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Un vrac pour faire changement

Par Noisette Sociale, 25 février 2010 12:47

J’avais quelques petites réflexions/observations à faire alors je vous offre un vrac en ce beau jeudi sous le thème de la sloche montréalaise.

La vie de bohème

Hier, je lisais un article plutôt intéressant sur le nouveau RueMasson.com et je suis retombée dans une lubie.  L’article traite en effet des endroits où il fait bon travailler avec son ordinateur portable. Du coup, j’ai eu envie pendant une journée de renoncer à tout pour devenir travailleuse autonome, ne serait-ce que pour goûter les joies de passer des après-midis complets dans un sympathique café qui prendrait éventuellement la forme de mon bureau.

Évidemment, dans ma tête, les gens se battaient pour me donner des contrats et tout ça. Je suis revenue dans la réalité quand mon fiancé découragé m’a posé la question qui tue : « Ben, tu ferais des contrats de quoi? »

Je ne le sais pas mais en attendant, je peux bien être ouverte aux suggestions. ;)

Le combat qui ne me tentait pas

J’avais un cours le jeudi soir qui se voulait un cours d’introduction aux études littéraires. Le dernier auquel j’ai assisté était horriblement ennuyeux et un tantinet prétentieux. Si vous saviez à quel point les études littéraires semblent constituer une discipline qui se veut plus théorique que théorique… Personnellement, j’en suis venue à trouver ça ridicule.

J’ai aussi envie de mentionner qu’on a insisté beaucoup sur le fait que les auteurs proviennent généralement de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie et que l’exception qui confirme la règle était très rare. Idem pour ceux qui sont en études littéraires d’ailleurs.

Je n’avais pas envie de mener le combat cet hiver de « la fille qui vient d’un milieu pauvre, qui leur prouve qu’il y a bel et bien une exception qui confirme la règle et qui triomphe à la fin en devenant la révélation de l’année ».  J’exagère peut-être un peu mais c’est quand même ça.  J’ai annulé.

La vie d’universitaire, prise deux

Je suis allée à l’UQÀM hier après-midi pour remettre ma demande d’admission au registrariat. Je n’ai pas pris de chance : je m’essaie pour trois programmes.

  1. Bacc. en communications, profil stratégies de production culturelle et médiatique
  2. Certificat en création littéraire
  3. Certificat en études féministes

Je trouve que mon choix de programmes représente bien ma personnalité. Évidemment, mon premier choix ultime est le bacc. qui est extrêmement contingenté. Comme je n’ai pas de DEC et un dossier scolaire entaché, je tente d’entrer sous la base expérience avec deux lettres d’attestation d’emploi (et de potentiel extraordinaire, hé hé)  étant donné que je travaille déjà en communications.  Je me croise tellement les doigts pour que ça marche que ça fait mal.

Le monde est trop petit

J’ai croisé l’ex-Amie lors de mon périple à l’UQÀM hier. Le coup que ça m’a fait dans la poitrine, je ne l’avais vraiment pas vu venir. J’imagine que c’était une étape de deuil supplémentaire à passer.

L’incohérence de Pauline Marois

Je sais que je suis très en retard et que vous devez être écoeurés d’en entendre parler alors je me limiterai à une opinion-éclair : Je ne comprends pas comment elle peut être contre les signes ostentatoires portés par des employés de l’État alors qu’elle refuse d’être  pour enlever le crucifix à l’Assemblée nationale. Le message que ça envoie, à mon avis, c’est que la religion des autres n’est pas bonne alors que la sienne l’est.

Puis vous connaissez déjà ma position sur la religion en général alors je ne m’étendrai pas là-dessus inutilement.

Ceci étant dit, je ne déteste pas le retour du discours identitaire au PQ mais ça en prendra plus que ça pour me ramener au bercail.

En terminant

Les mangoustes, c’est presque aussi grim que les carcajous.

Désillusion passagère…

Par Noisette Sociale, 25 janvier 2008 10:10

carte_quebec_grande.jpgPour ceux qui ne s’en doutaient pas déjà, eh bien je vous l’annonce : Je suis une fervente indépendantiste.

Je suis passée par toutes les gammes d’angles de perception possibles pour garder la foi dans la possibilité de réaliser ce grand projet de pays. J’ai voulu croire en mon peuple.

Depuis deux ans, avec le contexte politique catastrophique (en mon sens) , pour garder le moral, j’ai décidé d’adopter la thèse du pire. L’alignement des planètes favorisaient nettement cette dernière :

  • Le scandale des commandites finit par être dévoilé au grand jour. J’étais presque reconnaissante envers les libéraux fédéraux qui nous offraient un argument de plus qui était béton.
  • Lorsque les Conservateurs ont pris le pouvoir (minoritaires, mais tout de même!) à Ottawa, je me suis dit qu’au bout du compte, ça ne pourrait qu’être une bonne chose car les Québécois ne pourraient faire autrement que de se réveiller.
  • Quand Stéphane Dion a pris la tête du Parti Libéral du Canada, c’est un rêve qui se concrétisait. Je n’aurais jamais cru que mes fédéralistes préférés feraient un choix aussi suicidaire. C’était trop beau.
  • Quand Jean Charest a repris le pouvoir (minoritaire, mais tout de même!) à Québec avec l’ADQ comme opposition officielle, j’ai pleuré. J’ai craint pour notre sociale-démocratie comme jamais. Je me suis consolée en me convainquant que là, mon peuple ne pourrait faire autrement que de se lever pour de bon. J’ai presque réussi à me réjouir.
  • Quand André Boisclair a quitté la chefferie du PQ pour être remplacé par Pauline Marois, j’ai arrêté de détester profondément le PQ (et plus particulièrement ses membres) comme je l’avais fait depuis les deux dernières années. Même si matante Pauline n’avait pas été mon premier choix lors de la course à la chefferie, je me suis dit que de toute façon, personne n’aurait fait pire qu’André Boisclair.

Non. Le calme plat. Ça allait prendre quoi ?

Les études s’accumulent sur la détérioration de la condition du français, en particulier à Montréal. Les enfants ayant le français comme langue maternelle sur l’île sont devenus minoritaires. On nous dit qu’on s’alarme pour rien.

On nous montre que l’on recommence à avoir des difficultés à se faire servir en français dans les commerces et même dans les hôpitaux. On s’énerve le poil des bras pendant une journée ou deux mais finalement, on se dit que ben non, on exagère sûrement.

Ce matin, nous apprenons que Postes Canada a volontairement omis d’inscrire la fête de la Saint-Jean-Baptiste sur le calendrier destiné à l’ensemble de ses employés alors qu’y figurent le Yom Kippour, la Journée nationale des Autochtones, le Rosh Hashanah, le Ramadan, la Saint-Patrick, etc.

Non.

Le Québec est à l’image du parti de Mario Dumont : Pendant une journée, on gueule et on trouve qu’il faudrait vraiment faire « quelque chose »… puis le lendemain, on oublie et on passe à un autre appel.

Excusez-la.

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