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Éloge de la lenteur

Par Noisette Sociale, 1 novembre 2009 16:37

Il y a un bon moment déjà que j’avais commencé à ralentir.

no-cell-phone-signÇa s’est amorcé il y a 3 ans quand mon interminable contrat avec une horrible compagnie de téléphone cellulaire est arrivé à terme. J’avais fini mon trip d’adolescente qui aimait bien parler fort au cellulaire dans l’autobus (ben oui, j’ai déjà été une tache de marde moi aussi) et j’étais un peu tannée qu’on puisse me joindre partout, tout le temps. J’avais l’impression d’être tenue en laisse.

Ensuite, je suis allée un peu plus loin.

J’ai décidé que je n’étais plus obligée de virer folle quand le téléphone sonnait à la maison. Si j’ai les deux mains dans le souper que je suis en train de préparer, je ne lance pas tout pour courir vers l’appareil qui me hurle d’aller répondre. Si je suis en train d’écouter quelque chose qui m’intéresse à la télé, je ne vais pas répondre brusquement au téléphone que je suis occupée et que je vais rappeler plus tard. Je rappelle tout simplement plus tard. Parce que c’est important de prendre le temps d’apprécier le moment présent… et parce que c’est important aussi d’accorder du temps de qualité à mon futur interlocuteur.

J’insiste sur le téléphone parce que pour moi, c’est un des symboles importants de la frénésie ambiante.

eloge-lenteurRécemment, j’ai lu le fameux livre de Carl Honoré. Éloge de la lenteur. Je vous invite à aller lire le résumé que j’ai mis en hyperlien parce que moi, je suis vraiment mauvaise pour faire des résumés de toute manière.

Ça serait gros de vous dire que ce livre a changé ma vie. En fait, ce livre m’a fait découvrir plein de belles initiatives que je ne connaissais pas, d’autres aspects de la lenteur au quotidien et surtout, surtout, a réussi à mettre en mots et en ordre toutes les idées qui se bousculaient dans ma tête. Ce livre devrait, à mon avis, être distribué dans tous les foyers occidentaux. Ça porte à réfléchir.

Le seul impact négatif qu’a eu ce livre dans ma vie, c’est que maintenant, je remarque bien plus les comportements des gens qui sont pris dans la spirale infernale du stress et de la vitesse et ça me fait parfois sentir comme une extra-terrestre.

Regardez-vous aller des fois, ne serait-ce que dans les gestes banals du quotidien.

- Quand je suis à l’épicerie et que je fais la queue derrière vous à la caisse… et que je vous vois scruter les caisses des alentours d’un air anxieux avec des mouvements impatients dans l’espoir que vous pourriez peut-être passer quelques secondes plus vite ailleurs, j’ai un sourire triste.

- Expérience vécue il y a deux fins de semaine : Quand je suis au magasin de chaussures avec mon fiancé et qu’on attend en ligne pour payer ses bottes d’hiver… et qu’une fille plutôt chiante derrière nous dit tout fort : « Câlisse, ça vous tenterait pas d’ouvrir une autre caisse pour qu’on passe plus vite? » et qui glisse tout de suite après à son amie à côté : « Faut leur dire parce que sont pas vite vite ce monde-là », j’ai le goût de tuer. Comme si c’était une urgence nationale de payer des fuck-me-boots!

- Quand je vois des maniaques zigzaguer en voiture dans le trafic et pratiquement grimper sur les trottoirs pour arriver quelques secondes avant vous… à la lumière rouge.

conducteur-rageLe dernier point me ramène à hier soir, alors que les enfants essayaient de passer l’Halloween près de chez moi. Je vous jure que j’ai eu des fantasmes de « Festival de distribution de claques en arrière de la tête » ou encore de « Festival de je te tire par l’oreille et je te mets à genoux dans le coin ». On voyait très bien de chez moi la rue perpendiculaire à la nôtre qui est relativement passante. C’était plein d’automobilistes frustrés qui roulaient clairement au-dessus de la limite de vitesse et d’autres qui klaxonnaient furieusement les petites familles qui traversaient pourtant la rue au passage pour piétons.

Qu’est-ce qui pressait tant?

