais toujours peur que les flammes incrustent son fixatif et s’enflamment complètement mais ça n’avait jamais l’air d’inquiéter Nikki : il se croyait invincible. »

Bryn Bridenthal, p.138

« The was never a July Fourth that I didn’t think of Nikki after one particular year – I think it was 1984. I went over to his house and he was stoned, and he fired a huge bottle rocket out of his garden. It set a forty-foot palm tree on fire and it fell onto a 1965 Mustang convertible that went up in flames. Nikki thought the whole thing was just absolutely hilarious. »

Traduction libre : « Il n’y avait jamais un 4 juillet sans que je pense à Nikki après une année en particulier, je pense que c’était 1984. J’étais allé chez lui et il était gelé, et il avait mis le feu à une énorme bouteille et l’avait lancé dans le jardin. Ça a mis un palmier de 40 pieds de haut en feu et il est tombé sur une Mustang convertible 1965 qui a pris feu. Nikki trouvait tout ça profondément hilarant. »

Bob Michaels p.208

Dans un hôtel…

« Now that was fun! I just went and broke into housekeeping and picked up 20 or so garbage pails. Then I collected loads of chairs. Everybody was asleep or doing stuff in their rooms. I balanced the chairs against the room doors all along my corridor, filled the buckets with all kinds of shit-piss, water, beer, basically anything I could find and put them on the chairs…

I sprayed hairspray on every one’s door, set it on fire, knocked the door and ran. I had my system down pat… hairspray, light, knock, hairspray, light, knock, etc., etc. So then when everybody opened their door, their door was on fire and then this bucket fell on them and soaked them!… ha ha ha… »

Traduction libre : « Ã‡a c’était amusant! Je me suis introduit dans l’entretien ménager et j’ai piqué 20 poubelles ou à peu près. Ensuite, j’ai ramassé un paquet de chaises. Tout le monde dormait ou faisait des trucs dans leur chambre. J’ai balancé les chaises contre les portes de chambre tout le long du corridor, rempli les poubelles avec toutes sortes de pisse, de merde, d’eau, de bière, d’à peu près n’importe quoi que je pouvais trouver et j’ai mis ça sur les chaises…

J’ai aspergé du fixatif sur les portes de tout le monde, ai mis le feu, ai cogné la porte et j’ai couru. J’avais mon petit manège… fixatif, allumage, cogne, fixatif, allumage, cogne, etc., etc. Donc quand les gens ouvraient leur porte, leur porte était en feu et ensuite, il y avait la poubelle qui leur tombait dessus et les inondait… ha ha ha… »

Nikki, p.258

« Doc told me we all had our dicks out on the bar and poured Jack on them and lit them on fire too. What the fuck, I have no pubes left. »

Traduction libre : « Doc m’a dit qu’on avait tous mis nos queues sur le bar et versé du Jack dessus et leur avons mis le feu également. Quossé ça, il ne me reste plus de poils pubiens. »

Nikki, p. 346

« Nikki and Tommy cut my bed in half with a knife so that when I got in it, it collapsed. »

Traduction libre : « Nikki et Tommy ont coupé mon lit en deux avec un couteau donc quand j’ai embarqué dedans, il s’est effondré. »

Doc McGhee p.346

Excusez-la.

Sixx_AM_-_The_Heroin_Diaries_coverNote aux intéressés : Heroin Diaries est en réalité le journal intime que Nikki Sixx tenait en 1986 et 1987. Il est ponctué de commentaires d’amis et connaissances qui côtoyaient Nikki à cette époque et qui faisaient partie des anecdotes racontées. C’est un livre extrêmement bien fait, esthétiquement très intéressant mais dont le contenu écrit est dérangeant par moment. On voit le combat que Nikki menait contre la drogue, contre la cocaïne, l’héroïne et la freebase en particulier. Une partie des profits du livres est versée à un organisme qui s’implique auprès des jeunes sans-abris dans le but de les sortir de la rue.

Versailles et le visual kei

Par Noisette Sociale, 6 août 2009 11:43

Versailles

Mardi soir, mon frère a eu la bonne idée de venir chez moi pour me changer les idées un peu. (Il a en effet monologué pendant plus de deux heures mais je ne lui en tiens pas rigueur parce que je n’avais franchement rien à dire au départ et puis, il m’a appris un paquet de choses très intéressantes.)

Je disais donc. Mon frère m’a fait découvrir un univers qui m’était tout à fait inconnu jusqu’alors et m’a donné le goût d’en savoir d’avantage.

Il faut savoir que je magasine les passe-temps, voire même les passions, avec autant d’ouverture d’esprit que possible. Jadis, j’avais une fermeture d’esprit à faire enrager n’importe quelle bonne âme et le bon sens a fini par me faire entendre raison.

Mon frère est débarqué chez moi avec un paquet de CDs et de DVDs dont je n’ai pas pu évidemment profiter en entier.

Il commence à me montrer le livret d’un album d’un groupe de musique répondant au nom de Versailles. C’est eux que vous voyez sur la photo qui orne ce billet. Il me lance avec un regard taquin : « Check les belles filles! »

Il y avait anguille sous roche, je le sentais.

Moi: « Hum hum. »

Lui : « Pwahahahahaha. Ben non, c’est des gars. Ils font partie d’un mouvement qui s’appelle le visual kei, au Japon. »

J’ai tout de suite vu un lien avec Mötley Crüe, mon groupe fétiche, au grand dam de mon frère qui les exècre au possible. N’empêche qu’en faisant des recherches, j’ai appris que le groupe X-Japan était généralement reconnu comme étant à la base du mouvement et eux même se sont effectivement inspirés de groupes comme Mötley Crüe pour le visuel et même, au niveau de la musique. J’adore.

Par contre, Mötley Crüe ne ressemblait pas vraiment à des filles, ça tenait plutôt de la caricature. J’ai commencé à m’interroger à savoir pourquoi un groupe comme Versailles, constitué de gars, pouvait vouloir tant transpirer la féminité. Pas que ça me dérangeait, au contraire, c’est le genre de choses qui m’accrochent quasi-instantanément…

Et là, il a commencé à m’expliquer qu’au Japon et dans la culture visual kei en particulier, on met beaucoup d’emphase sur la beauté, l’élégance, la grâce, l’harmonie… et par ricochet, la féminité. Et que si on pousse le tout à l’extrême, ça peut donner des choses comme ça :

Versailles2

En tout cas, je ne m’éterniserai pas sur le sujet parce que ça serait inutile mais j’avais envie de partager avec vous une très belle découverte. Le visual kei me touche autant au niveau visuel qu’au niveau de la musique, avec ses influences un peu punk, un peu métal, un peu glam, un peu rock…

Dans le cas de Versailles, je vais certainement pousser plus loin parce que c’est vraiment très bon pour ce que j’en ai entendu. Si vous voulez avoir une bonne idée de ce qu’ils font, je vous propose le clip suivant. Du bon speed metal avec des passes de mélodique avec une belle voix.  Seulement, je vous suggère de l’avancer à 1 min. 31 sec., question de vous éviter la longue intro en japonais.

En terminant, plus je m’informe sur le sujet et plus je découvre des bands, plus je me dis que je vais être effectivement dûe pour aller faire un tour au quartier chinois avec mon frérot.

Enjoy!

Thème Panorama par Themocracy