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Désillusion passagère…

Par Noisette Sociale, 25 janvier 2008 10:10

carte_quebec_grande.jpgPour ceux qui ne s’en doutaient pas déjà, eh bien je vous l’annonce : Je suis une fervente indépendantiste.

Je suis passée par toutes les gammes d’angles de perception possibles pour garder la foi dans la possibilité de réaliser ce grand projet de pays. J’ai voulu croire en mon peuple.

Depuis deux ans, avec le contexte politique catastrophique (en mon sens) , pour garder le moral, j’ai décidé d’adopter la thèse du pire. L’alignement des planètes favorisaient nettement cette dernière :

  • Le scandale des commandites finit par être dévoilé au grand jour. J’étais presque reconnaissante envers les libéraux fédéraux qui nous offraient un argument de plus qui était béton.
  • Lorsque les Conservateurs ont pris le pouvoir (minoritaires, mais tout de même!) à Ottawa, je me suis dit qu’au bout du compte, ça ne pourrait qu’être une bonne chose car les Québécois ne pourraient faire autrement que de se réveiller.
  • Quand Stéphane Dion a pris la tête du Parti Libéral du Canada, c’est un rêve qui se concrétisait. Je n’aurais jamais cru que mes fédéralistes préférés feraient un choix aussi suicidaire. C’était trop beau.
  • Quand Jean Charest a repris le pouvoir (minoritaire, mais tout de même!) à Québec avec l’ADQ comme opposition officielle, j’ai pleuré. J’ai craint pour notre sociale-démocratie comme jamais. Je me suis consolée en me convainquant que là, mon peuple ne pourrait faire autrement que de se lever pour de bon. J’ai presque réussi à me réjouir.
  • Quand André Boisclair a quitté la chefferie du PQ pour être remplacé par Pauline Marois, j’ai arrêté de détester profondément le PQ (et plus particulièrement ses membres) comme je l’avais fait depuis les deux dernières années. Même si matante Pauline n’avait pas été mon premier choix lors de la course à la chefferie, je me suis dit que de toute façon, personne n’aurait fait pire qu’André Boisclair.

Non. Le calme plat. Ça allait prendre quoi ?

Les études s’accumulent sur la détérioration de la condition du français, en particulier à Montréal. Les enfants ayant le français comme langue maternelle sur l’île sont devenus minoritaires. On nous dit qu’on s’alarme pour rien.

On nous montre que l’on recommence à avoir des difficultés à se faire servir en français dans les commerces et même dans les hôpitaux. On s’énerve le poil des bras pendant une journée ou deux mais finalement, on se dit que ben non, on exagère sûrement.

Ce matin, nous apprenons que Postes Canada a volontairement omis d’inscrire la fête de la Saint-Jean-Baptiste sur le calendrier destiné à l’ensemble de ses employés alors qu’y figurent le Yom Kippour, la Journée nationale des Autochtones, le Rosh Hashanah, le Ramadan, la Saint-Patrick, etc.

Non.

Le Québec est à l’image du parti de Mario Dumont : Pendant une journée, on gueule et on trouve qu’il faudrait vraiment faire « quelque chose »… puis le lendemain, on oublie et on passe à un autre appel.

Excusez-la.

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