Qu’avons-nous fait pour créer de tels monstres? (Oh non, je ne lésine pas sur les mots.)

Notre société est malade.

(Si tout va bien, la suite demain.)

Angoisse

Par Noisette Sociale, 10 mars 2009 15:40

À quelque part hier, ma patronne m’annonçait qu’elle aurait une réunion le lendemain après-midi, soit aujourd’hui, pour savoir entre autres ce qu’il adviendrait de moi en date du 31 mars.

(Le 31 mars, je vous le rappelle, étant la date importante de cette année… la date du renouvellement ou non de mon contrat de travail.)

J’ai fait beaucoup de blagues, je me suis plaint que j’étais tannée de faire ce que je faisais… Mais la vérité, c’est que ça m’arrangerait bien de garder mon poste au moins jusqu’au mois d’août (bref, jusqu’à la rentrée scolaire) afin d’avoir une bonne rentrée d’argent et de pouvoir payer sans problème les frais reliés à mon futur appareil orthondontique.

J’ai angoissé toute la journée avec ça… On dirait que c’est aujourd’hui que j’ai commencé à réaliser que finalement, je ne pouvais pas vraiment me permettre de perdre mon boulot, contrairement à mes prétentions passées.

J’ai eu plusieurs rendez-vous chez le dentiste récemment qui m’ont coûté un bras et une jambe et les assurances ont tardé à rembourser, sans compter le plus gros chèque qui s’est perdu à quelque part dans les limbes et qui sera réenvoyé aujourd’hui seulement. Je ne sais pas pour vous mais 500$, ça fait un gros trou dans un budget.

Finalement, je devrais savoir ce qu’il adviendra de moi d’ici la fin de la semaine. Et ça, c’est si tout va bien.

J’ai beau me répéter que ça ne me sert à rien de me stresser avec ça parce qu’au bout du compte, ça ne changera strictement rien à la situation… mais avec les calculs mentaux que j’ai fait aujourd’hui, je trouve ça très difficile de rester zen.

En prime, ce soir, je serai seule à la maison à me ronger les ongles.

Ah puis je suis tellement cassée que je n’ai même pas les moyens d’aller m’acheter de quoi me faire une tisane.

C’est déprimant…

J’espère que la première de spectacle de danse contemporaine à laquelle j’ai été invitée pour demain saura me remonter le moral un peu. Après tout, demain est un autre jour…

Méli-mélo

Par Noisette Sociale, 20 février 2009 11:19

Je suis assez silencieuse, ces temps-ci.

Je vis énormément de bouleversements… dans ma tête.

J’aurais des choses à régler avec certaines personnes… Mais je me suis rendue compte que si c’était le bon moment pour moi de le faire, ce n’est absolument pas le bon moment pour elles. Parmi ces personnes, il y en a qui vivent des situations vraiment difficiles et je me trouverais horrible de rajouter une couche à leur malheur. Ça serait égoïste de leur lancer tout ça à la figure dans l’espoir de me sentir un peu mieux. Alors j’essaie d’explorer d’autres solutions.

Je songe très sérieusement à un changement de carrière. Enfin, j’ai utilisé le verbe « songer » mais en réalité, je suis plus que décidée. Pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment l’impression de savoir exactement ce que veux. Il était temps! J’ai élaboré mentalement une stratégie que je juge infaillible pour réaliser mes projets. Il me faudra un peu de temps car il y a des données extérieures qui font en sorte que malgré ma bonne volonté, je ne peux pas mettre le plan en branle immédiatement. Je ne donne pas plus de détails parce que… on ne sait jamais qui nous lit, hein!

On a eu du stress aussi cette semaine. Un autre problème de voiture. Ça commence à être redondant. Heureusement que mon beau-père était là pour venir à notre rescousse. Je nous compte chanceux de l’avoir dans notre vie… et je ne dis pas ça que pour les problèmes de voiture. J’ai senti que peu importe ce qui nous arriverait, on pourrait toujours compter sur lui et je ne sais pas mais ça a comme enlevé un poids de sur mes épaules. Je n’ai aucunement l’intention d’abuser de sa générosité mais juste de savoir qu’il est là, ça fait du bien…

Moi et le fiancé, on communique beaucoup. Je ne sais pas ce qu’il se passe cette année mais le mois de février est fertile en réflexions et en introspections de toutes sortes. Ça semble lui faire du bien autant qu’à moi-même et je sens que tout ça, ça renforce encore plus le lien qu’on a ensemble… ce qui veut dire qu’on est pas loin du couple indestructible. Ça va bientôt faire quatre ans que nous sommes ensemble, que je partage son quotidien… Et je l’aime plus que jamais.

La course contre la montre se poursuit… Je finis plus tôt aujourd’hui (yé!!) pour un autre rendez-vous chez le dentiste. Encore une fois, une chance qu’on a des assurances… même si elles tardent à nous payer.

Ça sera tout pour aujourd’hui… Pour mon prochain billet, je tenterai de m’inspirer des suggestions laissées enc ommentaires dans le billet précédent… Ça risque d’être comique.

Bonne fin de semaine :)

Message d’intérêt public de la part d’une paranoïaque rassurée

Par Noisette Sociale, 26 décembre 2007 02:24

VictoireJ’ai survécu au chemin du retour!!!

Mise en contexte: Ce soir (bon, là, il est presque 2h du matin alors il s’agit en fait d’hier soir mais ça fait bizarre de parler d’hier alors que c’est si rapproché… enfin, vous comprenez sûrement ce que je veux dire, je trouve que ça fait déjà pas mal de temps qu’on passe sur ce détail *rires*), c’était le party de Noël en direct de chez les beaux-parents qui habitent sur la Rive-Sud à 40 minutes de voiture (approx.) de chez nous qui vivons à Montréal. Au départ, nous avions prévu d’y passer la nuit mais pour une raison X, l’alcool ne passait pas du tout ce soir alors mon chauffeur chéri était tout à fait en état de conduire, ce qui a modifié les plans. Car on s’entend que le confort de dormir dans notre propre lit, y’a rien que ça de vrai. ;)

Suite à la décision de ne pas passer la nuit sur la Rive-Sud, il était alors hors de question de quitter les lieux aux petites heures. En ce qui me concerne, j’admettrai humblement que c’est parce que je suis un peu paranoïaque face à la conduite des autres, particulièrement lorsqu’il est question des petites heures du matin et plus particulièrement encore si nous sommes en plus dans la période des fêtes. De plus, il m’est d’avis que plus de 50% des conducteurs québécois (je serais tentée de mettre un pourcentage plus élevé mais par peur d’ambitionner, on va dire 50%) se comportent sur la route comme des gens qui auraient trouvé leur permis de conduire dans une boîte de céréales. Pour aller (ou revenir de) chez mes beaux-parents, nous devons de plus emprunter la 132 où on croise immanquablement, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, des espèces de fous du volant qui sont certes en moins grande quantité que sur la 720 à Montréal mais tout de même.

Récapitulons: Je ne me sens jamais totalement en sécurité sur les routes et c’est un peu plus vrai quand il s’agit de faire le chemin jusque chez mes beaux-parents. Plus l’heure est avancée dans la soirée (et éventuellement la nuit), plus le stress augmente chez moi. Je suis également trop consciente que les accidents de la route grimpent souvent en flèche lors des périodes de congé et spécialement dans le temps des fêtes où le nombre de conducteurs en état d’ébriété est à la hausse et en plus de ça, c’est à peu près le seul temps où on entend des histoires de chauffards qui roulent en sens inverse sur l’autoroute. Moquez-vous de moi si vous voulez mais moi, ça me fait vraiment peur.

Donc, c’est tendue comme une bar de fer avec les mains crispées que j’ai fait les 40 minutes de voiture entre la maison des beaux-parents et notre 3 et demi. Le soupir de soulagement que j’ai lâché en mettant les pieds dans l’appart, vous ne pouvez pas vous imaginer comment il a pu me faire du bien. Un peu plus et j’avais oublié de respirer en chemin. :o P

Bon, j’exagère peut-être un peu, je ne suis pas SI pire que ça mais quand même, c’était un stress assez important pour que je prenne la peine de vous en faire part aussi longuement dans ce billet inutile… quoique pas tant que ça… car le plus important, après tout, c’est que:

J’ai survécu! *rires*

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